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70 595 Commentaires

  1. A François.tu sais le Beigbeder je l’ai fini.u disais qu’il était bête.Je n’avais pas idée à ce point.La fin du livre est inouie d’idioties.Je n’en revenais pas.J’étais épatée qu’on aille si loin dans la connerie et pourtant,j’étais partie dans l’idée d être gentille avec lui(oui,je sais,je suis aussi bête que lui).Il va quand même jusqu’à dire que devant l’effondrement du monde on devrait faire comme Charlotte Gainsbourg dans Melancholia.Hurler en serrant ses enfants dans ses bras.J’etais la femme qui pleure de rire.Merci Frédéric.

    • Demain j’attaque le Pacôme.ça devrait être mieux quand même.

      • ah bah enfin : je commençais à m’impatienter pascale, moi ce jour, si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, je commence le livre d’emmanuel todd.

  2. Après la belle soirée de vendredi (que je n’ai pas commentée parce que vous le faites mieux, terriblement mieux que moi), j’ai profité du séjour parisien pour aller à la BnF voir l’expo Dégager le son de Claudine Nougaret (/Raymond Depardon) et je vous la conseille ainsi que le livre du même titre issu de l’entretien filmé qui y est projeté et aussi ces deux émissions : http://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200211-son-cin%C3%A9-depardon et surtout https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/claudine-nougaret-0?fbclid=IwAR0HRGhm8zKxPmETFiAqOAZ1Nn8eixAyy6NGbgD81GsMuD-20H1Sujdo-w8 (et je pense ne pas être du tout hors sujet)

    • J’ai vraiment un très très mauvais souvenir de ce que Claudine Nougaret et Raymond Depardon disaient déjà sur le son de leurs films il y a déjà quelques années dans les cahiers, mais qui en même temps correspondait tout à fait à la tournure qu’ont pris les films (les habitants était une expérience peu agréable de mémoire, alors que j’ai d’assez bons souvenirs des films de Depardon jusqu’à 10e chambre inclus). Du coup j’ose pas trop aller voir l’exposition, et pour dire j’ose pas trop cliquer sur les liens, alors qu’à la base, comme tous ces couples de realisateurs du monde documentaire, j’avais plutôt de l’estime pour comment ils ont fabriqué leurs films et particulièrement cette place de l’ingenieure du son (au passage, elle est loin d’être la seule, la femme de Van der Keuken a tenu le même rôle, et on peut trouver des exemples de gens qui acceptaient de cosigner dans ces cas là). On sort du dogmatisme aveugle sur l’enregistrement du réel et sa sacralisation ? Parce que rien que le titre de dégager l’écoute me fait peur comme l’idée d’enfoncer une porte ouverte. Dégager l’écoute étant juste le degré zéro du travail quand on se décide à filmer le réel.

      • Je pense que « dégager l’écoute » est à inscrire dans tout un paradigme du documentaire comme attention recueillie portée à l’autre. Il y a évidemment de ça dans le docu, mais il n’y a pas que ça (il y a divers modes d’attention portée aux choses, pas seulement le recueillement qui plombe tant, par exemple, les films paysans de Depardon)
        Et puis dans dégager l’écoute on entend quelque chose comme du nettoyage : virer tous les autres sons pour faire entendre ce qu’on veut faire entendre. Drole d’accueil fait au réel.

        • (dernier post avec FL chez alternative -filmé par le media- mal placé, déso un peu)

          Écouter Lordon sur la police, benh, ça m’amène aussi, entre autres, au Thery/Chailloux La cravate,
          que g vu hier soir.

          Et vous lire, à propos de Depardon, me remet entre autre en tête, le dispositif bien particulier de ce docu:
          lecture pré-visionnage des scènes (du script? on peut dire ça?) avec perso principal à la lecture
          + gros plan cadré sur B comme Bouche, à moustache, dans le rôle de la voix off.

          Voilà (un peu) sur la forme.
          Vivement la gêne 11.

          • j’en suis là aussi

        • Je vais essayer de persévérer, j’ai cliqué sur le lien france culture, mais n’arrive pas à passer à écouter pour l’instant le podcast car déjà toutes les citations sur la page sont quand même très lourdes. La plus éloquente étant tout de même celle ci :
          « En fait, il n’y a qu’une seule bonne position de micro, comme il n’y a qu’une seule bonne position de caméra. Il y a une seule source sonore, et on se positionne par rapport à celle-ci. »
          Sacralisation du réel par une partie de lui même (une seule source sonore ? Dans quel monde ?), qui serait comme un objet pur, mais surtout bêtise de la phrase. A cette « unique bonne position du micro », il y a une phrase très belle d’Antoine Bonfanti (compagnon de route entre autre de Chris Marker pendant tous ses films) qui y répond, quelques 20 ans avant, que le placement du micro quand on enregistre, et particulièrement quand on enregistre une voix est par nature un geste politique : prendre une voix de telle ou telle manière, de face, par le côté le dessus le dessous,plus ou moins incluse dans le lieu ou l’environnement, toute variation de ce geste a une portée sur la reproduction de cette voix et sa representation cinématographique. Dès lors comment être aussi péremptoire que Nougaret ? Comment décréter que dans cette étendue de possibles une seule est la bonne ? Là où Bonfanti évoque l’étendue politique d’un geste technique, Nougaret passe tout par le filtre moral (bon/mauvais). Désolé de squatter le fil pour ça, mais vraiment pmus je lis depardon/nougaret plus je ressens un besoin de désamorcer cette vision étriquée du documentaire, qui est tout de même très peu critiquée.

          • Depardon, c’est une institution (lui qui a filmé parait-il les institutions, il pourrait désormais se filmer lui-même). On ne critique pas une institution. Ce coup de la position unique de micro fait partie de ces trucs qui créent le mythe. Ca f

          • Depardon, c’est une institution (lui qui a filmé parait-il les institutions, il pourrait désormais se filmer lui-même). On ne critique pas une institution.
            Ce coup de la position unique de micro fait partie de ces trucs qui créent le mythe. Ca fait toujours son petit effet sur un auditoire.

      • – ´ sont venus à la police, pour bon nombre d’entre eux, des individus qui, probablement, avaient une sorte d’inclination à la violence, dont il trouvait que l’institution policière leur permettait des solutions d’assouvissement somme toute intéressante. Lorsqu’on en est là, et que la hierarchie n’en finit plus de laisser aller, alors ça s’incruste, comme un nouveau pli, un faux-pli, un vrai faux-pli, un pli profond
        et pour les faire revenir de ça, parcque là, ils y ont goûté, et ça leur a plu, vraiment, ça leur a plu, ça va être coton.
        L’institution-armée étant elle aussi traversée par ses courants de fascisation (cf. scores Lepen dans des casernes vers Versailles) ´ : et donc garde nationale, [ hypothèse solution, après être passé vite mais avec des exemples étayés par divers mouvements-révolutions en Egypte, en Iran, sur l’armée]

        FL prend du temps aussi pour dire la travail toxique des syndicats dans la police, leur cogestion, alors qu’ils se foutaient de celle de l’EN.

    • video le media: FL répond à des blocs-questions chez Alternative:)

      – un des moments forts, c aussi quand Lordon parle de la police [ on pense violences policières (il cite les GJ mais penser la police date pour lui de ses actes à Nuit Debout ) ] mais FL parle en fait vraiment de la police, de ce qu’elle fait, en fait, hors le mouvement GJ, du fait qu’elle defend les occupants de l’état, de sa totale existence autocentrée, à côté du corps social,
      FL parle du fait littéralement incompréhensible (puissant comment Lordon explicite quand il ne comprend pas, comment il pense ce qu’il ne comprend pas) Lordon dit même trouver impressionnant, de penser que la police est un des secteurs maltraités (locaux delabrés, suicides des agents, secteur pro maltraité par 3 décennies de neo-libéralisme, et surtout par le gouvernement macron, idem que les profs, les urgentistes-hospitaliers, etc, quoi )
      ´dire cela rend presque le truc scandaleux d’incompréhension’, dit FL.
      et, à propos de la police, il a cette pensée:

      ´ il y a là une espèce de refermement dogmatiquement armaturé d’idées extrémement sommaires mais puissamment opératoires, j’ai l’impression,
      sur le thème de
      la mission
      défendre l’état
      défendre l’institution
      de phrases qui litteralement ne veulent rien dire.´
      – l’état persiste dans son être, et les institutions, toute l’histoire nous l’atteste, leur finalité est d’être changée et c même la finalite de toute démocratie que de réviser ses propres institutions –

      bon là, ça te fait 3 jours aussi des trucs comme ça: ´ idées extrêmement sommaires mais puissamment opératoires’ / ´ finalité de toute démocratie que de réviser ses propres institutions’
      ´ si la police défend les institutions contre tout changement ça, c pu la démocratie´

      – vivement qu’on puisse mettre FL au chaud au milieu des cortèges dans la rue, lui, et tous ceux qui ont encore peur d’y aller,

      • Notons que ce qu’il dit sur « défendre les institutions » qui ne veut rien dire rejoint peu près ce qu’en disait GDL.
        Notation peu utile, mais qui avère que Lordon est beaucoup plus anarchiste qu’il en a l’air – que son socle de tempérament est anarchiste.

        • – ce que j’aime aussi, oui, chez FL, c qu’il dise penser son relatif impensé, de jusqu’alors, à propos de la police:
          son ´ on vous déteste, réflexe/affect premier collectif ‘
          et quand on a dit ça, on a rien dit, quoi, en fait
          ou bien peu, trop peu
          donc on va déplier, en regarder les plis, les confronter aux siens propres, etc etc
          sans s’allonger sur un divan, pas fatigués, pas assez encore,
          chiants mais pas fatigués
          et tantis pour ceux qui,

        • * tant pis

    • et on a bien sûr noté, en intro à sa réponse pour cette question-bloc sur la police:
      [- ’ on en fait quoi avant et après les actuels mouvements? ´-]
      ´si on regarde dans les mouvements historiques, c toujours la purge ou la réintégration un peu honteuse ´.

    • car le langage de la lutte et de la solidarité de classes ne peut pu rentrer dans ses têtes,
      la police rentrera dans les rangs, une fois qu’on l’aura mise sacrément sous pression.

    • – ´ sont venus à la police, pour bon nombre d’entre eux, des individus qui, probablement, avaient une sorte d’inclination à la violence, dont il trouvait que l’institution policière leur permettait des solutions d’assouvissement somme toute intéressante. Lorsqu’on en est là, et que la hierarchie n’en finit plus de laisser aller, alors ça s’incruste, comme un nouveau pli, un faux-pli, un vrai faux-pli, un pli profond
      et pour les faire revenir de ça, parcque là, ils y ont goûté, et ça leur a plu, vraiment, ça leur a plu, ça va être coton.
      L’institution-armée étant elle aussi traversée par ses courants de fascisation (cf. scores Lepen dans des casernes vers Versailles) ´ : et donc garde nationale, [ hypothèse solution, après être passé vite mais avec des exemples étayés par divers mouvements-révolutions en Egypte, en Iran, sur l’armée]

      FL prend du temps aussi pour dire la travail toxique des syndicats dans la police, leur cogestion, alors qu’ils se foutaient de celle de l’EN.

  3. Dis moi :
    J’ai regardé la très intéressante discussion sur la chaîne d’Aude Lancelin.
    J’aurais mille questions mais commençons par celle du progressisme.

    A un moment, tu dis que (en gros) la seule vertu qu’on pourrait prêter au capitalisme est d’avoir liquidé le féodalisme.
    Même pas !
    Il me semble qu’il y a là une erreur qui n’est pas anecdotique mais relève d’une vision progressiste, positiviste.

    Sans y insister trop, le terme de féodalisme est anachronique, comme beaucoup de mots en -isme qui sont de facture moderne et qui, lorsqu’ils désignent des notions politico-historiques, sont des projections (le plus souvent dénigrantes) servant à légitimer l’actuel système comme aboutissement d’un mouvement d’émancipation.
    Exemple : « l’esclavagisme était le système odieux d’une époque ténébreuse ; le servagisme (je bricole un ridicule néologisme en réponse au précédant) c’était un chouïa moins pire ; le salariatisme (bis repetita) c’est achteument mieux ! ». En ce moment, selon certains, nous passerions à la phase auto-entrepreneuriale (entrepreneuriatisme ?).

    De plus, dans la séquence historique dite du moyen-âge (là encore une dénommination calomnieuse), il ne faut pas oublier que c’est la royauté qui a détruit la féodalité. Confondre ces deux époques/systèmes c’est louper une étape importante : l’alliance des rois de France avec la bourgeoisie (Philippe le Bel et les légistes, Louis XI « le roi bourgeois », etc.)dans un mouvement global de centralisation administrative. La révolution française, loin d’être un soulèvement populaire émancipateur, fut l’avènement politique de la classe bourgeoise dans un nouveau cycle historique : le capitalisme d’Etat.

    Esclaves, serfs, prolétaires… c’est toujours la classe productive qui nourrit les classes « supérieures » devenues exclusivement parasites, c’est-à-dire ne remplissant même plus les rôles traditionnels de
    – transmission de la Connaissance pour le Clergé puis dégradation en garde-chiourme opioïde (carotte paradisiaque et bâton infernal).
    – administration politique et protection des faibles (typiquement : « la veuve et l’orphelin ») pour la Noblesse puis dégénérescence en cour obséquieuse de fins de race poudrés.

    J’en suis arrivé à penser que les rapports sociaux, à grande ou petite échelle sont toujours de type féodal (pyramidal).

    La question (ouf ! désolé pour la longueur de l’intro…) :

    Penses-tu que l’adhésion à une compréhension progressiste de l’histoire rentre dans la définition de ce qu’est (ou ce que peut être, ou ce que doit être) « la gauche » ?

    • je ne me sens pas tenu de répondre à un post :
      -qui rebondit en 20 lignes sur ce qui a été dans ma bouche une incise-concession de 6 secondes au sein d’un propos tenu dans un débat télé
      -de répondre d’une « compréhension progressiste de l’histoire » dont tu ne trouveras pas une ligne de moi qui l’accrédite
      NB : ligne : se dit de l’unité d’un texte écrit. Un texte est composé de plusieurs pages composées elles-memes d’une succession de lignes.
      Merci donc de ta leçon d’histoire qui objecte à un désert.

      • Diantre ! Ta réaction dénotant un agacement certain m’interroge. Je suis bien confus, je le dis sans ironie aucune.

        Je n’objectais ni ne reprochais (Dieu me préserve d’un tel manque d’habileté ! à l’avenir…) mais partais d’un élément, certes menu et dont l’ironie ne m’a pas échappé, pour te poser une question qui me travaille sur le progressisme. Je me souviens aussi d’un échange (!) avec le navrant Comte-Sponville chez l’affreux Moix où, justement, tu refusais de valider cette vision d’un progrès global et nécessaire. Je voulais creuser (mon côté vieille taupe).

        Il n’était pas non plus question de faire une leçon d’histoire mais d’apporter quelques reflexions (vite et mal ficelés, je l’admets) à partir desquels tu pouvais simplement confirmer/infirmer la possibilité d’un discours « de gauche » non-progressiste qui ne tiendrait pas tant à un mouvement d’émancipation (dans l’histoire) qu’à une exigence de justice (dans n’importe quelle société).

        C’était pour moi une forme de respect que de travailler un minimum l’expression de cette question. Mais je comprendrais aussi que tu me dises : « on a n’a pas le temps de faire dans le verbeux épistolaire, pose ta question et fais pas chier ». C’est la première fois que je m’inscris sur un forum internet et j’avoue ne pas être bien débrouillé en la matière. Il semble que les participants se connaissent et vivent en ville, fréquentent les théâtres, les cinémas. Je vis dans une forêt ariégeoise et c’est par internet surtout que me parviennent les rumeurs du monde.

        C’est une discussion que je souhaiterais avoir avec toi (et avec d’autres comme Ruffin, Chouard, Soral, Cousin…) dans un but égoïste d’édification personnelle. Avec toi que je viens à peine de découvrir par la lecture de « Histoire de ta bêtise » (récemment acquis par la bibliothèque de mon village) qui m’a émerveillé et c’est pourquoi je me suis inscrit sur ton site.

        Mais effectivement, tu n’es tenu de rien et je ne veux pas m’imposer, bien conscient de mon inaptitude à donner des leçons à quiconque, d’histoire, de morale, ou autre.

        • Je pose juste une règle simple : je n’ai pas à répondre de six secondes d’oralité télé, indexé à un raisonnement précis liée à un segment d’interlocution précis. En l’occurrence je réponds à Olivier, qui vient de dire que le capitalisme a apporté du bon, et donc je le lui CONCÈDE rapidement, pour mieux en venir à mon point anticapitaliste (la question de savoir si le capitalisme a éradiqué le féodalisme ne se traite pas en six secondes à la télé)
          Si tu as lu Histoire de ta bêtise, je suis d’autant plus étonné. Puisque j’y propose une déconstruction sèche de la notion de progressisme (en tout cas telle qu’utilisée par les macroniens)
          En revanche je tiens assez à l’émancipation. Evidemment ce mot n’est pas usuel chez Cousin et Soral, notamment chez le premier, qui regrette encore qu’on se soit émancipé de la tribu (du Genos). Si tu accrédites ce genre de reveries poétiques (et vaines), tu risques d’y trouver peu d’échos ici (sauf bien sûr chez la branche troll)
          Et je ne vois pas bien comment l’émancipation pourrait ne pas avoir lieu « dans l’histoire » (où, sinon?). C’est bien des processus historiques qui émancipent les femmes de la tutelle patriarcale (ce qui ne signifie pas qu’il soit écrit, au nom d’un sens de l’histoire, que nous allions vers l’émancipation. Nous allons peut-être vers le fascisme intégral.)

          • Je comprends. Je veillerai à l’avenir à ne pas proposer une discussion sur un propos oral ou écrit que tu n’as pas toi-même développé.

            Pour ce qui est de la question historique sur la féodalité, c’est justement parce qu’on ne peut la traiter en six secondes (et même en six minutes) que je voulais creuser. Mais si tu penses que c’est une question sans trop d’importance dans l’actuel combat contre les forces du capital, c’est une forme de réponse qui me convient (quoique je reste en désaccord).

            Concernant le progressisme (que tu abordes explicitement p 25 et suivantes – pour te prouver que je t’ai lu), c’est précisément sur la différence entre foi progressiste de macronien que tu écorches impitoyablement (mon Dieu ! je bande…) et notion de progrès factuel que je voudrais t’interroger, si tu le permets, au cours de discussions à venir (par exemple à propos de la PMA comme « progrès » sociétal pour les homos et prétexte à une nouvelle intrusion de la raison technique dans la sphère humaine ; « droit » au travail des femmes prétexte à augmentation de la main d’oeuvre servile pour le capital ; etc.).

            Enfin : non je n’accrédite pas la thèse de Cousin qui veut revenir à un communisme pré-néolithique fantasmé (à mon avis). Je n’aime pas non plus sa manière d’opposer un génie révolutionnaire occidentalo-chrétien à un esprit de soumission intrinsèque d’un prétendu monde oriental.
            Je n’aime pas non plus la manière dont il fait de Marx, Hegel, Luxembourg des sortes de prophètes omniscients. Je n’aime pas non plus plein d’autres choses mais je persiste à le trouver intéressant (non pas en soi mais par rapport à mes questionnements intellectuels du moment). Et puis sa connaissance pointue de l’oeuvre de Marx et consorts, même si on peut trouver qu’elle relève d’un caractère monomaniaque à caractère autistique, me bluffe.
            Idem pour Soral qui me gonfle largement dans ses vantardises de « mâle alpha », sa façon de voir de la trahison partout, de solidifier en définitions péremptoires les Francs-maçons, les Juifs, etc. Mais dont je me rapproche sur de nombreux sujets et dont j’admire le courage de ne pas se soumettre aux injonctions des nouvaux censeurs. Je confesse aussi bien aimer le slogan « gauche du travail, droite des valeurs » (quoique j’y trouverais encore à redire dans la formulation).
            Sans tout accréditer non plus, je m’intéresse aussi à Ruffin, Chouard, Todd, Riesel…
            C’est aussi parce que tu as défendu Chouard dans sa mise au ban pour cause de « non-condamnation- absolue » de Soral que je t’ai trouvé courageux.
            Je suis pour une liberté d’expression totale, ne serait-ce que pour laisser les connards e »t les malfaisants s’identifier simplement. On gagne du temps et le mot « chien » ne mord pas.

            Et oui, je crains que nous allions vers un fascisme techno-scientiste (transhumanisme) en empruntant un voie pavée de bonnes intentions sociétales.

            PS : J’ai regardé sur wikipédia ce qu’était un « troll » (j’ai 50 berges mais je débute dans un forum). Je considère un site personnel comme une extension de la maison et j’ai pour règle de frapper avant d’entrer et de sortir quand on me le demande (coran 24 : 27-28).
            Si tu penses que je n’ai pas ma place ici, je n’insisterai pas, ne m’en formaliserai pas et ne concluerai rien d’autre que « salam aleykoum ». Mon ennemi est le capitalisme, jamais ceux qui le combattent.

          • Tu as parfaitement ta place ici, surtout eu égard à ta grande délicatesse.
            Je te répondrai plus longuement ce soir ou demain.

          • On va partir du simple. On va se perdre en généralités, je ne vais pas m’étonner que ton palamrès des penseurs référence semble indexé à un « tout s

          • Fausse manip. On va partir du simple. On va pas se perdre en généralités, je ne vais pas m’étonner que ton palmarès des penseurs référence semble indexé à un « tout sauf les marxistes de gauche ». Mais juste demander : pourquoi la PMA? Pourquoi cette fixette sur une chose si dérisoire, et qui concerne si peu de monde? Si vraiment comme moi tu t’inquiètes de l’avènement d’un techno-fascisme, crois-tu vraiment que s’arreter sur la PMA soit d’un quelconque intérêt? Si technofascisme il y a, il touche par définition des milliards de ges dans leurs moindres gestes, et pas les 7 bébés nées par PMA et élevées par deux lesbiennes.
            Tu me diras bien sûr : l’extension de la PMA aux lesbiennes entre dans une tendance générale à la technoisation du vivant etc. Je suis bien d’accord avec toi, et je peux te dire que cette extension je vais pas m’user à me battre pour. Mais pourquoi choisir cette évolution là parmi des milliers de faits capitalo-technologiques autrement plus déterminants dans la vie concrète de nos corps?
            Cette question n’est pas anodine. Elle a une idée derrière la tête, du reste déjà exprimée ici et là.
            Elle est aussi une façon d’en venir à ce fameux « droite des valeurs », qui laisse rêveur -ou pantois.

  4. Je voulais faire un point sur Piscine(s) (d’abord ce S entre parenthèses c’est vraiment nul, une idée de Matthieu peut-être?) bref, je voulais faire un point mais j’ai peur de n’avoir pas très consistant à partager ici. Parce que très bégaldien, pas surprenant pour qui suit un peu le travail de l’auteur, des choses déjà entendues. Et puis parce que j’ai peur de parler dans le vent, à moins qu’RV ait réussi à caler sa date à Reims et alors on pourra discuter ? -ah je vois que Zyrma a ses places, magnifique !-

    Faisons court donc, liront ceux qui s’autorisent à lire avant de voir par eux-mêmes (les malheureux !).
    C’est peut-être l’idée principale que j’en retiens, le côté bégaldien de la pièce, qui renvoie sans-cesse à son auteur. Par les thèmes soulevés (vous en avez une idée si vous avez écouté Frédéric Taddei : l’intranquillité, le monde à sauver, le sauveur, le flux, les vies dévitalisées, la bourgeoisie cool -un peu abordé, pas tant que ça finalement-, etc.)

    Par la forme : ça parle beaucoup beaucoup, beaucoup, ça fuse. C’est une écriture très dense qui est comme le signe de panique de l’auteur qui voudrait faire rentrer le monde dans 2h de théâtre. C’est ta dernière pièce François ? 😉 Il y des théories à peu près ficelées et des idées en l’air, des bribes de pensées inachevées, parfois même rien qu’un mot prononcé qui vient interférer.

    La deuxième partie est plus posée il me semble. On revient plus serré sur la vie de Paul, c’est plus psychologique ? J’en garde moins de souvenir. Je revois la metteuse en scène (personnage extra-diégétique comme dans la Grande Histoire) mais que dit-elle à Paul ? De quoi parlent-ils j’ai oublié.

    Enfin bégaldien parce que Paul, encore Paul, le Paul d’En guerre, le bourgeois illuminé. La figure du Christ ne se cache pas mais n’est pas trop marquée non plus d’après moi. Je pense qu’on peut ne pas y prêter attention, était-ce une volonté de ne pas rebuter les plus incroyants ? Ma posture naturelle dès que je l’ai reconnu a été de prendre ce Christ au sérieux, mais beaucoup de spectateurs rient jusqu’au bout de son charabia, comme s’il n’y avait rien à prendre, aucune vérité dite, que du nonsense. Ce Christ en maillot de bain, bras en croix sur son matelas gonflable, m’a fait penser à Théorème. J’y avais pensé aussi devant le Beau ténébreux, précédente pièce de Cruciani qui était similaire par bien des aspects : même groupe de bourges cools, décontractés en tenue de sport de luxe, même Christ, mêmes couleurs… manque juste Maurin Ollès que j’aurais bien vu dans le rôle du jeune. Tant qu’on parle des acteurs, quel Paul ! Très puissant ce Jean-Baptiste Verquin, faisant très bien le donneur de leçons, un pied ici, un pied ailleurs, avec un corps tout à fait étonnant qui rajoute évidemment à l’inquiétude. Et Frédérique Loliée aussi, belle découverte.

    Un mot sur la mise en scène qui est assez époustouflante. La piscine bien sûr, fait grand effet. Rétro-éclairée, réaliste, on y croit. Ayant visité la fosse, je me demandais si on verrait l’un des personnages plonger. En même temps j’imaginais l’un d’eux sauter du plongeoir et se fracasser sur une eau sans fond. J’étais inquiet.
    Les bandeaux LED en fond de scène c’est quelque chose aussi. Par leurs légères variations, ils reproduisent les heures de la journée. Le temps passe. On se sent plus assoupi ou totalement éveillé, c’est comme une séance de luminothérapie. Je suis sûr qu’on sécrète plein de la mélatonine pendant cette pièce. Mais il faut bien tout ça de mise en scène pour faire passer ce texte énorme, comme un seul acte d’une seule scène, ça fatigue. Ça fatigue et on en a bien conscience, on s’en amuse au moment de se quitter.

    Pour finir avec ce commentaire, pour moi la pièce tient une place particulière dans l’œuvre de François. La sociologie du bloc bourgeois n’est pas si marquée et on est moins en prise avec le réel qu’on pouvait l’être dans d’autres textes. C’est que le projet est un peu différent. Ici, il s’agit moins de dire le réel que de dire la vérité.
    C’est qu’en fait, Piscine(s) fait partie de la branche biographique de Bégaudeau, comme 2 singes, comme La blessure. Avec ce personnage de « pénible » François parle de lui bien sûr. Un lui qui, comme il le faisait remarquer, finirait par perdre. Un lui qui « je resterai à sa place ». Fort heureusement on n’y croit pas une seule seconde.

    titre du commentaire : Bégaudeau en autobiographie mystique

    • j’ai de plus en plus hâte !!!!!
      pourquoi j’ai pris qu’une seule date ? j’espère que le texte sera vite édité
      « C’est une écriture très dense qui est comme le signe de panique de l’auteur » je pense qu’il y a plusieurs raisons à ça, je ne retiens pas l’hypothèse de la « dernière » pièce, t’es fou ou quoi ???!!!

      • Je me suis fait la réflexion qu’on tient notre Bégaudeau au plus haut de sa forme. Entre la conférence gesticulée, la pièce… je sens que le prochain roman va être un bon cru. Peut-être son chef d’œuvre ? Ça va, je mets pas trop la pression ? aahha

    • @O, oui, je l’ai vue (à Colmar).
      Zyrma, tu la vois ce soir ?

    • merci, O, pour ce retour

    • Un lui qui dit « je resterai à ma place ». Fort heureusement on n’y croit pas une seule seconde.

      titre du commentaire : Bégaudeau en autobiographie MÉTAPHYSIQUE (et non pas mystique)

      • autobiographie quand même au sens très large
        ce Paul a eu femme, enfants, maitresse, baby-sitter, affaires juteuse avec associées
        et piscine

  5. c un grand jour aujourd’hui, mercredi: Un divan à Tunis est dans les salles.

  6. François chahute, BS rappelle à l’ordre

    tu me fais rire, Pascale,

    et je préfere quand tu te détends, finalement, et que tu utilises moins la discute-forum positive avec moi 🙂
    tu étais la seule, ça faisait bizarre,

  7. Peut-être chez Echenoz non ? Il faudrait voir de plus près dans quels livres de lui, mais pour ce qui est d’un « discours faussement rationnel » on trouve ça chez lui quand il fait parler certains personnages il me semble. Et c’est drôle cette claudication du sens.

    • Mon post au dessus répondait à celui François ci-dessous à propos de la conf HDTB mais pas réussi à le placer au bon endroit sorry.

      Je serais bien d’accord pour recenser les tenants de ce genre -le discours faussement rationnel, le pastiche léger de conférence organisé.
      Je pense qu’il y a de ça chez Chevillard.
      Et chez Ambrose Bierce aussi dans mon souvenir.
      Plus récemment, Stéphane Legrand avait fait un dictionnaire de philosophie qui allait dans ce sens
      Y a de ça parfois chez Pierre Senges -mais longtemps que je ne l’ai pas lu.

  8. oui, me suis vraiment bien amusée devant le Johnson.
    Déjà, grâce à sa forme: pas si souvent que je me sens aussi prête à jouer avec un film clairement genré, comme le pose un des 2 enquêteurs, ou le détective (Craig), dans une première réplique: ´Cette maison, on dirait un jeu de cluedo ´.
    L’usage ainsi avoué et appuyé des codes (ambiance, décor, gros plans, typolologie d’écriture mastoc des persos) grandit le plaisir à se consacrer à l’affaire je trouve, affaire qui s’embrouille à mesure dans À couteaux tirés.
    Et c dès son premier plan, son entrée en matière, son premier cadrage sur la maison, que Johnson est joueur: il nous montre le couvercle de sa boîte de jeu d’enquête-énigme, nous fait entrer dans la maison, une fois que les deux molosses canins, qui jouent au premier qui sortira du plan, nous le permettent.

    Dans son super dialogue inspiré par la Colombie, Atom nommait le terme phonétique et condensé d’whodunit, qu’alors je découvrais, et qui me fait rire aujourd’hui, par sa proximité avec
    la belle trouvaille du détective Blanc: sa métaphore-donut, son image du trou dans l’affaire.
    Même si j’avoue lui préférer la danse du Donut de Rupture pour tous.

  9. Non seulement Lordon mais mon polytechnicien préféré :
    https://www.youtube.com/watch?v=CML76Y4CENU

    • (Celui qui fait mentir l’affirmation plutôt valable, au demeurant, des Nuls : « Régis est un con »)

    • naaaaannnn, y avait bernard arnault ?!!

    • pensé à Pascale ce matin, bonjour, entre autres,
      en découvrant (benh oui, j’ai un peu hiberné ces dernières années) qu’il existe un institut de l’économie positive,
      d’où un forum de l’économie positive, d’où des gens qui pratiquent la pensée positive, le sourire positif, le ton positif, pas trop fort, vous savez, chuuut, ainsi, la végétation pourra repousser,
      – puisqu’on a tous 2 ans 1/2 (et encore, dans les écoles maternelles, ien a qui pensent même pas à stopper les pétéradantes sonneries qui rythment les jours de classe alors que ce sont les vacances et que les petites sections sont à la sieste) –
      Un institut de l’économie positive donc, qui invite que des gens à sourire positif, à ton positif, des gens à esprit de vivre-ensemble positif, quoi
      sauf 1
      https://m.facebook.com/obdelwell.xe/posts/1580813045406722
      (merci mon Fils)

      • A BS.je pense que je n’ai pas été claire avec la notation positive.Il s’agit,par ex,quand tu fais une dictée(je prends un ex caricatural pour que ce soit le plus clair possible).,au lieu de retirer ses points pour les fautes,d en mettre pour tout ce qui est bon.Rien à voir donc avec la mode du positif.

        • tu nommais donc, citait la pédagogie-concept de ce que je dépliais dans mon post qui precédait ainsi:
          .. vont-ils noter les manques/imprecisions? vont-ils surtout noter ça? voire que ça? ( auquel cas, c vite fait d’avoir 0)
          ou vont-ils plutôt s’arrêter vraiment sur ce que dit le noté? (genre s’il dit 20 trucs en lien avec mon sujet de départ, je lui mets 20) / …
          en quelque sorte?

          ah ok, je t’en remercie (team qui gagne) :- )

          il n’empêche que cette mode (tabdance) au vouloir tout appeler ´positif’ existe

          ce sont les faits quoi, comme qui dirait

          • Voilà,on est d accord.Et oui,cette mode du positif gave.Qui va avec,se reconstruire,prendre du temps pour soi etblabalbla.Mais ce que je te décris existe depuis très longtemps.d ailleurs aujourd’hui peu de profs l’utilisent(à ma connaissance et tant mieux si je me trompe)

          • mais stp, Pas ale: que font ces gens bien attentionnés de toute cette notation positive? ces notes servent/permettent/disent quoi?

            en + clair, qui s’en sert et comment? pour quoi faire?

          • * Pascale

          • Cette façon de noter fait que le gamin sait où il en est vraiment,et le fait qu’il soit jugé sur ses réussites est encourageant et peut lui donner envie de continuer à apprendre.Apres,ce que les gens en font ma foi ça dépend des profs.

          • Salut,
            La notation positive au lycée, ça peut donner ça: 28 élèves sur 32 ont la moyenne en français et donc on est très très loin de la « constante macabre ». En théâtre je mets carrément une note de participation collective qui est toujours vraiment très haute parce qu’ils jouent vraiment le jeu et parce que c’est ça qui compte. Pour noter on peut inverser l’ordre « normal » et valoriser tout ce qui peut l’être, plutôt que de sanctionner tout ce qui ne va pas. Pour les appréciations, je mets plutôt en avant les qualités de chaque élève. J’essaie de n’enfoncer personne. J’indique simplement ce qui peut encore être amélioré. Certains collègues trouvent ça démago. L’administration s’en fout complètement. Les élèves et les familles n’ont jamais rien dit contre ça, bien au contraire. C’est une façon très modeste de refuser la tyrannie des notes et le tri social qui se met en place de façon de plus en plus implacable. C’était là depuis toujours, c’est vrai malheureusement. Mais en dix ans tout s’est précipité. Avec les applications comme affelnet, APB et parcoursup tout est géré par des algorithmes et ça devient complètement écrasant, un vrai cauchemar. La notation positive et les appréciations encourageantes, dans cette machine infernale, c’est sans doute encore beaucoup plus dérisoire. Pour l’instant je ne vois pas trop comment faire autrement. A part tout lâcher et s’en aller, bien sûr. Pour l’instant je reste encore et je m’accroche à ce qui me va. Merci pour ce site qui donne des idées de livres, de films et puis aussi de quoi beaucoup se prendre la tête, et s’arracher tous les cheveux du crâne. Mais bon, c’est pas nouveau, pas vrai? Les profs sont de grands sadiques ou de grands masos, au choix. Merci pour les deux conférences plutôt géniales c’est vrai… Demain, vendredi et lundi pour moi beaucoup plus simplement ce sera stage SUD-EDUC « Une autre école ». J’y crois encore un peu à ma vieille fable préférée. C’est vrai qu’elle a une sale tronche depuis pas mal de temps. Alors on va encore se prendre un peu plus la tête là-dessus demain, avec quelques autres vieux camarades.

          • « En théâtre je mets carrément une note de participation collective qui est toujours vraiment très haute parce qu’ils jouent vraiment le jeu et parce que c’est ça qui compte »
            et s’ils ne « jouent pas le jeu »? (pose la question au stage)

          • APB, Affelnet,
            parmi les pires moments je crois (je sais, g de la chance, pour beaucoup c bien plus que ça) que j’ai passé avec mon fils et ma fille (nés dans cet ordre) à propos de leur scolarité

            et tu sais quoi? j’en pleure encore,
            si j’y pense, quand j’y pense, j’en pleure encore.

          • dans tous les cas, (et après écoute notamment de Lordon chez alternative) me reste en tête que défendre une institution, c défendre l’ordre.

        • * tendance

      • BS, c’est possible d’avoir l’intégralité du débat dont est issu l’extrait que tu as posté ?

    • benh c François au 2e rang, juste au bord de l’allée centrale (je reconnais sa jambe droite, le genou surtout)
      eh ouais, ça va me distraire du contenu je crois, mais bon, j’essaie de,

      • ah benh non,
        mais franchement, avant de bien voir son profil, et sa barbe de bien plus que 3 jours, ça aurait pu,

        je reprends plus calmement du coup, ouf,

    • RV : on peut dire que c’est un bon client de fredo ton régis, il n’arrête pas de se marrer, ça fait plaisir à voir.

    • hé bé , c’est la première fois que j’entends fredo parler vraiment de la médecine , c’est bien , il était temps.

  10. Définit le Moralisme politique : pures positions de principe coupées de toute ananlyse des conditions d’effectuations concrètes

  11. vers 1h16, Lordon cite François et définit le moralisme en politique

    • merci AnnaH et RV pour le partage Lordon à l’X,
      eu envie ensuite d’écouter ça ensuite, dont il parle à un moment: https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/manifs-changer-de-camp

      • … et Zyrma !

        • Merci Juliette, pour l’émission et pour cette vidéo virale que je n’avais pas encore vue.

      • Bjr Juliette B
        En réponse à ton post « Vu d’ici tu bottes une seconde fois en touche Sophya. Un peu étrange ce coté j’dis ça j’dis rien quand tu es gentiment priée d’argumenter par François puis Billy. On serait tentée de te dire ben alors à quoi bon le dire en fait ? »
        Je ne « botte pas en touche » mais ne reviens pas sur ce qui s’était échangé sur la page de HDTB et ma décision d’arre^ter là les posts sur ce sujet.

        • J’ai bien compris : tu ne reviens pas sur ta décision de botter en touche sur un débat que tu as toi-même et à plusieurs reprises fait mine de lancer ici.

  12. comme c un peu compliqué d’être à St Etienne en semaine pour voir Piscine(s)
    https://www.francebleu.fr/emissions/culture-club/saint-etienne-loire/le-culture-club-106

    • merci je vais enchaîner les longueurs
      (on est à la fête en ce moment)

      • – ce petit moment Cruciani au culture club de france bleu loire/haute loire est plaisant, assez cool
        et, du coup, l’auto-dérision jargon théâtre du metteur en scène de Piscine(s) y est bienvenue:
        ’ la tournée création d’une odyssée contemporaine avec une piscine Le Corbu ´ truc dans l’genre,
        bien vu,

    • vous faites aucun effort, j’y étais hier c’était très bien. Au pire il vous reste Reims et Mulhouse.

  13. Un nouveau Lordon ce soir sur le Media

    • merci pour l’info zyrma, ça m’excite, mais je ne suis toujours pas sortie de la meilleure librairie de france.

  14. Je sors des Monts Fuchun, sous le choc, merci ! J’aurais pu en regarder 2 heures de plus

  15. La lecture d’HDTB au rond-point, c’était une sacrée expérience. Je craignais que la voix projetée du comédien lisant un texte aussi conflictuel lui ajoute de l’agressivité. Bah non. La lecture rend au texte son analyse calme et précise. Le comédien est super, avec un ton presque doux.

    Cette douceur fait contraste avec l’intro sonore. L’intro, c’est une émission radio énervée avec musique d’opéra et les voix autoritaires de Cohn-Bendit (la dé-mo-cra-tie) et surement Luc Ferry. Meeting de candidat. Des injonctions bêtes, agressives, autoritaires à voter. (j’aime pas la fin Allelujah. Je vois bien l’idée de la grande communion bourgeoise. Mais ça ajoute une ironie que j’aime moyennement. Je trouve la violence des injonctions, au 1er degré, suffisamment forte.) Ces injonctions sont objectivement ridicules aujourd’hui, avec le recul sur la politique menée. Cette intro pose clairement le niveau de violence de la bourgeoisie, c’est elle qui interrompt la tranquillité du mec au chapeau de paille.

    Il y a la voix-off de François aussi. Comme le comédien, François a la voix calme, posée, analytique, qui détone avec le militantisme gueulard de Cohn-Bendit&co. François annonce le programme de l’essai, la généalogie de la bêtise.

    La lecture commence avec des situations impliquant des théâtreux (repas entre gens de théâtre et rencontre-destinée avec l’auteur sud-américain). La discussion entre gens de théâtre correspond au début du bouquin, mais commencer par lire ce passage-là à des spectateurs qui sont plus ou moins des « gens de théâtre », ça produit une tension dans la salle. On se retrouve à se situer parmi les gens décrits.

    Le comédien lit les analyses toujours accrochées à des situations, la cruauté et l’ennui du repas au champagne, de la relation au voisin tapageur.

    Super idée l’imitation de Godard. Imitation que fait classiquement le bourgeois en soirée, comme il imite Gainsbourg. Le bourgeois aime Godard comme personnage pittoresque (voir ce qu’en fait Hazanavicius), pas comme cinéaste.
    La chanson de Demy évidemment est aussi un classique bourgeois.
    J’aime la lecture sobre, sa façon de mesurer ses effets, d’insister sur pire « Ttu crains le piiire », rappelant l’humour du livre. (juste un truc que j’aime pas : je trouve qu’il martèle trop de la main, surement pour s’aider dans la prononciation rythmique des phrases littéraires.) J’ai ri par moment, mais dans mon souvenir, l’essai était plus moqueur, plus drôle que ce que j’ai entendu ce soir-là. C’était un autre dosage entre humour et pensée critique.

    J’étais très émue à la fin, au courage de la pensée. Émue quand je l’avais lu, et émue ce soir-là. Le moment Vous n’aurez pas ma haine, est tellement délicat, et juste. On sent un instant sur le fil. C’est fort.

    L’acteur qui joue, c’est pas celui annoncé sur le programme du rond-point. C’est une erreur du stagiaire com’ du rond-point ou il y a eu embrouille ?

    • Y eu embrouille, oui. D’un comédien. A ajouter au registre national des embrouilles, défections, minableries des comédiens.
      Deux semaines avant la lecture, David Ayala, qui avait donné cette lecture à Avignon, nous a fait savoir que finalement il n’assurerait pas la date du 7 (calée depuis juin 2019), car il avait « des problèmes personnels » (voire là-dessus un passage de Jouer juste). Madame Ayala fait des misères à Monsieur Ayala donc Valérie Grail se retrouve sans acteur à deux semaines de l’échéance. Valérie pense à un plan B comme Bibi. Mais j’ai vraiment pas envie de me foutre cette charge de boulot en plus de la conf, à un moment où par ailleurs suis en train de reprendre un roman. Donc on est foutus et au bord d’annuler. A tout hasard j’envoie un message à Christophe, dont je sais qu’il aime lire des textes théoriques (il a lu pas mal de Deleuze, et récemment enregistré le livre audio du Piketty). Et par miracle il répond, est libre, prêt à le faire et à répéter beaucoup pour une somme dérisoire.
      Merci Christophe.
      Adieu David (nous prierons pour toi)

      • C’est pas une vache qui te ferait un plan comme ça. La vache, elle sait peut-être pas son texte au cordeau mais elle te lâche pas à deux semaines du rond-point.

      • Bonjour François
        Contente de savoir que tu travailles actuellement sur un roman
        A l’occasion, si tu avais un moment pour nous en dire quelques mots
        Dans cette éventualité et te souhaitant une bonne journée

        • Je crois que François a dit que la sortie de son roman est pour septembre.Donc là ce roman doit être fini et il doit être en train de faire des corrections et tout ça.D après moi.

          • il fait son repassage

          • Merci, Pascale. Je vois que tu es très informée sur le délai. Et sur le sujet peut être aussi, éventuellement, non ? : )

          • Oh non je n’ai pas eu d info particulière,juste il me semble que François l’a dit ici.pour le sujet je ne crois pas qu’il en ait parlé ici.Je ne l’ai pas vu en tout cas.

    • Je te rejoins, Billy
      Excellente lecture de HDTB
      Cet acteur était CELUI qu’il fallait pour cet essai. Un doux pour une critique nécessaire mais trop frontale à mon goût (en fait pour être transparente et pour l’anecdote, j’ai quand même un ami laic franciscain artiste un peu âgé qui m’a avoué dernièrement avoir eu du mal à s’y mettre (entendre « c’est brutal et tu penses que je suis comme ça? » Ben j’ai regretté ce conseil lecture du coup, ce jour là. Quand même.)

      • Je ne voulais pas dire que le comédien avait adouci le texte, je voulais dire qu’il avait été fidèle à l’analyse calme et précise du texte. Et que la violence du militantisme de meeting contraste avec le ton du comédien. Il dit « tu », en montrant du doigt le public parfois. Le texte est là, il analyse et confronte le tu/le je. Cette confrontation c’est la lutte des classes que le bourgeois-cool, le héros du livre, nie.
        Et commencer avec le passage sur les « gens de théâtre » lors d’une représentation théâtrale, ça euphémise pas le texte non plus.

        Sophya, tu as déjà fait plein de posts sur la violence, l’agressivité, l’excès de frontalité d’HDTB, ce qui relèverait d’un emportement, d’un défaut de justesse du bouquin. Tu dis ça sans argumenter, sans jamais citer une phrase. (Par exemple qu’est-ce qui serait excessivement brutal dans le passage sur les gens de théâtre à la pizzeria rue des martyrs ?)
        Et là tu nous sors un ami laïc franciscain artiste. Et lui non plus il ne parle d’aucun passage, c’est pas de chance. Ça peut paraitre pointilleux de demander de citer/d’argumenter mais c’est la condition pour discuter. Sinon tu nous parles de ton ami laïc franciscain artiste qui trouve l’essai brutal, je te parle de mon ami musulman péruvien qui l’a trouvé très juste. So what ?
        (Et un franciscain ça vit dans la pauvreté, non ?)

        Quand tu dis brutal, violence, agressivité, haine, tu ne parles pas du style du bouquin puisque tu ne relèves pas de phrases. Tu relèves une opposition politique entre le bouquin et toi.

        • Merci de ce post, Billy
          Tu reprends quasiment mot pour mot ce qui s’est échangé avec François via l’espace dédié à cet essai. Mais c’est toujours intéressant à observer.
          Première point : à aucun moment, je n’ai qualifié cet essai de haineux. Ca me surprend beaucoup de le retrouver encore ici.
          Deux : je n’y évoque que l’impression à première lecture et note que qualifier de bête une personne ne l’invite pas à écouter. Pas plus compliqué que ça. C’est un constat.
          Quant au franciscain ami, oui, il est pauvre par choix, lui aussi. C’est bien pour cela très précisément qu’il devient intéressant de noter qu’il a bloqué et n’a pas réussi à rentrer dans ce livre non pas parce que transfuge mais par l’ouverture : tu es bête. Grosso modo
          Quant à mon refus d’argumenter, il me semble être une réponse à l’injonction de François lors de notre échange passé. Ni dieux ni maître.

          • Je pense que dire d une personne qu’elle est bête secoue.Et qu’être secoué est plus intéressant que tout le reste.(je le sais car François me l’a dit plus ou moins plusieurs fois,pas directement que j’étais bête,mais par ex que j’étais attirée par la bêtise réactionnaire,et c est très efficace.ça énerve sur le coup,puis ça secoue,ensuite on en fait ce qu’on veut,mais c est efficace)

          • voilà, secouer qqn est positif

            lui dire qu’il est bête est positif
            positif, de par son efficacité

          • coaching sportif, quoi

          • Exactement.

          • Tu fais bien de nous rappeler à l’ordre quant a l’erreur mode/tendance.On n’est vraiment pas A LA PAGE.(qui dit mieux)

          • sa façon de penser tel ou tel sujet, sa bêtise en pensant de telle ou telle façon, voulais-je dire plutô, sa façon d’être chiante, quoi. Ce que je peux être pétasse des fois, j’te jure

          • si je puis intervenir dans le débat, d’autant que je m’en souviennes , dans l’histoire de ta bêtise nous pouvons observer un mouvement qui va , certes, de l’attaque frontale, à l’autocritique de l’auteur , qui inciterait presque le bourgeois à prendre le même mouvement, s’il avait envie, s’il en avait les capacités.

            Cela dit je peux témoigner aussi que je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui n’a pas aimé le ton général du livre. Quelqu’un qui était très emballé par l’idée de lire ce livre au départ et puis qui a été fort déçu.

          • A Anne Laure.ça,chacun ses goûts.Perso,le régulier « tu ferais bien de te taire »,avec espace avant et après,c est là l’intérêt du livre.Ce cash.Ce clash.En effet on peut y aller plus sort, comme dans le dernier Beigbeder,qui prétend casser le capitalisme.mais euh,ça sert juste à rien

          • ben je ne sais plus trop ce que me rapportait mon quelqu’un qui connaissait le quelqu’un emballé au départ , mais je crois qu’il attendait autre chose de sa lecture certainement, c’est un trentenaire précaire qui est passé par le lycée expérimental de saint nazaire, père ouvrier dans la métallurgie, mère infirmière psy, qui se serait ensuite particulièrement intéressé à l’art.
            Nous n’en saurons pas davantage.

          • Vu d’ici tu bottes une seconde fois en touche Sophya. Un peu étrange ce coté j’dis ça j’dis rien quand tu es gentiment priée d’argumenter par François puis Billy. On serait tentée de te dire ben alors à quoi bon le dire en fait ?

          • Quand tu avances un avis sans l’argumenter, c’est normal qu’on soit plusieurs à te demander « pourquoi tu dis ça ? » d’où peut-être l’impression que je reprends mot pour mot votre discussion. Mais je pensais pas que vous aviez déjà parlé de mon ami péruvien musulman. Ni de l’intro « gens de théâtre ». Ni de défaut de justesse. Ni de la lecture au rond-point. Ni de..

            Tu avais dit pas mal de choses sur HDTB, des choses comme « Humilier le lecteur me choque parce que violent, stérile » J’en ai conclu que tu le trouvais haineux.

            Argumenter c’est discuter d’égal à égal (sans mesurer nos diplômes, nos boulots, nos âges, nos références culturelles ou nos appuis artistes ou ministres), c’est penser ensemble dans l’espace circonscrit du bouquin.
            Demander d’argumenter c’est l’inverse d’un ordre. C’est une invitation à la discussion égalitaire. Ni dieu ni maître, c’est hors-sujet.

            « Merci pour ce post, Billy. » De rien, merci à toi.

        • En réponse à ton dernier post, je me contenterai de citer BS, c’est du « coaching sportif » et ne convient donc qu’à certains dont Pascale, semble t il.
          Après ca n’est qu’un aspect du livre, tout le reste est juste. (ce que je n’ai pas manqué de dire aussi). mais désolée je ne suis pas une grande sportive. Chacun ses luttes.

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