Begaudeau.info, le site officiel de François Bégaudeau

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LE MOINDRE MAL, un livre en papier

En librairie le 4 septembre à 10h.

 

couv le moindre malInutile de présenter à nouveau la précieuse collection Raconter la vie, lancée en janvier dernier avec un tir groupé de cinq livres. Encore moins le site accolé, dont il a souvent été question dans cet espace http://raconterlavie.fr/
Juste rappeler que le projet mène de front la mise en ligne de textes contribuant à la cartographie du réel français, et un travail classique de fabrication de livres, sept à ce jour, dont le dernier, Le moindre mal, est publié en pleine rentrée littéraire pour lui assurer un salutaire anonymat.
Le premier titre envisagé fut : Le soin.
Le neuvième titre : Tant qu’on a la santé.
Le septième : Sous la blouse.
Un jury présidé par le professeur Debré, frère de Jean-Louis Debré, fils de Michel Debré, petit-fils de Robert Debré, a finalement opté pour le deuxième.
D’autres informations capitales sur la genèse et l’exécution du livre sont à peine dissimulées dans

http://www.transfuge.fr/interview-guerir-les-hommes,240.html

On gagnera surtout à lire l’entretien donné par Isabelle, personnage principal du livre, au supplément week-end du Bulletin de la greffe du foie n° 453 (aout 2014)  :

 

BGF : Pouvez-vous prouver que vous êtes Isabelle Pacitti, l’infirmière racontée dans Le moindre mal?

I : Je joins un scan de ma carte d’identité.

 

BGF : Est-ce une preuve fiable ?

I : Non.

 

BGF : Auriez-vous préféré que l’auteur vous donne un autre nom dans le livre?  Lequel?

I : J’aurais préféré mon vrai nom, Nathalie Portman, qui sonne mieux

 

BGF : Le livre vous présente comme brune. Avez-vous d’autres pathologies?

I : Une légèreté incurable, maladie hautement contagieuse dont l’agent infectieux trop méconnu est identifié sous le nom de Julie Ferrier

 

BGF : Se pourrait-il que vous changiez de métier dans les années à venir?

I : Oui ça se pourrait bien. J’envisage de suivre une formation de masseuse

 

BGF : Si on vous versait chaque mois, à vie, et sans contrepartie, une somme de 2500 euros, cesseriez-vous de travailler?

I : Ca va de soi.

 

BGF : Vous feriez quoi?

I : Je masserais François Bégaudeau, surtout ses mains qui sont magnifiques, à l’instar des ses pieds.

 

BGF : Est-ce là une réponse soufflée par François Bégaudeau ?

I : Oui.

 

BGF : Alors quelle est la réponse personnelle de votre moi authentique ?

I : Libérée du travail, je confectionnerais des petits pains moelleux. J’adore ça.

 

BGF : Y a-t-il des choses que vous n’avez pas osé dire pendant les entretiens préparatoires à ce livre ?

I : Les entretiens avaient lieu chez moi mais un soir François a insisté pour faire la bouffe. Du coup j’ai découvert ses harengs à la banane. Je n’ai pas osé lui dire ce que j’en pensais.

 

BGF : Notre rédaction s’est laissée dire que François Bégaudeau mangeait plutot des insectes

I : Oui et non. Je l’ai vu manger des brochettes de mouches de Figeac, mais flambées au whisky. Un vrai amateur d’insectes les mange crus.

 

BGF : Y a-t-il un cinéma à Figeac?

I : Quel est le rapport ?

 

BGF : La mouche.

I : Il y a un cinéma classé art et essai, mais il n’est pas très connu, la place Champollion lui vole la vedette.

 

BGF : Champollion a-t-il greffé des foies ?

I : Pas si souvent.

 

BGF : Quel est votre singe préféré?

I : Le magot, c’est incontestable. Une forêt en abrite plusieurs familles près de chez moi, ils sont très drôles et très sociables mais se la pètent un peu : ils prétendent être les uniques macaques d’Afrique

 

BGF : Vous êtes nominée pour le Molière de la meilleure perfusion, croyez-vous en vos chances?

I Si la sitiste Anne-Laure, souffrant de psychasténie chronique, se retire de la course, je crois bien pouvoir être la future lauréate.

 

BGF : Merci, Isabelle

I : De rien, Bulletin.

 

L’entretien intégral :

http://raconterlavie.fr/collection/le-moindre-mal/#.VAQ4VbccTcs

L’entretien tronqué :

Il est ici

La carte d’identité d’Isabelle :

Elle est là

227 Commentaires

    • @anne-laure:PEUX PAS OUVRIR LE LIEN

      • @Josefina di la laguna: Ah. C’est le npa qui bug, ça lui arrive.
        Ou autrement t’as ça, sur le site d’info des infs avec une petite nouvelle sympathique sur l’erreur d’une étudiante (à droite). Oups.
        Enfin bref, moi j’irai pas de toutes façons.

        • @anne-laure: OK MERCI

        • @anne-laure:l histoire de l’étudiante est terrible; l’hosterite c’est bien trouvé ce slogan.

          • @Josefina di la laguna: Ben on imagine bien que si l’étudiante s’était retrouvée dans un environnement de travail calme et serein avec une infirmière qui, comme il se doit, l’épaulait dans tout ce qu’elle faisait, cet accident ne serait pas arrivé.
            On imagine bien.

  1. Les infirmières en parlent bien.

    • @Acratie: Je suis une quiche, je rate la copie du lien. J’essaie encore, mais si je re-rate, allez sur le site infirmiers.com, ça vaut la peine de lire cet article.

      http://www.infirmiers.com/profession-infirmiere/la-librairie-de-la-profession-infirmiere/a-lire-moindre-mal.html

      • jadis on reva d’une presse littéraire aussi bosseuse

        • @François Bégaudeau: C’est une belle critique. Les infirmieres peuvent d’etre aussi tres litteraire.

          • @Anglophone: Les infirmières n’ont pas d’origines bien définies, elles peuvent être ce qu’elles veulent.
            De ce que j’en ai observé, le corps infirmiers est un corps bâtard constitué de gens d’origines socio-culturelles très variées.
            Contrairement aux médecins, plutôt bourgeois, contrairement aux aides-soignants et ash ( ceux qui font le ménage ), plutôt d’origines prolétaires.
            Les infirmiers peuvent avoir fait des études littéraires, scientifiques ,artistiques, avoir été vendeurs de bagnoles , de maisons, ou caissières en rollers, médecin dans un pays du Maghreb.
            Il n’y a pas de limite d’âge pour débuter la formation d’inf, on peut donc avoir eu de l’expérience de vie avant de devenir soignant.
            Les individus qui forment le corps infirmier ne sont pas très bien définis eux-mêmes à la base, il n’est pas rare que leurs origines oscillent entre la bourgeoisie et le prolétariat, comme de par hasard.
            On trouve parfois de purs race d’infirmiers (enfants d’infirmiers) qui en fait à l’origine sont eux aussi de sales bâtards.
            De la pure race de bâtard quoi.
            Je ne sais pas si je me fais bien comprendre.
            Pour les profs c’ est un peu pareil je pense non ? ( j’m’adresse aux profs )

          • @anne-laure: Oui, je te comprends. Je fais aucun commentaire conçernant l’homogénéité où pas de la profession. J’ ai voulu faire une autre remarque: la critique (à mon avis) n’ a pas moins valeur parce qu’ elle a apparu sur un site infirmière.

          • @anne-laure:

            « On trouve parfois de purs race d’infirmiers (enfants d’infirmiers) qui en fait à l’origine sont eux aussi de sales bâtards. »

            marrant

          • @Anglophone: T’inquiète , tu penses ce que tu veux.
            Je donnais juste quelques éléments de réalité pour que tu comprennes de qui tu parles.

          • Et d’ailleurs , j’me disais, en faisant ce rapprochement profs/infirmiers (rapprochement qu’on fait souvent pour présenter les fondamentaux sociaux : éducation/santé), que j’avais moi-même envisagé de devenir prof, prof de bio ou instit.
            Je ne m’y voyais pas et pourquoi donc ?
            Parce que de mon point de vue être prof c’était :
            -être au centre de l’attention.
            -être autoritaire.
            -rabâcher toujours le même programme et donc ne rien apprendre de plus sur ma matière enseignée (à la limite prof-chercheur c’ était plus logique).
            -inoculer de force du savoir à des corps qui ne demandent rien.
            Je trouve que cela montre bien de quoi le soin est fait.
            De tout autre chose.
            Le soin est plutôt le résultat d’une demande de corps qui expriment un problème.
            C’est de l’attention portée sur l’expression d’une maladie.
            Et même sans consentement des personnes malades ( parce que bébés, déficients, comateux, fous furieux…), il y a une volonté du corps à demander du soin.
            A mon avis.
            Ce qui fait la différence entre le soin et l’éducatif.
            Le corps ne demande pas à être éduqué.

          • Bon après nous aussi on fait de l’éducatif, je le reconnais, on aime bien emmerder malgré tout les gens sains (y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui s’amusent) : campagnes de vaccinations, de préventions tabac/cancer/sida/mimolette…

  2. bien aussi, le passage au magazine de la santé . bonne incitation à lire le livre. Le sujet permet d’aborder rapidement des questions qui intéressent les gens. Tu vas probablement éviter des itw vaseuses.

    • en replay vers 16 mn
      http://www.allodocteurs.fr/video.asp?idvideo=706

      il a failli se faire casser la gueule par michel cymes 😉

      • Je croyais que l’émission sur le changement de seins était une blague.
        Et voilà que de nouveau françois parle de la métaphysique des infirmières, de la métaphysique du soin.
        J’ai l’impression qu’il m’adresse sa question.
        J’ai alors eu spontanément un vieux souvenir qui m’est revenu en tête.

        J’avais commencé a raconté il y a longtemps à Helene qui me posait la question de comment je suis devenue ce que je suis (infirmière en psychiatrie) et puis je me suis arrêtée parce que je doutais de l’intérêt de mon histoire.
        J’avais commencé par les électrochocs de ma tante et je m’étais arrêtée sur la prise de conscience des angoisses d’abandons de ma mère si je me souviens bien.
        Et je voulais devenir vétérinaire. Un classique des gens sur qui on applique le programme des enfants qui s’intéressent aux animaux.
        Et puis non. Trop chirurgical, trop anatomique, trop tranchant et sanglant.
        J’avais cherché une autre voie dans un bouquin d’orientations professionnelles.
        Tout me semblait intéressant sauf infirmière qui me rebutait.
        Je me souviens bien être tombée sur cette photo représentant une infirmière en blouse avec ses ustensiles de tortionnaire.
        Tout sauf ça, tout sauf faire du mal aux gens.
        Tout sauf porter un uniforme.
        Mon père m’avait alors proposé ingénieur agronome, j’y avait réfléchis sérieusement mais : agronomie=surproduction agricole=capitalisme.
        C’était pas possible.
        Alors je voulais devenir psychiatre ( fallait rester dans le programme d’ambition sociale du père ).
        J’ai fait trois mois de médecine.
        Le seul cours qui m’avait fait plaisir était celui du neurologue lorsqu’il faisait le constat modeste qu’on ne connaissait vraiment pas grand chose du cerveau humain.
        Le cours du chirurgien orthopédiste prônant la supériorité de l’humain sur les autres animaux m’avait débectée définitivement.
        Dans l’amphithéâtre, au milieu de ces enfants de médecins, au milieux de ces bourgeois surplombant le monde je n’étais pas à ma place.
        Je ne voulais pas devenir l’une d’entre eux.
        Plutôt punk à chiens, ce serait mieux.
        Je passe des épisodes , ce serait long.
        Finalement je me retrouve en fac de sciences de la vie et de la terre.
        J’arrête au bout de trois ans dont un redoublement et je pars en Nouvelle-Calédonie.
        Arrivant là-bas l’idée était de travailler pour se nourrir et c’ est tout. J’avais 22 ans et toutes mes dents sauf peut-être mes dents de sagesse qui n’avaient pas fini leurs croissances.
        Prête à faire n’importe quel boulot je trouve rapidement une place de vendeuse de tabac/journaux/souvenirs du bord de plage.
        Et c’ est ici que mon souvenir de ma métaphysique du soin commence :
        Ma future patronne m’accueille avec le sourire, charmante, me précise qu’il est bien que je sois métropolitaine, c’ est mieux pour les clients.
        Elle ne chipote pas avant de me dire ok pour le job.
        Elle m’explique ma fonction. Gérer les arrivages de journaux, tenir la caisse + faire le service du snack adjacent + de la pizzeria adjacente dont je dois aussi gérer les paiements sur ma caisse, je dois donner des bons aux clients, des trucs comme ça , je ne sais plus.
        Les cuisinières du snack sont trois joyeuses et courageuses femmes dont au moins deux wallisiennes.
        Le type qui fait les pizzas est sympa, européen comme moi, un mec un peu mou et délabré. Pas un winner.
        On s’entend bien , on forme une bonne équipe, ça roule.
        Des clients réguliers viennent papoter avec moi sur les heures creuses, c’ est cool, c’ est intéressant.
        Ma patronne me présente sa famille.
        Le chef de famille=le patron. Vieil homme costaud et figé en costard noir. Pas un sourire, teint grisâtre, avare de mots, me semble malade et sa femme me dit qu’il l’est je crois.
        Les deux fils :
        Le plus jeune que je ne vois pas souvent, sorte de psychopathe qui vient régulièrement se servir dans la caisse sous couvert de l’accord des parents.
        L’ainé qui passe son temps sur une table du snack en face de mon comptoir de vendeuse.
        Il boit des bières et accueille les quelques alcoolos du coin dont un type tout bronzé avec une main de crabe.
        Il a l’air de n’en branler pas une mais sa fonction est de me surveiller je pense.
        Il a le même visage figé que son père et est toute aussi peu loquace.
        Il passe faire des trafics de fric dans ma caisse, je ne comprends pas trop.
        ça me dépasse les trucs de commerçants.
        ça me dépasse les trucs de serveuse.
        Certains clients pas contents d’attendre me font remarquer que je ne suis pas une serveuse efficace ce à quoi je réponds honnêtement que je sors de la fac de science c’ est normal.
        Certains clients m’insultent parce que je suis métropolitaine ce à quoi je ne réponds rien. Je m’effondre intérieurement c’ est tout.
        Nulle en calcul mental car dépendante depuis longtemps de la calculatrice (re-fac de sciences), pas très à cheval sur la valeur de l’argent (surtout sur les francs pacifiques) et plutôt du genre étourdie (pierre richard), je fais des erreurs dans la caisse.
        Essentiellement les soirs de surbookage pizzas-tabac-hamburgers-journaux, les soirs de week-end.
        Au moment où j’envisage d’aller voir ailleurs si j’y suis, où j’annonce à la patronne que je pars, elle me traite de voleuse avec un aplomb d’une grande froideur.
        Selon sa théorie les erreurs de caisse c’ est forcément du vol et son cher fils ainé en est le témoin.
        Je suis en colère.

        Bien plus tard, après avoir passé une année seule dans la montagne à garder trois enfants de moins de deux ans, à avoir envisagé de devenir collectionneuse d’insectes puis avoir passé le concours pour entrer à l’école d’infirmière, je sais que je vais débuter ma formation de soignante.
        Je repense à cette famille et ma vengeance sera terrible.
        Je fantasme l’idée que je vais retrouver le père dans un lit d’hôpital et que je serai son infirmière.
        Je me refreine de le sadiser, parce que oui j’ai cette fâcheuse tendance au sadisme.
        Non je ne vais rien faire de spécial ,juste me trouver face à lui comme dans un duel de cow-boys.
        Je vais jouir de mon triomphe lorsque dans ses yeux jusqu’alors éteints j’observerai le regret d’être passé à côté de l’importance de la vie.

        • @anne-laure: passionnant. tu continues, hein?

          • @patricia: Merci pour cette passion patricia mais je ne continuerai pas ici.
            J’ai plutôt prévu de répondre aux questions d’Helene à propos du pouvoir psychiatrique dont parlait michmiche.
            Ce sujet m’intéresse fortement tu t’en doutes bien, rapport à tatate jeannine la petite fille qui passait son temps à rigoler à l’école au lieu de travailler.

          • @patricia:@anne-laure : tu t’inscris à « raconter sa vie »?

          • @patricia: Heuuu……non , je vais plutôt attendre sagement que mon frère me demande en mariage.

          • @patricia: @anne-laure : ton frère le prestidigitateur? oh NOOOON,tu sais bien qu’il t’a déjà fait le coup de la blouse,tu vas pas recommencer !Je croyais que tu avais compris cette fois au moins. c’est ça qui est terrible avec toi : TU N’ECOUTES PAS.J’ai beau agiter la sonnette d’alarme, je fais tout ce que je peux,et tu es ailleurs,tu planes, tu rêves. Est-ce qu’un jour tu vas te décider à devenir adulte? Vraiment tu me décourages tu sais.

          • @patricia: C’est vrai que je ne t’écoute pas, que je n’écoute personne. Et pourtant dieu sait que j’ai de longues oreilles.

          • @patricia: @anne-laure : en tout cas on ne pourra pas dire que je n’aurai pas essayé.

        • @anne-laure:ben dis donc question vocation c’est pas ça ! moi qui croyais que les infirmières étaient la bonté même, voila que tu fiches tout par terre. les infirmières seraient donc des êtres humains comme les autres?

          • @Josefina di la laguna: J’comprends pas, tu m’embrouilles.
            C’est pourtant bien ce que je raconte : que je suis la bonté incarnée.

            J’avais oublié le fameux mot vocation parce que jusque là on était sur le mot sacerdoce ( mot qui m’a toujours fait penser à un sac d’os mais bon).
            vocation a un peu les même origines religieuses non ?
            En tous les cas avant quand je disais que j’étais infirmière on me sortait systématiquement ce mot que j’associais donc à métier pour ma part.
            Vocation=métier.
            Pour la part des autres ce mot avait un autre sens. Religieux donc.
            Puis les gens transportés par le mot se mettaient à me raconter leurs problèmes de santé et ça pouvait durer des heures.
            J’écoutais. Pendant des heures.
            Comme quoi, il n’y a peut-être pas besoin de formation précise, de se cogner trois ans d’études, pour devenir infirmière.
            Il suffit peut-être juste de dire que tu l’es et tu le deviens par la force des autres.
            Bon après quand tu dis que tu es infirmière en psychiatrie c’ est autre chose.
            Les gens deviennent muets en général.
            Bizarrement.

          • @Josefina di la laguna: ce que je voulais dire, c’est que finalement toi aussi tu y es rentré par hasard ou par élimination dans la grande famille des soignants. De vocation point . et en plus tu rêves de « vengeance »puis y renonce d’une façon raisonnablement réaliste. bon bref je m’amusais avec ton récit.

          • @Josefina di la laguna: Mmmh situation intéressante que celle où mon métier devient le centre d’intérêt.
            Je vous sens pas très à l’aise, toi et Anglophone.
            A me prendre avec des pincettes.
            J’ai l’impression d’être françois bégaudeau à qui l’on fait des commentaires sur son travail d’écrivain.

          • @Josefina di la laguna: Ceci dit, tu as raison pour le « par élimination ». C’est exactement ça.
            Si je fais une synthétique et grossière autoanalyse, je vois bien que ma singularité tient à ce que je finisse toujours par me débarrasser du superflu.
            Pour ma fonction sociale d’animal, que j’avais évaluée à nécessaire, je suis donc allée à l’essentiel.

            Je le dis comme ça , de bon matin et mal réveillée, des fois qu’un adorable métaphysicien passerait par là.

          • @Josefina di la laguna: tu perds pas le nord(tu cherches un métaphysicien?).les infirmières sont des dragueuses c’est bien connu!
            ps je suis moi même une des ces salopes!

          • @Josefina di la laguna: Une de ces salopes-de-femmes tu veux dire ?
            (j’me disais bien que c’ était féminin Josefina)

          • @Josefina di la laguna:une de ces salopes de femmes d infirmières bien sur

          • @Josefina di la laguna: bref une putain d’infirmières quoi! (pas la femme d’une infirmière….)

          • @Josefina di la laguna: C’est vrai ce que tu dis, que les connasses de femmes de ces putains d’infirmières sont des salopes.
            Suis bien d’accord.

          • @Josefina di la laguna: l’art de ne plus rien y comprendre :one point pour AL

          • @Josefina di la laguna: Dis, donc, es-tu infirmière? (sans excluant salope, putaine, connasse, pétasse, cuisinère, éleveuse des enfants, femme qui fait le ménage et le linge, gérante de foyer, etc. — tous les beaux mots que décrivent, simplement, « femme ».) Pardon – moi, je ne comprends pas bien tes postes. (Mais, je suis Américaine, et alors, forcément conne.)

          • @Josefina di la laguna: oh desolée anglophone, oui i am a nurse . une fois un américain m’a dit « i am a nurse  » et j ai eclaté de rire parceque chez nous nurse c’est un mot qui désigne une femme. donc il n’a pas trop compris pourquoi je riais. après je me suis sentie ridicule parceque ça désignait son job ; le même que le mien
            voila oui i am a nurse

          • @Josefina di la laguna: And me I am an ourse.

          • @Josefina di la laguna: I AM ANA HURSE

          • @Josefina di la laguna: Merci de ton explication; je comprends mieux les blagues et jeux des mots. Et je suis la correspondence entre toi et AL avec beaucoup de curiositê. Grace à François, les infirmières sont sous les projecteurs.

          • Oui, grâce à françois.
            J’ai toujours voulu mourir sur scène.

          • @Anne-Laure: Merci, mais je préfère cette interprétation: https://www.youtube.com/watch?v=kVwweTdk8zE

        • @anne-laure: bonjour Anne-Laure (ouais je sais on se connait pas) J’ai bcp apprécié ce que tu dis « Bon après nous aussi on fait de l’éducatif, je le reconnais, on aime bien emmerder malgré tout les gens sains (y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui s’amusent) : campagnes de vaccinations, de préventions tabac/cancer/sida/mimolette… » Je dirais même que cela ne concerne pas que les gens sains… Perso je n’ai trouvé qu’un seul hôpital qui replaçait le malade au centre du soin : que me raconte-t-il, que veut-il, de quoi se plaint-il, a-t-il besoin de quelque chose, comment fait-il pour se soulager, s’il n’y arrive pas peut-on l’aider, comment je fais moi quand ça m’arrive, qu’est-ce que je peux apprendre du malade, qu’est ce que je peux lui apporter Je trouve que dans les hôpitaux les malades sont infantilisés notamment par les infirmières

          • @belette: Oui tout à fait , cela ne concerne pas que les gens sains mais je n’ai pas détaillé sinon on n’ a pas fini.
            Je crois que tu parles de l’éducation des personnes qui ont des maladies chroniques non ?
            Diabète et compagnie.
            Isabelle aurait aimé faire ce boulot là d’ailleurs si je me souviens bien et je peux comprendre parce qu’il s’agit de travailler sur la situation de la personne malade dans son ensemble. C’est intéressant.
            Oui on dit éducation dans le sens où l’idée est de transmettre des connaissances sur la maladie pour mieux la gérer, mais comme tu le dis bien il s’agit d’un travail en collaboration.
            Enfin c’ est ainsi qu’on nous expliquait le principe.
            De partir des connaissances du patient sur sa maladie et d’ajuster avec lui selon ce que nous savions des soins possibles et selon ses moyens, les progrès de la science etc…
            Bref dans l’idéal, et on s’en rend compte en expérimentant le truc que pas mal de patients connaissent mieux leurs maladies que les infirmières.
            Ce sont les infirmières qui apprennent aux contacts de ces patients.
            Pour transmettre aux autres etc…
            A mon avis.
            Plutôt horizontal comme système.
            Mais tu as tout à fait raison sur la posture infantilisante de certains soignants mais là on touche à un gros gros dossier.
            Si je commence à l’ouvrir ça va être terrible.

          • @belette: Anne-Laure puisque je te tiens un peu (ouais je sais j’ai toujours pas compris le protocole de discussion du blog) Tu parles à un moment « d’instinct maternel » des infirmières à reproduire sur les malades Or si tu regardes bien aucune femme ne se comporte de la même manière selon qu’il s’agit de son enfant ou de celui d’un autre As-tu obervé des limites au soin voire des aversions envers certains malades (par exemple perso ça ne me gêne pas de nettoyer le vomis de ma fille en revanche celui d’un autre enfant me rebute notamment l’odeur)

          • heureusement que toutes ces questions littéraires ne me sont pas adressés, car je serais bien en peine d’y répondre

          • le soin, les infirmières, l’instinct maternel
            Empêtrée Je cherche, je trouve des trucs
            http://bibliobs.nouvelobs.com/journaliste/14862/anne-crignon.html

          • @belette: Oh ben mince c’ est moi qui t’empêtre avec ma vase théorique.
            Bon je n’arrive pas à lire ton lien.
            Mais je ne sais pas si je suis très claire sur le côté maternant du métier.
            Je reviens sur ce que tu dis sur la part infantilisante du soin.
            Selon ma théorie ce qui materne n’inclue pas l’autorité.
            Je ne sais pas comment te dire ça.
            Infantiliser c’ est se considérer supérieur, adulte qui sait tout devant un enfant qui ne sait rien.
            Il y a hiérarchie.
            Dans mon état d’esprit du soin et ce que j’essayais de dire avec l’instinct maternel c’ est qu’il y a sans cesse un mouvement de correction pour tomber au plus juste selon les besoins de l’autre sans empiéter sur ses désirs.
            C’est du boulot. C’est fatiguant.
            C’est celui qui souffre qui est en demande de soin.
            Les soignants ne devraient pas lui imposer quoique ce soit.
            En milieu psychiatrique c’ est quelque chose d’extrêmement complexe puisque beaucoup de soins sont imposés , contre la volonté du patient.
            C’est là où la psychiatrie est visiblement autoritaire mais ce n’est pas aussi simple.

            Mais bon bref. Je m’égare.

            Pour répondre à ta question à propos du dégoût vis à vis des patients et de qu’ils excrètent, j’ai la chance de bosser dans un milieu où les soignants et les patients se retrouvent dans le soin selon leurs affinités.
            Enfin du mieux qu’on peut , parfois on n’ a pas le choix et c’ est très intéressant aussi.
            Et pour reparler de l’instinct maternel j’ai bien pu observer que vis à vis de certains patients, à force de m’occuper d’eux, s’ est développé un rapport à leur corps très intime et très puissant.
            (faut dire qu’en psychiatrie on trouve des gens qui vivent à l’hôpital comme si c’ était leur maison, parce que personne ne veut d’eux. On a donc le temps d’apprendre à les connaitre.)
            Si bien que leurs corps monstrueux et leurs excréments ne me dégoute pas du tout.
            Au contraire.
            J’adore ça.
            J’adore quand daniel me bave dessus, quand je dois le moucher, nettoyer sa merde.
            Par exemple.
            C’est à dire qu’ avec le temps je me suis mise à l’aimer en entier.
            J’aimais déjà son comportement ridicule, son langage pourri et ses cris de bête et pour le coup j’aime son corps et ce qu’il produit.
            Lui ne sait même pas comment je m’appelle, je m’en fous.
            C’est le genre de mec qui fait comme s’il ne savait rien faire pour qu’on lui fasse tout. Il entretient la dépendance jusqu’à faire comme s’il ne savait plus marcher. Il est complètement fou.

            Je ne sais pas si ça répond à ta question.

          • @Anne-Laure : (le lien c’était Hrdy/Badinter j’arrive pas à le copier) Merci pour tes éclaircissements et en bonus je peux te dire que j’aime ce que tu viens de dire que je comprends et ressens complètement Bref, en phase

          • @belette: J’aime bien que tu aimes bien ce que je viens de dire.
            Si pouvais être en phase avec l’ écrivain maintenant ça serait pas plus mal.
            Je crois qu’il est en demande de soin.

          • @Anne-Laure : en phase avec l’écrivain ? je crois que c’est cuit en ce qui me concerne mais bon « l’espoir est un sésame… »

  3. L’émission de France Culture, diffusée hier, a évoqué l’accélération du rythme, tendu, haletant, lorsque le texte évoque une journée de travail. Mais le livre ne retient pas seulement les éléments qui documenteraient la vie professionnelle d’une infirmière. Au nom d’une impureté qui est propre à l’existence et que l’écriture doit avoir l’honnêteté de valider (cf. « D’âne à zèbre »), il y a une mise à plat de tout ce qui constitue le réel dans son foisonnement, dans la manifestation de ses moindres détails. On reconnaît ta manière. Résultat : dans un même énoncé peuvent cohabiter des registres totalement différents.

    Je prends un exemple de phrase : « Devant le jeu-karaoké de Nagui, mademoiselle Laplacette a revomi et s’inquiète de ne pas avoir vu le chirurgien ce matin ».

    La première partie semble une information connotée. A priori une double insignifiance : un divertissement et un animateur de divertissement. S’il s’était agi d’un journal télévisé, la contextualisation aurait été différente et la suite du propos, d’une longueur conséquente, aurait semblé ton sur ton. Là, c’est l’effet de contraste qui est efficace, que je ressens en tant que lecteur, sans qu’il y ait, je pense, une volonté de surligner une information par rapport à l’autre. C’est plutôt la concomitance des deux éléments qui parvient à dire le réel : le léger côtoie le grave et l’écriture le documente sans juger. Je parlais de registre : je souris quand je lis la première partie du propos. En même temps, la suite de la phrase ne me rend pas grave, mais de nouveau sérieux, attentif à la situation évoquée.

    • @Jérémy: Je lis ton post et je me dis (je suis un peu de mauvais poil ce matin, genre chieuse), donc je me dis : ok Jérémy, mais en même temps si c’est Nagui, c’est Nagui et pas le JT, donc Bégaudeau il note sur son petit carnet « jeu-karaoké de Nagui ». Et puis non, tu as raison, sans aller chercher le JT si pas de JT à ce moment-là, on ne sait pas, quelqu’un d’autre aurait probablement noté, aurait pu noter : « la télévision est allumée dans la chambre de Mlle Laplacette ». Et aucun effet de contraste.

      • @Acratie: T’es peut-être de mauvais poil, mais franchement ta dernière phrase me donne du grain à moudre. Je voulais justement orienter le propos vers ça. Je serai plus précis et moins pressé tout à l’heure. J’y reviens.

      • @Acratie: Je reprends l’énoncé : « La télévision est allumée dans la chambre de Mlle Laplacette ». C’est une phrase purement informative, sans effet de style, donc sans effet de contraste. On tend vers une forme de neutralité. Mais on saisit le réel selon de vagues contours. En revanche, si on veut dire la complexité de ce réel, on rentre dans un jeu de procédés visibles qui font sens et dont François a cité quelques exemples. Ce n’est effectivement pas forcément voulu par l’auteur, mais c’est ce que le lecteur perçoit. C’est bien ce que disait Barthes dans « Le degré zéro de l’écriture ». Le style réaliste porte en lui « les signes les plus spectaculaires de la fabrication ». Mais de toute façon la neutralité est absolument impossible ne serait-ce que parce que les référents choisis pour évoquer une réalité procèdent d’un choix personnel : si je décris une chambre d’hôpital en me concentrant la télévision, je fais déjà rentrer un angle (pourquoi plus la télévision que la fenêtre ?). Et ma phrase, aussi neutre soit-elle, est construite selon cet angle.

        • @Acratie: Je précise que Barthes visait aussi des auteurs réalistes qui avaient repris certaines afféteries de style à la suite de Flaubert. Heureusement que le réalisme s’est régénéré en explorant d’autres modalités d’écriture.

        • disons qu’il y a des choix plus ou moins signifiants

    • @Jérémy: Merci.

    • @François Bégaudeau: Ce qui me plaît également à la fin, c’est la préséance que tu donnes au discours d’Isabelle. La conclusion ne transite pas par le narrateur du récit, mais par les propos de l’infirmière. Tu lui laisses le soin d’avoir le dernier mot. Ce que je note également, c’est la double subjectivité qui traverse les dernières lignes : le récit à la première personne de Vallès est enchâssé dans le propos d’Isabelle. Cette sorte de mise en abyme de la situation d’énonciation est très intéressante, crée un effet d’écho entre les deux témoignages.

      • @Jérémy: Je l’ai reçue comme une intrusion cette fin – en relisant, j’ai cherché le premier « je » pour repérer si je l’avais raté plus tôt dans le récit, mais non -, comme si « l’effet d’écho » m’était destiné. Car cette subjectivité soudaine s’étend au lecteur, ce « je » c’est Isabelle incarnée qui s’adresse à moi, c’est Vallès, c’est le narrateur, et c’est moi, pourquoi pas ? Du moins, il m’inclut brutalement dans le récit, et doublement, alors que je ne demandais rien moi, j’étais tranquille dans ma vie, chacun la sienne hein ?

        • @Acratie: Oui, je ne l’avais pas vu comme ça, mais cette extension du « je » est cohérente. Ce que tu dis est illustré par les deux dernières phrases : « Ou carrément ne rien faire. Oui ne rien faire, c’est bien aussi ». Je l’ai senti comme deux énoncés qui m’étaient directement adressés.

          • @Jérémy: Chaque lecteur peut se sentir visé par ces phrases.

          • @Jérémy: Tu fais bien de préciser « chaque lecteur ». En me prenant moi-même comme cible dans mon post, je pensais aussi « chaque lecteur ».
            J’ai relu la fin de Deux singes, quand le médecin qui a soigné Boubou dit, dernière phrase du livre : « Tu sais je crois que fondamentalement ça ne changera plus ». Il me semble qu’on le reçoit de la même façon, pour soi-même. Comme si l’auteur renvoyait délicatement le lecteur à sa vie sans le livre. Il clôt. C’est une fin quoi.

          • @Acratie: Oui, tout à fait. C’est accentué par « tu sais ».

      • Bien vu. j’appelle ça un passage de relais narratif, et peut-être une passation de pouvoir, après le passage de force autour du bocal dans la cuisine.

    • Cas intéressant car précis. Par ce genre de phrase hybride j’essaie juste de rendre compte d’une simultanéité, et d’une impureté, c’est-à-dire d’un mélange. Mais il est très difficile d’échapper au sens. Le sens c’est la malédiction de la langue. Donc déjà dire « contraste », c’est entrer dans le sens -et pourtant c’est vraiment le minimum signifiant, le moins-disant (littéralement). Or je ne voudrais pas laisser penser que je mets là en regard le futile et l’important, le spectacle et la vraie vie, les lumières et les bas-fonds. Et pourtant ma phrase le fait, les mots en disent plus que je ne voudrais dire. Le neutre est vraiment une terre inaccessible. Le neutre c’est beaucoup de travail.
      Je crois que j’ai inventé ce Nagui -disons que c’était sans doute un autre programme sur le moment, et ensuite je me laisse une marge. Pourquoi ai-je choisi ça? Peut-etre pour l’efficacité figurative de « jeu-karaoké » (et pour le mot en soi). Ce serait intéressant de voir quel choix aurait produit moins de sens, nous aurait approché de l’asymptote du neutre. La nouvelle star? Mais alors on se dirait : contraste entre la star et le tout-venant. Du sport? Mais alors on aurait pu se dire que je crée, non plus un contraste, mais une analogie: la journée d’une infirmière c’est du sport. Ou, contraste à nouveau : la maladie versus la pleine santé.
      Voyez comme c’est compliqué
      Voyez comme écrire est un chemin de croix, un sacerdoce, un martyr. Mais je persiste, c’est mon destin maudit.

      • @François Bégaudeau: Oh là là; c’est pas si grave. Tu n’as que besoin de piqué de Modiano.

      • @François Bégaudeau: Haha ! Une malédiction des grands anciens sans doute : Tu es dépossédé à mesure que tu écris, heureusement pour toi cette vocation semble inépuisable. P’NGLUI MGLW’NAFH CTHULHU R’LYEH WGAH’NAGl FHTAGN.

        Je m’égare, merci pour ces précieuses précisions. Copié collé dans un fichier texte, ranger dans le répertoire François Begaudeau.

        Je suis désolé&, toujours pas lu « Le moindre mal », je m’étonne de dire ça, mais j’ai peu de temps à moi.
        Par contre, je l’ai acheté en début de mois, donc les ventes passent de 34 à 35.

        • merci pour l’effort

          • Aucuns efforts ici, juste du plaisir en attente.

  4. bien l’émission La Grande table de ce midi : vous avez pu tous les deux dire des choses intéressantes en soi et qui donnent envie de lire le livre et d’aller voir le film.(je n’ai encore fait ni l’un ni l’autre, chic, le plaisir est devant moi). Trop court bien sûr mais bon on va pas toujours râler.

    • Oui je dois dire qu’on était là dans le 1% des émissions à peu près satisfaisantes

      • @François Bégaudeau: J’ ai entendu l’emission sur l’internet. Ça va augmenter les ventes, je parie. Je ne savais pas que Thomas Lilti était réalisateur également de « Les Yeuxs Bandés, » un film que j’aimais beaucoup, mais qui semble d’être d’un autre genre que « Hippocrate. »

        À propos d’un autre sujet, où est-ce qu’on peut lire ton article « Que Fait-il Apprendre à nos Enfants? »

        • C’est donc dans ce magazine qui s’appelle le 1, qui traite 1 sujet par numéro. Il est en vente à partir d’aujourd’hui.

          • @François Bégaudeau: j’espère que l’article sera disponible sur l’internet. Mon agenda est un peu trop chargé pour que je puisse passer en France aujourd’hui. Mais, peut-être demain.

          • rire

        • @François Bégaudeau: @Anglophone: J’espère que tu pourras te procurer l’article Anglophone.
          J’en retiens deux points qui me semblent essentiels :
          – la coopération entre enfants, autrement dit : c’est à plusieurs qu’on apprend tout seul.
          – la primauté du désir comme puissance génératrice de savoir (« un savoir devient désirable si je le désire déjà »)
          On peut déplorer que l’école, en dehors des exceptions notables constituées par quelques écoles Freinet, Montessori, Steiner, se désintéresse complètement de ces questions dans les faits et dans la formation réelle. Mais ça réchauffe le coeur de ceux qui s’y collent de lire un article aussi radical et joyeux.

          Bien aimé aussi le témoignage d’un lycéen français à l’étranger. Lycéen nantais, étonnamment.

          A lire aussi le détestable article de Michel Onfray qui affirme son fond réactionnaire et son goût pour les savoirs descendants, académiques, pour lesquels il a une vénération sans faille. Autant que pour lui-même. Plus il écrit moins il fait illusion, c’est bien.

          • @Acratie: Merci pour ce résumé. J’essaie encore d’obtenir l’article.

          • sur onfray, je n’aurais pas mieux dit
            de texte en texte, de semaine en semaine, il devient le réac autoritaire qu’il est

          • @Acratie: Je vais acheter le magazine demain. Pour Onfray, hélas, je redoutais que ce soit réac’. Ce que tu écris semble le confirmer. C’est un récidiviste sur la question.
            http://www.youtube.com/watch?v=quTiDuZwxmQ.

          • @Acratie: Ce gars est rétrograde jusqu’au lexique : il parle encore de « pion ».

          • @Acratie: Dans cette émission, il est incité par une série de questions ou de commentaires qu’on va dire -pour être gentil- assez orientés (la routine du discours médiatique sur l’école). Mais ça ne l’excuse pas.

          • @Jérémy: Onfray a décroché c’est sûr mais contrairement à toi je trouve que les questions qui lui sont posées par Elisabeth Quin ne sont pas si inintéressantes. Celle-ci par exemple : « Est-il permis ou est-il tabou d’évoquer le fait que l’école exerce une forme de violence elle aussi, avec des horaire inadaptés, des cours pas forcément adaptés, une école à deux vitesses, une école qui exclut ceux qui ne sont outillés intellectuellement comme il faut ? » A laquelle il répond avec la sagesse d’un pneu.

          • QSoyos plus précis, si vous le voulez bien. Dans cet entretien, Onfray défend quatre idées. Pas une de moins, pas une de plus.
            1 le système est bon, il y a juste quelques éléments qui le pourrissent. Donc il faut virer ces éléments. Ca me rappelle Delon, proche du FN, disant qu’il suffisait d’arracher les chardons pour que la plage soit belle. Fusion de la politique et de la police. Criminalisation du pauvre. Typique discours d’ordre,
            2 pas vraiment pour la gifle mais pour qu’on arrete de se scandaliser de la gifle -refrain préféré de Zemmour, Polony, Finkie.
            3 comme dans le texte du 1, attaque contre 68. Onfray dit textuellement: « il a pas tort sarkozy ». je répète : « il a pas tort sarkozy ». Puis promeut une « critique de gauche de 68 ». quelle est-elle? En quoi se distingue-t-elle de la critique de droite de 68? On défie quiconque de le saisir à travers ses propos. la vérité c’est que les deux se recoupent totalement. Critique autoritaire de 68, mouvement libertaire. Il a pas tort sarkozy.
            4 « l’école doit apprendre autre chose que ce qu’elle apprend aujourd’hui ». Onfray passe à gauche ?. Que s’agit-il donc d’apprendre de nouveau? « les valeurs ». Bon. « le civisme de gauche ». Bon, c’est à dire? « la morale ». Et comme à chaque fois qu’Onfray expose clairement son jeu réactionnaire, il s’empresse de s’en défendre : « sans tomber das le cathéchisme républicain de la 3ème république ». Nous savons désormais qu’un semblable déni a, chez lui, une immédiate valeur d’aveu.

          • Soyons précis (bis)
            1 le système est bon, il y a juste quelques éléments qui le pourrissent. Donc il faut virer ces éléments. Onfray continue : Il faut les virer mais ne pas les jeter à la rue bien sûr. Il faut les regrouper pour les « resocialiser ».

            Je résume la brillante idée du grand homme : on met ensemble les plus désocialisés, on leur fait la leçon (morale, valeurs etc voir point 4) et ça marche.
            Suffit de voir la grande réussite des centres éducatifs fermés pour s’en convaincre.

          • certes
            mais j’insiste : ce qui intéresse O, c’est moins quoi faire de ces chardons que nettoyer la plage.

          • absolument

          • @Acratie: rire pour le pneu. Oui, cette question-là n’est pas idiote du tout, c’est vrai.

          • @<a href="#comment-25385François Bégaudeau : Oui, rentrons dans le détail.

            le système est bon, il y a juste quelques éléments qui le pourrissent. Criminalisation du pauvre. Typique discours d’ordre : oui et tu noteras qu’il attribue aux lycées expérimentaux l’unique fonction de resocialiser les jeunes. En gros, les ramener sur le droit chemin. Rien sur l’épanouissement individuel, le plaisir. C’est un mot qu’Onfray n’utilise pas, lui l’hédoniste auto-proclamé.

            2 pas vraiment pour la gifle mais pour qu’on arrete de se scandaliser de la gifle -refrain préféré de Zemmour, Polony, Finkie : c’est très juste. A tel point que Renaud Dély lâche le morceau : « Vous, vous pensez que ça fait du bien, une bonne gifle ». Là où Onfray louvoie, Dély le débusque. Mais il reste très courtois, ne va pas plus loin. Du coup, Onfray peut se rétracter.

            3 comme dans le texte du 1, attaque contre 68. Onfray dit textuellement: « il a pas tort sarkozy ». je répète : « il a pas tort sarkozy » : la première fois que j’ai entendu cette interview et cette phrase, je suis resté scotché. L’utilisation du mot « achever », en dépit de l’explication qui suit, est quasiment de l’ordre du lapsus. Et puis cette idée qui résume la conception autoritaire d’Onfray en matière d’éducation : il ne faut pas laisser croire que « le prof en sait moins que l’élève qui peut lui apprendre ». Non, le prof, pour Onfray est un homme qui incarne la morale -il est pour son grand retour à l’école-, enseigne « le civisme de gauche ».

            Dans cet entretien, le rétro-pédalage est constant : il aurait fallu qu’un interlocuteur virulent lui mette le nez dans la choucroute et lui dise qu’il tenait un discours éducatif à la Brighelli. Comme son article dans « Le 1 Hebdo » qui sent la Ricoré et la craie poudreuse.

            Bon, allez Michel, étape suivante : Bouzou. C’est jouable.

          • @François Bégaudeau: A propos de ton article dans « Le 1 Hebdo », je me doutais que tu balaierais la question initiale. Ca m’a bien fait marrer. Les autres -pour ceux que j’ai lus- s’y tiennent.

          • On dit que Michel Onfray dérive vers une pensée réactionnaire. Mais on pourrait s’amuser à trouver des éléments de cette pensée dans des textes qui datent de sa grande période Volcan Hédoniste. « Le corps de mon père », par exemple. J’ai le souvenir d’un texte pas si éloigné de ce qu’il a écrit dans « Le 1 Hebdo ». A creuser.

          • c’est bien pourquoi je dis qu’il devient ce qu’il est
            en somme il n’y a pas de glissement réac, jamais : il n’y a que des réacs qui peu à peu se réalisent

          • Je résume la brillante idée du grand homme : on met ensemble les plus désocialisés, on leur fait la leçon (morale, valeurs etc voir point 4) et ça marche.
            Suffit de voir la grande réussite des centres éducatifs fermés pour s’en convaincre.
            : c’est tout à fait ça.

    • @patricia: Ca m’a aussi donné envie de voir le film.

  5. J’ai beaucoup de soucis pour me faire connecter à l’instant. Je sais pas s’ il y a un problème technique global ou un hiccup à travers l’Atlantique. En tout cas, je veux juste dire que je viens de lire la moitié du livre et je le trouve très réussite. J’aime bien ta façon de faire le portrait d’Isabelle à travers son métier. Quelquefois, en le lisant, je me demandais, pourquoi elle veut faire cette profession que rebuterait la plupart des personnes, et en tout cas, moi? Une profession qui n’apporte pas beaucoup de récompense financièrement ou autrement. Et puis, tu décrit quelque chose de la vie et caractère d’Isabelle qui permet le lecteur de comprendre plus d’elle et pourquoi sa choix de métier se passionne.

    J’aime bien le portrait malgré le fait que il me rappel des choses assez pénibles concernant la longue déclin et ultime disparition de ma mère. Tous ce que tu écrit à propos de la mort des vieux et malades en hôpitaux et maisons de retraite me semblait très juste. Et ceci, me rappelle ma reconnaissance profonde pour les nombreuses infirmières qui prenait bonnes soins de ma mère quand je ne le pouvais pas et aussi n’avais pas le caractère de le faire. Comme on dit en l’Amérique, pays très croyant, Dieu garde une place spéciale pour les enseignants et infirmières.

    • merci de ta lecture
      je suppose que là où tu es, le film Hippocrate ne passe pas, mais ce serait un complément idéal

      • @François Bégaudeau: Non, même à Berkeley, il y a très peu de films étrangers qui ne s’ étaient pas récompensés par une Palme d’ Or. (grammaire juste?) C’est la dernière Pierce Brosnan et Guardians of the Galaxy, choix de 3D ou pas.

        Mais, Hippocrate souligne un point important que je crois tu as abordé dans une entretien: il y a toujours de bruit autour de médecins — gens très glorifiés, estimés, mais pas autour d’ infirmières qui font la grande majorité du travail dans l’ombre.

      • @François Bégaudeau: oui je suis d’accord le film Hippocrate complète bien la vision de l hôpital français
        il semble qu il y ait une actualité  » maladie /hôpital  » dans l’air : réparer les vivants , le moindre mal et Hippocrate
        du grain à moudre

  6. argh mon libraire ne, ma l »

  7. http://rue89.nouvelobs.com/2014/09/04/isabelle-est-infirmiere-begaudeau-a-fait-portrait-voici-les-bonnes-feuilles-254650

    Il fait rêver notre François sur la photo. Anne-Laure est survoltée.

    On peut aussi lire l’article.

    • @Pleutre: Survoltée ?
      Mouais, après trois matins de weekend de boulot un repos quatre aprèm de bon gros tas de merdes psychiatriques on passe au delà de la fatigue, on peut appeler ça du survoltage.

  8. Je l’ai commencé hier soir bien trop tard pour le lire d’une traite et viens de le finir.
    Pas trop le temps d’y réfléchir parce que je dois aller à jardiland le pays du jardin mais j’ai envie de dire bravo mon bégaudeau.
    Très bien structuré tout ça et je te mets un 20/20 pour le chapitre III, pour ce morceau de vie, tout bien rempli tout comme il faut.
    + Un merci très personnel d’infirmière.

    • merci infirmière
      t’as un 06?

      • @François Bégaudeau: Evidemment, toujours dispo et pas de culotte sous la blouse, une technique de bonne sœur.

        Je me suis souvenu d’un truc de lexique de soignants tiens en faisant mes petites courses, un truc que m’avait rappelé une étudiante aide soignante récemment : jardiland c’ est le nom qu’on donne aux services de réa.
        Parce que réa=coma=état végétatif=plantes vertes.
        Humour.
        Ah qu’est-ce qu’on a le sens de la rigolade nous alors.

        • @anne-laure: Je viens de pecho la came. Après douze milles quatre vingt neuf téléchargement, je vais enfin pouvoir le lire. Je me le réserve pour ce soir. Ce sera très érotique, même si je n’ai pas ton sex-appeal et que personne ne me demandera mon numéro de portable. #tristesse#

          • @Pleutre: C’est de la bonne, tu peux y aller.

        • @anne-laure: Si peux me permettre de noircir l’humour, on dit aussi « pays de Jean-Pierre Adams ».

          • @Jérémy: De la célèbre famille du même nom ?
            Noir en effet.
            Tu sais que je suis cap de te faire le cousin machin de cette famille avec mes cheveux et des lunettes de soleil ?
            J’te montrerai, à l’occase.
            C’est pas compliqué.

          • @Anne-Laure: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Adams.

            Crée-toi un compte YouTube et juste fais-le.

    • @anne-laure: Je l’ai avalé, j’ai beaucoup aimé. J’ai été surpris par la généalogie familiale au début du récit, je m’attendais à un début in medias res. Mais après j’ai compris. Ca tombe nickel chrome, j’ai des prépas IFSI encore cette année : je sais par quoi je vais commencer. Ca pouvait pas mieux tomber. 28 exemplaires à commander.

      • ce qui montera les ventes du livre à 34

        • @François Bégaudeau: Ne t’inquiètes pas. Rimbaud n’a pas vendu un seul exemplaire pendant sa vie, à ma connaissance. Les ventes ne s’ accordent pas à la valeur. Bonne continuation!

          • @Anglophone: en plus, t’as ton métier très lucratif de comédien pour recours.

          • tout à fait, Hollywood n’attend que moi

        • @François Bégaudeau: L’émission de Ruquier va impacter sur les ventes.

          • annulée

          • @François Bégaudeau: C’ est décevant pour tes lecteurs. Si cette question n’est pas trop personnelle, pourquoi?

          • quelles est la question au juste?

          • @François Bégaudeau: pourquoi annulée?

            (Que seraient les autres possibilités? Pourquoi tes lecteurs sont deçus parce qu’ on ne peut pas te regarder à la télé? Une question plus intéressante, je suppose.)

          • Cette émission est dominante, donc elle fait ce qu’elle veut. Le rapport de forces est en sa faveur. Elle peut annuler une invitation, au gré des programmations et de l’actualité.
            J’espère que mes lecteurs se foutent que je passe à la télé ou non.

      • @Jérémy: Qu’est-ce que tu fait comme métier?

        • @Anglophone: Prof.

          • @Jérémy: J’espère que ma question ne t’ a pas embêté. Je me souviens maintenant qu’ un Français m’ a dit que les Français n’aiment pas les questions personnelles (que les Américains adorent poser.) Désolée.

          • @Anglophone: Ah non, pas de problème. J’ai un bon souvenir des Etats-Unis. Je n’y suis allé qu’une fois, en troisième, avec une classe. Bon, on s’en fout, mais tout ça pour dire que j’avais beaucoup aimé New-York. Et Lexington.

          • @Jérémy: J’espere que on vous a fait bon accueil. New York et Boston ne sont pas mal; mais si tu viens une autre fois, essaie de visiter San Francisco et nos environs. A mon avis, la cote ouest d’ Etats-Unis est l’ Amerique le plus notable (ou en tous cas, le meilleur de ce qu’on peut offrir au monde) depuis plus de 30 ans — e.g., Silicon Valley, Napa Valley, le beau temps, le bord de la mer rocheux et spectaculaire de Big Sur, etc. (OK, je suis payee par le bureau du toursime locale.)

            Desolee, les accents n’apparaissent pas. En esperant que tu peux comprendre quand meme.

          • @Anglophone: Merci des conseils. La côte ouest est certainement attirante.

          • @Jérémy: Ouais, comme moi. Si tu viens, appelle-moi. J’aime bien aussi les Beatles et les Stones 😉

            (N’irrite-toi pas. Je fais une mauvaise blague.)

          • @Anglophone: Moi, c’est les Beatles. Les Stones, c’est François. Mais il a enterré Mick en 69.

  9. Je ne sais pas si cela avait déjà été signalé.

    http://www.lesjournaliers.com/francois-begaudeau-revenir-au-texte/

    • @MA: Ca l’a été, mais un rappel ne fais jamais de mal. J’ai enregistré la page pour ma part.

  10. François begaudeau, le NTM de la littérature française.
    Ca tape haut et fort.
    On regrettera pas trop d’être en septembre finalement.

    https://www.youtube.com/watch?v=xnkj0KgqJyI

  11. Est-ce que Valérie Trierweiler a crée un compte sur Raconterlavie ? A ce sujet, le billet de la très morale Nelly K., qui en bonne doctoresse des âmes, cherche des symptômes : http://www.lesinrocks.com/2014/09/03/actualite/merci-moment-trierweiler-angelique-lelysee-11522401/. Tous ces gens qui parlent et qui n’ont pas lu le livre, c’est amusant.

    • @Jérémy: « Ce sont pour des idées que nous avons voté. »
      bon, un petit stage de remise à niveau après les vacances?

    • @Jérémy: En même temps, ce livre n’est pas fait pour être lu, c’est un produit de synthèse pour les esprits pauvres.

      • @Pleutre: Je l’ai lu hier soir. C’est très balisé : l’avant-propos, la rupture, allers-retours temps du récit/temps de l’écriture , la conclusion amère.

        Bon, elle ne reviendra pas. Mais quand même, il la bombarde de textos et deux, trois fois elle cède et répond.

        Structurellement, je m’attendais à une petite échappée. Style décevant. No sex.

  12. Le documentaire de richard bohringer sur la carte d’identité d’isabelle me fait bien rigoler.
    Merci pierre.

    • titre 3 guérir les hommes
      titre 4 réparer les vivants
      mais trop de verbes
      titre 6 Hôpital mon amour
      après la Kro de trop

  13. Bonne réception, François. Et pour le concours de perfusions, la concurrence est rude. Que la meilleure femme gagne!

    • @Anglophone: Moui, et qu’isabelle se satisfasse que je ne l’oblige pas à jouer sur mon terrain.
      Parce qu’on peut se faire un concours de dialogue nocturne de 5 heures avec patient en phase maniaque aussi, par exemple.
      Et là je l’écrase comme une mouche flambée à la bière.

      • @anne-laure: … « la psychiatrie ne rapporte rien. La psychiatrie c’est beaucoup de discussions et pas d’actes codifiantes. Une heure à parler avec un schizophrène, ça ne coche aucune case. Un peu comme si vous n’aviez rien fait. D’un coup vous passez pour un employé de la Poste dans un sketch de Dany Boon. »
        M’engueule pas, c’est pas moi qui le dis, c’est dans Le moindre mal – bien vu le titre.

        • @Acratie: pas d’actes codifiables, pardon

        • @Acratie: C’est une citation d’un personnage ou un commentaire de l’auteur?

          • @Anglophone: Ce n’est pas la citation un personnage. Cette phrase est issue d’un chapitre qui traite des nouvelles règles de financement des hôpitaux. La rémunération des hôpitaux publics est devenue une rémunération à l’acte médical, alors qu’ils recevaient auparavant d’une dotation budgétaire globale. D’où le constat de la difficulté à appliquer ces règles quand les actes médicaux ne sont pas codifiantes. Les codes tenant compte je suppose du temps passé, de la prescription de médicament, du type de soin.

        • @Acratie: Merci; dehors contexte, cette citation semblait un peu provocatrice.

        • @Acratie: Evidemment ça me parle et je pourrais développer sur le sujet mais je préfère d’abord lire le livre de françois. On en reparle après peut-être.
          Juste une info : dans les centres médico-psy on nous faisait entrer les actes de soins sur le pc ( entretiens infirmiers, injections, ateliers thérapeutique…), en prévision d’une évaluation de l’activité de soins par une instance quelconque je pense, j’comprenais pas trop.
          Pour prouver qu’on bossait ?

          Mais pas sûre que les entretiens infirmiers fassent valeur pour le moment en effet, il me semble que cela ne compte pas pour les infirmières libérales par exemple.
          Sinon on pourrait faire des infirmière libérales de psychiatrie et ce serait bien cool.

          Dans les cmp on nous demandait de rentrer des diagnostics du DSM aussi, pour des stats, on mettait un peu n’importe quoi, ça nous faisait rigoler. J’l’avais déjà raconté ça.

          J’ai eu le droit à l’évaluation du temps de travail aussi dans un autre service où j’étais avant.
          Sur une journée il fallait noter le temps que nous prenaient chaque acte de soins. C’était totalement idiot et ça sentait fortement le toyotisme.

          Ah merde j’peux pas m’empêcher d’en parler finalement. Le juste une info a dégénéré.

          • que nous prenait (merde pardon chuis pas nette ce matin).

      • @anne-laure: Oui, je le sais bien. J’ai des proches qui ont été hospitalisé dans les services psychiatrique. Vous infirmières psychiatriques sont des anges — solides et tendres à la fois.

      • @Anglophone: @anne-laure: « Ce ne sera pas la psychiatrie, où elle n’apprend qu’à bien verrouiller la porte derrière elle et à ne jamais tourner le dos aux malades ; où le personnel majoritairement masculin et baraqué achève d’attester qu’ici on soigne moins qu’on n’encadre. »

        Est-ce que c’est ton expérience?

        • en tout cas je peux témoigner de ce que anne-laure n’a toujours pas appris à ne pas tourner le dos au malade
          d’après ce qu’on en sait, elle aurait à ce jour reçu trois pichets d’eau sur la tête

        • @Anglophone: Comme je le disais à Acratie j’aimerais bien ne pas trop développer sur le sujet anne-laure infirmière psy parce que ce n’est pas le sujet.
          Le sujet est le livre sur la vie d’isabelle.
          Ceci dit comme je suis complètement tarée je vais te répondre.
          D’abord, je ne sais pas encore si c’ est expliqué dans le livre mais fût un temps où les formations infirmières psy/infirmières de soins généraux (on appelle ça comme ça, tout ce qui n’est pas psy) étaient séparés.
          A partir de 1992, six ans avant le début de ma formation, nous devions donc être formés pour les deux.
          J’ai fait la formation pour la psychiatrie et je me suis tout de même retrouvée à faire des soins généraux. Pas grave. C’était bien quand même.
          J’avais le droit à un stage de santé mentale par année.
          Le premier dans un centre pour déficients intellectuels avec centre d’aide par le travail pour les moins graves et sorte de centre médico-éducatif pour les plus graves.
          Moi j’étais avec les plus graves, j’ai trouvé ça génial. J’étais à ma place.
          Je me souviens notamment d’une certaine julie, grosse infirme moteur cérébrale, qui m’intéressait beaucoup.
          Une autre dont j’ai oublié le prénom, une trisomique qui tirait constamment la langue et passait son temps à se frotter la moule sur le bord de la baie vitré m’intéressait beaucoup moins.
          Mon deuxième stage était en psychiatrie adulte (service fermé) et ressemblait pas mal à l’extrait que tu me donnes.
          Mmmmais le désir d’aller vers les fous est plus fort que tout madame.
          On arrive toujours à aller au-delà. Et même si on nous dit que ce n’est pas recommandé et même si on nous dit que c’ est dangereux.
          Moi je m’entends particulièrement bien avec les assassins et les violeurs.

          J’ajouterais que le fait de faire cette double formation permet de voir justement pour qui on est fait. J’ai confirmé ainsi ce que je m’étais préconisée.
          C’est à dire que dans un milieu de soins généraux j’avais tout de même observé que j’avais globalement une patience manifeste bien supérieure à la moyenne de celle de l’équipe soignante envers ceux qui présentaient des troubles de comportements.
          Envers ceux qui allaient à l’encontre du bon ordre des soins=ceux qui emmerdaient le monde.
          Je pourrais te citer des exemples mais je ne vais pas écrire un livre non plus.

          • @anne-laure: T’as raison. Je me tais et lis le livre.

  14. Dis donc isabelle, ce ne serait pas un p’tit peu de la provoc ça ?
    Quand tu veux j’te prends en concours de perfusions, sur le bras ou site implant et que j’te passe de la chimio à tire-larigot, fingers in the nose, avec pse d’adrénaline et pca de morphine inclus si tu veux, même pas peur.
    Non mais hé…oh.

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