Begaudeau.info, le site officiel de François Bégaudeau

Dis-moi

Pas encore membre ? Enregistrez-vous et simplifiez-vous les commentaires !

Posez une question à François dans les commentaires au bas de cette page en l’introduisant par « DIS-MOI », il y répondra régulièrement.

Vous pouvez également tenter une réponse à la question du moment posée par François à la suite du logo  François Bégaudeau pose des questions  et peut-être figurer dans les contributeurs retenus pour la compile.

Le logo question close signifie qu’ une question est close.

* Règle générale formulée ici-même par François en réaction à un post : «j’aimerais bien que cet espace s’épargne les petites piques mutuelles qui sont l’ordinaire des forums. Si les posts de X te déplaisent, ce qui est ton droit, il est toujours possible de ne pas les lire. Pardon de me faire arbitre des élégances, mais c’est un beau défi collectif que de résister ici à la pente conflictuelle du Net.»

* Règles particulières pour « la question » : 10 jours pour répondre, déplier un minimum le propos (argumentaire en 2 ou 3 points)

Note du webmaster : Pour des raisons techniques une discussion est limitée à 5 niveaux d’imbrication, en conséquence, au dernier échelon, le bouton « Répondre » disparaît . Pour continuer la conversation il faut donc remonter d’un niveau.

Ci-dessous les questions déjà répondues et les discussions en cours.

78 938 Commentaires

  1. à moi ça donne plutôt envie de garder mon statut de fonctionnaire pour pouvoir bouffer des frites mayo à la cantine.

  2. Bonsoir sophya,
    je m’étais déjà un peu renseignée sur l’économie sociale et solidaire à une époque ( toujours en quête de système économique alternatif ), j’avais notamment suivi des conférences d’un type dont je ne sais plus le nom ( chef d’une grosse entreprise ), un pote de celui des jardins de cocagne,
    et bon, ben ça m’emballe pas des masses, ça me semble bien fadasse ( pour rimer ) : https://youtu.be/m_3LaKcnkKE
    Je n’ai pas l’impression que c’est le chemin pour obtenir le moins d’heures de travail possibles pour l’humanité, non ? Ou que cela sortira les travailleurs précaires de leurs précarités.
    Pour le reste , dont j’ai déjà parlé , le lien plus ou moins caché avec le monde de la finance , je fais bien gaffe parce que je suis une complotiste anti-capitaliste, j’exagère sans doute un peu et je bascule du côté obscur de la force.
    En outre, j’ai une sœur en recherche d’emploi qui m’en parle aussi actuellement, parce qu’on lui en parle là où elle se renseigne, et ça me donne l’impression que vous êtes une armée de prosélytes, d’où le fait que je réagisse vivement à ton post de bon matin, quand je me réveille et que j’ai la patate de ne pas avoir bossé pendant 9 jours.

  3. Friot, visions communiste >< capitaliste du travail, des travailleurs et de la retraite
    https://m.youtube.com/watch?v=90uLfsxrgWc&fbclid=IwAR3sAsdJmi9nneM1hCHTvDYHGq7nujBjeBARZB7eJTe4i_zPVAVwfez6ymg

  4. ah bah non, finalement c’est avec carrefour que superU s’est marié : https://www.lineaires.com/la-distribution/la-pub-qui-pique-de-systeme-u?sso=1581609025
    fin de l’enquête.

  5. à propos de kisskissbankbank, et pour info,
    parceque cet outil de crowdfunding est d’usage et de réputation certaine maintenant (même pour les mémés qui aiment la castagne comme moi)

    voici, à partir des travaux de notre hôte, ce qui a été tenté et/ou a même abouti,
    (Sophya, si ça t’intéresse) :

    https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/soutenez-la-creation-du-spectacle-au-debut–2/tabs/backers

    https://nantes.maville.com/cinema/cinemam_detail_-cinema-jouer-juste-de-francois-begaudeau-sera-tourne-a-nantes_29-2169968_actu.Htm

    (le second, et je me trouve d’ailleurs fort marrie, n’ayant, pour l’instant, et à ma connaissance, pas, à ce jour, abouti, avec *Claire Koc du moins)
    * je recommande de fouiller sur ce site pour en voir, ça empêche pas, les nombreux tournages réussis avec François dont, c leur première fois, je crois, celui qui est cité dans le nantesmaville:
    https://www.dailymotion.com/video/xkgiw9

    1-2-3 accordéon!
    kiss,

    • c’qui sont canailles, Claire & François

    • et dans leur ´ vous êtes français? ´ on retrouve presque, dans les réponses des premiers gars questionnés par celle qui cherche à en épouser un, l’hésitation de la dame-renard au rond point 😀

    • et du coup, à la jeune femme-quepourlecouscous tout ça, François aurait pu, aussi, parler de ses pieds :- D

      fait du bien de revoir ce petit film,
      merci Sophya (le chercher pour toi me permet de le re-voir/regarder, cool)

    • et du coup je repense à la meuf estonienne aussi, qui vient chercher l’auteur à la gare, auteur qui dit avoir cherché (mais oui, blague, ok, on sait, mais je choisis d’aller jusqu’au bout quand même) et se trouve pas, se trouve rien pour converser avec elle, pas de contenu (?) point commun (?) cliché-nationalité pour alimenter la converse,
      ouais on se marre, on se marre avec François quand il joue à ça,
      – alors qu’au moment, estonienne, ou d’origine esto. , (wtf), turque, belge ou iranienne, ils sont juste sur un même endroit et en fait, sans se monter cette barrière/nationalité, peuvent parler d’eux, de tout en fait, vivre tout

      – (je laisse tout de même un peu de côté la situation précise de François, dite au rond point, puisque la meuf l’emmène sur le lieu où ils sont attendus, pour leur boulot, il y a un horaire à tenir pour les 2, et une tâche à accomplir. Sauf s’ils désertent, c vrai ça au fait: t trop à 400 boules prés, François)

      Donc, dans un cas un peu comme ça, on peut toujours tout d’abord s’enquérir l’un/l’autre de l’état de santé/humeur/affect respectif du jour, déjà souvent, ça met bien,
      on peut aussi se mettre à courir – ouais d’emblée, pourquoi pas? – se balancer, contempler le batiment de la gare ou s’en moquer, manger des frites, ou que sais-je, se prendre un truc dont les 2 pourraient juste avoir envie, qu’il pourraient voir à ce moment là et juste désirer,
      [sous réserve, bien sûr, je sais, que les 2 soient, au moment, pas trop préoccupés, mis à mal, inquiétés, en danger, réellement, par leur situation sur le territoire du pays où ils se (re-)trouvent]

      Proposer à qqn de parler du dernier Assayas s’il vient à peine de trouver un lit, (le qqn, pas Assayas) un abri pour 1 mois, dans le gymnase du quartier où la personne galère depuis qu’elle est arrivée à Paris, pour trouver à y (sur-)vivre et ça prend pas vite, c peut-être un chouïa prématuré;
      quoique même, et si barrière de langue il y a, on se marre à trouver à faire, à dire, se dire ensemble quand même (si désir de chercher, on trouve toujours qq chose, un truc, une situation à vivre et dire, sérieux.)

      – Les 2 qui se trouvent peuvent parcourir un quotidien du coin, tiens, le mater, dire à propos, se dire à partir de,

      Dans la cravate, à un moment, le respon-ami de Bastien Régnier lui dit d’aller parcourir le journal, puisque ce respon de cellule du parti, de bureau local, veut lui faire une démo pour rédiger, s’entraîner à rédiger des communiqués locaux (le sien vient d’être validé par son supérieur)
      C le moment où Bastien formule son premier étonnement/ressentiment sur le décalage entre eux 2, le moment où il note, dans le docu, la promotion du gars qui est entré au FN en même temps que lui,

      Si, dans cette situation, pour séparer, mettre contre, dire contre des situations, des gens, les membres d’un parti, quelqu’ils soient, peuvent trouver du grain à moudre pour rallier des prospects/électeurs à une/des causes-idées pour lesquelles ils travailent à les faire voter pour le parti,
      la même méthode est valide aussi pour se vivre, vivre, survivre à côté les uns des autres,

      C’était quelle année déjà Fabienne Thibeault ?
      https://m.youtube.com/watch?v=CzkNDfmcG6g

      même année que Marie Myriam dis donc, nan? dingue,

      • l’idéal: se faire des passes avec un truc trouvé dans la rue en guise de ballon
        et jouer au foot
        benh ouais,
        soluce.

  6. et en complément , pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir la télé : https://youtu.be/c1KKKWYKdVY

    Le mot dont nous devons nous méfier comme de la peste c’est le mot : éthique.

  7. j’ajoute, sophya, tu sais à quoi me fait penser tout cela , à la grande affiche pour la pub superU que j’ai vue l’autre jour au bord de la route : un beau paysage naturel, un enfant, un slogan qui nous dit que super U n’est pas là pour satisfaire des financiers , mais des clients : nous.
    Et j’ai envie de leur dire que mon cul c’est du poulet : https://www.boursorama.com/bourse/actualites/systeme-u-et-auchan-se-pacsent-9662d1871f9cee82ac3fc6b72c10640e

    perversité des perversités du néolibéralisme.

  8. Bonjour Sophya,
    j’ai cliqué un peu partout sur tes propositions, j’en retiens :

     » De nombreuses fondations soutiennent des projets à fort impact social et/ou environnemental. Exemples :
    – La Fondation Crédit Coopératif
    – La Fondation Up
    – La Fondation Auchan
    – La Fondation Macif
    – La Fondation BNP Paribas
    – La Fondation E&+
    – La Fondation la France s’engage  »

    un peu ailleurs : https://www.google.com/search?rlz=1C1OKWM_frFR808FR808&sxsrf=ACYBGNRb3FcKHIKZrURYP2U_kSlkdLSbnQ:1581583184156&q=OTCMKTS:+AVVIY&stick=H4sIAAAAAAAAAONgecRoyi3w8sc9YSmdSWtOXmNU4-IKzsgvd80rySypFJLgYoOy-KR4uLj0c_UNknOSLCqyeRax8vmHOPt6hwRbKTiGhXlGAgAf2bkpSwAAAA&sa=X&ved=2ahUKEwjX-P6-kM7nAhWWSBUIHQM6DhEQsRUwHnoECAgQAw&biw=1366&bih=663

    Or , bon je suis nulle à chier pour comprendre l’économie mais je suis tout de même un minimum informée de la cause des causes , aussi j’ai envie de te dire tout simplement : non merci.

  9. un incubateur,
    et je trouve ça où?

    • l’incubateur, pas qu’un hasard donc si ça sonne bien comme une sorte de couveuse à idées, de mise au chaud parmi un réseau de partenaires/prestataires qui, en mettant sous cloche un projet comme on cultive des cellules, peuvent aussi l’uniformiser façon clone?
      À cet effet que le mot incubateur me fait, j’ajouterai le sentiment d’une fable qu’on raconte à propos d’une nouvelle ère d’entreprenariat, avec nouvelle(s) désignation(s), autres process soucieux de tout dans l’environnement de l’activité, qui singe quand même une dynamique identique à celle de l’avénement ´start up’, mot-concept bien vite essoufflé, qui a vite perdu sa puissance de réception bling bling, poudre aux yeux, promesse de liberté dans la créativité sous contraintes uniquement choisies.
      Pardon, mais je crois que je suis bien à sec du côté des fibres pour entreprendre et ce, quelqu’en soit la forme.
      L’âge peut-étre, ou l’heure à laquelle je prends connaissance de tes liens (merci)

      les regarderai mieux ce week-end avec ma fille
      je crois qu’elle baigne un peu, et bien mieux que moi, dans cet air du temps là,
      te dirai si jamais,

  10. A François.tu sais le Beigbeder je l’ai fini.u disais qu’il était bête.Je n’avais pas idée à ce point.La fin du livre est inouie d’idioties.Je n’en revenais pas.J’étais épatée qu’on aille si loin dans la connerie et pourtant,j’étais partie dans l’idée d être gentille avec lui(oui,je sais,je suis aussi bête que lui).Il va quand même jusqu’à dire que devant l’effondrement du monde on devrait faire comme Charlotte Gainsbourg dans Melancholia.Hurler en serrant ses enfants dans ses bras.J’etais la femme qui pleure de rire.Merci Frédéric.

    • Demain j’attaque le Pacôme.ça devrait être mieux quand même.

      • ah bah enfin : je commençais à m’impatienter pascale, moi ce jour, si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, je commence le livre d’emmanuel todd.

  11. Après la belle soirée de vendredi (que je n’ai pas commentée parce que vous le faites mieux, terriblement mieux que moi), j’ai profité du séjour parisien pour aller à la BnF voir l’expo Dégager le son de Claudine Nougaret (/Raymond Depardon) et je vous la conseille ainsi que le livre du même titre issu de l’entretien filmé qui y est projeté et aussi ces deux émissions : http://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200211-son-cin%C3%A9-depardon et surtout https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/claudine-nougaret-0?fbclid=IwAR0HRGhm8zKxPmETFiAqOAZ1Nn8eixAyy6NGbgD81GsMuD-20H1Sujdo-w8 (et je pense ne pas être du tout hors sujet)

    • J’ai vraiment un très très mauvais souvenir de ce que Claudine Nougaret et Raymond Depardon disaient déjà sur le son de leurs films il y a déjà quelques années dans les cahiers, mais qui en même temps correspondait tout à fait à la tournure qu’ont pris les films (les habitants était une expérience peu agréable de mémoire, alors que j’ai d’assez bons souvenirs des films de Depardon jusqu’à 10e chambre inclus). Du coup j’ose pas trop aller voir l’exposition, et pour dire j’ose pas trop cliquer sur les liens, alors qu’à la base, comme tous ces couples de realisateurs du monde documentaire, j’avais plutôt de l’estime pour comment ils ont fabriqué leurs films et particulièrement cette place de l’ingenieure du son (au passage, elle est loin d’être la seule, la femme de Van der Keuken a tenu le même rôle, et on peut trouver des exemples de gens qui acceptaient de cosigner dans ces cas là). On sort du dogmatisme aveugle sur l’enregistrement du réel et sa sacralisation ? Parce que rien que le titre de dégager l’écoute me fait peur comme l’idée d’enfoncer une porte ouverte. Dégager l’écoute étant juste le degré zéro du travail quand on se décide à filmer le réel.

      • Je pense que « dégager l’écoute » est à inscrire dans tout un paradigme du documentaire comme attention recueillie portée à l’autre. Il y a évidemment de ça dans le docu, mais il n’y a pas que ça (il y a divers modes d’attention portée aux choses, pas seulement le recueillement qui plombe tant, par exemple, les films paysans de Depardon)
        Et puis dans dégager l’écoute on entend quelque chose comme du nettoyage : virer tous les autres sons pour faire entendre ce qu’on veut faire entendre. Drole d’accueil fait au réel.

        • (dernier post avec FL chez alternative -filmé par le media- mal placé, déso un peu)

          Écouter Lordon sur la police, benh, ça m’amène aussi, entre autres, au Thery/Chailloux La cravate,
          que g vu hier soir.

          Et vous lire, à propos de Depardon, me remet entre autre en tête, le dispositif bien particulier de ce docu:
          lecture pré-visionnage des scènes (du script? on peut dire ça?) avec perso principal à la lecture
          + gros plan cadré sur B comme Bouche, à moustache, dans le rôle de la voix off.

          Voilà (un peu) sur la forme.
          Vivement la gêne 11.

          • j’en suis là aussi

        • Je vais essayer de persévérer, j’ai cliqué sur le lien france culture, mais n’arrive pas à passer à écouter pour l’instant le podcast car déjà toutes les citations sur la page sont quand même très lourdes. La plus éloquente étant tout de même celle ci :
          « En fait, il n’y a qu’une seule bonne position de micro, comme il n’y a qu’une seule bonne position de caméra. Il y a une seule source sonore, et on se positionne par rapport à celle-ci. »
          Sacralisation du réel par une partie de lui même (une seule source sonore ? Dans quel monde ?), qui serait comme un objet pur, mais surtout bêtise de la phrase. A cette « unique bonne position du micro », il y a une phrase très belle d’Antoine Bonfanti (compagnon de route entre autre de Chris Marker pendant tous ses films) qui y répond, quelques 20 ans avant, que le placement du micro quand on enregistre, et particulièrement quand on enregistre une voix est par nature un geste politique : prendre une voix de telle ou telle manière, de face, par le côté le dessus le dessous,plus ou moins incluse dans le lieu ou l’environnement, toute variation de ce geste a une portée sur la reproduction de cette voix et sa representation cinématographique. Dès lors comment être aussi péremptoire que Nougaret ? Comment décréter que dans cette étendue de possibles une seule est la bonne ? Là où Bonfanti évoque l’étendue politique d’un geste technique, Nougaret passe tout par le filtre moral (bon/mauvais). Désolé de squatter le fil pour ça, mais vraiment pmus je lis depardon/nougaret plus je ressens un besoin de désamorcer cette vision étriquée du documentaire, qui est tout de même très peu critiquée.

          • Depardon, c’est une institution (lui qui a filmé parait-il les institutions, il pourrait désormais se filmer lui-même). On ne critique pas une institution. Ce coup de la position unique de micro fait partie de ces trucs qui créent le mythe. Ca f

          • Depardon, c’est une institution (lui qui a filmé parait-il les institutions, il pourrait désormais se filmer lui-même). On ne critique pas une institution.
            Ce coup de la position unique de micro fait partie de ces trucs qui créent le mythe. Ca fait toujours son petit effet sur un auditoire.

      • – ´ sont venus à la police, pour bon nombre d’entre eux, des individus qui, probablement, avaient une sorte d’inclination à la violence, dont il trouvait que l’institution policière leur permettait des solutions d’assouvissement somme toute intéressante. Lorsqu’on en est là, et que la hierarchie n’en finit plus de laisser aller, alors ça s’incruste, comme un nouveau pli, un faux-pli, un vrai faux-pli, un pli profond
        et pour les faire revenir de ça, parcque là, ils y ont goûté, et ça leur a plu, vraiment, ça leur a plu, ça va être coton.
        L’institution-armée étant elle aussi traversée par ses courants de fascisation (cf. scores Lepen dans des casernes vers Versailles) ´ : et donc garde nationale, [ hypothèse solution, après être passé vite mais avec des exemples étayés par divers mouvements-révolutions en Egypte, en Iran, sur l’armée]

        FL prend du temps aussi pour dire la travail toxique des syndicats dans la police, leur cogestion, alors qu’ils se foutaient de celle de l’EN.

    • video le media: FL répond à des blocs-questions chez Alternative:)

      – un des moments forts, c aussi quand Lordon parle de la police [ on pense violences policières (il cite les GJ mais penser la police date pour lui de ses actes à Nuit Debout ) ] mais FL parle en fait vraiment de la police, de ce qu’elle fait, en fait, hors le mouvement GJ, du fait qu’elle defend les occupants de l’état, de sa totale existence autocentrée, à côté du corps social,
      FL parle du fait littéralement incompréhensible (puissant comment Lordon explicite quand il ne comprend pas, comment il pense ce qu’il ne comprend pas) Lordon dit même trouver impressionnant, de penser que la police est un des secteurs maltraités (locaux delabrés, suicides des agents, secteur pro maltraité par 3 décennies de neo-libéralisme, et surtout par le gouvernement macron, idem que les profs, les urgentistes-hospitaliers, etc, quoi )
      ´dire cela rend presque le truc scandaleux d’incompréhension’, dit FL.
      et, à propos de la police, il a cette pensée:

      ´ il y a là une espèce de refermement dogmatiquement armaturé d’idées extrémement sommaires mais puissamment opératoires, j’ai l’impression,
      sur le thème de
      la mission
      défendre l’état
      défendre l’institution
      de phrases qui litteralement ne veulent rien dire.´
      – l’état persiste dans son être, et les institutions, toute l’histoire nous l’atteste, leur finalité est d’être changée et c même la finalite de toute démocratie que de réviser ses propres institutions –

      bon là, ça te fait 3 jours aussi des trucs comme ça: ´ idées extrêmement sommaires mais puissamment opératoires’ / ´ finalité de toute démocratie que de réviser ses propres institutions’
      ´ si la police défend les institutions contre tout changement ça, c pu la démocratie´

      – vivement qu’on puisse mettre FL au chaud au milieu des cortèges dans la rue, lui, et tous ceux qui ont encore peur d’y aller,

      • Notons que ce qu’il dit sur « défendre les institutions » qui ne veut rien dire rejoint peu près ce qu’en disait GDL.
        Notation peu utile, mais qui avère que Lordon est beaucoup plus anarchiste qu’il en a l’air – que son socle de tempérament est anarchiste.

        • – ce que j’aime aussi, oui, chez FL, c qu’il dise penser son relatif impensé, de jusqu’alors, à propos de la police:
          son ´ on vous déteste, réflexe/affect premier collectif ‘
          et quand on a dit ça, on a rien dit, quoi, en fait
          ou bien peu, trop peu
          donc on va déplier, en regarder les plis, les confronter aux siens propres, etc etc
          sans s’allonger sur un divan, pas fatigués, pas assez encore,
          chiants mais pas fatigués
          et tantis pour ceux qui,

        • * tant pis

    • et on a bien sûr noté, en intro à sa réponse pour cette question-bloc sur la police:
      [- ’ on en fait quoi avant et après les actuels mouvements? ´-]
      ´si on regarde dans les mouvements historiques, c toujours la purge ou la réintégration un peu honteuse ´.

    • car le langage de la lutte et de la solidarité de classes ne peut pu rentrer dans ses têtes,
      la police rentrera dans les rangs, une fois qu’on l’aura mise sacrément sous pression.

    • – ´ sont venus à la police, pour bon nombre d’entre eux, des individus qui, probablement, avaient une sorte d’inclination à la violence, dont il trouvait que l’institution policière leur permettait des solutions d’assouvissement somme toute intéressante. Lorsqu’on en est là, et que la hierarchie n’en finit plus de laisser aller, alors ça s’incruste, comme un nouveau pli, un faux-pli, un vrai faux-pli, un pli profond
      et pour les faire revenir de ça, parcque là, ils y ont goûté, et ça leur a plu, vraiment, ça leur a plu, ça va être coton.
      L’institution-armée étant elle aussi traversée par ses courants de fascisation (cf. scores Lepen dans des casernes vers Versailles) ´ : et donc garde nationale, [ hypothèse solution, après être passé vite mais avec des exemples étayés par divers mouvements-révolutions en Egypte, en Iran, sur l’armée]

      FL prend du temps aussi pour dire la travail toxique des syndicats dans la police, leur cogestion, alors qu’ils se foutaient de celle de l’EN.

  12. Dis moi :
    J’ai regardé la très intéressante discussion sur la chaîne d’Aude Lancelin.
    J’aurais mille questions mais commençons par celle du progressisme.

    A un moment, tu dis que (en gros) la seule vertu qu’on pourrait prêter au capitalisme est d’avoir liquidé le féodalisme.
    Même pas !
    Il me semble qu’il y a là une erreur qui n’est pas anecdotique mais relève d’une vision progressiste, positiviste.

    Sans y insister trop, le terme de féodalisme est anachronique, comme beaucoup de mots en -isme qui sont de facture moderne et qui, lorsqu’ils désignent des notions politico-historiques, sont des projections (le plus souvent dénigrantes) servant à légitimer l’actuel système comme aboutissement d’un mouvement d’émancipation.
    Exemple : « l’esclavagisme était le système odieux d’une époque ténébreuse ; le servagisme (je bricole un ridicule néologisme en réponse au précédant) c’était un chouïa moins pire ; le salariatisme (bis repetita) c’est achteument mieux ! ». En ce moment, selon certains, nous passerions à la phase auto-entrepreneuriale (entrepreneuriatisme ?).

    De plus, dans la séquence historique dite du moyen-âge (là encore une dénommination calomnieuse), il ne faut pas oublier que c’est la royauté qui a détruit la féodalité. Confondre ces deux époques/systèmes c’est louper une étape importante : l’alliance des rois de France avec la bourgeoisie (Philippe le Bel et les légistes, Louis XI « le roi bourgeois », etc.)dans un mouvement global de centralisation administrative. La révolution française, loin d’être un soulèvement populaire émancipateur, fut l’avènement politique de la classe bourgeoise dans un nouveau cycle historique : le capitalisme d’Etat.

    Esclaves, serfs, prolétaires… c’est toujours la classe productive qui nourrit les classes « supérieures » devenues exclusivement parasites, c’est-à-dire ne remplissant même plus les rôles traditionnels de
    – transmission de la Connaissance pour le Clergé puis dégradation en garde-chiourme opioïde (carotte paradisiaque et bâton infernal).
    – administration politique et protection des faibles (typiquement : « la veuve et l’orphelin ») pour la Noblesse puis dégénérescence en cour obséquieuse de fins de race poudrés.

    J’en suis arrivé à penser que les rapports sociaux, à grande ou petite échelle sont toujours de type féodal (pyramidal).

    La question (ouf ! désolé pour la longueur de l’intro…) :

    Penses-tu que l’adhésion à une compréhension progressiste de l’histoire rentre dans la définition de ce qu’est (ou ce que peut être, ou ce que doit être) « la gauche » ?

    • je ne me sens pas tenu de répondre à un post :
      -qui rebondit en 20 lignes sur ce qui a été dans ma bouche une incise-concession de 6 secondes au sein d’un propos tenu dans un débat télé
      -de répondre d’une « compréhension progressiste de l’histoire » dont tu ne trouveras pas une ligne de moi qui l’accrédite
      NB : ligne : se dit de l’unité d’un texte écrit. Un texte est composé de plusieurs pages composées elles-memes d’une succession de lignes.
      Merci donc de ta leçon d’histoire qui objecte à un désert.

      • Diantre ! Ta réaction dénotant un agacement certain m’interroge. Je suis bien confus, je le dis sans ironie aucune.

        Je n’objectais ni ne reprochais (Dieu me préserve d’un tel manque d’habileté ! à l’avenir…) mais partais d’un élément, certes menu et dont l’ironie ne m’a pas échappé, pour te poser une question qui me travaille sur le progressisme. Je me souviens aussi d’un échange (!) avec le navrant Comte-Sponville chez l’affreux Moix où, justement, tu refusais de valider cette vision d’un progrès global et nécessaire. Je voulais creuser (mon côté vieille taupe).

        Il n’était pas non plus question de faire une leçon d’histoire mais d’apporter quelques reflexions (vite et mal ficelés, je l’admets) à partir desquels tu pouvais simplement confirmer/infirmer la possibilité d’un discours « de gauche » non-progressiste qui ne tiendrait pas tant à un mouvement d’émancipation (dans l’histoire) qu’à une exigence de justice (dans n’importe quelle société).

        C’était pour moi une forme de respect que de travailler un minimum l’expression de cette question. Mais je comprendrais aussi que tu me dises : « on a n’a pas le temps de faire dans le verbeux épistolaire, pose ta question et fais pas chier ». C’est la première fois que je m’inscris sur un forum internet et j’avoue ne pas être bien débrouillé en la matière. Il semble que les participants se connaissent et vivent en ville, fréquentent les théâtres, les cinémas. Je vis dans une forêt ariégeoise et c’est par internet surtout que me parviennent les rumeurs du monde.

        C’est une discussion que je souhaiterais avoir avec toi (et avec d’autres comme Ruffin, Chouard, Soral, Cousin…) dans un but égoïste d’édification personnelle. Avec toi que je viens à peine de découvrir par la lecture de « Histoire de ta bêtise » (récemment acquis par la bibliothèque de mon village) qui m’a émerveillé et c’est pourquoi je me suis inscrit sur ton site.

        Mais effectivement, tu n’es tenu de rien et je ne veux pas m’imposer, bien conscient de mon inaptitude à donner des leçons à quiconque, d’histoire, de morale, ou autre.

        • Je pose juste une règle simple : je n’ai pas à répondre de six secondes d’oralité télé, indexé à un raisonnement précis liée à un segment d’interlocution précis. En l’occurrence je réponds à Olivier, qui vient de dire que le capitalisme a apporté du bon, et donc je le lui CONCÈDE rapidement, pour mieux en venir à mon point anticapitaliste (la question de savoir si le capitalisme a éradiqué le féodalisme ne se traite pas en six secondes à la télé)
          Si tu as lu Histoire de ta bêtise, je suis d’autant plus étonné. Puisque j’y propose une déconstruction sèche de la notion de progressisme (en tout cas telle qu’utilisée par les macroniens)
          En revanche je tiens assez à l’émancipation. Evidemment ce mot n’est pas usuel chez Cousin et Soral, notamment chez le premier, qui regrette encore qu’on se soit émancipé de la tribu (du Genos). Si tu accrédites ce genre de reveries poétiques (et vaines), tu risques d’y trouver peu d’échos ici (sauf bien sûr chez la branche troll)
          Et je ne vois pas bien comment l’émancipation pourrait ne pas avoir lieu « dans l’histoire » (où, sinon?). C’est bien des processus historiques qui émancipent les femmes de la tutelle patriarcale (ce qui ne signifie pas qu’il soit écrit, au nom d’un sens de l’histoire, que nous allions vers l’émancipation. Nous allons peut-être vers le fascisme intégral.)

          • Je comprends. Je veillerai à l’avenir à ne pas proposer une discussion sur un propos oral ou écrit que tu n’as pas toi-même développé.

            Pour ce qui est de la question historique sur la féodalité, c’est justement parce qu’on ne peut la traiter en six secondes (et même en six minutes) que je voulais creuser. Mais si tu penses que c’est une question sans trop d’importance dans l’actuel combat contre les forces du capital, c’est une forme de réponse qui me convient (quoique je reste en désaccord).

            Concernant le progressisme (que tu abordes explicitement p 25 et suivantes – pour te prouver que je t’ai lu), c’est précisément sur la différence entre foi progressiste de macronien que tu écorches impitoyablement (mon Dieu ! je bande…) et notion de progrès factuel que je voudrais t’interroger, si tu le permets, au cours de discussions à venir (par exemple à propos de la PMA comme « progrès » sociétal pour les homos et prétexte à une nouvelle intrusion de la raison technique dans la sphère humaine ; « droit » au travail des femmes prétexte à augmentation de la main d’oeuvre servile pour le capital ; etc.).

            Enfin : non je n’accrédite pas la thèse de Cousin qui veut revenir à un communisme pré-néolithique fantasmé (à mon avis). Je n’aime pas non plus sa manière d’opposer un génie révolutionnaire occidentalo-chrétien à un esprit de soumission intrinsèque d’un prétendu monde oriental.
            Je n’aime pas non plus la manière dont il fait de Marx, Hegel, Luxembourg des sortes de prophètes omniscients. Je n’aime pas non plus plein d’autres choses mais je persiste à le trouver intéressant (non pas en soi mais par rapport à mes questionnements intellectuels du moment). Et puis sa connaissance pointue de l’oeuvre de Marx et consorts, même si on peut trouver qu’elle relève d’un caractère monomaniaque à caractère autistique, me bluffe.
            Idem pour Soral qui me gonfle largement dans ses vantardises de « mâle alpha », sa façon de voir de la trahison partout, de solidifier en définitions péremptoires les Francs-maçons, les Juifs, etc. Mais dont je me rapproche sur de nombreux sujets et dont j’admire le courage de ne pas se soumettre aux injonctions des nouvaux censeurs. Je confesse aussi bien aimer le slogan « gauche du travail, droite des valeurs » (quoique j’y trouverais encore à redire dans la formulation).
            Sans tout accréditer non plus, je m’intéresse aussi à Ruffin, Chouard, Todd, Riesel…
            C’est aussi parce que tu as défendu Chouard dans sa mise au ban pour cause de « non-condamnation- absolue » de Soral que je t’ai trouvé courageux.
            Je suis pour une liberté d’expression totale, ne serait-ce que pour laisser les connards e »t les malfaisants s’identifier simplement. On gagne du temps et le mot « chien » ne mord pas.

            Et oui, je crains que nous allions vers un fascisme techno-scientiste (transhumanisme) en empruntant un voie pavée de bonnes intentions sociétales.

            PS : J’ai regardé sur wikipédia ce qu’était un « troll » (j’ai 50 berges mais je débute dans un forum). Je considère un site personnel comme une extension de la maison et j’ai pour règle de frapper avant d’entrer et de sortir quand on me le demande (coran 24 : 27-28).
            Si tu penses que je n’ai pas ma place ici, je n’insisterai pas, ne m’en formaliserai pas et ne concluerai rien d’autre que « salam aleykoum ». Mon ennemi est le capitalisme, jamais ceux qui le combattent.

          • Tu as parfaitement ta place ici, surtout eu égard à ta grande délicatesse.
            Je te répondrai plus longuement ce soir ou demain.

          • On va partir du simple. On va se perdre en généralités, je ne vais pas m’étonner que ton palamrès des penseurs référence semble indexé à un « tout s

          • Fausse manip. On va partir du simple. On va pas se perdre en généralités, je ne vais pas m’étonner que ton palmarès des penseurs référence semble indexé à un « tout sauf les marxistes de gauche ». Mais juste demander : pourquoi la PMA? Pourquoi cette fixette sur une chose si dérisoire, et qui concerne si peu de monde? Si vraiment comme moi tu t’inquiètes de l’avènement d’un techno-fascisme, crois-tu vraiment que s’arreter sur la PMA soit d’un quelconque intérêt? Si technofascisme il y a, il touche par définition des milliards de ges dans leurs moindres gestes, et pas les 7 bébés nées par PMA et élevées par deux lesbiennes.
            Tu me diras bien sûr : l’extension de la PMA aux lesbiennes entre dans une tendance générale à la technoisation du vivant etc. Je suis bien d’accord avec toi, et je peux te dire que cette extension je vais pas m’user à me battre pour. Mais pourquoi choisir cette évolution là parmi des milliers de faits capitalo-technologiques autrement plus déterminants dans la vie concrète de nos corps?
            Cette question n’est pas anodine. Elle a une idée derrière la tête, du reste déjà exprimée ici et là.
            Elle est aussi une façon d’en venir à ce fameux « droite des valeurs », qui laisse rêveur -ou pantois.

  13. Je voulais faire un point sur Piscine(s) (d’abord ce S entre parenthèses c’est vraiment nul, une idée de Matthieu peut-être?) bref, je voulais faire un point mais j’ai peur de n’avoir pas très consistant à partager ici. Parce que très bégaldien, pas surprenant pour qui suit un peu le travail de l’auteur, des choses déjà entendues. Et puis parce que j’ai peur de parler dans le vent, à moins qu’RV ait réussi à caler sa date à Reims et alors on pourra discuter ? -ah je vois que Zyrma a ses places, magnifique !-

    Faisons court donc, liront ceux qui s’autorisent à lire avant de voir par eux-mêmes (les malheureux !).
    C’est peut-être l’idée principale que j’en retiens, le côté bégaldien de la pièce, qui renvoie sans-cesse à son auteur. Par les thèmes soulevés (vous en avez une idée si vous avez écouté Frédéric Taddei : l’intranquillité, le monde à sauver, le sauveur, le flux, les vies dévitalisées, la bourgeoisie cool -un peu abordé, pas tant que ça finalement-, etc.)

    Par la forme : ça parle beaucoup beaucoup, beaucoup, ça fuse. C’est une écriture très dense qui est comme le signe de panique de l’auteur qui voudrait faire rentrer le monde dans 2h de théâtre. C’est ta dernière pièce François ? 😉 Il y des théories à peu près ficelées et des idées en l’air, des bribes de pensées inachevées, parfois même rien qu’un mot prononcé qui vient interférer.

    La deuxième partie est plus posée il me semble. On revient plus serré sur la vie de Paul, c’est plus psychologique ? J’en garde moins de souvenir. Je revois la metteuse en scène (personnage extra-diégétique comme dans la Grande Histoire) mais que dit-elle à Paul ? De quoi parlent-ils j’ai oublié.

    Enfin bégaldien parce que Paul, encore Paul, le Paul d’En guerre, le bourgeois illuminé. La figure du Christ ne se cache pas mais n’est pas trop marquée non plus d’après moi. Je pense qu’on peut ne pas y prêter attention, était-ce une volonté de ne pas rebuter les plus incroyants ? Ma posture naturelle dès que je l’ai reconnu a été de prendre ce Christ au sérieux, mais beaucoup de spectateurs rient jusqu’au bout de son charabia, comme s’il n’y avait rien à prendre, aucune vérité dite, que du nonsense. Ce Christ en maillot de bain, bras en croix sur son matelas gonflable, m’a fait penser à Théorème. J’y avais pensé aussi devant le Beau ténébreux, précédente pièce de Cruciani qui était similaire par bien des aspects : même groupe de bourges cools, décontractés en tenue de sport de luxe, même Christ, mêmes couleurs… manque juste Maurin Ollès que j’aurais bien vu dans le rôle du jeune. Tant qu’on parle des acteurs, quel Paul ! Très puissant ce Jean-Baptiste Verquin, faisant très bien le donneur de leçons, un pied ici, un pied ailleurs, avec un corps tout à fait étonnant qui rajoute évidemment à l’inquiétude. Et Frédérique Loliée aussi, belle découverte.

    Un mot sur la mise en scène qui est assez époustouflante. La piscine bien sûr, fait grand effet. Rétro-éclairée, réaliste, on y croit. Ayant visité la fosse, je me demandais si on verrait l’un des personnages plonger. En même temps j’imaginais l’un d’eux sauter du plongeoir et se fracasser sur une eau sans fond. J’étais inquiet.
    Les bandeaux LED en fond de scène c’est quelque chose aussi. Par leurs légères variations, ils reproduisent les heures de la journée. Le temps passe. On se sent plus assoupi ou totalement éveillé, c’est comme une séance de luminothérapie. Je suis sûr qu’on sécrète plein de la mélatonine pendant cette pièce. Mais il faut bien tout ça de mise en scène pour faire passer ce texte énorme, comme un seul acte d’une seule scène, ça fatigue. Ça fatigue et on en a bien conscience, on s’en amuse au moment de se quitter.

    Pour finir avec ce commentaire, pour moi la pièce tient une place particulière dans l’œuvre de François. La sociologie du bloc bourgeois n’est pas si marquée et on est moins en prise avec le réel qu’on pouvait l’être dans d’autres textes. C’est que le projet est un peu différent. Ici, il s’agit moins de dire le réel que de dire la vérité.
    C’est qu’en fait, Piscine(s) fait partie de la branche biographique de Bégaudeau, comme 2 singes, comme La blessure. Avec ce personnage de « pénible » François parle de lui bien sûr. Un lui qui, comme il le faisait remarquer, finirait par perdre. Un lui qui « je resterai à sa place ». Fort heureusement on n’y croit pas une seule seconde.

    titre du commentaire : Bégaudeau en autobiographie mystique

    • j’ai de plus en plus hâte !!!!!
      pourquoi j’ai pris qu’une seule date ? j’espère que le texte sera vite édité
      « C’est une écriture très dense qui est comme le signe de panique de l’auteur » je pense qu’il y a plusieurs raisons à ça, je ne retiens pas l’hypothèse de la « dernière » pièce, t’es fou ou quoi ???!!!

      • Je me suis fait la réflexion qu’on tient notre Bégaudeau au plus haut de sa forme. Entre la conférence gesticulée, la pièce… je sens que le prochain roman va être un bon cru. Peut-être son chef d’œuvre ? Ça va, je mets pas trop la pression ? aahha

    • @O, oui, je l’ai vue (à Colmar).
      Zyrma, tu la vois ce soir ?

    • merci, O, pour ce retour

    • Un lui qui dit « je resterai à ma place ». Fort heureusement on n’y croit pas une seule seconde.

      titre du commentaire : Bégaudeau en autobiographie MÉTAPHYSIQUE (et non pas mystique)

      • autobiographie quand même au sens très large
        ce Paul a eu femme, enfants, maitresse, baby-sitter, affaires juteuse avec associées
        et piscine

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.