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59 002 Commentaires

  1. Assez intrigué par le nouveau film de Pariser – auteur du très prometteur « Grand jeu » – dont voici le pitch :

    Le maire de Lyon, Paul Théraneau, est dans une position délicate. Après 30 ans en politique, il est à cours d’idées, sentant comme un vide existentiel. Pour y pallier, Paul engage une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. S’ensuit un dialogue entre deux personnalités diamétralement opposées, qui chamboulera leurs certitudes.

    Le film serait fortement inspiré de Gérard Collomb, ce qui aurait provoqué quelques remous lors du tournage.

    Bon c’est avec Fabrice Lucchini et le scénario pourrait être signé Jean d’Ormesson.

    On verra donc si Pariser s’est fait avaler par le système ou si les brillantes joutes verbales du Grand jeu ont su prospérer dans ce nouveau film.

  2. Quoi de neuf par ici ? On ne s’ennuie pas un petit peu en ce moment ?

    Je plaisante.
    Qu’est ce que je pourrais dire qui n’a pas déjà été écrit ici sur les événements qui ont suivis la publication d’Histoire de ta bêtise ? Et dire qu’un an auparavant paraissait l’échange avec Sean Rose sur le Christianisme (mais sous ce prisme-là certaines idées subversives ont dû passer inaperçues).

    Je ne peux donc que témoigner de ma tristesse à l’idée de voir François amputé d’une de ses facultés d’agir et donc de la joie que me procurait l’exercice de cette puissance dans les chroniques Transfuge et les tables rondes.

    Sur le texte lui-même, je n’ai pas d’analyse très pertinente non plus.
    Je ferai seulement remarquer assez perfidement, que Raphael Enthoven qui se présente dans la continuité du travail de Roland Barthes et de ses Mythologies alors que quasiment chacun des textes de cet opus comportent une attaque contre la bourgeoisie – concept dont je ne crois pas que l’on pourrait présenter comme la partie de nous-même qui essentialise, je l’ai vraiment lu comme une attaque contre la catégorie sociologique, mais peut-être ai-je tort, aurait dû saluer HTB étant donné que le job philosophiquement parlant est fait. Qu’entend-t-on quand on parle de populisme(s) ? Quelles sont les stratégies de recouvrement sémantique opérées par la langue managériale ? Etc.
    (Je confesse aussi que je ne trouve pas Enthoven mauvais tout le temps dans ses chroniques radio).

    J’aime aussi l’importance accordée au style, notamment la disparition des majuscules au début de certaines phrases qui marquent une double rupture (le point final premièrement, puis l’incorrection grammaticale) et fait ressortir une sorte de colère ou de véhémence. Mais ce point mériterait peut-être discussion. Il faudrait que je revoie à quel moment François le fait.

    J’ai aussi retenu le moment, qui n’était pas sans auto-dérision, où François s’applique à lui-même la logique du capital. Pas l’analyse du début mais vers la fin (p215) : « A quelques nuances autocritiques près, j’ai loué la radicalité, ma radicalité, et célébré la pensée qui est mon gagne-pain. En la valorisant, j’en conforte la valeur sur le marché, j’en fais monter la cote, et du même coup j’assure mes positions – boursières. » On y voit la dimension totalitaire du capitalisme qui absorbe tout même ce qui le contredit.
    Ça m’a rappelé, les films assez gémellaires The player et Adaptation où par mise en abîme se déroulait sous nos yeux un film à l’intérieur duquel ses procédés stylistiques étaient critiqués. De la fin d’Adaptation sourdait une sorte de tristesse, de désenchantement créatif. Je digresse.

    Enfin, je passe sur l’analyse de classe, pour peut-être essayer de faire le compliment que chaque auteur d’essais attend, même venant de la part d’un lectorat acquis d’avance, c’est le moment où tu parles des conflits. Ça a été mon coup de marteau germanique, mon coup de hache pragois. Ce n’est pas la première lecture à me les mettre ces coups, je m’en suis aussi moi-même mis, mais enfin voilà : et si je m’intéressais au dépassement du capitalisme aussi par la faiblesse de mon tempérament ; et si j’espérais un changement des modes de production pour adoucir les relations humaines, atténuer les conflits. Une belle atteinte contre la vie, dont la lecture actuelle de la Condition anarchique m’en rappelle la vanité.
    Il y aura toujours ce vide à combler.
    Corps transhumain ou non.

  3. François chez Moix.

    Je savais depuis longtemps que « ceux d’en haut » étaient déconnectés de « ceux d’en bas ». Mais depuis quelques mois, depuis que j’entends des notables postillonner sur l’actuel désordre, cette déconnexion, cette séparation, m’apparaît dans des détails concrets.
    Dans cette émission, un seul exemple (mais je pourrais en trouver beaucoup): Comte-Sponville dit que personne n’est forcé d’avoir un téléphone portable. La preuve: lui-même n’en pas eu jusqu’à il y a quelques mois.
    Mais si, on est forcé d’avoir un téléphone portable. Quand on cherche du travail il faut pouvoir donner un numéro de portable, quand on achète des trucs sur internet parce qu’il faut faire vite, pas le temps de se déplacer, boulot métro micro onde et dodo, il faut un téléphone portable, et avec internet dessus pour faire en ligne toutes les démarches qui étaient autrefois réalisées par des êtres humains auxquels nous pouvions parler.
    Je conçois que Comte Sponville n’ait pas besoin de chercher du travail ni d’imprimer des attestations de ressources sur le site de la CAF. Et je constate que manifestement cela ne l’aide pas à voir les choses comme elles sont.

    Et puis sinon, un pouce en l’air pour Arnaud Viviant.

    Et pour François qui continue de nous défendre si vaillamment.

    • « nous défendre », ou « porter nos voix », ou enfin on me comprend

    • @ Jeanne La question du libre-arbitre, de l’obsolescence et du smartphone aurait pu être développée et C-S se serait encore faire étendre en deux coups de cuillère à pot.

      • @Cat
        Oui, et il en aurait conçu de la peine car renvoyer les gens à la réalité de leur insavoir, de leur incompétence, de leur incuriosité pour le monde dans lequel ils vivent c’est pas très gentil

    • J’ai tiqué aussi pour le coup du portable.d’une certaine façon,seuls les bourgeois peuvent se permettre de ne pas en avoir.Cela dit Comte Sponville me paraît surtout naïf…bien enfermé dans son monde,mais pas mauvais.

  4. Je viens de lire que le président déprime et que l’autre jour Brigitte a renvoyé les domestiques pour préparer elle même à son homme « une simple omelette »failli pleurer.
    Et sinon personne veut me dire pour la publication??

    • Beaucoup aimé le coup de l’omelette aussi. Pour ta question j’ai pas compris à quel agenda tu faisais référence, ça se situe où sur le site ?

      • Merci de me répondre.c’est la rubrique agenda

        • @Pascale Je ne vois rien du tout dans la rubrique agenda de mars 2019. Tu es sûre de regarder à la bonne période ? L’agenda me semble abandonné depuis des années.

          • J’ai tiqué aussi pour le coup du portable.d’une certaine façon,seuls les bourgeois peuvent se permettre de ne pas en avoir.Cela dit Comte Sponville me paraît surtout naïf…bien enfermé dans son monde,mais pas mauvais.

          • Ben ça alors…tout en haut de page ,tout à gauche…je viens de vérifier..et c’est bien mars 2019!!!maparole,il y a un agenda rien que pour moi????

          • @Pascale : comme Cat, il y a un agenda en haut a gauche mais rien au mois de mars 2019.

          • question agenda : c’est vrai qu’il n’y a rien, ce qui signifie bien que françois a décidé de ne plus rien foutre de sa vie cette grosse feignasse.

            La preuve par l’agenda.

          • Et bien c’est quand même tellement drôle.j’ai vérifié et revérifié moi,à mars 2019,le 31 est coloré jaune, ce qui correspond quand on regarde les onglets,à une publication.C est assez hallucinant mais ne nous laissons pas aliéner parles mystères de la technologie.

          • On n’alimente plus l’agenda, non
            Je signalerai comme je peux les dates de trucs éventuels
            Cette semaine :
            -mardi, Strasbourg (Kleber)
            -samedi, Metz (festival du livre)
            ensuite un mois de Mayenne, donc rien
            en mai et juin quelques trucs

          • moi ça me fait trop rêver ce mois de rien en mayenne,
            vous me dites si vous avez besoin d’une oracle en vols de papillons, je suis libre jusqu’au lundi 15 avril 21 heures.

            Éventuellement je peux faire traductrice en vache, voire en poule, mais je suis certaine que vous aurez déjà des spécialistes à votre portée.
            Je traduis très mal le paysan en revanche.
            Chacun a ses faiblesses.

          • @Pascale : c´est surement la journee en cours qui est en jaune par defaut (aujourd´hui le 1er avril est en jaune), qu´il y ait ou non un evenement associe.

          • Oh.Alex a raison!le mystère est donc élucidé.chaque jour est un événement sur la planète Begaudeau.

          • Cher françois,
            juste une petite question en passant,
            est-ce que tu pourrais, par hasard, nous remettre ici la préface que tu as écrite pour le journal d’un curé de campagne ?
            ça compte pas pour un livre une préface, hein ?

          • et j’aimerais bien avoir une réponse avant la saint glinglin parce que depuis que je mange du pain trempé dans du vin , regarde : je vomis du sang.

  5. Merci Onda, pour ton témoignage.
    C’est pas le tout mais j’aimerais bien me désabonner du blog et je n’y arrive pas.
    Je croyais l’avoir fait mais je reçois encore les innombrables messages sur ma boîte mail.
    Bon, je suis contente de n’y être pas parvenue car je n’aurais pas vu le post d’Onda mais là, j’ai vraiment envie d’y aller.
    Je vais réessayer.
    Ce que je garderai de mon mois et demi ici, la légèreté…
    Comme j’aimerais migrer vers cette forme d’art de vivre salvateur à mes yeux…

    Onda, moi, j’ai juste suivi les commentaires depuis ma boîte mail dans l’ordre d’arrivée pour m’y retrouver.
    Mais du coup, c’est chronophage, il faut ouvrir (et supprimer au fur et à mesure) pour suivre à minima.

    Phrase marquante de mon ATSEM autour de ma déprime qui dure depuis le mois de décembre:
    (Oui, la vie a voulu que je me retrouve contrainte de dénoncer des dysfonctionnements graves de la part de mon ancienne directrice d’école. J’ai été entendue par ma hiérarchie, soutenue par mes collègues. La directrice a été déplacée en décembre, elle ne sera plus directrice (cool), mais toujours maitresse (moins cool). Toujours est-il que depuis cet événement, je déprime.
    Moi qui ne suis jamais malade, j’ai enchaîné grippe, sinusite, gastro puis infection pulmonaire. Pas en forme les défenses immunitaires.
    Goût à rien.
    Si la mort décidait de m’emporter? ça m’irait.
    Intellectuellement, émotionnellement, oui, mais dans la vraie vie, j’ai des enfants de 10 ans et demi et 9 ans. Je préfère qu’elle attende un peu.

    Ma déprime est liée à mon projet de vie, projet de société.
    Après la lutte, retour à ce qui me fait vibrer et qui me plonge dans cette léthargie en ce moment.
    Alors voilà, ma tata (ATSEM mais on dit « tata » à Marseille), ma tata me dit vendredi: « Eh pourquoi tu ne ferais pas comme tu as toujours fait puisque ça fonctionne pour toi… »

    Alors si c’est cela, je serai porte parole de rien.
    En fait, j’aime pas débattre, j’aime pas avoir à discuter, argumenter, justifier…
    J’aime les mots, les débats des autres. Je suis nulle dans cet exercice. Je ne l’aime pas.
    Moi, ce que j’aime, c’est être un sous-marin… Celle qui fait avancer les choses positivement. Tout le monde sait que mon action de catalyse contribue grandement aux avancées collectives. Beaucoup en parlent entre eux, certain.e.s à moi mais c’est plus rare.
    Je suis celle qu’on ne remercie jamais publiquement. Vous savez, celles et ceux qu’on voit suffisamment pour justifier des hommages… Moi, pas… J’en souffrais avant. J’avais besoin de reconnaissance publique, pas seulement de l’observation concrète et des retours que tout va tout de même beaucoup mieux quand j’ai la légitimité d’oeuvrer en sous-marin dans une aventure.
    Et pourquoi j’ai pas d’honneurs publiques moi? Parce que mon job est de catalyser, de fluidifier, de rendre possible…
    Le tout est collectif. Alors bien sûr qu’on ne peut pas me remercier moi particulièrement, ça paraîtrait inopportun, inapproprié.

    La seule différence que je vois avec mes aspirations de vie actuelles et toutes les autres aventures menées avant, c’est que même si la conceptualisation s’est nourrie de collectifs et d’échanges, c’est seule intellectuellement que je me suis sentie contrainte d’avancer depuis 10 ans.
    Les collectifs et les échanges me nourrissaient mais les filtres limitants des uns et des autres empêchaient d’oser expérimenter plus loin. C’est ainsi que des collectifs différents se sont constitués avec au fur et à mesure des personnes capables d’assumer l’expérimentation proposées.

    La dernière en date remonte à 2015, 2016 lorsque j’ai voulu monter un salon donner/recevoir, entièrement élaboré à partir de dons et de récup sur une base participative mais dans un chantre du capitalisme et avec ses codes, le parc des expositions de ma ville (Eux, on les payait, bien sûr).
    C’est possible, l’expérience l’a montré… Nombres personnes bien inclues dans le libéralisme ont été touchées émotionnellement, elles ont participé, demandent qu’à y croire… On n’a pas réussi à aller aux parcs des expositions… On n’a donc pas acquis de légitimité à leurs yeux… On a fait un événement modeste et cohérent au centre social à côté de chez moi avec les mêmes codes que le parc des expositions… La prochaine fois sera la bonne (ou la suivante, cela importe peu)…

    J’ai appris deux choses…
    Les locomotives, catalyseurs d’énergie ne peuvent pas être n’importe qui. Ce sont des personnes compétentes en émulation participative, avec un égo bien proportionné, qui ont suffisamment avancé sur leurs problématiques personnelles et qui sont prêtes à continuer d’avancer sur celles-ci pour supporter ce que la vie du collectif ne manquera pas de leur faire vivre. Ces personnes, inclues ou non dans le système libéral, de conditions modestes ou non, quelles que soient leur origine, on les reconnait, ce qui ne constituent en rien une garantie pour que la mayonnaise prenne.

    Comme les catalyseurs ne peuvent pas être n’importe qui, je veux pouvoir les choisir, donc pouvoir les payer. Je suis devenue patronne pour la première fois de ma vie à ce moment là sans y être préparée. Expérience douloureuse… J’ai remis le couvert depuis, je me sens plus confiante désormais.

    Si je suis la sagesse de mon ATSEM, je ne ferai aucune chaîne YouTube ou quelconque essai sur le concept donner/recevoir, avec les valeurs et la démarche qui le sous-tendent. Je ferai ce que j’ai toujours fait et qui me réussit bien: le sous-marin.
    Je m’interroge en même temps d’écrire de savoir si cette perspective m’apaise. J’ai l’impression que oui.
    Je ne suis pas obligée de devenir un personnage public… Et si la vie voulait que mon nom devienne « public », je peux choisir de rester dans l’ombre.

    Je vais consulter demain, on verra bien.

    Bon dimanche.

    (« projet » devient « aventure » ou « aspirations » dans la mesure du possible. « Catalyseur d’énergie? » est-ce plus joli que « lococotive »? un catalyseur existe ici, ce blog porte son nom. Je ne sais pas par quel terme plus poétique remplacer le mot « compétence/compétente »)

    • Merci à vous de l’avoir lu. Bon courage, quelle que soit la direction que votre vie prenne.

  6. >j’ai vu sur l’agenda qu’il y a une publication à la date d’aujourd’hui mais quand je clique je n’obtiens rien.est ce que qqun peut me.renseigner?

  7. A t-on vu, regardé, admiré, contemplé « Synonymes », par ici ?

    • Oui, vu jeudi soir. Qu’en as-tu pensé ?
      Personnellement j’ai trouvé ça faible, bof, brouillon. On sent qu’il y a des « thèmes » mais ça ne nous raconte rien. Au final le film repose quand même beaucoup sur le physique de son acteur. C’est ce qui a fait que j’ai passé un bon moment. Ça et les séances de formation civique aux demandeurs de la nationalité avec Léa Drucker très drôles.
      Je pense que le film aurait pu encore plus s’appuyer sur ce super acteur, Tom Mercier, moins sur son physique que sur ses gestes (son « corps »?) . Le mec est danseur ça se voit (à son cul) et quand il jette sa veste sur l’armoire, quand il court dans l’appartement, quand il prend une carte postale au hasard, je passe un bon moment. Le film aurait pu être que ça, ça m’aurait suffit je crois.

      • Je serai un peu moins sévère que toi, mais ne suis pas totalement convaincue …
        J’ai aimé comme toi, l’acteur, le surgissement de ce corps inhabituel au cinéma ( massif, musclé, imposant), et le côté animal fou du début, mais ayant pensé à un ours, le fait qu’il soit recouvert par une peau d’ours par le couple bourgeois m’a un peu déçu et fait dire qu’on allait peut être trop vouloir me souligner des trucs que je percevais déjà.
        Mais je crois quand même que ça raconte quelque chose : quelqu’un qui attend qu’une porte s’ouvre devant un mur sans porte. Oui des portes se seront ouvertes mais vite refermées, quand les bourgeois se seront divertis, amusés de cet élément nouveau dans leur vie, quand ils s’en seront lassés, et quand lui se révoltera, la porte se refermera ; et c’est vrai pour ce couple, et probablement vrai pour la France vis à vis de cet étranger.
        Ce qui m’a plu, ce sont les scènes avec un fondement documentaire : celles pour l’acquisition de nationalité (le coq, 1905, ici il n’y a pas de Dieu) et celle du concert, et toutes les histoires avec le Betar, et l’armée.
        J’ai pensé parfois à « La sentinelle » de Desplechin, parfois à « Z32 » de Mograbi, mais le film n’atteint jamais ni l’un ni l’autre selon moi.
        Je continue à y penser…

        Pour finir un extrait de la critique Critikat :
        « Le trio ne fait pas seulement ressortir l’opposition des nationalités, il met également en avant la disparité de leurs conditions sociales, de façon parfois caricaturale (les pauvres mangent du concentré de tomate pendant que les riches dégustent des câpres et jouent du hautbois) »…Mais si ! les pauvres et les riches ne mangent pas la même chose, je vous jure !

        • Bon j’ai aimé la liberté de l’ensemble quand même. La drôlerie qui est vraiment présente tout le long du film (les séquences que tu appelles « documentaires » en font partie, le Betar aussi très marrant). J’ai trouvé le film bon quand il joue là-dessus et plus faible quand il se veut méchant. Pour moi c’était pas assez méchant, pas assez grinçant. Ce Yoav est quand même bien gentil ?
          allez, pour le kif, regarde-moi la bizarrerie de ce corps : https://youtu.be/SZb10SwCHKM?t=616 regardez-le taper du pied, rouler des yeux, ce mec est fascinant

          • (taper du pied, rouler des yeux,) se grater le nez !

          • Merci pour la vidéo !
            L’idée intéressante du film c’est aussi ce contrat mes histoires /ton argent, et comment la fin du contrat participe à la fin de leur histoire (et à celle du film).
            Mais ça nous emmène loin ce contrat …des riches qui paient un plus pauvre pour accéder au réel, pour éprouver quelque chose. Car au delà du livre à écrire je pense qu’Emile paie Yoav pour qu’il lui raconte des histoires qui le distraient, l’animent, l’émeuvent, dans l’espoir de recevoir en même temps sa force et son énergie.
            Des histoires pour enfin vivre !

  8. Bonjour,

    après avoir sous-mariné quelques jours depuis le journal d’où je travaille sur ce site, découvrant avec stupéfaction qu’il y avait un forum, je me suis décidée à y laisser un commentaire. Attention, il risque d’y avoir un peu de lecture.

    J’ai lu En Guerre, qui m’a moyennement plu – pour des raisons presque sentimentales, pauvres en arguments objectifs, par conséquent – puis Histoire de ta Bêtise, que j’ai terminé hier soir, et qui a suscité en moi un enthousiasme que je n’avais plus connu depuis « Le loup des steppes » ou des films de Wojciech Has, un de mes réalisateurs préférés, parce que je me suis reconnue à l’intérieur, pour des raisons différentes des références un peu sorties de nulle part que je cite : l’effet cathartique du livre m’a procuré un immense soulagement.

    Impossible de donner trop d’indices sur la feuille de chou où je bosse, d’autant plus qu’elle a la côte, mais en quelques années, tout ce qui est dans « Histoire de ta bêtise », j’y ai été confrontée, j’aurais pu créer un bingo allant de la tolérance limitée au « tu crois que c’est toi qui veut partir, mais en fait c’est nous qui te poussons à prendre la porte » que j’ai vu tant et tant de fois subir des collègues, en cochant chacune des cases. J’ai parlé du bouquin à quelques uns d’entre eux, histoire d’avoir en tête quelques bases pour être capable de penser (conceptualiser ?) un peu le marasme dans lequel on a trempé un orteil.

    Contrairement à vous, François (je ne sais pas s’il vaut mieux tutoyer, vouvoyer, et la vie requiert de savoir tailler dans le lard), j’ai des origines sociales bien pauvres. Quand j’étais au lycée, il y a dix ans, que j’ai compris que je n’avais ni capital culturel, ni capital social, ni capital économique, je me suis dit que c’était mal barrée pour ma pomme. J’étais en tête des notes de la classe, parce que j’étais dans un des pires lycées de la région. Intérieurement, je prenais de haut tout individu qui avait des velléités d’écriture, ou artistiques, parce que je m’étais cadenassée mentalement, faisant le choix conscient de ne pas espérer quoi que ce soit. J’ai voulu partir en BTS, me disant que j’aurais ainsi la paix financière, et que de là découlerait le reste, une prof m’a fait embarquer en prépa à cause de mes notes, alors que je ne savais pas ce que c’était. Le choc culturel a été total, mon accent souvent conspué (depuis, je l’ai lissé), des enfants d’énarque, j’étais une des seules d’origine prolo pécore, j’ai « tenu » parce que économiquement je n’avais pas le choix, j’ai ensuite quitté la fac d’éco pour rentrer en école de commerce, toujours pour viser la sécurité matérielle, à terme, j’ai détesté, bien évidemment, comme je n’ai jamais pu encadrer l’école, au fond, et je suis rentrée dans la presse, sans piston, grâce à mon intuition (le destin je n’y crois pas) qui je l’espère me servira encore durant la majeure partie de ma vie à venir.

    Là encore, point de mixité, surtout pas sociale. Beaucoup cultivent le look négligé cool gauchiste – désolée pour cette critique gratuite, mais ça me fume cette apparence de laisser-aller qui masque hypocritement la bien-portance financière, c’est pas parce que tu ne la montres pas qu’on ne la renifle pas – tout en réagissant excessivement à n’importe quel mot, phrase, voyelle (pour paraphraser Histoire de ta bêtise), tweet, en donnant des leçons à la planète entière, et en faisant preuve d’une cécité admirable face à ce qui se passe chez soi. Un jour, je partirai, lorsque je parviendrai à me débarrasser de la frousse que j’ai de retomber dans la pauvreté. Je n’aurais pas dû lire L’Assommoir à 14 ans.

    Comme la plupart des écrivains que je lis sont morts et enterrés, je tâcherai de me pointer à une rencontre publique, un de ces quatre, pour la nouveauté de l’expérience.

    Dans tous les cas, je repasserai sûrement par ici, la teneur des échanges me donnerait presque envie de restaurer le terme de bienveillance, si dévoyé par le management. S’il y a en qui ont été jusqu’au bout de cette tartine, merci à vous. A la prochaine.

    • merci Onda, pour cette bonne tartine.

      • pas mieux
        enfin si, quand même, il n’y a pas un poste vacant de critique ciné dans ton journal ? on en connait un bon

        • Vous êtes adorables, collectivement.

          Je préfère éviter de répondre à la question, pour que le canard ne soit pas identifié trop facilement, mais aussi parce que je ne pourrais pas souhaiter décemment à François Bégaudeau d’y travailler, même de loin.

          En tout cas, moi qui regarde dans les 150 films par an, parfois plus, si j’avais su qu’il y avait des textes de qualité sur le cinéma dans Transfuge, je me les serais procurés. Je débarque après la bataille. J’ai bien aimé l’échange sur Dolan un peu plus haut, quelle purge ce film.

          • tu fais bien de ne pas trop en dire Onda, tant il est vrai que sur ce réseau circulent des enquêtrices de choc, des spécialistes des faites entrer l’accusé, ainsi que des divinités de la psychologie.

          • @anne-laure, ma parole, c’est une véritable cour des miracles ! (Le niveau d’imbrication des messages est perturbant)

    • Onda merci pour votre post, passionnant
      et bienvenue

    • Super tartine !
      « Beaucoup cultivent le look négligé cool gauchiste – désolée pour cette critique gratuite, mais ça me fume cette apparence de laisser-aller qui masque hypocritement la bien-portance financière, c’est pas parce que tu ne la montres pas qu’on ne la renifle pas »…On voit absolument de quoi tu parles !
      Le look coiffé/ décoiffé par exemple, qui demande des heures de préparation !
      Ca me rappelle un des trucs qui m’avait frappé à l’ïle de Ré, les bourgeois avec leur 501 abîmé sur leur vélo déglinguos: là c’était plutôt nous on est là depuis longtemps, c’est le vélo de papi, et ça c’est les Jean’s de mes 16 ans que je laisse ici et que j’utile en vacances.

      • Petite Correction : je voulais bien sûr dire « la bicyclette » déglinguos.
        Et ton anecdote sur la classe prépa, m’en rappelle une . Moi aussi issue de classes populaires, je voulais aller à la fac et un prof me conseille d’aller aux journées portes ouvertes de l’IEP (Sciences Po) de Bordeaux ( ville bourgeoise par excellence), parce qu’il m’y verrait bien…
        Et là devant les profs, avec ceux qui auraient pu partager ma classe, qui se réjouissaient d’avoir Alain Minc comme intervenant je me suis dit « laisse tomber », c’est pas ton monde, y’en a pas un qui te ressemble, et ils sauront de le faire sentir…Et en plus le concours d’entrée était payant.

        • C’est ainsi que tu as évité de te payer l’IEP et leurs têtes ! C’est un choix compliqué à faire, quand on ne se sent pas de ce « milieu », il n’y en a jamais de bon, juste de ceux qui nous rendent a priori la vie la plus confortable, selon ses aspirations.

          @kate, je m’excuse si mon propos a pu froisser.

      • En effet, c’est un peu gratuit…

        • Ah non je répète le concours d’entrée il était payant !

          • Les messages se sont croisés, je ne parlais pas de ça. Mais ça n’a pas d’importance.

          • @ Kate, Oui, je sais bien que tu ne parlais pas de ça .J’ai fait comme qui dirait une blague !..parce que moi la gratuité je suis plutôt pour !

      • J’aime bien cette peinture hélas si vraie de l’île de Ré.Heureusement il y a le charmant Alceste à bicyclette pour rattraper.Je suis fan du début,quand Alceste refuse toute réparation de sa maison,et gueule après l’agent immobilier qui prône la suppression de toutes les cloisons.

    • @Juliette
      Choix difficile pour la RATP. Je sais pas quel aurait été le mien.

      • (jeanne) l’article est intéressant aussi je trouve pour ce qu’il montre de ces mecs de la ratp qui se font des trips de directeur artistique avec une logique de « le métro, leur tremplin vers le succès », au lieu d’un lieu où on se fait un peu de thunes en chantant (y compris mal oui) quand on a rien.

        • …il faut être le meilleur partout en résumé, le plus méritant à pouvoir vivre.

          • @Juliette
            Tu as raison. On n’a plus le droit d’être dilettante. Même pas dans le métro.
            Auparavant je n’accordais pas de valeur particulière au dilettantisme, mais quand je vois cette espèce de professionnalisation que d’aucuns prétendent appliquer à tous les lieux et à tous les domaines de la vie (genre « j’ai un projet d’enfant », avant on « essayait de tomber enceinte » maintenant on a un « projet d’enfant »), maintenant que j’observe cette ultra professionnalisation y compris de la vie professionnelle (tu veux nettoyer ton bureau avec un chiffon, rédige-moi d’abord une fiche-projet), maintenant que j’observe cette folie de maîtrise, d’excellence, de grandeur, que sais-je, je trouve que nous devrions tous devenir des dilettantes,
            et aussi redevenir des petits enfants
            peut-être
            pour entrer dans le royaume de Dieu
            là on n’y est pas, on est dans le royaume de la maîtrise mais pas dans le royaume de Dieu
            (pardon, je m’emporte)

          • j’aime bien quand tu t’emportes jeanne,
            je faisais le constat aussi récemment ( je te passe les détails ) qu’on n’est pas près d’en sortir, du royaume de la maîtrise.

            C’est pas faute de nous avoir rabâché depuis au moins une bonne décennie la bonne parole du lâcher-prise hein.

            mais sinon, t’inquiète, plus ça va plus je crois que je comprends le projet du peuple français : charia anti-capitaliste ( avec jésus ).

    • moi aussi un jour j’ai perdu ma carte orange, et 400 francs de billets pliés avec, dans l’étui en plastoc.
      Comme de par hasard juste après m’être faite tripoter les fesses par mon mec de l’époque.

      • ah oui : parce que j’avais la carte toujours dans la poche arrière de mon jean,
        oublié de préciser,
        sinon on voit pas le rapport.

  9. Merci anne-laure, pour le lien Gaël Giraud, j’ai vu qu’il était aussi sur Thinkerview, du coup j’hésite sur par lequel commencer.

    Ai commencé la journée en chantant à tue-tête avec tes copines de mon côté. C’était bien.
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/oublier-moby-dick-44-la-reponse-de-la-baleine-a-bosse

    • ( juliette ) ouais j’ai vu qu’il y avait un thinkerview aussi, pas encore écouté. Tu verras que Gaël nous fait écouter de la musique à la fin de sa conf.
      L’histoire des chants de baleine à bosse ça me rappelle l’autre fois au boulot quand on parlait des musiques de relaxation pour une patiente souvent tendue très collante ( du genre grosse boule de nerf grosse boule de désir bien pénible ), alors je lui ai raconté que j’avais un CD de chant de baleine chez moi et que je pouvais lui apporter , et je lui ai fait une imitation. Avec le papa baleine qui fait : Bôôooooâaaaa , la maman baleine qui fait : moooooouuuuuuu.
      Elle a bien compris que je me moquais un peu.

      Je t’ai déjà dit que j’avais vu un bébé baleine à bosse sauté hors de l’eau ? Pour de vrai. Juste devant moi.

  10. Oh!je viens de découvrir Marguerite Bénard.Je ne pense pas avoir jamais vu un regard aussi vide.elle a des yeux de poupée,limite ça fait peur.

  11. Voilà. Et là C-S te dirait, m’enfin Cat personne n’est obligé d’acheter des roses, moi par exemple ce sont des lys blancs que j’achète habituellement chez mon fleuriste de quartier.

    La philosophe blonde et belge avait l’air bien aussi pour le peu qu’on l’a entendue. Grosse puissance de tir sur le mode mais pourquoi tant de haine entre vous les Français ?
    C’est vrai qu’en Belgique le climat est très apaisé, depuis toujours.

    • Désolée Juliette, j’espérais que personne ne mentionnerait cette fritosophe.

    • et tu crois qu’il dirait quoi andré comte-sponville , juliette, à propos de ses petits filets fumés de truite ?

      l’autre jour j’ai vu sur facebook une baleine à bosses prise dans un filet de pêche.
      d’habitude je regarde pas ce genre de vidéos mais là oui.

      • personnellement je ne mange jamais de baleine à bosses.

        • ( bosse sans s d’ailleurs, elle en a qu’une , comme quasimodo )

          • Tout le monde n’est pas obligé de manger du poisson, il dirait. D’ailleurs, moi et ma collègue belge on a toujours préféré les frites et on va de ce pas s’enfiler un cornet bande de rabats-joie.

          • mais sais-tu, au moins , petite insolente, comment sont pêchés les frites ?

          • pêché-e-s , putaaaaaainnn les fautes , je me sens traquée par l’orthographe en ce moment.
            Dieu, avec un stylo rouge.

    • @Juliette – si André la ramène avec sa récente conversion au smartphone ou même son circuit court de lys blancs, je le renvoie à la lecture de Nous sommes plus grands que notre temps. Bégaudeau 2018 Editions d’Ores et déjà (Théâtre).

      Le choeur – 8 à 20 membres, ils sont la norme, ils sont le présent. Signalées par des tirets, les paroles du choeur se distribuent librement, et en fonction de leur nature. Il n’y a d’expression qu’individuelle, sauf indication.

      – Mais le plus souvent la péremption n’est pas objective. Elle est une affaire de perception. L’objet encore utilisable est frappé de péremption par l’advenue sur le marché d’un objet remplissant la même fonction, rendant le même service, procurant le même agrément, mais plus désirable.
      – Plus désirable parce que nouveau.
      – Soudain l’objet actuel est disqualifié aux yeux de son propriétaire. Qui achète le nouveau. Qui l’achète parce qu’il est nouveau.
      – Dans la séquence tardive du capitalisme, le nouveau est un argument de vente. Le nouveau est en soi susceptible de déclencher une pulsion d’achat.
      – La demande se reportant sur l’offre nouvelle, l’ancien disparait des rayons. Même résolu à vous contenter de l’ancien, vous êtes acculé au neuf.
      – Vous n’y pouvez rien.
      – Vous être pris dans le mouvement.

      Voilà André. J’aurais bien copié la suite aussi, quelque chose comme : J’ai commencé par la zumba, pourquoi ? Comme ça pour changer. C’était bien ? Puis j’ai changé pour le crossfit; Pourquoi ? comme ça pour changer. C’était bien ? Puis j’ai changé pour bootcamp, et ainsi suite André, tout y passe, le Body pump, le body combat, le body jam, le body attack, le body step et j’arrête là car c’est mon préféré le body step et puis tu peux t’offrir le livre, 73 pages, 12 euros.

  12. François, j’ai la curiosité mal placée et je voudrais poser une question un peu médiatico-médiatique, désolé d’avance: as-tu pu, sur Paris Première, parlé avec Porcher de sa décision de quitter Place Publique après le rapprochement avec le PS. Quelques temps avant, chez Ruquier, vous en discutiez et tu prédisais exactement cela. L’as-tu taquiné là-dessus? A t-il reconnu son erreur?

    Sinon je n’ai pu voir que deux extraits de l’émission d’une minute chacun. Si quelqu’un a un lien intégral, je suis preneur. Merci les copaings.

    • Evidemment que je lu en ai parlé. Je lui ai dit : quel plaisir Thomas de te voir sorti de ce bourbier socio-démocrate.
      Et lui : ouais, je sais pas ce qui m’a pris.
      Je l’ai senti libéré, soulagé.
      On s’est quitté très copains.

      • @François
        C’est vrai? Il a été si beau joueur?

        • Ou tu nous mènes en barque?

          • La vérité vraie sur le Coran

          • ce genre de vérité-là, oui, je vois

          • tu as l’air de douter jeanne et je vois pas pourquoi, thomas porcher est un garçon pertinent, avec une bonne auto-critique me semble-t-il , et il a de l’humour,
            et d’ailleurs me suis payé son livre que j’ai toujours pas lu.

          • @anne-laure
            Non je crois que François n’a pas parlé à Thomas Porcher de son divorce d’avec place publique et que donc Thomas Porcher n’a pas admis à ce sujet, avec bonhomie et simplicité, qu’il s’était gourré. Mais tu peux lire son livre quand même.

          • mais si, Jeanne
            pour une fois j’étais sans malice

          • ah bah moi je la visualise bien cette scène, c’est donc qu’elle a existé.
            Et ils ont bien ri.

          • tu te souviens jeanne de nos chansons d’amour ? j’en ai trouvé une autre grâce à un collègue qui dansait des slows dessus quand il était jeune,
            il repensait , il était tout transporté.
            Me suis bien foutue de sa gueule.

          • on a retrouvé xavier dupont de ligonnès, il a fait le tour du monde, il nous fait le bilan.

          • @Anne-Laure
            Merci pour cette chanson certes sucrée mais également toute baignée d’angoisse amoureuse, j’aime bien. (Quand même il aurait pas dû écrire la rime suivante: « Comme tous les jours, elle me dira Bonjour »).
            Quant à cette conférence dont tu as mis le lien, elle a l’air passionnante. Le descriptif parle du diagnostic qui y est fait d’une « résurgence du modèle féodal », ça me fait réfléchir.

            (PS: écrivant à l’instant « elle a l’air passionnante » je suis embêtée car la stricte correction voudrait que j’écrive « elle a l’air passionnant » mais si j’écris ça personne ne comprend; cette problématique autour de l’expression « avoir l’air » m’a toujours tracassée).

          • @François
            Ah bon! Eh bien cela me réjouit!

    • Sauf erreur je crois pas qu’il y ait de lien intégral autre que payant qu’on puisse partager Mathieu. Mais si tu connais quelqu’un qui a une box sfr tu peux regarder l’émission gratuitement chez lui en replay.

      • Il y a ce lien. Il a posté les derniers, il postera peut-être le dernier :
        https://www.youtube.com/channel/UCS5URyCF_nIIaGUA_nA7wSQ

      • ( juliette ) ah d’accord.
        encore faut-il savoir utiliser sa télévision et moi je sais pas.
        ah c’est fini le temps des mystérieuses cités d’or et des tom sawyer c’est l’amérique et dallas ton univers impitoyable.

        on attendra donc les geeks dissidents en écoutant du john lennon.

        • Le plan de rockmoomoot est bien aussi oui,

          Moi j’ai regardé hier en replay, Zaï est arrivé dans la pièce pendant que Comte-Sponville parlait et Zaï, debout, a commencé à s’échauffer tout seul en l’écoutant.
          Puis notre hôte est apparu à l’image, a répondu au philosophe, et Zaï a soupiré d’aise : Eh ben voilà, c’est ça, c’est exactement ça qu’il fallait répondre, je rêvais pas quand même là en disant qu’il disait des conneries l’autre.
          L’était marrant ce sketch à trois.

          • ce que je trouve marrant dans ton histoire c’est surtout c’est l’effet de soulagement du discours de françois, dont tu peux apprécier l’étendue en lisant les commentaires des vidéos de françois sur youtube.
            Comme quoi on devait être bien tendus du slip à force d’entendre des discours de connards.

          • cet enfant a été totalement marabouté par sa mère, c’est lamentable
            c’est vénézuélien

          • vincent lapierre étant vénézuélien par sa mère , doit-on en déduire que juliette est la mère de vincent ? que vincent est Zaï.
            oh bah bondieu.
            on en apprend de belles.

          • et donc, le mari de juliette est : alain soral.
            Élémentaire.

          • Ça volait haut chez Moix, des réparties du genre : si vous croyez qu’on n’est pas en démocratie allez donc vivre au Vénézuela ou je ne sais où.
            Je dirais que l’allusion vient de là, François a bien retenu la leçon.

          • Le genre d’argument de C-S qui tue c’est par exemple mais non le capitalisme n’est pas volontairement créateur chez nous d’un désir de consommation effrénée qui, accessoirement, a détruit la planète, la preuve moi ça ne fait que deux ans que j’ai un smartphone.

            André ou la preuve par mon smartphone.

          • Il m’a bien atterrée aussi ce passage smartphone.
            On conseillera au pathétique André la lecture du dernier Monde diplo avec entre autres l’article sur la culture des roses qui assèche les lacs Ethiopiens dont dépend la survie de millions de personnes, bousille l’écosystème, mais participe à l’essor économique du pays en attirant de plus en plus d’investisseurs étrangers. C’est vrai qu’un bouquet ça fait plaisir.

          • ah d’accord cat, me doutais que c’était une référence du genre,
            pas encore vue l’émission donc,
            je suis pas hyper-étonnée de la référence vénézuélienne puisque je connais bien la propagande libérale, suffit que j’écoute mon père dédé dérouler ce qu’il lit dans ses magazines préférés et parfois , il s’énerve contre les gens du genre hugo chavez qui aurait appauvri son pays et c’est honteux honteux etc il est tout rageux quoi ( moi je dis rien j’y connais rien en vénézuélien, à part le beau petit cul de vincent lapierre qui l’est à moitié, d’une fesse ),
            mais en même temps ,
            comme je le disais lors d’un épisode précédent , il a adoré l’incendie du fouquet’s,
            on peut dire qu’il a un grain mon père dédé, il en tient une bonne couche.
            et il aime pas les extrémistes il parait.

      • aaaaa-Ah ! je viens de tomber sur un vieux retour de la geek-team, et c’est pas du machin dissident c’en est un autre.
        allons-y pour le spectacle.

        • ooooh merci Anne-Laure ! C’était un peu frustrant toute cette discussion sans pouvoir revoir l’émission !
          Et merci aussi pour l’info où trouver l’édito de transfuge, je n’ai pas réussi à y accéder sur le téléphone mais le soir sur l’ordi !

          • j’t’en prie.
            y me reste encore 6 minutes à regarder, je fais des pauses tant c’est pénible à suivre,
            heureusement que françois a deux alliés.

            Je viens de décider que patrick klugman fera partie du premier convoi pour le goulag.

        • Yep merci Anne-Laure.
          Donc vu également Chez Moix, beaucoup aimé l’émission et les échanges, c’était vivant ça fait du bien.
          A la marge de ce qui s’est dit, je voulais faire un petit point sur Simone Veil qu’on nous présente toujours comme une égérie du féminisme. Comme l’a rappelé François, ok elle a soutenu une proposition de loi pour l’IVG mais cette loi est arrivée après la lutte de bien d’autres femmes. Autre chose qu’on relève moins, Simone Veil était ministre des affaires sociales, de la santé et de la famille sous le gouvernement Balladur ; à cette occasion, elle a défendu et fait voter une loi sur les retraites qui avait ce volet : le calcul du salaire de référence qui se faisait jusqu’alors à partir des 10 meilleures années de salaire se fait suite à cette loi à partir des 25 meilleures années. Sachant que la carrière professionnelle des femmes, si on la compare à celle des hommes, est plus souvent discontinue et faite de périodes à temps partiel plus ou moins subis, on ne peut pas dire que cette loi ait été un exemple de lutte féministe. En tous cas les premières à en subir les conséquences néfastes ont été les femmes, en particulier les femmes peu qualifiées. Bref Simone Veil avec un V présentée comme égérie du féminisme, on repassera.

          • merci pour ces informations, je transmets aux gilets jaunes les moins informés , qu’ils en rajoutent une couche.
            Celle avec un W te dirait que l’Histoire qu’on nous raconte n’est faite que par ceux qui cherchent la gloire, de toutes façons.
            Des gens médiocres donc.

          • Simone Veil aura aussi été un soutien zélé de Sarkozy en 2007
            Simone Veil aura vécu 50 ans dans la grande bourgeoisie guindée et hautaine. Et on ne trouvera pas trace d’un seul combat progressiste, si ce n’es donc celui pour l’IVG et dans les conditions qu’on sait, tout au long de sa carrière politique.
            Histoire magique encore. Simone Veil sans Simone Veil.

    • Salut les petits chats,
      J’ai l’impression qu’on est intimes, après ces quelques années à espionner vos conversations. Un peu gêné quand même, mais j’avais pas l’impression de pouvoir apporter grand chose au débat. Je me décide à sortir du bois pour me démasquer et parce que j’ai trouvé le lien de l’émission ce matin : https://www.youtube.com/watch?v=7lnvECzZIMI
      Par ailleurs, outre l’anarchie, l’agronomie, le rap, la Bretagne, les dance-floor enflammés et quelques autres trucs, ma grande passion c’est le football. Que je trouve sous-représenté sur ce forum. J’ai vu passer il y a peu que François Bégaudeau ne voyait plus de matchs n’étant pas abonné aux chaines qui retransmettent désormais. N’ayant pas de télé personnellement je tenais à signaler qu’il y a toujours moyen de dégotter des vieux streamings de derrière les fagots. C’est certes illégal, les commentaires sont souvent en russes (mais c’est pas une grande perte), la définition pas ouf, ça bug un peu des fois et de temps à autres une pub porno s’ouvre intempestivement. Mais sinon ça marche pas trop mal.
      Toujours concernant le foot, ya un petit gars qui fait des vidéos d’analyse de toutes sortes que je vous laisse le soin de découvrir. Par exemple celle-là : https://www.youtube.com/watch?v=by0Of3UbFSQ
      Bon en fait je sais pas trop si c’est le lieu pour causer foot. Si jamais ça en intéresse quand même, sachez que je les lirai avec intérêt.
      Sur ce, je vous laisse : ça y est, je suis démasqué, je peux continuer à vous lire sans-gêne.

  13. Pour ceux qui aiment Houellebecq et/ou,Blanche Gardin

    • Désolée je n’arrive pas à envoyer le lien ça viendra..elle ré intervention un poème de Houellebecq..

    • Perdu le post en cours, mauvaise manip, je refais vite fait.
      Je ne connaissais pas Chez MOIX et j’aime bien cette reprise du Droit de réponse de Polac (an 20 avant Vanessa Demouy) en moins bordélique. Si tu peux François, j’aimerais bien savoir comment les invités sont briefés. Les participants peuvent intervenir à tout moment, interrompre, s’interpeller, ils ont la possibilité de reprendre une question, de finir une réponse, de dérouler un raisonnement, le genre qui convient mieux à l’exigence de François qu’à Comte-Sponville qui à force d’être en roue libre se répète et en vient à supplier « mais laissez-moi au moins exprimer mon incompétence », ou affirmer qu’on a le choix de consommer ou pas « moi je n’ai un téléphone portable que depuis deux ans ». T’es sérieux André ?
      J’attendais le moment où Moix proposerait de faire un schéma pour simplifier le propos pourtant clair : sortir d’un cadre de pensée, hermétique, coupé du réel, sclérosant. Un schéma ou autre chose qui prendrait l’intelligence par surprise, secouerait la vivacité engourdie, débusquerait une réponse, comment dire, conséquente ? C’est le rôle qu’on attribue à Histoire de ta bêtise qu’André aurait pu lire pour l’occasion.

      • cat , c’est marrant j’y pensais l’autre jour à droit de réponse de michel polac devant le vide intersidéral du type invité par taddéi pour critiquer le livre de françois.
        Me disais qu’une bonne émission avec plein de gens des clopes du whisky et de l’engueulade devait être beaucoup plus riche.
        Une bonne émission ou un bon bistrot.
        Je peux pas voir l’émission de paris-première, elle est pas gratuite.

        • alors je vais attendre tranquillement que mes amis les geeks la rende gratuite en la passant sur youtube.

        • en attendant vais me faire la numéro dix-neuf de vincent lapierre qui vient d’apparaître.

      • Etonnante aussi la propension de Klugman à prendre le débatteur comme un ennemi qu’il faut faire taire, sa volonté d’avoir le dernier mot ou de placer l’autre en position de dictateur. Une attitude complètement irrationnel et qui n’a rien à voir avec la radicalité du désaccord intellectuel ou politique. J’ai dans l’idée qu’il est humilié à vie par la lecture de HDTB.

        • j’ai dans l’idée que c’est un sot, et qu’il épouse sans nuance la pire pantomime avocate

      • L’impression que m’a fait C-S, l’impression qu’il me fait depuis vingt ans, c’est d’avoir totalement démissionné. Là encore on s’aperçoit qu’il n’est pas du tout pugnace, comme s’il savait au fond que sa résignation au libéralisme est un renoncement à la pensée -en quoi il accrédite corporellement ce que je dis en fin de livre
        Et figure toi par exemple qu’après avoir passé une sale émission comme celle-là, il vient me serrer la main en me disant : votre livre est exaspérant mais extrêmement talentueux. C’est qu’il la lu ce con.
        Au mieux je crois qu’il se la joue un peu sagesse stoïcienne, une de ses grandes références, et de fait par moments il se dégage de lui une certaine élégance romaine, sénéquienne (l’allégeance au pouvoir compris, en un reflexe pascalien : puisque TOUT régime est illégitime, alors autant adhérer à celui en place en gardant sa « pensée de derrière »)

        • Au mieux je crois qu’il se la joue un peu sagesse stoïcienne, une de ses grandes références, et de fait par moments il se dégage de lui une certaine élégance romaine, sénéquienne (l’allégeance au pouvoir compris, en un reflexe pascalien : puisque TOUT régime est illégitime, alors autant adhérer à celui en place en gardant sa « pensée de derrière »)

          Très juste, je pense que pour lui et d’autres (dont Luc Ferry), la philo est un passe-temps bourgeois, un truc d’esthète qui n’est pas éprouvé. Des salonards quoi.

          • Je ne voulais pas l’enfoncer en disant ça. Plutot le sauver.
            Alors que Ferry lui, hélas, n’a pas renoncé à la politique. Beaucoup plus teigneux et agressif que Comte-Sponville, qui n’est macronien que parce qu’aucune position ne l’excite. Une résignation, oui. Un conformisme par fatigue -ou, au mieux, par sentiment de la vanité définitive (pas pour rien qu’il a plutot bien écrit sur le dés-espoir)
            Resterait à savoir ce qu’il vient foutre dans une émission pareille. Vendre, sans doute. Il me l’a dit à demi-mot, d’ailleurs, et je ne pouvais pas faire valoir une position bien différente sur ce plan.

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