Begaudeau.info, le site officiel de François Bégaudeau

Dis-moi

Pas encore membre ? Enregistrez-vous et simplifiez-vous les commentaires !

Posez une question à François dans les commentaires au bas de cette page en l’introduisant par « DIS-MOI », il y répondra régulièrement.

Vous pouvez également tenter une réponse à la question du moment posée par François à la suite du logo  François Bégaudeau pose des questions  et peut-être figurer dans les contributeurs retenus pour la compile.

Le logo question close signifie qu’ une question est close.

* Règle générale formulée ici-même par François en réaction à un post : «j’aimerais bien que cet espace s’épargne les petites piques mutuelles qui sont l’ordinaire des forums. Si les posts de X te déplaisent, ce qui est ton droit, il est toujours possible de ne pas les lire. Pardon de me faire arbitre des élégances, mais c’est un beau défi collectif que de résister ici à la pente conflictuelle du Net.»

* Règles particulières pour « la question » : 10 jours pour répondre, déplier un minimum le propos (argumentaire en 2 ou 3 points)

Note du webmaster : Pour des raisons techniques une discussion est limitée à 5 niveaux d’imbrication, en conséquence, au dernier échelon, le bouton « Répondre » disparaît . Pour continuer la conversation il faut donc remonter d’un niveau.

Ci-dessous les questions déjà répondues et les discussions en cours.

84 170 Commentaires

  1. Je me demandais ce qu’on pensait de Mizoguchi, ici ?
    J’avais vu Les Contes de la lune vague après la pluie il y a de ça un an ou deux, j’étais complètement passé à côté (mélange entre les personnages, entre les intrigues… bref, j’ai rien capté). J’ai vu cette semaine Les Amants crucifiés et L’Intendant Sanshô, et ça m’a beaucoup plu. Et vous ? un avis ?
    Je sais que François a mentionné en passant Les Contes… en passant dans le live hier si je ne me trompe pas, donc je me suis dit que j’allais demander !

    • Certains jours -le jeudi, souvent – je me dis que Mizoguchi est le plus grand.
      C’est presque objectif : le plus grand.
      Revoyant Les amants crucifiés, je me disais : c’est marrant, il ne rate aucun plan.

  2. Quoi qu’un peu sceptique, je m’en vais regarder Fred le Fantôme, le film d’animation dont apparemment vous faîtes tous grand cas ici.

  3. @François
    Tu as parlé du mouvement dans En Thérapie, du fait qu’aucune séance ne se déroule où les deux( patient et thérapeute)restent assis.
    Une autre chose m’a frappée aussi c’est que dans l’imaginaire, et pas seulement, le psy = le divan, là le divan n’est jamais utilisé (ou presque), et pourquoi ? Parce que cinématographiquement ça ne passe pas : filmer le double menton d’un comédien pendant 20 minutes, et ses pieds en premier plan, ou les deux profils des comédiens, je pense qu’ils n’ont même pas essayé.
    Ne pas utiliser le divan, c’est favoriser le champ/ contre champ.

    Un autre truc c’est l’absence du langage dans la série, l’absence des mots comme source de questions ( pourquoi tel mot me fait ça ? pourquoi ce mot me manque ? Pourquoi tel mot prononcé par telle personne m’a rendu triste ou gai ?) Et le silence, grand absent, qui peut être très présent pendant une séance. La petite place laissée au mot elle est anecdotique, c’est le lapsus.

    Autant la série traite avec ses gros sabots les clichés de la psy : la patiente qui veut coucher avec son psy, les rendez vous ratés, les patients qui se croisent mais n’auraient pas dû, autant elle rate vraiment l’essentiel : l’absence de mouvements, les mots et le silence, l’enlisement, la simple difficulté d’être en vie ( et pas forcément les énormes traumatismes).
    La prochaine fois, je parle de ça, des traumatismes, des CV de traumatismes associé à chaque patient.

    • J’ai bien aimé cette interview sur le travail critique, et notamment sur les premières émotions de cinéma( qu’on retrouve rarement avec la même intensité plus tard).

      Bernard et Bianca est aussi le premier film que j’ai vu en salle de cinéma. Je ne l’ai jamais revu mais je m’en souviens assez bien, et peut être plus encore de la soirée que du film, car ce soir là non seulement je suis allée au cinéma avec ma grande soeur, sa copine, et la petite soeur de sa copine, mais en plus j’ai découvert les pralines.

    • Tout à fait d’accord avec tout
      En radicalisant on pourrait dire que cette série n’aime pas le langage. N’aime pas la parole. Et fait tout pour reposer sur autre chose que la parole. Ce qui est un comble.

    • J’ai maté que deux épisodes pour l’instant (je lutte pour continuer alors que ça fait que 20 min) et je suis totalement d’accord avec toi.

      Mais le truc qui me frappe le plus, c’est que personne ne fait son boulot dans la série. Personne ne se prête au jeu de la psychanalyse, le thérapeute rate toutes ses questions et ne fait pas son boulot. Le flic fait tout pour que jamais ne puissent croire que ce personnage est flic.
      J’ai plus l’impression de voir des acteurs vaguement jouer ce qu’ils imaginent être un thérapeute et un flic, mais à aucun moment j’ai cru que ces mecs faisaient réellement le boulot dont il parle.

      Et l’opération qui consiste à rendre sympathique le flic en le chargeant de symboles contradictoires (il est arabe, pote avec un homo) me fait sacrement penser à la gène sur les misérables.

      • Tout à fait : personne ici ne TRAVAILLE, pour reprendre un mot central de l’analyse.

        « rendre sympathique le flic en le chargeant de symboles contradictoires (il est arabe, pote avec un homo) »
        Tu sais, dans la France de 2021, je crois qu’il s’agit plutot de rendre sympathique l’arabe en en faisant un flic

        • Le personnage du flic, c’est : un bon arabe est un flic, et un bon arabe est un flic mort pour la France.

          D’accord avec vous, sur le travail, et j’ajoute que le travail mal fait, mal exposé, c’est aussi dans le fait que sont totalement absentes les questions liées au travail dans la thérapie elle même.
          Ici pas de chef relou, de collègue à la con, de menace de chômage, pas de concurrence, pas de marché.

          La thérapie se limite globalement à : papa/ maman, et d’ailleurs plus papa que maman. Dans toutes ces histoires, pas de frères, ni soeurs, pas d’amis, pas de collègues, à part pour le flic auquel on attribue un ami et collègue homo comme tu le dis Moktarace, pour bien insister sur le fait qu’il est tolérant et ouvert d’esprit( sous entendu pour un arabe, sous entendu pour un flic par la même occasion). Qu’est ce que c’est grossier.

    • Avec les thunes que ça a dû couter, ils auraient pu carrément demander à un vrai thérapeute, une vraie infirmière, un vrai flic de venir au moins les assister pour écrire les différents rôles, voir peut-être même les jouer.
      J’y aurai un peu plus cru.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.