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Forum provisoire

Amis sitistes,

Le dis-moi était agonisant depuis près d’un an. Nous songions à l‘euthanasier, la providence technique a accompli cette basse besogne à notre place.

Il nous reste à finir le travail : supprimer toutes les pages existantes du dis-moi. Cette suppression est définitive. Les milliers de posts accumulés dans cet espace auront donc formé une œuvre d’art absolument moderne : collective, anarchique, éphémère, et sans postérité. 

Cet auto-autodafé libère de la place pour un forum provisoire, qui sera opératoire le temps de concevoir un nouveau site plus adapté à notre époque formidable : plus simple, plus fluide, plus macronien.

Ce forum provisoire nous l’appelons : forum provisoire.

3 672 Commentaires

  1. François, tu as déjà lu du Pynchon, écrivain préféré de la critique quadra française? Désolé si je t’ai déjà posé la question.

    • Très lointanement et pas en entier. Donc l’expérience est à refaire.
      Vraiment écrivain préféré de la critique quadra?

      • Disons qu’il est très apprécié par la plus si jeune critique américanophile qui a été fascinée par Foster Wallace il y a 15-20 ans, auteur qui s’inscrit dans la filiation pynchonienne – c’est-à-dire les Olivier Lamm, Stephane Legrand et consorts, c’est un des auteurs préférés de feu Chronicart.
        Moi je n’ai lu que V (il y a près de 10 ans) et Vente à la criée du lot 49 (que je suis en train de finir) qui sont parmi ses plus courts. Seldoon m’avait conseillé Mason & Dixon mais il est malheureusement introuvable en librairie. Vente à la criée n’a pas toujours une traduction impeccable mais n’en demeure pas moins fascinant dans sa profusion de signes, d’intrigues dont on jouit moins du sens que de la multiplicité comme tu l’avais souligné dans ta critique de Vice caché de PTA sur TV transfuge. C’est un roman court (210 pages) donc tu n’as pas ce côté démonstration de force qui m’agace un peu chez les auteurs américains friands de pavés parfois illisibles ou artificiellement dilués (Franzen notamment). Et c’est nettement moins abstrait que ce que je redoutais, le livre évoque certes une ville fictionnelle de Californie (dont j’ai appris l’inexistence en regardant sur Wikipedia) mais insiste beaucoup sur les évolutions de la région, sur la mainmise du secteur de l’immobilier, ce qui donne un certain ancrage au roman, une « assise matérielle ». L’intrigue est certes foisonnante et il faut parfois s’accrocher mais je n’ai ce sentiment de délire qui ne repose sur rien. J’aimerais pouvoir le lire directement en anglais mais je pense que j’y passerais énormément de temps. Bref, c’est une bonne entrée dans l’oeuvre avant d’attaquer l’Arc-en-ciel de la gravité.

        • Feu Chronicart, comme tu dis
          C’est à dire que la pan critique dont tu parles, et que j’ai croisé jadis, par exemple à Inculte, et où on parlait effectivement de Pynchon au nom d’un tropisme américain qui n’était pas le mien et que je pourrais aisément scanner psychosociologiquement, a très largement été liquidé par l’histoire récente, qui commence autour de 2008.

          • Bordel je deviens donc vieux.

          • et ce n’est que le début

          • Je découvre que je suis quadra.

            Je t’avais conseillé Mason & Dixon : je suis navré d’apprendre qu’on ne le trouve plus facilement… mais ça reste disponible, vendu par des « partenaires », sur le site de la Fnac.

            La ville fictionnelle d’Inherent Vice est un Los Angeles très peu dissimulé : Pynchon y a vécu dans les années soixante. Il est très érudit ; ce qui paraît pour un délire est en fait une blague (certes potache) sur un point très précis d’histoire, d’une discipline, et ça ancre, en effet, ses récits, même si l’on ne capte pas tout. Loin de là.

            Je me répète : les traductions françaises de Pynchon pré Mason & Dixon (1997) sont pitoyables. Il faudrait tout retraduire, mais bon… pour cinq personnes ? Autant rêver. Cela dit, je ne conseillerais pas l’Arc-en-ciel de la gravité — outre l’horrible traduction, c’est le Pynchon le plus difficilement compréhensible, et celui qui est le plus dans la démonstration de force. Démonstration qui n’a rien à voir avec la longueur, parce que son plus long, Contre-Jour, est le plus long, le plus foisonnant et (peut-être) le plus juste.

            J’entends très peu parler de Pynchon en France, mais je ne suis pas quadra, j’ai raté le coche. En tout cas, il fait partie des noms qui sont cités mais dont les livres sont très peu commentés. On n’a pas entendu énormément de choses sur l’Inherent Vice de PTA en dehors des mentions sur le « trip »… alors que c’est son plus politique, de loin, Pynchon oblige.

          • Mille excuses, je t’ai confondue avec Seldoon alors. Tu as raison, c’est un auteur qu’on cite davantage qu’on ne commente, généralement accolé des termes « postmoderne » et « paranoïaque » et « grand roman américain ».
            J’essaierai peut-être Vice caché alors, faute de trouver un exemplaire français de Mason & Dixon.

          • Inherent Vice est bon. Tu peux tenter Fonds Perdu, sinon : je ne le trouve pas réussi, mais c’est l’équivalent de Vice dans l’Amérique du 11 septembre (… pitch qui donne l’impression de pouvoir deviner ce qui se passe dans le roman, alors que pas du tout), ça reste très drôle et avec un contexte plus contemporain ça donne une idée plus précise de la manière dont Pynchon traite le réel et l’histoire.

            Pour ceux qui s’intéressent à la traduction, Télérama avait accordé une interview avec Nicolas Richard pendant qu’il traduisait le dernier Pynchon :

            https://www.telerama.fr/livre/on-pourrait-s-amuser-a-traduire-pynchon-en-anglais-nicolas-richard-traducteur-de-l-extreme,104820.php

            Et je vois qu’ils en font une autre à la sortie de la traduction :

            https://www.telerama.fr/livre/dans-les-coulisses-de-fonds-perdus-le-dernier-roman-traduit-de-thomas-pynchon,115750.php

        • Charles j’ai commencé le protocole compassionnel de Guibert mais j’ai arrêté avant la moitié parce que la vie est trop courte (je suis passé sur le Journal de Fabrice Neaud et je regrette pas une seconde).
          J’avais pourtant vraiment aimé A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie mais dans celui-ci je n’ai retrouvé ni l’humour, ni la cruauté du premier, ni la variété des saynètes. Je suis tenté de tenter Le pion qui m’a été aussi recommandé par mon libraire mais j’hésite, d’autant que mon orgueil n’a pas retenu la leçon de Prins et j’ai encore envie de le lire en espagnol…

          • Ah bon? Moi j’ai vraiment été happé le Protocole compassionnel qui est en plus assez court. Je l’ai trouvé pas moins cruel que le premier, notamment sur son rapport avec les infirmières, la prise de conscience que son corps est désirable parce que malade, le couple un peu pathétique qui l’aide à la fin, la façon dont il obtient l’AZT etc… Je suis d’accord que c’est peut-être un peu moins fort que le précédent qui avait pour lui les pages saisissantes sur la découverte de la maladie. Je suis navré que cela ne t’ait pas plu.
            Pour le Pion, j ‘avais publié des extraits y a quelque temps via le site de Libération, ça peut te donner une idée. Mais bon, c’était en français.

          • sur la façon dont il obtient l’AZT justement, à savoir en récupérant les doses d’un jeune danseur mort, j’ai trouvé ça très théorique. Il essaie d’évoquer quelque chose de fort mais ça m’a laissé de marbre, je n’ai pas du tout eu l’image qu’il essayait de convoquer… enfin je t’en veux pas Charles, je lirai Le pion en français et puis voilà 😉

          • Je ne redirai pas ici que ce livre est une sorte de non-livre. Que l’auteur n’a clairement pas la force pour écrire ce qu’on appelle un livre.
            C’est un journal, avec comme dans tout journal des moments intéressants.

  2. Pas vraiment emballé par St Omer,le film est intéressant comme l’était déjà le fait divers et on finit par comprendre le processus qui a mené à cet infanticide dont,malgré tout,une partie de l’opacité demeure(on a du mal à imaginer la vie de ce drôle de couple,on ne sait pas non plus si il y a eu au départ un déni de grossesse,elle semble désirée mais pourquoi ne pas reconnaître la naissance etc..)
    et pour cause puisque seul le procès est restitué,le seul hors champ du procès étant la fiction de cette universitaire,double de la réalisatrice,qui assiste au procès et dont la mère est sénégalaise comme l’accusée.Par son dispositif de procès le film est assez austère,uniquement des plans fixes et Diop a certainement pour modèle le Bresson du Procès de Jeanne d’arc(je crois que Diop a repris aussi les mots du  procès sans s’en écarter).Beaucoup d’intentions et peu de cinéma selon moi.

    • J’ai pas aimé non plus.
      J’ai détesté le perso de l’écrivaine sur-expressive et sur-empathique pour compenser la froideur du personnage principal. L’écrivaine ne permet pas de réfléchir à comment produire de l’art avec le réel du procès (comme annoncé frontalement par le cours Hiroshima mon amour/Marguerite Duras).
      L’écrivaine ramène de l’empathie, l’idée abstraite que les femmes seraient reliées entre elles, « les femmes toutes des chimères ». L’écrivaine ramène aussi une réconciliation possible avec la famille, ce que l’histoire de Laurence seule n’aurait pas permis.

      J’aurais aimé juste le huis-clos du procès, un film sec, ce que le film n’est pas. Le procès est fait pour mener aux larmes bruyantes de Laurence Coly cachées dans la robe de l’avocate.

      Moi qui aime les cadres fixes (j’ai fait la Bégaudeau Cinema&Business School), j’ai trouvé ces cadres fixes-là étonnement peu habités. Peu de choses à regarder. Il y a simplement au centre des visages expressifs qui retiennent leurs larmes (La présidente, l’écrivaine, l’avocate, le père du bébé, la mère de Laurence Coly…) pour contraster avec le visage impassible de l’héroïne.
      Sur 2 heures, je vois toujours la même idée de mise en scène pour Laurence, répétée avec des variations d’axe et de focales : Avec ses habits toujours marron et l’arrière-plan marron, Laurence est ton sur ton dans son cadre, comme si elle faisait partie des meubles du tribunal (jugée par des blanches dont la peau contraste avec le bois en arrière-plan).

      A sujet égal, j’avais préféré la Fille au bracelet, plus modeste formellement, et qui rendait mieux justice à l’ambiguïté de son personnage.
      De St Omer, j’ai quand même aimé :
      – voir le choix des jurés au début
      – les apparitions/disparitions de lumières pendant les longs plans avec les variations de diaph de Claire Mathon
      – le personnage Laurence Coly (jouée par une super comédienne, vraie découverte), les doutes de Laurence sur tout (ses phrases sont très belles, beaucoup de « je crois que… »), son phrasé des années 60 avec des liaisons improbables, sa coupe de cheveux et son arrogance de Brigitte Bardot.

      • Oui ce qui est pesant c’est la partie fiction avec l’universitaire et toutes ces références qui vont de Duras à Pasolini et la fabrication d’un discours sur la maternité,d’ailleurs j’ai entendu aujourd’hui une chroniqueuse judiciaire qui a suivi le procès d’assises,qui a duré une semaine, et qui s’étonnait que ne soit pas abordé dans le film la maladie mentale de l’accusée qui se plaignait régulièrement d’entendre des voix et qui aurait dit à son avocate lors du verdict’on ne saura toujours pas qui a tué ma fille’.

        • Le vertige de cette phrase

          • Merde j’y croyais un peu. Je vais peut-être voir les Amandiers que je sens pas terrible mais suffisamment putassier pour me faire un peu marrer.

          • Le film vaut d’etre vu, son relatif ratage pose des vraies questions formelles
            Je pense qu’on fera la Gene dessus

          • Charles,comme tu as vu Pacifiction,si tu souhaites approfondir tu peux réserver ta place pour la projection d’un film de Serra qui ne dure que 101 heures,9 jours de projection,c’est bien calculé ça fait 11 heures par jour,t’as largement le temps de récupérer:

            https://www.chaosreign.fr/albert-serra-ressuscite-les-trois-petits-cochons-son-film-fleuve-de-101-heures-avec-goethe-hitler-et-fassbinder/

          • Dieu m’en préserve.

        • je recommande le affaires sensibles sur le faits divers d’origine, où la même chroniqueuse judiciaire s’exprime

      • Je suis moins sévère avec le film, qui a quand meme une petite étrangeté. Mais globalement j’ai beaucoup à redire, dans des termes approchants-différents.
        Je me suis demandé si ces changements de lumière en cours de plan étaient des changements de diaph, tu réponds. Mais pourquoi elle fait ça?

        • J’ai vu plusieurs fois un effet « fausses teintes » ( un effet que les chefs-op détestent généralement. C’est un passage de nuages devant le soleil qui fait varier l’intensité lumineuse en cours de plan).

          Je peux me gourer mais dans St Omer, je pense que c’est créé artificiellement et volontairement parce que le tournage est en intérieur, la lumière est maîtrisée. Cet effet arrive plusieurs fois, brusquement, nettement, palpable.
          Je mise sur la variation lumineuse d’un panneau led accompagné d’un changement de diaph pour retrouver l’image initiale.
          Je pense qu’elle fait ça pour peupler son plan fixe, pour l’animer ( d’une lumière ? d’une manifestation mystique ? De l’esprit du bébé ?) et que cet effet contribue à sa recherche picturale.

          Recherche picturale parce que ses plans fixes sont des tableaux figés et composés : la prof de fac sur son estrade. Le ton sur ton de Laurence dans le tribunal. Laurence qui pleure cachée dans la robe noire de l’avocate. Le sac de couchage bleu brillant étendu consciencieusement sur le lit. La fixette sur la teinture rouge des cheveux de la mère. La juge et ses assistantes alignées.
          Je crois qu’Alice Diop aime la peinture. Pas les situations. Pas le théâtre du procès. Elle peuple son plan en peintre.

          Comme le regard de côté de Laurence à l’écrivaine suivi d’un sourire, c’est le tableau qui s’anime.

          J’aime pas ses partis-pris. On sent qu’elle réfléchit aux enjeux de représentation du réel, mais elle y perd en situation.

          • Même si le travail sur les teintes m’a pas échappé, j’ai plutot pensé au théatre. A un théatre radical par sa fixité. L’étrangeté du film est là ; vraiment le truc qui ne se fait plus. Mais très vite cette fixité m’est apparue comme une rigidité.

          • Je n’ai vu pas du théâtre dans ces longs plans chaque fois centré sur un perso (et absentant les autres).

            Je pense au théâtre quand j’assiste à une situation en huis-clos qui m’est adressée. Parfois quand le film me fait prendre conscience de la mise en place des personnages dans ce huis-clos, de leur travail de représentation (Dans « «enquête sur un scandale d’état », la conf de presse et le tribunal ont un truc théâtral comme dit dans la gene)
            Dans St Omer, j’ai vu du théâtre seulement au début dans les choix des jurés (« récusés » sur description. Et moi aussi je me demande si je choisirais ou pas ces profils sociologiques). Dans ce champ/contrechamp en plan large sur les avocats, le spectateur voit bien ce qui se passe sur « scène ».

            Sinon les longs monologues figés avec mains accrochées à la rambarde m’ont évoqué des poses de modèle en peinture dans le meilleure des cas (plans sur Laurence).
            Dans les cas moins réussis, j’ai vu des plans d’inserts (sur les avocats qui interviennent pour une question en plan serré individuel) ou le Grand monologue de cinéma (morceau de bravoure sur la femme-chimère). Ces plans-fixes absentent le perso de son environnement. J’ai du mal à sentir l’ambiance du tribunal. Du mal à y voir un théâtre, parce que je lie le théâtre à un travail de représentation d’une situation. J’écouterai la gene.

          • Je ne vais pas m’appesantir sur le théatre dans la Gene, je n’ai pas grand chose à en dire. Mais hélas le théatre, sache le, ne représente pas souvent des situations, surtout pas le théatre contemporain. La situation ça fait limite ringard, au théatre. On a donc beaucoup de pièces où il s’agit pour un acteur de dire son texte au public – de casser le quatrième mur, dit on, car le quatrième mur c’est l’illusion naturaliste et c’est ringard. Ce que fait l’avocate à la fin – et le public c’est nous.
            Je ne pense que maintenant à une chose : j’ai croisé Alice Diop récemment, et c’était au théatre. Et pouur une pièce de Thiago Rodrigues, très bon auteur mais qui, en bon contemporain, ne fait pas de situation.

          • Salut Billy.
            Salut François,
            Désolé de bifurquer.
            T’as déjà écrit sur ça?
            Ou sur la question de l’écriture théâtrale en général.

          • Non je n’ai pas écrit sur le théatre, c’est rare qu’on en ait l’occasion, vu que tout le monde s’en fout un peu – pire que la littérature.

  3. Je vais atténuer nos chances d’avoir le récit de Camille Nevers vs Critikat, mais De Bruyne est nul à chier ce soir

    • C’est la Belgique qui a été nulle à chier, du coup il n’a pas eu un ballon à jouer
      Jamais vu une défense aussi incompétente en relance, alors que désormais même l’Australie arrive à repartir en passes courtes.

  4. Quelqu’un a vu Service Public ?

  5. Enthoven te va comme un gant, et peut-être pas seulement sur la réthorique. Le fond que tu montres jusqu’à proposer un vote et la flicaille que tu réclames me confirment cela. C’est pourquoi, pour la fureur, tu repasseras. Je pense qu’on a pas les mêmes repères.

    Ne me brosse pas, je déteste ça.
    Aussi, je bouge quand je veux.
    Un des défauts que je n’ai pas, c’est de fuir.

    Bye.

    • Flicaille?
      Dans une communauté anarchiste, ton comportement te vaudrait rapidement un bannissement par tes pairs.
      Sans vouloir te brosser, j’aurais voté contre.
      Ma réflexion sur le vote voulait illustrer un paradoxe : en ne te bloquant pas, on peut penser que François suit une inclination où un code éthique anti-autoritaire; se faisant il décide seul et pour tous les usagers du site (il est au principe de l’autorité) que tu peux rester. Je ne pense pas qu’il y ait là une incohérence et qu’il faudrait y remédier.
      Ici tu ne peux pas fuir, car tu n’est pas vraiment présente. C’est ta présence qui fuit, intransitivement.

      • Anar quoi ? Tu penses vraiment tout savoir. Ça doit être super sympa chez toi. Super intéressant de droiture.
        Attention aux erreurs d’orthographe.
        Et maintenant, je pense qu’il faut que tu me lâches la grappe.

      • je trouve que pour ce cas d’espèce « décider tout seul » est une expression malheureuse
        et je trouve qu’il relève démocratiquement de chacun de ne pas nourrir ce menu problème en le posant

        • Tu as raison.

          • Cas d’espèce? Tu te prends pour un juriste ou tu travestis l’expression dans ton con texte?
            Bref. Menu mais on le pose. Objection, contradiction.
            Toujours aussi pertinent. On le pose où ? Dans ton tribu?

  6. Salut Les chéris,
    Parfois la justice immanente frappe comme un crochet à la pointe du menton.
    https://contre-attaque.net/2022/11/22/chien-de-la-bourgeoisie/

    • Enième exemple de la confusion absolue, et très dommageable, qui règne autour de « bobos »
      Par bobo, l’ami Anasse entend un pur et simple synonyme de riche, ou de bourgeois
      Par bobo, Hanouna, en bon sarkozyste, entend le bourgeois cool bien pensant de gauche – c’est à dire de centre droit pour nous- Entend Yann Barthès.
      L’ami Anasse gagnerait donc, comme tant de camarades, à ne pas tomber dans ce piège lexical.

      • J’attendais à peu près ce post de ta part.
        Je te suis sur la distinction que tu opères, évidemment.
        Par « justice immanente », j’entends juste retour des choses et immanence de la sanction : Hanouna est frappé depuis Twitter pour des gens qui lisent Twitter : par ce tweet il est ramené en termes simples (trop) à la classe bourgeoise et désigné comme un de ses défenseurs. Ce « bobo toi-même » est compréhensible par n’importe quel soutien d’Hanouna. Moi je prends et ça fera ma matinée.

        • Qu’Anasse soit un marxiste robuste, on le savait, et j’aime évidemment qu’il situe le débat là-dessus
          J’ai plus de doutes sur le fait qu’il puisse en rester plus qu’un tweet, vite balayé par les milliers suivants dans le fil

          • Là encore nous sommes d’accord; je crois pas à l’effet de ces dispositifs qui ne produisent que de l’adhésion où du rejet de faible intensité..
            Mais tu ne me gâcheras pas mon plaisir.
            Hanouna s’est fait moucher sur son terrain par un arabe cheminot et marxiste.

  7. Sans annonce le Microciné dédié à RAZ prévu pour 20h ce soir est reporté au mercredi 30 novembre.
    On voit les choses du bon côté en se disant que ça laisse le temps d’aller voir le dernier au Méliès le 28.

    • J’ai transmis ta logorrhée, il n’a pas tout compris et il te dit de parler de toi, car c’est visiblement de ça dont tu as besoin.
      Bonne soirée minette.

    • J’ai transmis ta logorrhée, il n’a pas tout compris et il te dit de parler de toi, car c’est visiblement de ça dont tu as besoin.
      Bonne soirée minette.
      Je t’embrasse.

    • Tu me fais frire. Merci.

    • J’ai suggéré à Samir qu’on aurait peut-etre un peu moins de monde un soir de France-Australie.

  8. https://www.critikat.com/panorama/entretien/camille-nevers-la-camera-et-la-plume/
    Ce n’est pas une critique qui m’intéresse habituellement mais cet entretien est pas inintéressant.

    • Si t’es sage je te raconterai un jour les dessous de cet entretien, que l’intervieweur, m’interviewant, m’a raconté.

      • Je ne sais pas si tu comptes le lui raconter ici ou ailleurs mais ça m’intéresse. On est toujours très sages avec Charles.

      • A most violent year est le plus grand film du monde. C’est bon comme ça?

        • Ca sent tellement la sincérité que je suis au bord de raconter.
          Mais je ne voudrais pas créer de froid entre madame Nevers et Critikat

          • En tout cas l’entretien n’en laisse rien transparaître

          • et pour cause

      • Ça veut dire que tu es toi aussi passé dans cette série d’entretiens sur la critique? Si oui, ça sort quand?

        • on l’a fait y a une dizaine de jours
          enfin on a surtout discuté pendant trois heures, donc le résultat sera sans doute très foutraque (vu que moi je ne réécris pas mes entretiens – indice)

      • J’espère que tu leur as parlé de Soderbergh histoire de mettre les pieds dans le plat.

  9. Tu devrais noter aussi BARTHES que le modérateur ne risque pas grand chose pour le pipi, caca déversé ici.

    En revanche certains, feraient mieux de tenir leur bouche, car divulguer des informations personnelles et intimes est passible de pénalités.

    Et si on faisait un RIC ?
    Merci pour le rire, car la journée a été dure.
    Bonne soirée la bande.

    • Sans compter, les insultes à connotation machiste : connasse, chienne, j’en passe et des meilleures.
      Et les demandes d’IP des intervenants.

      • Oui. Je veux jouer ton IP au Loto, louizz.

        Bonne soirée.

        • Ah ouais, c’est censé faire rire. Ok.
          T’es bête et je crois te l’avoir déjà dit. Super bête même.

          Barthes, quand t’écris, tu me fais penser à Enthoven. Même rhétorique.

          • Ce serait assez cocasse louizz de te voir déposer plainte après avoir harcelé durant des mois (un an ?) les membres d’un forum, parce que l’un d’eux aura réagi en t’insultant.
            J’aimerais bien être là quand tu expliqueras à des flics que tu as sur-sollicité l’attention d’un écrivain qui a fini par t’envoyer paître. Puis vexée que tu t’es mise à venir à ses événements publics pour le pourrir et déverser tous les jours mois après mois des insultes sur son forum, sans discontinuer.
            Ca ce serait drôle oui !
            Tu es au courant pourtant que dans des cas de harcèlement moral, si les personnes visées répondent par de la violence c’est une manière de se défendre. Le message qui sous tend ses réactions est : dégage. Tu le sais. Tu persistes. Tu es en tort sur toute la ligne.
            Jalouse, obsédée et lâche.
            Bête visiblement.
            Vie vide.

          • Arrête de m’adresser des compliments, louizz. Ça me gêne. Un peu de pudeur entre nous deux.

          • Enthoven; c’est bien trouvé. Parfois mes post sont ampoulés et abstraits, mais je le perçois; c’est un des traits sous lesquels je me présente et qui ne cache probablement pas de véritable manière d’écrire.
            J’ai souvent trouvé que tu avais de bonnes intuitions quand tu jugeais des films, des énoncés politiques, ou même que tu ricanais avec une certaine justesse lorsque tu t’en prenais à moi(mon nom, le soin que je mets à rédiger et qui
            confine à la préciosité, Enthoven que je ne peux pas blairer) ; j’ai même fini par aimer les fausses « flèches du Parthe » que tu décoches( typiquement un trait suivi d’une formule de prise de congé qu’annulent immédiatement trois nouveaux post).
            Et ce début de tendresse est immanquablement ruiné par les accès de fureur où tu tapes trop fort et trop bas sur des gens qui n’ont rien demandé.

          • Et comme les jeux de mots te viennent tout seul, ne va pas tenter « flèche du Barthe ».

          • *tout seuls

  10. Pas mal le Late avec Alain Chabat. J’avais peur de l’influence américaine à la Jimmy Fallon, où ça rigole de manière forcée en connivence avec l’invité, dans un décor avec canapé bureau et orchestre. En fait l’émission a la bonne idée de précisément moquer ce genre de clichés dans le sketch où Dujardin et Chabat n’ont rien à se dire. Les jeux aussi étaient plutôt drôles, on y ressent encore la patte de Chabat même si c’est globalement moins absurde que Burger Quiz. Je pense que ça va aussi beaucoup dépendre des invités présents au fil des semaines, là Dujardin et Zadi étaient biens, naturellement drôles sans se forcer.

    • Je n’ai pas regardé jusqu’au bout. Ni réelle parodie ni réel Late Show, ça ne m’a pas fait rire une seconde. Mais si Alain Chabat se fait plaisir sur le dos de TF1, tant mieux pour lui.

      • « Mais si Alain Chabat se fait plaisir sur le dos de TF1, tant mieux pour lui. »
        ???
        T’as raison, il a pas assez de thune ce socdem.

      • Pareil que toi. J’ai regardé ce soir – après ce pénible match de rugby – et j’ai pas compris le principe, ou ça allait. Tout est scripté et très inégal dans l’humour. J’ai l’impression qu’ils ont eu honte de faire un vrai late show à l’américaine et du coup ils forcent sur l’ironie, le coté parodique.

  11. Les Home counties et leur synthé fou :

    https://youtu.be/hf4_hJC-_6Q

    Leur premier EP Redevelopment est génial.

  12. Une question me turlupine :

    Est-ce que l’efficacité de l’écriture de scénarios, méthode enseignée dans les formations et appliquée dans la majorité des scénarios occidentaux (acteur qui doit toujours agir, rebondir, avancer, atteindre des buts) peut être vue comme le miroir du système dans lequel ils sont faits ?
    Et donc quelque part cette dramaturgie majoritaire participerait à conforter ce système ?

    Je pense au développement personnel. On voit comme le langage du développement personnel s’inspire d’une dramaturgie de la performance (« sortir de sa zone de confort », « dépasser ses limites », « just do it ». Tel un héros de sa propre histoire qui irait se confronter à des obstacles pour en sortir grandi, trouver son vrai soi et autres vocables bulleux. Avoir l’impression de s’auto-driver, de contrôler son (le) destin. Terrain d’un commerce fructueux (sports intensifs, objets connectés pour évaluer ses performances à différents niveaux physiologiques et physiques, concurrence dans la réussite, applications pour apprendre toutes les langues étrangères, les instruments, visibilité donnée à ses exploits via les réseaux sociaux, etc.).

    Je pense aussi aux récits de films de pays africains ou asiatiques (…lorsqu’il est possible d’y faire des films) qui n’ont pas le même rapport à la temporalité, à l’action et au héros qu’en occident.

    Quand j’extrapole je me dis qu’en revanche un.e cinéaste occidental.e qui serait à contre-courant de ce procédé de scénario efficace ne produira pas nécessairement, par la forme originale de son récit, une forme anti-capitaliste (je sais pas pourquoi je pense à Mia Hansen Love). Donc ne donnera pas nécessairement un film dissident. D’emblée politique. Cela passera par sa forme cinématographique.

    Je ne sais pas si mon sentiment de scénario-efficacité = reflet idéologie du système capitaliste tient la route…

    • C’est beau comme tu penses. Je suis pétrifiée de jalousie.
      Quelle chance d’être si brillante!

    • Il y a bien sur une homologie entre le système capitaliste, sous-tendu par un récit libéral, et le scénario dominant. C’était mon axe sur Margin Call, qui saborde de l’intérieur le récit libéral, c’est à la dire la dramaturgie libérale (personnification, morale, crise, drame, et le jeu d’acteur qui va avec etc) On a vu inversement bien des films censément anticapitalistes reconduire totalement cette dramaturgie
      (qui au passage, essaime hélas bien au delà de l’occident – je suis dubitatif sur l’alternative asiatique ou africaine). En tout cas, après deux ans de globalisation du récit libéral, la ligne de front n’est pas géographique mais… esthétique. En France comme au Mali comme en Corée s’affrontent des esthétiques antagoniques)

      • Et voilà je savais que j’aurais dû venir. Oui c’est vrai que le modèle se voit dans toutes les productions à l’international. Le point de vue que j’avais sur un certain cinéma africain date d’il y a au moins 10 ans. J’avais vu un documentaire qui expliquait que la narration dans certains pays d’Afrique devait être linéaire, qu’il n’y ait jamais d’ellipse, que toute action devait être justifiée et que la musique devait toujours être intradiégétique. (Comme les premiers films en France). Sans quoi les spectateur.ice.s ne comprenaient pas le récit et pouvaient même être effrayé.e.s si la musique était audible mais qu’aucun musicien ne jouait. Mais ça date maintenant et sans doute Internet a depuis répandu ce modèle unique de dramaturgie libérale dans tous les bleds d’Afrique.
        Je pensais aussi aux films de Mahamat-Saleh Haroun qui déroule des histoires sans appliquer ce schéma propre au récit libéral. Il existe très peu de réalisateur au Tchad et je me suis toujours dit (sans avoir vu les films des autres) que son style était dû à sa culture. Qu’il s’inspirait de la forme des récits africains.
        Pour l’Asie je suis moins sûre maintenant. J’avais en tête la réalisatrice japonaise Naomi Kawase. Et d’autres films dont je ne me souviens plus des titres devant lesquels je m’étais dit qu’il s’agissait de haïkus filmés. Ou de longues contemplations qui pour moi étaient hérités des récits traditionnels de ces cultures.
        Il y a les films de genre qui viennent contredire tout ça donc c’est peut-être juste un choix esthétique et non pas une « norme » de scénario locale.

        • J’aimerais bien te lire davantage sur ce sujet. Mais je ne peux pas te demander de réécrire ici le contenu du ciné-club…
          Y a plus qu’à attendre les notes de Pierre.

        • Au Japon existe un mainstream aux normes internationales, et Hamagushi (dont jen ne sais pas s’il est particulièrement japonais, citant Tchekhov et Gremilllon à l’envi). C’est partout comme ça. En France il y a Jimenez, qui fait un cinéma de nulle part, et De Peretti, qui filme ce qu’il filme (et alors ses plans portent la trace du quelque part où il se trouve)
          Je reviendrai sur la question des formes politiques dans un livre à venir, en repassant ou non par un Margin Call

      • « qui au passage, essaime hélas bien au delà de l’occident – je suis dubitatif sur l’alternative asiatique ou africaine »
        Tu penses à la Conspiration du Caire?

        • ah oui, exemple parfait
          un film Netflix

          en tout cas il n’y a rien attendre de la production mainstream africaine
          plutot, comme d’habitude, aller fouiller dans les coins
          chercher des Serra algériens, des Serra camerounais

          • et c’est pas deux ans de globalisation mais deux siècles

  13. T’as raison Idiote, il ne s’agit pas d’idiotie mais de bêtise.
    « C’est gênant » la prochaine fois, j’espère entendre : c’est malaisant.
    Bisous choupinette.

  14. Ne peut on pas le voir comme un film qui mettrait en scène par sa forme l’absurdité de nos existences ?*

    C’est la fin de mon post précédent corrigée que le forum refuse de publier.

    • T’es encore là toi.
      A bientôt alors.

      • Ton manichéisme me confirme.

        Ton obsession pour l’agression sexuelle que j’ai subie me fait prendre conscience qu’elle n’est pas aussi importante pour moi, comme je le songeais. Merci pour ça.

        • N’oublie de prendre tes tranxene.
          Avec joie.

          • Grâce au spectacle quotidien de ta jalousie en ligne, plus besoin de se médicamenter. Le rire vient tout seul. Le rire cet antidépresseur. Merci pour ça aussi.

    • c’est exactement le film que j’ai eu envie de voir quand j’ai appris

    • Salut Billy, je ne trouve pas à quel fil de discussion se rapporte le film, tu peux préciser ?
      J’ai envie d’y voir une allusion aux lancers de projectiles mous qui tentent de réveiller les visiteurs de musées, les regardeurs endormis. Comme dans le film, c’est Cézanne qui commente : « Le Louvre est le livre où nous apprenons à lire. Nous ne devons cependant pas nous contenter de retenir les belles formules de nos illustres devanciers. Sortons-en pour étudier la belle nature… ».

      • Je crois que cet hommage faisait suite à l’annonce du décès de Jean-Marie Straub le 20 novembre.

      • Mon message était involontairement énigmatique. J’avais rien à dire à cause de mon émotion et de la pression que nous met RV.
        D’habitude c’est lui qui fait le boulot des hommages documentés et bouleversants avec anecdotes inédites. J’ai pas osé venir sur son terrain.

        Alors voilà. J’avais envie de regarder Une visite au Louvre.

        • Prends-toi ça RV

          • Et mets ton mouchoir par dessus.

          • Là, faut rire ? Ok.

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