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78 361 Commentaires

  1. c un grand jour aujourd’hui, mercredi: Un divan à Tunis est dans les salles.

  2. François chahute, BS rappelle à l’ordre

    tu me fais rire, Pascale,

    et je préfere quand tu te détends, finalement, et que tu utilises moins la discute-forum positive avec moi 🙂
    tu étais la seule, ça faisait bizarre,

  3. Peut-être chez Echenoz non ? Il faudrait voir de plus près dans quels livres de lui, mais pour ce qui est d’un « discours faussement rationnel » on trouve ça chez lui quand il fait parler certains personnages il me semble. Et c’est drôle cette claudication du sens.

    • Mon post au dessus répondait à celui François ci-dessous à propos de la conf HDTB mais pas réussi à le placer au bon endroit sorry.

      Je serais bien d’accord pour recenser les tenants de ce genre -le discours faussement rationnel, le pastiche léger de conférence organisé.
      Je pense qu’il y a de ça chez Chevillard.
      Et chez Ambrose Bierce aussi dans mon souvenir.
      Plus récemment, Stéphane Legrand avait fait un dictionnaire de philosophie qui allait dans ce sens
      Y a de ça parfois chez Pierre Senges -mais longtemps que je ne l’ai pas lu.

  4. oui, me suis vraiment bien amusée devant le Johnson.
    Déjà, grâce à sa forme: pas si souvent que je me sens aussi prête à jouer avec un film clairement genré, comme le pose un des 2 enquêteurs, ou le détective (Craig), dans une première réplique: ´Cette maison, on dirait un jeu de cluedo ´.
    L’usage ainsi avoué et appuyé des codes (ambiance, décor, gros plans, typolologie d’écriture mastoc des persos) grandit le plaisir à se consacrer à l’affaire je trouve, affaire qui s’embrouille à mesure dans À couteaux tirés.
    Et c dès son premier plan, son entrée en matière, son premier cadrage sur la maison, que Johnson est joueur: il nous montre le couvercle de sa boîte de jeu d’enquête-énigme, nous fait entrer dans la maison, une fois que les deux molosses canins, qui jouent au premier qui sortira du plan, nous le permettent.

    Dans son super dialogue inspiré par la Colombie, Atom nommait le terme phonétique et condensé d’whodunit, qu’alors je découvrais, et qui me fait rire aujourd’hui, par sa proximité avec
    la belle trouvaille du détective Blanc: sa métaphore-donut, son image du trou dans l’affaire.
    Même si j’avoue lui préférer la danse du Donut de Rupture pour tous.

  5. Non seulement Lordon mais mon polytechnicien préféré :
    https://www.youtube.com/watch?v=CML76Y4CENU

    • (Celui qui fait mentir l’affirmation plutôt valable, au demeurant, des Nuls : « Régis est un con »)

    • naaaaannnn, y avait bernard arnault ?!!

    • pensé à Pascale ce matin, bonjour, entre autres,
      en découvrant (benh oui, j’ai un peu hiberné ces dernières années) qu’il existe un institut de l’économie positive,
      d’où un forum de l’économie positive, d’où des gens qui pratiquent la pensée positive, le sourire positif, le ton positif, pas trop fort, vous savez, chuuut, ainsi, la végétation pourra repousser,
      – puisqu’on a tous 2 ans 1/2 (et encore, dans les écoles maternelles, ien a qui pensent même pas à stopper les pétéradantes sonneries qui rythment les jours de classe alors que ce sont les vacances et que les petites sections sont à la sieste) –
      Un institut de l’économie positive donc, qui invite que des gens à sourire positif, à ton positif, des gens à esprit de vivre-ensemble positif, quoi
      sauf 1
      https://m.facebook.com/obdelwell.xe/posts/1580813045406722
      (merci mon Fils)

      • A BS.je pense que je n’ai pas été claire avec la notation positive.Il s’agit,par ex,quand tu fais une dictée(je prends un ex caricatural pour que ce soit le plus clair possible).,au lieu de retirer ses points pour les fautes,d en mettre pour tout ce qui est bon.Rien à voir donc avec la mode du positif.

        • tu nommais donc, citait la pédagogie-concept de ce que je dépliais dans mon post qui precédait ainsi:
          .. vont-ils noter les manques/imprecisions? vont-ils surtout noter ça? voire que ça? ( auquel cas, c vite fait d’avoir 0)
          ou vont-ils plutôt s’arrêter vraiment sur ce que dit le noté? (genre s’il dit 20 trucs en lien avec mon sujet de départ, je lui mets 20) / …
          en quelque sorte?

          ah ok, je t’en remercie (team qui gagne) :- )

          il n’empêche que cette mode (tabdance) au vouloir tout appeler ´positif’ existe

          ce sont les faits quoi, comme qui dirait

          • Voilà,on est d accord.Et oui,cette mode du positif gave.Qui va avec,se reconstruire,prendre du temps pour soi etblabalbla.Mais ce que je te décris existe depuis très longtemps.d ailleurs aujourd’hui peu de profs l’utilisent(à ma connaissance et tant mieux si je me trompe)

          • mais stp, Pas ale: que font ces gens bien attentionnés de toute cette notation positive? ces notes servent/permettent/disent quoi?

            en + clair, qui s’en sert et comment? pour quoi faire?

          • * Pascale

          • Cette façon de noter fait que le gamin sait où il en est vraiment,et le fait qu’il soit jugé sur ses réussites est encourageant et peut lui donner envie de continuer à apprendre.Apres,ce que les gens en font ma foi ça dépend des profs.

          • Salut,
            La notation positive au lycée, ça peut donner ça: 28 élèves sur 32 ont la moyenne en français et donc on est très très loin de la « constante macabre ». En théâtre je mets carrément une note de participation collective qui est toujours vraiment très haute parce qu’ils jouent vraiment le jeu et parce que c’est ça qui compte. Pour noter on peut inverser l’ordre « normal » et valoriser tout ce qui peut l’être, plutôt que de sanctionner tout ce qui ne va pas. Pour les appréciations, je mets plutôt en avant les qualités de chaque élève. J’essaie de n’enfoncer personne. J’indique simplement ce qui peut encore être amélioré. Certains collègues trouvent ça démago. L’administration s’en fout complètement. Les élèves et les familles n’ont jamais rien dit contre ça, bien au contraire. C’est une façon très modeste de refuser la tyrannie des notes et le tri social qui se met en place de façon de plus en plus implacable. C’était là depuis toujours, c’est vrai malheureusement. Mais en dix ans tout s’est précipité. Avec les applications comme affelnet, APB et parcoursup tout est géré par des algorithmes et ça devient complètement écrasant, un vrai cauchemar. La notation positive et les appréciations encourageantes, dans cette machine infernale, c’est sans doute encore beaucoup plus dérisoire. Pour l’instant je ne vois pas trop comment faire autrement. A part tout lâcher et s’en aller, bien sûr. Pour l’instant je reste encore et je m’accroche à ce qui me va. Merci pour ce site qui donne des idées de livres, de films et puis aussi de quoi beaucoup se prendre la tête, et s’arracher tous les cheveux du crâne. Mais bon, c’est pas nouveau, pas vrai? Les profs sont de grands sadiques ou de grands masos, au choix. Merci pour les deux conférences plutôt géniales c’est vrai… Demain, vendredi et lundi pour moi beaucoup plus simplement ce sera stage SUD-EDUC « Une autre école ». J’y crois encore un peu à ma vieille fable préférée. C’est vrai qu’elle a une sale tronche depuis pas mal de temps. Alors on va encore se prendre un peu plus la tête là-dessus demain, avec quelques autres vieux camarades.

          • « En théâtre je mets carrément une note de participation collective qui est toujours vraiment très haute parce qu’ils jouent vraiment le jeu et parce que c’est ça qui compte »
            et s’ils ne « jouent pas le jeu »? (pose la question au stage)

          • APB, Affelnet,
            parmi les pires moments je crois (je sais, g de la chance, pour beaucoup c bien plus que ça) que j’ai passé avec mon fils et ma fille (nés dans cet ordre) à propos de leur scolarité

            et tu sais quoi? j’en pleure encore,
            si j’y pense, quand j’y pense, j’en pleure encore.

          • dans tous les cas, (et après écoute notamment de Lordon chez alternative) me reste en tête que défendre une institution, c défendre l’ordre.

        • * tendance

      • BS, c’est possible d’avoir l’intégralité du débat dont est issu l’extrait que tu as posté ?

    • benh c François au 2e rang, juste au bord de l’allée centrale (je reconnais sa jambe droite, le genou surtout)
      eh ouais, ça va me distraire du contenu je crois, mais bon, j’essaie de,

      • ah benh non,
        mais franchement, avant de bien voir son profil, et sa barbe de bien plus que 3 jours, ça aurait pu,

        je reprends plus calmement du coup, ouf,

    • RV : on peut dire que c’est un bon client de fredo ton régis, il n’arrête pas de se marrer, ça fait plaisir à voir.

    • hé bé , c’est la première fois que j’entends fredo parler vraiment de la médecine , c’est bien , il était temps.

  6. Définit le Moralisme politique : pures positions de principe coupées de toute ananlyse des conditions d’effectuations concrètes

  7. vers 1h16, Lordon cite François et définit le moralisme en politique

  8. comme c un peu compliqué d’être à St Etienne en semaine pour voir Piscine(s)
    https://www.francebleu.fr/emissions/culture-club/saint-etienne-loire/le-culture-club-106

    • merci je vais enchaîner les longueurs
      (on est à la fête en ce moment)

      • – ce petit moment Cruciani au culture club de france bleu loire/haute loire est plaisant, assez cool
        et, du coup, l’auto-dérision jargon théâtre du metteur en scène de Piscine(s) y est bienvenue:
        ’ la tournée création d’une odyssée contemporaine avec une piscine Le Corbu ´ truc dans l’genre,
        bien vu,

    • vous faites aucun effort, j’y étais hier c’était très bien. Au pire il vous reste Reims et Mulhouse.

  9. Un nouveau Lordon ce soir sur le Media

    • merci pour l’info zyrma, ça m’excite, mais je ne suis toujours pas sortie de la meilleure librairie de france.

  10. Je sors des Monts Fuchun, sous le choc, merci ! J’aurais pu en regarder 2 heures de plus

  11. La lecture d’HDTB au rond-point, c’était une sacrée expérience. Je craignais que la voix projetée du comédien lisant un texte aussi conflictuel lui ajoute de l’agressivité. Bah non. La lecture rend au texte son analyse calme et précise. Le comédien est super, avec un ton presque doux.

    Cette douceur fait contraste avec l’intro sonore. L’intro, c’est une émission radio énervée avec musique d’opéra et les voix autoritaires de Cohn-Bendit (la dé-mo-cra-tie) et surement Luc Ferry. Meeting de candidat. Des injonctions bêtes, agressives, autoritaires à voter. (j’aime pas la fin Allelujah. Je vois bien l’idée de la grande communion bourgeoise. Mais ça ajoute une ironie que j’aime moyennement. Je trouve la violence des injonctions, au 1er degré, suffisamment forte.) Ces injonctions sont objectivement ridicules aujourd’hui, avec le recul sur la politique menée. Cette intro pose clairement le niveau de violence de la bourgeoisie, c’est elle qui interrompt la tranquillité du mec au chapeau de paille.

    Il y a la voix-off de François aussi. Comme le comédien, François a la voix calme, posée, analytique, qui détone avec le militantisme gueulard de Cohn-Bendit&co. François annonce le programme de l’essai, la généalogie de la bêtise.

    La lecture commence avec des situations impliquant des théâtreux (repas entre gens de théâtre et rencontre-destinée avec l’auteur sud-américain). La discussion entre gens de théâtre correspond au début du bouquin, mais commencer par lire ce passage-là à des spectateurs qui sont plus ou moins des « gens de théâtre », ça produit une tension dans la salle. On se retrouve à se situer parmi les gens décrits.

    Le comédien lit les analyses toujours accrochées à des situations, la cruauté et l’ennui du repas au champagne, de la relation au voisin tapageur.

    Super idée l’imitation de Godard. Imitation que fait classiquement le bourgeois en soirée, comme il imite Gainsbourg. Le bourgeois aime Godard comme personnage pittoresque (voir ce qu’en fait Hazanavicius), pas comme cinéaste.
    La chanson de Demy évidemment est aussi un classique bourgeois.
    J’aime la lecture sobre, sa façon de mesurer ses effets, d’insister sur pire « Ttu crains le piiire », rappelant l’humour du livre. (juste un truc que j’aime pas : je trouve qu’il martèle trop de la main, surement pour s’aider dans la prononciation rythmique des phrases littéraires.) J’ai ri par moment, mais dans mon souvenir, l’essai était plus moqueur, plus drôle que ce que j’ai entendu ce soir-là. C’était un autre dosage entre humour et pensée critique.

    J’étais très émue à la fin, au courage de la pensée. Émue quand je l’avais lu, et émue ce soir-là. Le moment Vous n’aurez pas ma haine, est tellement délicat, et juste. On sent un instant sur le fil. C’est fort.

    L’acteur qui joue, c’est pas celui annoncé sur le programme du rond-point. C’est une erreur du stagiaire com’ du rond-point ou il y a eu embrouille ?

    • Y eu embrouille, oui. D’un comédien. A ajouter au registre national des embrouilles, défections, minableries des comédiens.
      Deux semaines avant la lecture, David Ayala, qui avait donné cette lecture à Avignon, nous a fait savoir que finalement il n’assurerait pas la date du 7 (calée depuis juin 2019), car il avait « des problèmes personnels » (voire là-dessus un passage de Jouer juste). Madame Ayala fait des misères à Monsieur Ayala donc Valérie Grail se retrouve sans acteur à deux semaines de l’échéance. Valérie pense à un plan B comme Bibi. Mais j’ai vraiment pas envie de me foutre cette charge de boulot en plus de la conf, à un moment où par ailleurs suis en train de reprendre un roman. Donc on est foutus et au bord d’annuler. A tout hasard j’envoie un message à Christophe, dont je sais qu’il aime lire des textes théoriques (il a lu pas mal de Deleuze, et récemment enregistré le livre audio du Piketty). Et par miracle il répond, est libre, prêt à le faire et à répéter beaucoup pour une somme dérisoire.
      Merci Christophe.
      Adieu David (nous prierons pour toi)

      • C’est pas une vache qui te ferait un plan comme ça. La vache, elle sait peut-être pas son texte au cordeau mais elle te lâche pas à deux semaines du rond-point.

      • Je crois que François a dit que la sortie de son roman est pour septembre.Donc là ce roman doit être fini et il doit être en train de faire des corrections et tout ça.D après moi.

        • il fait son repassage

        • Oh non je n’ai pas eu d info particulière,juste il me semble que François l’a dit ici.pour le sujet je ne crois pas qu’il en ait parlé ici.Je ne l’ai pas vu en tout cas.

    • Je ne voulais pas dire que le comédien avait adouci le texte, je voulais dire qu’il avait été fidèle à l’analyse calme et précise du texte. Et que la violence du militantisme de meeting contraste avec le ton du comédien. Il dit « tu », en montrant du doigt le public parfois. Le texte est là, il analyse et confronte le tu/le je. Cette confrontation c’est la lutte des classes que le bourgeois-cool, le héros du livre, nie.
      Et commencer avec le passage sur les « gens de théâtre » lors d’une représentation théâtrale, ça euphémise pas le texte non plus.

      Sophya, tu as déjà fait plein de posts sur la violence, l’agressivité, l’excès de frontalité d’HDTB, ce qui relèverait d’un emportement, d’un défaut de justesse du bouquin. Tu dis ça sans argumenter, sans jamais citer une phrase. (Par exemple qu’est-ce qui serait excessivement brutal dans le passage sur les gens de théâtre à la pizzeria rue des martyrs ?)
      Et là tu nous sors un ami laïc franciscain artiste. Et lui non plus il ne parle d’aucun passage, c’est pas de chance. Ça peut paraitre pointilleux de demander de citer/d’argumenter mais c’est la condition pour discuter. Sinon tu nous parles de ton ami laïc franciscain artiste qui trouve l’essai brutal, je te parle de mon ami musulman péruvien qui l’a trouvé très juste. So what ?
      (Et un franciscain ça vit dans la pauvreté, non ?)

      Quand tu dis brutal, violence, agressivité, haine, tu ne parles pas du style du bouquin puisque tu ne relèves pas de phrases. Tu relèves une opposition politique entre le bouquin et toi.

      • Je pense que dire d une personne qu’elle est bête secoue.Et qu’être secoué est plus intéressant que tout le reste.(je le sais car François me l’a dit plus ou moins plusieurs fois,pas directement que j’étais bête,mais par ex que j’étais attirée par la bêtise réactionnaire,et c est très efficace.ça énerve sur le coup,puis ça secoue,ensuite on en fait ce qu’on veut,mais c est efficace)

      • voilà, secouer qqn est positif

        lui dire qu’il est bête est positif
        positif, de par son efficacité

      • coaching sportif, quoi

      • Exactement.

      • Tu fais bien de nous rappeler à l’ordre quant a l’erreur mode/tendance.On n’est vraiment pas A LA PAGE.(qui dit mieux)

      • sa façon de penser tel ou tel sujet, sa bêtise en pensant de telle ou telle façon, voulais-je dire plutô, sa façon d’être chiante, quoi. Ce que je peux être pétasse des fois, j’te jure

      • si je puis intervenir dans le débat, d’autant que je m’en souviennes , dans l’histoire de ta bêtise nous pouvons observer un mouvement qui va , certes, de l’attaque frontale, à l’autocritique de l’auteur , qui inciterait presque le bourgeois à prendre le même mouvement, s’il avait envie, s’il en avait les capacités.

        Cela dit je peux témoigner aussi que je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui n’a pas aimé le ton général du livre. Quelqu’un qui était très emballé par l’idée de lire ce livre au départ et puis qui a été fort déçu.

      • A Anne Laure.ça,chacun ses goûts.Perso,le régulier « tu ferais bien de te taire »,avec espace avant et après,c est là l’intérêt du livre.Ce cash.Ce clash.En effet on peut y aller plus sort, comme dans le dernier Beigbeder,qui prétend casser le capitalisme.mais euh,ça sert juste à rien

      • ben je ne sais plus trop ce que me rapportait mon quelqu’un qui connaissait le quelqu’un emballé au départ , mais je crois qu’il attendait autre chose de sa lecture certainement, c’est un trentenaire précaire qui est passé par le lycée expérimental de saint nazaire, père ouvrier dans la métallurgie, mère infirmière psy, qui se serait ensuite particulièrement intéressé à l’art.
        Nous n’en saurons pas davantage.

      • Vu d’ici tu bottes une seconde fois en touche Sophya. Un peu étrange ce coté j’dis ça j’dis rien quand tu es gentiment priée d’argumenter par François puis Billy. On serait tentée de te dire ben alors à quoi bon le dire en fait ?

      • Quand tu avances un avis sans l’argumenter, c’est normal qu’on soit plusieurs à te demander « pourquoi tu dis ça ? » d’où peut-être l’impression que je reprends mot pour mot votre discussion. Mais je pensais pas que vous aviez déjà parlé de mon ami péruvien musulman. Ni de l’intro « gens de théâtre ». Ni de défaut de justesse. Ni de la lecture au rond-point. Ni de..

        Tu avais dit pas mal de choses sur HDTB, des choses comme « Humilier le lecteur me choque parce que violent, stérile » J’en ai conclu que tu le trouvais haineux.

        Argumenter c’est discuter d’égal à égal (sans mesurer nos diplômes, nos boulots, nos âges, nos références culturelles ou nos appuis artistes ou ministres), c’est penser ensemble dans l’espace circonscrit du bouquin.
        Demander d’argumenter c’est l’inverse d’un ordre. C’est une invitation à la discussion égalitaire. Ni dieu ni maître, c’est hors-sujet.

        « Merci pour ce post, Billy. » De rien, merci à toi.

  12. Quelqu’un demandait s’il n’y avait rien au ciné en ce moment. Si ça passe encore vers chez vous, faut tenter le Séjour dans les monts Fuchun qui est assez remarquable. Je sais que c’est pas un argument mais personnellement j’ai été très ému. On en parle plus précisément si vous voulez. MA y est allée aussi mais elle a pas aimé… Mais MA a mauvais goût qu’est-ce qu’on y peut faire ? :p

    • Rien au ciné, mais moi je viens de voir au ciné un film que je n’avais jamais vu…Le ciel est à vous de Jean Grémillon.
      Et me suis dit que je n’avais jamais vu ça.
      Jamais vu un rôle de femme si « vaste ». Thérèse ( Madeleine Renaud) est une épouse, une mère, une femme qui travaille, une femme qui accomplit ce dont elle a envie : voler.
      Jamais vu non plus un homme, Pierre (Charles Vanel) si doux , si attentif aux désirs de sa femme, qui partage sa passion et l’aide à la concrétiser -tout en ayant conscience du risque que cela comporte.
      Jamais vu un homme pleurer comme ça de joie, de soulagement, d’admiration
      Jamais vu un si bel amour, simple et grandiose, quotidien et hors du commun, mêlant les deux avec autant de grâce.
      Jamais vu à égalité, amour et amour du travail,
      Réalisé pendant l’occupation, c’est un film qui attaquant subtilement famille et travail devient une contestation de la France de l’époque ; et quel titre !

      • vu il y a longtemps mais grand souvenir
        comme de deux ou trois Gremillon tardifs comme celui-là

      • Pas revu depuis la fin du siècle dernier, mais souvenir que Grémillon avait le don de raconter des histoires d’émancipation de femmes comme personne de sa génération.
        « L’amour d’une femme », son tout dernier, mais aussi, ce film dont tu as joliment parlé, Lison :
        https://www.dailymotion.com/video/x3yb0w

    • .. Séjour dans les Monts Fuchun / … ah ouais? c noté alors,
      en attendant, suis à jour avec À couteaux tirés (ma fille avait raison) m’y suis bien amusée,

      [vu le dernier Assayas aussi il y a peu, si jamais (avec Ana et Penélope, fait le plein de belles brunes aux lèvres lippues – j’adore – ]

  13. Billy l’a déjà dit mais je le redis ici, très bonne conférence François bravo. Il fallait oser l’ironie et le premier degré et demi tout du long. Je t’avoue qu’au début je me suis dit oulala est ce que ça va vraiment être drôle cette affaire, il n’est pas comédien, va t-il bien dire son texte de façon drôle? j’étais un peu perplexe, parfois j’ai trouvé que parfois ça patinait un peu, que tu te répétais mais globalement passées les premières vingt minutes, je me suis bien marré ( il faut aller plus avant dans l’analyse de l’enfant et l’oiseau m’a tué) et en plus il y avait un fond ramassé et dense ( la consommation n’est pas la cause, elle est l’effet d’une production elle même prise dans la logique de croissance continue du capital, voilà une remise sur pied claire et efficace de l’ordre des choses) et puis quand j’ai réalisé à la fin que sous couvert de blagues, les 9 points, même les plus farfelus comme les yeux de lumière de l’enfant, étaient en fait justes, bon bin là chapeau hein.

    Du coup question quand même: as tu eu une petite direction d’acteur préalable de Valérie ou Pantxika pour cette conférence semi-comique ou t’es tu lancé sans préparation/ répétition?

    • Et par contre spoiler alert, c’est moi Copy Comic donc malgré toute l’admiration que j’ai pour ton travail, je vais être obligé de me fendre d’une petite vidéo comparative parce que là c’est pas possible. Billy a déjà mentionné le plagiat à Gérard Darmon dix ans déjà du Burger Quiz, j’ajoute le plagiat de la voix du yogiste et le « change de voix » piqué à Pierre Emmanuel Barré, tu peux faire une croix sur ta carrière. Déso pas déso.

      • Pas d’accord Copy comic. Dire « change de voix » ou « c’est ta vraie voix ? » c’est des vannes de soirée, c’est dans le domaine public.
        Perso j’ai honteusement ri à la précision du compte des abeilles. Alors 10 abeilles c’est la moyenne hein. Parfois c’est 6, parfois c’est 14. C’est si con, c’est pas un plagiat, là on sent la patte de l’artiste.

        Et tu vas peut-être trouver ça hors-sujet (c’est pas de l’heroic fantasy, donc oui c’est hors-sujet) mais ta question m’a fait penser à la gêne occasionnée sur le film L’Angle mort qui analysait l’approche réaliste dans le film de genre. Je pense aussi aux Chants de Mandrin, film historique mais heureusement fauché et réaliste, avec un perso qui a la gerbe en voyageant calèche.

      • même si re-pensé aussi, avec le truc de la voix, à PEB (mais plus au blond de Gad, en vrai)
        ça m’intéresse toujours cette histoire de copy dans l’humour moi aussi.
        Quand Billy parle de truc de soirée, je repense à Lanvin, il me semble, Gérard, qui racontait volontiers qu’autour de Coluche, gravitait tellement de monde que oui, bien sûr, des trucs de leurs soirées se retrouvaient dans ses sketchs.
        Et en humour aussi, la contagion peut être rapide et des blagues, expressions, peuvent innerver plusieurs bouches, plusieurs situations, plusieurs sketchs.
        En plus d’être souvent aussi un clin d’oeil-hommage à qqn dont on aime le boulot.

        Je me demande si, comme en musique, la justice décide d’un plagiat, d’un vol de création à partir d’un certain nombre de mots, de situations, de mimiques identiques: ça se defend comment un sketch comique? quid des droits d’auteur en humour?
        Car dans ce cas, et comme c’est court, pense pas que chaque môme qui a passé ou préparé l’oral de français pense à attaquer François pour son ´ Baudelaire-euh, 1821-1867 ‘
        Dupontel non plus puisque lui, c Sartre.

    • Sans répétition, ce serait étrange. Un truc comme ça se prépare, et assez précisément. Mais se prépare seul. En tout cas c’est ce que je fais.
      Je reviens à ta question sur SF et heroic fantasy. A te lire, quelque chose m’est apparu que je n’aurais pas anticipé : écrire un récit d’heroic fantasy m’apparait beaucoup plus à ma portée qu’un roman de SF. Je ne suis client ni d’un genre ni de l’autre – et je regarde avec une perplelxité vaguement narquoise les fans d’HF. J’ai ma petite idée sur les affects qui sont au travail là-dedans. Mais il m’apparait assez jouable, et même peut être fécond de disposer un univers d’heroic fantasy, en le traitant avec une certaine distance, une distance qui paradoxalement viendrait d’un passage de cet univers au filtre du réel. Batiflor (ou un nom comme ça) possède une épée magique, ça lui fait quoi au juste? Est ce qu’il a pas en permanence peur de se la faire piquer? Est ce qu’il s’en sert pour couper du pain?

      • C’est marrant que tu parles des affects au travail parce que c’est une chose à laquelle j’ai un peu réfléchi depuis le podcast et je suis arrivé à deux hypothèses qui m’ont semblé antithétiques, mais en fait peut-être pas tant que ça.

        La première hypothèse serait celle d’un affect guerrier et viriliste. Tu parles du Moyen-âge, on sait à quel point cette période fascine et imprégne l’imaginaire d’extrême-droite. En ce moment, la maison d’édition Ring fait parler d’elle avec toute une série de livres sur la grandeur du Moyen âge, les batailles, les hommes qui savent se battre et monter à cheval, défendre leur terres, leur valeurs, leurs pays. Pour qui voudrait un condensé de la bêtise extrême droitière à ce sujet, je conseille d’ailleurs d’écouter quelques minutes Papacito, leur auteur phare.

        La seconde hypothèse serait celle d’un affect enfantin. Quand je me remémore mes années collège, beaucoup de garçons jouaient au carte magic ou à peindre des figurines pour des jeux de plateaux. J’avais un sentiment ambivalent envers eux: à la fois, je me foutais de leur gueule et je les trouvais un peu cons, à la fois ils m’étaient sympathiques, ils n’étaient pas méchants, et je trouvais assez beau ce côté enfantin et passionné qu’ils avaient.

        Donc je ne sais pas. Peut-être me trompe-je? Peut-être qu’enfantin est un mot trop noble et inapproprié pour une passion adolescente? Peut-être aussi qu’enfantin et guerrier n’est pas incompatible, surtout quand je vois ce que se mettent dans la gueule les primaires que je surveille le midi à la cantine.

        Sinon pour ce qui est de l’intrusion du réel dans l’héroic fantasy, c’est un truc auquel je pense depuis longtemps, et qui est par exemple maintenant que j’y pense, sans doute à la base de mon goût pour Kaamelott, et de mes réserves sur Harry Potter, qui n’a qu’une seule copine pendant toute sa vie, ne regarde pas de film, n’écoute pas de musique. Alors qu’on sait tous qu’il est fan d’Ed Sheeran c’est écrit sur sa gueule.

        • « Peut-être aussi qu’enfantin et guerrier n’est pas incompatible »
          ben oui

          et d’accord pour Kaamelott

          • Kaamelott je trouve ça marrant sur 5 épisodes pas sur les 30000 diffusés.
            Vous avez lu l’article de Delorme dans les Cahiers contre la Fantasy? Quel sens du timing incroyable les gars. En gros selon lui la Fantasy a tout contaminé à Hollywood, d’Harry Potter à 1917 : les genres n’existent plus, l’imagination a disparu au profit d’un imaginaire appauvri et standardisé qui est reconduit dans des films qui ne sont plus des oeuvres mais des produits commerciaux s’annulant les uns les autres. L’article est gourmand et veut faire rentrer trop de tendances sous l’appellation Fantasy, mais louable dans sa capacité à rappeler quelques vérités sur l’état actuel de l’industrie hollywoodienne.

          • ce qui recoupe ce que je dis dans la Gene sur 1917
            la fantasy comme autre nom de l’ambiançage décoratif
            des ambiances, des atmosphères, des couleurs de tableaux

          • Moi Kaamelott je dois être à mon 36ème revisionnage des 6 saisons et j’ai regardé le teaser du film au ralenti pour trouver des indices. Et j’ai aimé ça.

            Intéressant cette vision selon laquelle tout serait fantasy. Cela me fait penser à une conférence de JB Thoret où il disait que dans le cinéma français mainstream feel good standardisé, le politique était évacué et tout était conte, conférence La France Intouchable au forum des images, je l’ai peut-être déjà postée ici.

            Il y aurait sans doute plus généralement une responsabilité à chercher autour des théories de la dramaturgie style Voyage du Héros, Monomythe, Joseph Campbell, qui ont créée chez Disney d’abord – ce n’est sans doute pas anodin – puis plus tard partout ailleurs, un décalque standardisée d’une belle histoire.

      • Je tiens à dire : la série Game of Thrones, c’est nul et nauséabond.
        J’ai lu les livres, j’aime bien. L’auteur a tenté de combiner les ressorts classiques de l’heroic fantasy, tout l’imaginaire guerrier, à un filtrage relativement réaliste. Et s’est confronté à une contradiction interne : il introduit une armée de zombie qui attend de dézinguer tout le monde, mais passe les 4000 pages suivantes à les ignorer parce qu’en toute logique ils débarqueraient et ça serait la fin du monde et des livres, très rapidement.
        Les héros sont rapidement zigouillés par x ou y, ce qui tue le momentum classique du récit d’heroic fantasy dans l’œuf.
        Y a plus de grand gentil, de grand méchant. Il délaisse même les personnages principaux pour passer du temps avec le garde du corps d’une princesse, ou des types annexes. Ça fait soap opera, aussi : le truc peut être éternel.
        Devoir conclure une série d’heroic fantasy le contraint à revenir à l’heroic fantasy et aux pistes du début, lancées et abandonnées. Mais il ne veut pas décevoir son lectorat d’heroic fantasy ; y a rien qui ne puisse être fait contre une armée de zombies, et ça ne l’intéresse pas de mettre une telle confrontation en scène, alors il repousse l’échéance…
        Ça fait dix ans qu’il n’a pas sorti de tome. Et ça finira sans doute jamais, comme il se doit.

        • Oui alors Game of Thrones, moi aussi je déteste la série dont j’ai vu 4 épisodes avant d’arrêter, et je n’ai jamais lu les livres. Là aussi, ça me donne à penser. A l’époque tous mes copains qui regardaient me disaient: mais vas-y si t’as aimé les films Seigneur des Anneaux ( ce qui était le cas) tu aimeras GOT. Donc j’ai tenté et en fait non pas du tout. Alors pourquoi j’aime SDA et pas GOT, j’ai essayé d’y réfléchir, aidé plus tard par le papier de François sur Breaking Bad et les séries où il a écrit beaucoup de choses que je pressentais, et notamment celle-ci: la série est prise dans un double mouvement de dilatation-accélération. C’est exactement le cas dans GOT et je me souviens qu’à l’époque c’était même devenu une blague entre ceux qui regardaient: « de toutes manières, GOT, il se passe rien avant l’épisode 9 ». Et c’était bien le cas: 8*50 de blabla politico-militaire abscons, d’alliances dont on a à peu près rien à foutre, de trop nombreux personnages qu’on finit par oublier ( Lecaplain a dit à propos de cette série: j’aurais pu la suivre si ça avait été dans un Darty et qu’ils avaient tous une étiquette avec leur prénom mais sinon j’étais perdu, c’est très juste) avant que tous les niveaux du 1000 feuilles n’entrent en conflit dans le pay-off forcément spectaculaire de ce fameux épisode 9 de chaque saison. Série prétentieuse, confuse, compliquée et qui voudrait nous faire croire que compliqué est un gage de complexité. François disait il y a peu de temps dans un post que Game of Thrones était une série pour enfant. J’ai bien compris qu’il y avait malice mais je ne suis pas d’accord, c’est une série pour ado conne mais qui se croit maligne comme un ado.

          Au contraire je dirais que SDA est un presque un film pour enfant: enjeu simple, histoire simple, deux intrigues parrallèles (Frodon Sam Gollum d’un côté qui vont vers la montagne, le reste de la communauté de l’autre qui se préparent à la guerre), deux camps bien distincts, manichéisme, un récit d’aventure digne du conte. Et puis dans SDA, le récit est toujours classique mais bien mené. Sur la dramaturgie, on en revient donc toujours à l’écart entre film et série: GOT est une étape sur route plate avec un col hors catégorie venu de nulle part à la fin; SDA est une succession de petits cols avec un dernier un peu plus gros à la fin. Dernier point important: il me semble que SDA joue beaucoup moins le virilisme moyen-âgeux que GOT. Là où Got masculinise tout le monde, y compris les femmes, et rit du gros qui ne sait pas se battre, SDA apporte une féminité chez les personnages masculins qui me plait. Si je prends Aragorn contre Jon Snow c’est évident: le premier est viril sans forcer, et il dégage même de la douceur, merci Viggo, tandis que l’autre, le piètre Kit Harrington, qui porte pourtant en lui une féminité, la saccage en bombant constamment le torse et surtout en aggravant exagéremment sa voix. Triste choix de jeu.

          • D’accord avec toi, Mathieu. Ce qui distingue SDA de GOT c’est aussi l’innocence (l’enfance) de l’un par rapport à la roublardise de l’autre. Et aussi le fait que le SDA arrive nettement mieux à rendre humains ses personnages, à leur donner une petite épaisseur. Je revoyais la trilogie en décembre quand elle passait à la télé et me frappait ceci à la vision du premier volet (qui est clairement le meilleur pour moi) : ce film ne parle que de la faiblesse et de la corruption de l’âme des hommes par le pouvoir ou sa tentation, où les personnages les plus héroïques (Aragorn, Gandalf) sont les plus lucides sur leur incapacité à affronter le mal représenté par l’anneau. Ce qui est assez beau.

          • Très juste, la corruption des hommes par le pouvoir est le thème qui guide tout le film.
            Bien malin en revanche qui pourrait dire quel est le fil directeur de GOT étant donné que, comme dans toutes les séries, il y a 70 fils tous à peine effleurés.

          • à Charles, aurais tu un lien pour l’article de Delorme sur la fantasy s’il te plait ?

            Et, à tout le monde, je ne comprends pas trop ce que vous entendez par féminité et masculinité/virilisme, pourriez vous m’expliquer ? « GOT virilise même les femmes ».

          • Oui, la série se débarrasse de toute la contradiction des livres, ce qui font leur intérêt pour moi — donc oui, vaut mieux regarder le SDA que Game of Thrones, surtout qu’on a des films d’un côté et une série de l’autre. Pas grand chose à dire sur la série, je veux dire, c’est grandement bête…
            G.R.R Martin décrivait son approche par rapport aux SDA (les livres, hein) de la sorte : « Oui, Aragorn est roi, youpi ; mais il fait quoi des orcs qui restent, il organise un génocide final pour s’en débarrasser, il ordonne à ses troupes d’assassiner les derniers bébés orcs ? »

          • @Louise_Michel : désolé l’article n’existe qu’en papier.

          • Louise Michel, sur virilité et virilisme, il y a déjà eu des posts plus bas autour de Once Upon a Time. J’en ai à peu près retenu que le virilisme est une virilité ostentatoire, qui montre ses muscles, tandis que la virilité, dont Cliff Booth est une représentation, est au contraire plus discrète, ne dit pas son nom, une force tranquille.

            Ce que je veux dire quand je dis que GOT virilise même les femmes, c’est que les deux femmes guerrières que je connais de la série sont traitées de la même manière, et uniquement sur le mode de la puissance physique. Il y a Brienne et Aria. Brienne est une catastrophe et une totale sous-explotation du corps si atypique de son actrice de 2m. Le personnage n’a pas d’émotion, d’expression ( hormis le classique sourcil froncés-mâchoires serrées, décliné à l’infini dans cette série) l’actrice n’a rien à jouer donc, et ne fait que se battre à l’épée pendant 9 saisons, de sorte qu’on peut mettre un signe égal entre Brienne et La Montagne, l’autre machine à tuer de 2m côté homme.

            Aria j’avais un peu espoir au début que les scénaristes la fassent jouer sur un autre terrain, utilisent pour le coup sa très petite taille, son agilité, je sentais aussi une malice chez elle qui était exploitable. Et puis j’ai vu, inévitablement, même sans le vouloir des images, de la dernière saison, et constater que, comme tout le monde, elle fonçait dans le tas épée au poing en gueulant. Ce qui me fait dire que cette série est univoquement une série de gros bourrin.

            Ce qui n’est pas le cas dans SDA encore une fois, où il y a un équilibre via le trio de héros Legolas, Gimli, Aragorn: Legolas et les elfes d’une manière générale ressortent plus d’une certaine féminité ( agilité, malice, souplesse, précision, clairvoyance), le gros bourrin fonceur barbu rigolard et buveur qu’est le nain Gimli avec sa hache ressort plus d’une masculinité (d’ailleurs il n’y a pas de femmes nains dans SDA), et Aragorn au milieu navigue entre les deux selon les moments.

            Ce sont des catégories un peu théoriques et générales, mais elles me semblent assez justes.

          • Merci Mathieu, et merci Charles.

            Je comprends mieux ce que vous n’aimez pas dans GOT par rapport à SDA. J’ai préféré l’inverse, et j’aime bien l’héroic fantasy, mais vos réflexions me donne matière à interroger mes affects. Merci.

      • Ma question c’est est-ce que toi tu es pleinement satisfait de ta conf ? De ta performance?

  14. Super conférence . Je dirais pas mieux que Billy, alors je fais court.
    Seul bémol : c’est pas beau de se moquer d’un renard qui parle. Je veux dire c’est déjà beau un renard qui parle même pour dire « les humours sont très corrosifs les uns contre les autres »!
    Et vivent les patates, l’amour et l’art.

    • et les balançoires.

      • ah ça oui.
        sacré truc pour pécho ça, le coup de la balançoire.

        Pour un modèle de vertu, équivalent à Mère Therésa, il est fort encore sur ce coup-là, François.
        Trés fort, trés trés fort, trés trés trés fort.

    • bjr, te lire m’a d’abord remis en tête le moment François:

      ’ déjà affaibli par le bloquage de ses moyens de production divers (moyen 3 ou 4déjà? etbenh voilà, je sais déjà pu) le capitalisme s’en trouva fort dépourvu’

      ´ ?
      – benh oui, dépourvu, quand la bise fût venue
      – benh non
      – quoi?
      – là tu parles de la cigale
      – comment ça?
      – Lison
      – ouais
      – elle parle du renard
      – ouais, bon ok, c pareil ´

      Tu parles du chapeau – un peu mongole d’ailleurs (benh si, il est carré, elle est haute et comme carré presque sa chapka ) – du chapeau de la dame aux questions sur le rire, Lison, c ça?
      c bien de là que vient ton ´ renard ´?
      d’où le La Fontaine pour moi,

      cause/effet, oh putain.

      • oui oui BS , mon renard vient bien de là, de ce renard qui habite son village mais ne sait pas si le plus grand village autour s’appelle la France.
        Et ne sais pas si ce renard aurait su attrapé le fromage.

    • mais ok, cette fois, vraiment, j’y vais.

      car je vois bien que j’en ai encore foutu partout
      j’ai encore tout salopé, là.

      attention le ciné, elle arrive.

  15. Imbecile régulier : pourquoi tu perds ton temps ici puisque tu es omniscient ?

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