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L’Observatoire des Faits de Langue Contemporains

Où l’intelligence collective est-elle la plus performante ? Dans la mise en commun d’observations. L’œil de A voit ceci que B n’a pas vu. Si A témoigne auprès de B de ce qu’il a vu que B n’a pas vu, B voit mieux.

Ça marche aussi avec les oreilles.

Aussi pourrions-nous cumuler nos forces, nos oreilles, pour recenser des faits de langue contemporains. Non pas tant pour les dénoncer que pour donner à chacun, et à soi-même, la possibilité de ne pas y céder. Ou pour y céder mais en connaissance de cause. Ou pour y céder avec le plaisir pas si indigne de prendre le train de l’époque. Au fond, toutes considérations morales mises à part, il s’agira avant tout de s’octroyer mutuellement le plaisir d’élargir le champ de perception. A quoi d’autre la pensée pourrait-elle donc servir ? Sur quoi qu’elle porte, horreur nazie ou réseau pédophile la pensée est un gain de joie.

Ces faits de langue peuvent être affiliés à deux grandes familles, qu’on appelle par commodité famille 1 et la famille 2.

Famille 1 (les Dugommier) : Les faits d’oralité.

Mots ou groupes de mots dont la valeur sémantique est secondaire, occultée, recouverte ; mots rythmiques propres à scander l’oralité, à la soutenir, à meubler ses blancs, à maintenir le flux là où le verbe peine. Multipliée, la pratique devient réflexe, automatisme, tic.

Exemple : « on va dire ». Raz-de-marée au début des années 2000. En voie de disparition.

Ça ressemblait à ça : « Alors il m’a touché le cul et j’étais un peu gênée on va dire ».

Modalisateur, ce groupe verbal signale une parole qui, soit euphémise pour rester dans le cadre de la courtoisie (l’exemple), soit à l’inverse s’excuse d’aller si loin, d’aller trop vite, de caricaturer, de schématiser. Héritier et pendant oral des « pour ainsi dire » ou « si j’ose dire ». Pas étonnant qu’il ait fait des ravages en même temps que le toujours pimpant « entre guillemets » : c’est le même usage, la même psychologie au travail.

Exemple 2 : « effectivement ». Raz-de-marée au milieu des années 2000, et toujours assez vigoureux dans certaines situations de parole. Le plus souvent, « effectivement » sert de rampe de lancement à une parole sérieuse, à soutenir l’effort intense que produit un locuteur pour se maintenir à un niveau d’expression qui ne lui est pas familier (il n’est familier à personne). Fréquent dans les interviews sur BFM radio ou France Inter, où le locuteur se sent tenu au bien-parler (ce qu’il s’imagine tel). Fréquent aussi en réunion, où chacun se sent obligé de se mettre en position je parle bien, je parle adulte. Sans doute aussi sous-tendu par une positive attitude nourrie d’injonctions managériales : ne jamais dire non, toujours affirmer.

On peut le lier à une béquille comme « un certain nombre », expression probablement remise aux énarques, et aux élèves d’HEC en bonus à leurs diplômes. Mais la tendance est si ancienne qu’elle ne mérite plus le nom de contemporaine.

Exemple 3 : « voilà ». Raz-de-marée de niveau 19. C’est partout. C’est dans ma bouche, dans la tienne. Dans celle des sportifs aux JO (un par phrase, statistique Ipsos). Déjà répertorié par un mauvais roman sorti chez Verticales en 2009 et écrit en 2007, le « voilà » ne faiblit pas. Voir par exemple Omar Sy aux Césars. C’est pas contre Omar, que j’aime beaucoup, c’est juste une illustration parmi des milliers possibles.

http://www.youtube.com/watch?v=Bd2doar0NGQ

Une attachée de presse hier soir au téléphone : deux par phrase. Supérieur donc au niveau olympique.

Exemple 4 : « juste ». Utilisé comme intensificateur d’adjectifs.

Ce mec est juste génial.

Lors de la leçon de cinéma Michel Gondry a juste été lamentable.

Assurément ici, on tient un anglicisme. Un usage inspiré de l’anglais . This guy is just marvelous. At the Gaumont Parnasse, Michel Gondry was just a ass hole. (on voit qu’on peut l’utiliser avec un substantif)

Usage qui ne faiblit pas, mais là encore ça commence à dater.

Passons aussi sur la sidérante persistance d’un fléau comme « au jour d’aujourd’hui », et venons-en à quelques tendances plus récentes :

-« en mode ». Apparu il y a, quoi, deux ans ? Peut-être en voie de déclin, mais toujours là partout (une basketteuse française dans Libé cette semaine : « dans la vie on est sympas, mais sur le parquet on était en mode tueuses »)

-« clairement » ou « très clairement ». La grande tendance 2012, avec poussée depuis la rentrée. Sans doute un anglicisme aussi (clearly ?). Utilisation à l’écrit de plus en plus courante. Grande transversalité sociologique : on l’entend dans Belle toute nue sur M6 autant que dans le débat d’experts de Philippe Meyer le dimanche à 11h sur France cul. Sans doute un héritier du « c’est clair » qui fit des ravages pendant les années 2000, puis déclina comme un Empire

-« si vous voulez ». Peut-être le tube de l’automne, et sans doute de l’hiver. Repéré depuis longtemps dans la bouche d’une Elisabeth Lévy, il sort désormais de la bouche de pas mal d’intellos ou semi-intellos. « Tant qu’on ne relancera pas la compétitivité des entreprises en abaissant les charges sociales, si vous voulez, on ira dans le mur ».

Marqueur oral pur, et souvent abrégé en une quasi onomatopée, comme jadis le « n’est-ce pas » en « ‘pas » (marqueur de droite –voir Radio Courtoisie), comme le « j’veux dire » issus du I mean avait viré « ‘dire ». Ça donne quelque chose comme « sivlé ». Tendance naturelle de l’oral à la réduction au strict minimum. What’s up devient wassup puis waza. Va niquer ta mère devient nique ta mère puis ta mère. On connaît.

Dans cette famille, on distinguera un sous-ensemble composé d’expressions.

Une des plus vivaces : « il me la fait à l’envers ». Quotidienne dans Secret story 2012.

Appelons ça la famille 1bis.

Famille 2 (les Rizzani) : Les clichés lexicaux

Plus redoutables, moins anodins. Car le cliché lexical, porte du sens, un propos, un discours –et donc un discours convenu, tout en se targuant de ne pas l’être, ce qui est la pire chose qui puisse arriver à une bouche. Confinant au cliché d’opinion, il est plus toxique, plus énervant. Pour le coup sa recension n’est pas exempte de l’objectif d’en débarrasser la planète.

Evidemment le lexique psy est le plus performant en la matière : travail de deuil, se reconstruire, le lâcher-prise, résilience, manipulateur, pervers, pervers narcissique, etc. Et, déjà souvent relevés par Bibi, les appendices littéraires : blessure (intime), fêlure (intime –Jean-Luc Delarue), traumatisme, failles, cicatrices, plaies.

Evoquons aussi le lexique républicain : vivre-ensemble, faire société, valeurs, valeurs communes, respect, etc. Comme on fait le boulot par ailleurs, inutile de s’esquinter la santé à traquer ce paradigme là, c’est juste pour donner une idée.

Une famille 2bis se profile, celle des aphorismes, proverbes, adages, sagesse en formules, qui a à un moment connaissent une vogue inespérée :

-« Ce qui ne te tue pas te rend plus fort ». Beaucoup entendu dans les années 2000, comme un mauvais roman sorti en 2006 en porte la trace. Beaucoup moins depuis deux ou trois ans. On l’a tellement essoré qu’il n’a plus de jus. Pauvre Nietzsche.

-« Aujourd’hui est le premier jour du reste de ma vie »

-« Savoir d’où je viens pour comprendre où je vais » (et variantes à base de racines, d’ailes, d’arbres, de ciel)

Entrent aussi dans cette famille 2 des mots qui connaissent une heure de gloire plus ou moins longue, car une heure de gloire ne fait pas forcément soixante minutes. Suggéré par les raz-de-marée écrits plus haut, on pense par exemple à « tsunami » –depuis 2004 et on sait pourquoi. Ou à « sidération » pendant l’affaire Strauss-Khan –retombé depuis. Ou à « procrastination », qui s’est invité à table au milieu des années 2000.

Le travail du sitiste ?

En priorité : proposer à l’archivage commun un tic, un mot, un groupe de mots, un adage, qui entrent dans ces catégories –préciser laquelle, sachant qu’on peut proposer d’autres catégories qui seront validées par un Comité des Sages composé de deux membres à vie, Shakira et Bibi. Sachant aussi que les deux familles se touchent : certains mots ont assurément une valeur sémantique et cependant sont au bord de tourner à la pure scansion orale.

Si possible : donner un ou plusieurs exemples entendus récemment, et pourquoi pas un lien vidéo qui l’illustre.

Eventuellement : proposer une réflexion de type sociologique (qui dit ça ? dans quel genre de situation ?), psychologique (qu’est-ce qui se passe quand ça se dit ?), linguistique (d’où ça vient, comment ça se décline, etc), socio-psycho-linguistique, pneumatique.

Sont aussi bienvenus les compléments d’analyse. Relayant un frère de site ou une sœur de site, un frère de site ou une sœur de site apporte des nuances aux quelques exemples déjà admis dans la liste.

La proposition convainquant Shakira, Bibi suggèrera immédiatement à son maitre ès web de la mettre dans le pot commun.

 

Si ça bosse bien — mais le sitiste est travailleur, le sitiste est souvent chinois — nous constituerons, oui, un Observatoire des Faits de Langue Contemporains. Ce qui donne un acronyme imprononçable. Ca commence mal, mais ça va aller mieux.

Comment participer ?

Il suffit de poster sa proposition dans les commentaires de la saison OFLC en cours : OFLC saison 2

Si la proposition est retenue, un officier d’état civil l’inscrira en bonne et due forme au livret de sa famille :

Les Dugommier (les faits d’oralité)

Les Rizzani (les clichés lexicaux)

1 012 Commentaires

  1. aventure humaine

    alors cette formule-là, elle est pas cro-yable
    son avantage? t’es face à moi, tu m’dis ça, t tranquille j’me casse,
    direct
    ça permet d’être poli
    de prôner la courtoisie:
    efficace et poli.
    et en plus, ça économise de la vie
    pas rien quand même

    on peu l’entendre
    . dans pas mal de présentations-spot pub d’émissions de télé réalité
    mais pas que
    dès que ça parle juste de la vie en fait, ça dit aventure humaine, comprendre c’est riche, c’est de l’humain quoi.
    Mais oui tu m’a vu mettre un jour sur mon blouson un sticker avec marqué dessusl’humain d’abord mais là, c’était pas pareil, c’était politique.
    l’aventure humaine: et à quand un colloque autour de l’aventure humaine?
    les commerciaux pourront appeler tout le monde:
    le méga-rêve ultime pour des organisateurs
    de l’emploi de télévendeurs à vie, miam.

    • @shasheer.paris:

      Dans un monde prétendument dénué d’humanité, « aventure humaine » aparaît, dès que quelque chose d’exceptionnel survient, par exemple des gens qui partent à l’autre bout du monde aider des populations vivant dans des conditions difficiles. Quand ils reviennent, ils disent qu’ils ont vécu une vraie « aventure humaine », qui, à mon avis, englobe plusieurs significations :

      – le fait que cette expérience leur ait permis de s’évader du quotidien (c’est un peu le bénéfice personnel de l’aventure) ;

      – le fait qu’ils aient mis à contribution leur temps libre pour venir en aide à des personnes plus malheureuses qu’elles. Ca fait toujours bonne impression, puisque notre société est réputée individualiste.

      En fait, l’expression « aventure humaine » me donne l’impression d’être mise de plus en plus en avant, comme pour souligner le manque d’humanité du monde aisé économiquement (par rapport aux pays du tiers-monde, par exemple) dans lequel nous vivons.

      • @Delphine: c’est à moi qu’tu parles là? c’est à moi qu’t’as dit ché pas quoi là, qui avait des trucs d’aventure humaine là?

        au revoir
        (les enfants de la télé pourront bien sûr aller direct à 7.30)

  2. pris en otage: un rizzani?
    je sais pas le dater
    le propre d’un otage pouvant être d’être mis en situation, entre autres, de plus trop savoir quel jour de quelle année on est

    • @shasheer.paris:

      « Pris en otage » peut également signifier, dans un sens plus figuré, que des personnes présentent les choses de telle sorte que l’on ne puisse qu’adhérer, rentrer dans leur jeu. Ca pourrait peut-être se rapprocher de l’expression « être mis devant le fait accompli« .

      Dans le domaine littéraire ou cinématographique, il arrive qu’un écrivain ou un réalisateur s’arrange pour que le lecteur ou le spectateur soit automatiquement ému par l’histoire qu’il raconte, et n’ait d’autre choix que d’apprécier le livre ou le film.

      Par exemple, un jour que j’avais lu un livre de Marc Lévy, je m’étais dit que l’histoire passait bien, mais qu’il « prenait son lecteur en otage« , en décrivant de manière spectaculaire des scènes insoutenables (il était question de la torture en Argentine pendant la période de dictature). Le lecteur ne pouvait qu’être en empathie avec les personnages de son livre, ne pouvait qu’adhérer, et ne pouvait qu’être ému en refermant le livre. Mais j’ai eu l’impression que tout cela était fait de telle sorte que le lecteur ne prête pas attention au style d’écriture du livre, tant il était absorbé par l’histoire qu’on lui racontait. Je me suis dit que Marc Lévy était un auteur qui axait ses livres sur l’histoire qui était racontée, en comparaison d’autres écrivains qui prêtent une attention particulière à un style d’écriture travaillé, au rythme des phrases. Ce genre de livre a le mérite de détendre, de permettre de lire sans réfléchir trop au « comment c’est écrit« . C’est juste que, quand on lit des livres comme ceux de Marc Lévy, et que l’on essaye de s’attarder sur le style d’écriture, on ne retrouve pas le même genre de subtilités que l’on peut trouver dans d’autres livres.

      • Il faudrait quand même aussi parler, puisque le seul objet est le récit, de ce que ça raconte, et de ce que brasse comme imaginaire de merde ce que ça raconte.
        Pas d’accord pour dire qu’il y aurait la bonne littérature exigente et la mauvaise qui prend pas la tête. Moi la mauvaise me prend beaucoup la tête. Me fatigue. M’attriste. Et fait plus de dégats qu’on ne le dit.

      • @Delphine: « Pris en otage » je crois aussi que c’est surtout employé en lieu et place de il/elle – elles/ils nous emmerdent plutôt,
        si je peux m’exprimer ainsi;
        et dès qu’un autre te dévie d’un millimètre de la trajectoire que tu as eu tant de mal à te choisir

    • @shasheer.paris: je ne sais donc pas bien dater le moment-bascule où c’est devenu un tic hors contexte
      impression de l’avoir relevé -et on est tout plein- à partir et à propos de mouvements de grèves surtout d’hiver et variés: marcher dans la neige ça fait froid notamment aux pieds et ces mouvements peuvent jaillir de tous les domaines pros où les salariés se movent encore sous cette forme, entre autres.
      pris en otage
      peut apparaître comme un outil linguistique à se mettre facile en bouche, assez vite bien sous la langue
      – en exemple de son utilisation, je fournis la vidéo en ligne d’une interview dans laquelle un journaliste invite par exemple un mec qui finit en er, par ailleurs prénommé michel et représentant de l’intersyndicale CFDT-CFTC-UNSI et FO de la Compagnie des Transports Strasbourgeois à mieux expliciter les revendications de son secteur:
      http://www.dailymotion.com/video/xds6zn_greve-des-transports-une-prise-en-o_news#.UZ2vbM69pyA
      cet exemple me semble intéressant car il est un peu à double-détente, on relève et s’interroge sur l’emploi de l’expression et ainsi on la maintient en vie

      idem ici http://www.latribune-online.com/evenement/82838.html où là c’est l’emploi de « guillemets » dans ce petit encart en ligne récent qui illustre assez bien son usage à la fois comme forcé mais bien incrusté.

      . que cela puisse être par exemple assez pénible d’être aplati à mort sur une des vitres souvent vite sales de ta voiture de tram ou de trom quand t’as, ravi, pu monter dans le métro sur quatre qui finit par entrer en station façon Johnny au sdf, on te l’accorde plutôt volontiers
      mais tous passer au dessus du portillon (ce mot est dingue) pendant les 2 ou semaines qui suivent sans valider tes passages apr exemple, suggestion que je n’adresse qu’à toi qui est encore dans les clous et détenteur d’un titre de transports* et bien ça f’ra chuter leurs stats et ils réagiront: des rétorquades-réactions semblent toujours un peu possibles et un peu moins dangereuses à priori que celles vis à vis d’éventuels ravisseurs.
      / *car ne pas acheter ton ticket et tout seul revendiquer, un peu vainement comme un con quand t pécho au contrôle que c pour risposter c peu possible ça, à part dans les chansons des zab./
      De plus, tu peux toujours t’appuyer sur les récits, témoignages et/ou adaptations créations artistiques autour de ces infraction/délit (chercher des précisions sur la limite si ça stimule) assez nombreux, réguliers et pas désagréables, cela t’aidera peut-être à penser à t’auto-rouler le nombre de pelles de ton choix avant de te laisser tenter à utiliser cette expression.

      • oublié un exemple:
        « lui passer le sel pendant que je kiffe manger mon velouté de potiron? v’là pas la prise d’otage »

      • ces infraction/délit

        que sont les prises d’otage estampillés telles notamment par la justice,

    • @MA: Adèle, chaque sitiste attend un geste qui va bien de ta part, l’envoi d’un exemplaire par exemple, pour avoir juste aidé dans ce pur travail j’ai envie de dire.

    • @MA:

      « Elle était en robe noire avec le petit top transparent qui va bien » : « Qui va bien » ne me semble pas avoir de sens, ou alors il anonymise complètement la personne à laquelle il se rapporte. C’est encore moins personnalisé que les expressions apparaissant plus loin dans l’article : « je reviens vers toi » (c’est vrai que cette expression est très employée aujourd’hui dans le monde du travail, mais je trouve qu’elle est bien tournée et a une signification claire) ; « c’est juste insupportable » (expression effectivement entendue à tout bout de champ et qui, à la longue, peut agacer l’entourage) ; « au jour d’aujourd’hui » (je crois qu’on trouve depuis longtemps cette expression également à l’écrit, dans un langage formel, pour insister sur la situation actuelle) ; « donner son go » (je ne l’entends pas beaucoup autour de moi – j’entends plutôt « donner son feu vert« ).

      • Précieux post. Où l’on reconnait la posture habituelle de l’essayiste en surplomb. Ca a l’air d’etre celle du livre. Mépris total pour la langue courante, ses tics. Moi aussi il y en a qui m’énervent (j’avais signalé en intro l’impayable au jour d’aujourd’hui), mais cette posture de mépris moqueur ne peut etre systématique quand on traite cet objet. Continuoons donc ici à relever les OFLC en les jugeant aussi peu que possible. D’aileurs j’ai du retard dans le relevé, je vais m’y remettre.

        • les OFLC:

          retard dans le relevé, je vais m’y remettre.

          nuage de suspense
          et la liste des nominés est publiée?

          • prise de risque
            dalle béatrice l’a auprès de moi superbement réactivé ce rizzani, hier sur le plateau du grand journal:
            – un de leurs chroniqueurs aborde quatre des acteurs de les rencontres après minuit en leur adressant une question qui démarre genre:
             » dans vos films, vous aimez la prise de risque et vous nous
            /CUT DELICAT de béatrice/
            – quand on fait la guerre on prend des risques, pas quand on fait du cinéma
            + sourires tout doux ++++ tout le long du discours: une sorte de doigt rhétorique délicat un peu sur ce coup-là
            -> béatrice, je t’embrasse,
            avec le bout de langue entre tes deux incisives oui.

          • @shasheer.paris: Shasheeeeer, tu fais ta natacha et …/Quelque phrase ou geste qu’on t’adresse, tu ne l’évalues qu’à l’aune de la bienveillance qu’il contient/…- f.begaudeau, vld,gall.2009 –
            je comprends donc le zero pop-up à la suite de la propale prise de risque comme une invitation à en dire plus,
            c’est parti:
            Après un détour gourmand par la page 94 de l’antimanuel de litté. de françois, je me saisis de certaines de ses lignes, celles qu’on peut y lire notamment dans le paragraphe baptisé vers ton risque dans le chapître 5, lui-même intitulé la littérature est-elle une baleine blanche?
            Le parcourir m’amène à me demander si dalle béatrice a ri ou réagi un peu comme face à une représentation d’acteurs en toreros qui rêveraient d’un cinéma-corrida?
            Dans les pages du dismoifrançois, sont gravés également des échanges à propos de la notion de risk-taker alors réfléchie et tordue dans son utilisation pour parler des écrivants-écrivains
            – cela est-il plutôt employé quand on est presqu’aveuglé par une buée admirative presqu’amoureuse et qu’on a tendance à voir chez qui fait quelque chose qu’on ne fait pas mais qu’on aimerait faire, une prise de risque parce que soi ne la prend pas?
            Serait-ce en particulier quand l’admiration s’alimente de représentations excitantes tentantes sur une activité qu’on charge d’un gros potentiel de rebelité (de rebelle) ou qu’on imagine souvent fruit d’un travail de terrain en amont du travail d’écriture, travail qui se ferait comme en avant-poste, genre d’une place d’envoyé-écrire spécial?
            …/Mais de quel risque parle-t-on quand on parle que de phrases, couchées dans l’intimité protectrice d’une chambre, qu’elle soit de bonne ou d’hôte?/…
            adl,, bréal, 2008 –
            post-pensum: et c’est qui d’abord cette aurélie que tu remercie françois dans ton antimanuel pour son aide précieuse?

            + la prise de risque comme objet de colloque quand même
            http://www.arkantos-presse.com/2007/09/11/%C2%AB-la-prise-de-risque-une-necessite-humaine-quil-faut-gerer-%C2%BB
            et une proposition pour l’acronyme de cet flc: facile, comme ptdr mais sans le t

  3. en quête de sens à ne pas confondre avec en quête d’essence, mener une enquête de Sens car comme dit ma cope marlene on est pas là
    pour se faire engueuler
    pour rigoler
    . plus musicalement rythmé encore quand précédé de quadra ou quinqua ce qui donne
    quadra en quête de sens/ quinqua en quête de sens
    encore dans la tranche d’âge je pars pour une aventure humaine
    je trouille un peu mais puisqu’il le faut.

  4. Surréel
    /encore suramplifié quand précédé du renommé juste/
    .en mode puriste: peut s’employer à la dada, en lien avec un mouvement littéraire culturel et artistique qui permet de convoquer à table toute une clique à priori pas concrètement invitée
    . en mode fièrement impur: peut s’employer en espérant une parole-écho à ses sentiments/sensations comme pour réaliser, mieux palper ce que tu vis – son synonyme contemporain, parfois moins séduisant aux non-amateurs de mots populaires, pourrait être surkiffant
    – quelques exemples d’emploi:
    . « surréel l’effet que te fait begaudeau » – miss belle-mère me remettant le la montagne du 21 avril, celui avec la chronique du temps présent signé ce mois-là par l’invité renommé sus-cité et titrée « Psychologie des libéraux ».
    . « l’enregistrement de bankrupt? juste surréel.
    le choix de la pêche? idem, comme une évidence quand on a vu ce fruit » – en radio quand l’un des membres de phoenix (j’aime bien leur premier) raconte les temps et conditions d’enregistrement de leur dernier album; cru comprendre que ce fût pour eux un faisage plus sauvage, plus nature juste surkiffant.
    . surréel, lu aussi en intro de 4 petites lignes-critiques du dernier gondry bien axées sur les voitures et autres objets de décor bien dingottes.
    . entendu avant-hier à table quand ça banquetait et causait coûts/litre affichés aux pompes à carburant je crois: « t’as vus les prix surréels? »
    . dit aussi par moi-shasheer quand jean luc mémé a niqué sa race à la nathalie st cricq : « depuis le temps qu’elle me pête les couilles et que je fantasme que quelqu’un se la fasse, ‘faut que je revisionne cela, entre autres, jean luc y est rigoureux, cohérent, constant, exigent, presque surréel quoi.
    – « mélenchon surréel? viens donc marcher avec nous dimanche pour voir. »
    → m’empresse de noircir le day du 5 de mai sur mon agenda tiens, ça pourrait me faire du bien.

  5. @Acratie: A chacun(e) sa perception des mots.
    Que à force d’employer un mot on oublie ce qu’il représente, je le conçois, mais on est dans l’oflc ici, et je ne crois pas que les mots soient anodins, sans importance.
    Il est écrit un peu plus haut dans le texte de présentation « Va niquer ta mère devient nique ta mère puis ta mère. »
    « ta mère » a été tellement utilisé que c’est devenu une ponctuation dans une phrase, comme putain-cong chez les toulousains (est ce un cliché), mais que cela n’empeche pas d’avoir conscience de la violence de l’expression d’origine, violence qui est cachée, sous-jacente, dans « ta mère ».
    Quand il a été question de la féminisation des noms de métiers il y a quelques années, d’un côté la plupart des gens ont dit « y’a plus important à s’occuper que ça » et d’autre part le texte a rencontré une très forte résistance, si ce n’était pas « important » personne ne s’y serait opposé.

    « c’est un mot qui sonne bien, mieux que clito »
    n’est ce pas tout simplement parce que l’oreille y est habituée ? on n’entend pas ‘clito’ cent fois par jour
    comme quand on a voulu franciser « walkman » en « baladeur », au début « baladeur » écorchait les oreilles, puis on s’est habitués, et le mot est devenu tout à fait banal

    • @yeux bleus:
      Roller ou patin à roulettes ? qu’est-ce qui roule le mieux, le plus fluide ?
      On dirait que la sa seule question ce serait l’adéquation, ce serait plus marrant.
      Tu m’casses les couilles ou tu m’casses le clito ? où l’allitération est-elle la mieux rythmée ?

      Nique ta mère, nique tes morts c’est juste une autre façon pour Va t’faire foutre, il n’est pas question de forniquer avec les personnes en question mais c’est vrai que NTM c’est violent parce qu’il est question de la mère, avec le mariage pour tous on pourra tenter Nique ton père, on progresse.
      Le problème c’est la charge insultante, le niveau de violence de la situation, du contexte. Par exemple Ta mère la put’ ça peut attiser les conflits, ou bien J’vais t’fumer, geste mimé, c’est menaçant.

      Par ailleurs, les expressions de l’impatience ou de la colère sont des exutoires, les formes employées peuvent être grossières, cyniques, elles ne sont pas forcément insultantes. Le Mur des cons du syndicat de la magistrature par exemple, s’il reste enfermé entre les murs d’un bureau fermé, c’est un exutoire (c’est juste une connerie qu’il en soit sorti), un prof qui arrive en salle des profs en hurlant « j’vais l’buter c’bâtard » parce qu’un élève lui pourri ses cours, c’est pas pour de vrai et la violence des mots le soulage, (personnellement ça ne m’est pas très sympathique mais c’est symbolique, avec un peu de chance ça peut devenir comique), une blague de carabin ou de croque-mort, pareil.

  6. les couilles des femmes

    Une belle victoire du machisme.
    Déjà on avait « avoir des couilles » = les hommes sont courageux, les femmes ne sont pas courageuses.
    On a eu aussi Alain Delon, qui pour féliciter Florence Arthaud quand elle a gagné la route du rhum, n’a rien trouvé de mieux à dire que « elle en a ».
    Et une overdose d’expressions « j’m’en bats les couilles » « tu m’casses les couilles » « il a pas d’couilles » etc
    répétées mille fois par jour.
    On le sait que la référence c’est l’homme, le masculin; entendre parler dix mille fois par jour des attributs masculins est plus que pénible.

    Depuis quelques années de plus en plus couramment des jeunes femmes aussi disent « je m’en bats les couilles » et autres du même tonneau.
    Sans doute par imitation, à force d’entendre cent mille fois les mêmes mots on finit par les dire soi-même.
    Au lieu d’inventer l’équivalent féminin. J’ai déjà vu « je m’en bats le clito », mais peu, et sur des forum féministes; jamais entendu dans la rue.
    Là non seulement elles adoptent le vocabulaire des dominants mais en plus elles nient « volontairement » leur appartenance au sexe féminin, leur identité.
    Assurément une belle victoire du machisme.

    • @yeux bleus: mea culpa, je dis souvent tu me casses les couilles, et j’men bats les couilles un peu moins souvent. Couille, j’ai toujours aimé ce mot sans trop m’occuper de ce qu’il désigne, c’est un mot, si j’ose dire, qu’on a bien en bouche, en plus, c’est un mot qui sonne bien, mieux que clito (qui n’est pas l’équivalent soit dit en passant), et dans les expressions tu m’casses et j’men bas il ne désigne plus un « détail » anatomique mais il sert à taper la phrase. Que les femmes utilisent ces expressions, qui ne sont que des expressions, n’attente pas à l’égalité entre les hommes et les femmes, à voir la tête de certains mecs quand on envoie ça, on peut même penser le contraire.

    • @yeux bleus:

      Si tu savais combien de fois je dis par jour « putain » nom attribué aux femmes mais utilisé par les deux sexes sans que les hommes lorsqu’ils le profèrent insultent les femmes, dans le cas d’une interjection ou dans le sens satané: putain de PC d’merde ou sacré: c’était une putain d’journée.

  7. truc-magma
    déclinable à l’envie : comme dans manif-magma, invite-magma, artiste-magma
    – entendu ce matin dans le c dans l’air du mardi, à propos d’une future encore putain de manif-magma
    avec arrêt du journaliste sur ce concept-magma qui serait déjà repris partout.
    . a compris que cela pourrait illustrer des humeurs qui s’agglutinent, qui pourraient s’aimanteraient via un flux de ressentiments
    un peu un peu comme un conglomérat agglomérat, un rassemblement de boules malodorantes-thriller qui se météorite,
    il paraît, que jackson mickael invite un merle barjot à en découdre en justice pour plagiat de sa choré

    • @shasheer: si seulement leur choré était aussi bonne à r’garder,

      • @perddrix: certes,

  8. carrément / k ré man /
    lorsqu’on l’utilise en interjection-approbation à 100%:
    ton approb est pleine, franche, on est dans le consensus mastoc et serein.
    mot qui peut socialiser avec si, benh si, woaw, oh et être utilisé de façon multi-situationnelle, avec usage en mode binaire, après une engueulade où ça marrave sec, après un bon moment, après l’amour:

    .  » comment ça t’en peux plus? tu s’rais pas en train d’me dire que tu veux t’barrer des fois?
    – benh si, carrément. » + claquement de porte, de portière ou, variantes, jets de télécommande, changement de ligne avec prise de direction opposée dans un transport en commun.
    .  » ça va?
    – ca-rré-ment. »
    .  » t’as vu le nombre de pays qui autorisent le mariage entre même sexe? c’te honte cet été quand on ira à barça!
    – carrément. »
    . « carrément, ce s’rait pas un brandon dugommier ça?
    – carrément. »

    • et je livre de suite son contraire
      qui peut lui socialiser avec mais

      tellement pas

      « pas trop déçue d’abandonner cette bonne idée?
      – tellement pas. »

      au tél.:
      « yuri dort à la maison? et l’état de ta chambre? ça te gêne pas trop?
      – mais tellement pas. » et ça coupe,

  9. point barre

    On appuie un ordre : Toi, tu fais tes devoirs et tu files te coucher point barre
    On affirme : Tatcher elle était comme elle était mais elle a sauvé le Royaume Uni, c’est comme ça, point barre
    C’est sans réplique, ça ferme à la discussion.
    La « barre » serait l’espace après le point.

  10. scorer
    peut exprimer une progression dans quelque chose, un marquage de points dans un projet, l’atteinte d’une victoire, l’efficacité à 100% d’une machine à gagner ou plus calmement, quand on suit un chemin qu’il est conseillé de suivre en mode ascensionnel

    . ça donne chez l’ami qui s’informe de ton passage de flèche que t’as eu de bronze alors que lui concourrait pour son pioupiou:
    – alors au final, t’as scoré combien rapport au temps de l’ouvreur?

    . chez le même ami qui en profite pour se préoccuper en même temps élégamment des résultats de ta densitométrie osseuse:
    – sinon elle score où ton ostéodensitométrie?
    – tu veux mon t-score ou le z?

    . quand françois présentait la participation à et les propositions vers l’oflc comme purement ascensionnelles , un autre aurait pu préciser:
    – l’oflc, tu ne peux qu’y scorer quoi.

    . à table hier:
    – la dernière manif des trouillards elle a scoré combien?
    – laquelle ? la dernière à paris ou celle du 12 à lyon?

    . ou dans les lignes d’un journaliste de charlie -en remplacement de niquer, faire flipper? –
    où il conclue sa chronique par l’aboiement d’un projet de scorer la race de je ne sais plus qui,

    • @shasheer: Je ne suis pas certaine que le verbe « scorer » existe vraiment, mais en tout cas cette sorte de néologisme est bien pratique en termes de concision. Ca veut bien dire ce que ça veut dire, on comprend tout de suite, et dans différents domaines, comme tu le montres dans tes exemples de la vie quotidienne. On va droit au but, au lieu de faire de plus longues phrases, comme « quel score a-t-il fait ? ». A l’oral, je trouve que ça passe bien. A rapprocher de son dérivé « scorophilie », mot que j’ai découvert lors de l’évocation des « Deux Singes ».

      • mais que je suis le seul à utiliser au monde
        et pas peu fier

  11. J’ai un apprenti dans mon équipe (Master 2 en RH quand même !) qui dit « ça va l’faire » à tout bout de champs, comme s’il voulait se rassurer, se convaincre qu’il allait réussir. Mais aussi, évidemment, pour me rassurer moi, sa chef ! « Ne t’inquiète pas, je suis jeune, mais je vais y arriver ». Et ça sous entend aussi un peu « c’est pas si compliqué, tu sais », parce qu’il prononce cette phrase avec un petit air entendu, limite si il me ferait pas un clin d’oeil ! Remarque, ça me fait bien rire !

    Alors François, défaut de langage, et ce garçon a besoin d’un « ange gardien lexical » ? est-ce un Rizzani ?
    Ou bien il n’est pas dans son époque.
    Je ne suis pas linguiste et pas suffisamment observatrice pour étayer avec d’autres exemples mais dites moi, vous ici, sittistes professeurs ou non, mais aimant « discourir autour du verbe », est-ce une expression qui redevient à la mode ? ça m’a l’air plutôt très très vieux non ? Il dit aussi « C’est cool », mais moi je disais ça à 15 ans dans les années…80-85, non ?

    Ne croyez pas qu’il ne soit pas intelligent pour autant !

    • @Jeanhel: J’aime bien ce décalage entre le langage qu’il serait de bon ton d’adopter dans le domaine professionnel, que l’on soit jeune ou moins jeune, d’ailleurs. C’est un peu dans l’esprit de « On ne parle pas à ses supérieurs comme à des copains ». L’exemple de ton apprenti (ou stagiaire, c’est peut-être plus d’actualité, surtout s’il a un niveau Master 2) me fait bien sourire, et je suis contente que tu prennes bien ses libertés de langage. Entendre dire une personne (d’autant plus s’il s’agit d’un jeune) « Ca va l’faire » ou « C’est cool », de façon spontanée, je trouve que ça met un peu de fraîcheur dans un univers professionnel parfois un peu trop cadré ou rigide. Ca dédramatise les choses, ça fait retomber tout à coup une partie du stress. Et je crois que c’est surtout une preuve de recul face aux choses, d’autant plus que ce jeune « apprenti » n’est pas forcément au courant des éventuelles difficultés ou des enjeux de ton entreprise.

  12. Suite au match de foot PSG – Barça hier soir, j’aime bien l’emploi du « on » dans les médias, comme pour qualifier l’ensemble du peuple français qui serait forcément supporter du PSG. Par exemple, ce matin, à la radio, j’ai entendu, non pas « le PSG n’est pas passé loin », mais « on n’est pas passés loin ». Ca m’a fait sourire, parce que je trouve que cela donne l’impression que c’est l’équipe de France qui jouait. Les éventuels supporters français du Barça semblaient complètement occultés. Ou alors on peut l’interpréter comme le côté fédérateur du sport, peut-être le foot en particulier.

    • A lier avant tout à la localisation de la presse audiovisuelle, dont les acteurs habitent Paris. Le PSG est souvent leur club de coeur. Pas toujours mais souvent.

  13. ça m’fout l’seum
    ça m’énerve, ça me fout les nerfs

    j’me suis fait tirer mon ipod putain ça m’fout l’seum
    j’ai raté l’bus, trop l’seum
    j’peux rien faire, j’ai l’dos pété, ça m’fout trop l’seum

    ça m’fout l’seum
    on a aussi une version déprime, suffit de reprendre les mêmes exemples sur un ton plaintif

    Viendrait du mot arabe « semm » : venin (selon le gratuit 20 minutes)

  14. lach lafair
    j’aime, avec le pouce en érection oui
    parce que:
    -ça sonne un peu total à contre-courant de la sorte d’acharnements dans le traitement de l’info contemporaine,
    dans le rythme auquel un truc peut te sauter à la face parfois sans que tu demandes rien et que ta mère, au courant 2-3 jours après t’en parle comme d’un scoop
    mais aussi parc’que
    – c le laisse béton de séchan2013 quand t’essaie même pas un pete de t’empêtrer un chouïa dans un début de complications
    quand l’affaire est pas dans le sac par ailleurs plein de nœuds
    et que les outils de communication d’aujourd’hui te permette de rompre par texto, twit, post ou en silence
    le panard.