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47 250 Commentaires

    • @:

      Qui a peur du grand méchant Gru 3?

      rarement chopé une voix de perso d’animation aussi bien gaulé que celle d’Audrey Lamy pour la filiforme Lucy Wilde du M M M 3 dis donc,
      un effet fils de bétamax assuré.

    • @François: Je trouve que t’es quand même vache à la dernière question de Vandel de lui demander de t’interroger sur tes écrits plutôt que sur les vieilles conneries écrites par ses confrères journalistes à ton sujet; c’est un peu cruel de ta part quand même
      … tu files un mauvais coton François, tu vas finir par ressembler à Dupontel qui demandait un jour à un journaliste d’avoir au moins vu le film sur lequel il l’interviewait.

    • @Juliette B et François: Merci Juliette 🙂 j’avais écouté que le premier extrait sur Youtube, ce matin j’étais la trente neuvième auditrice ou plutôt « vieweuse » . Là, tu nous mets les trois extraits, merci, merci. Ouiii, François file un mauvais coton, je suis d’accord : teint brouillé, paupières lourdes de notre majesté sur cette photo illustrant l’échange (as-tu bien digéré ? Encore ce sacré foie qui métabolise mal ? Ou bien t’en avais marre qu’on te prenne en photo, comme une bête traquée ?) Et comment çà, que Vandel t’interroge sur tes écrits, quel toupet tu as !

      • @stephanieDLC: si ça se trouve il ne sait même pas qu’il est dans La Politesse ce benêt

      • @Juliette B et François: Ce benêt comme tu dis : revenant à la charge encore et encore alors que finement avec humour François essayait de lui faire comprendre l’inutilité et l’absurdité de sa question (Revenir sur qq chose dit…en 1962) exhumant l’article réchauffé de Nelly Kapriélian datant de 2009, puis celui de David (et pas François) Caviglioli pour lequel François relate qu’il n’a pas transcript ce que François lui avait demandé oralement. Et l’apothéose avec Causette. Cette émission, « C’est surtout TOUT et pas son contraire » dit François, impérial, après une première fois lui avoir dit que c’était pas grand chose, ah, ah, ah. La bête Vandel est piquée au vif, il répond d’un couperet « Ah, ben c’est comme çà » et d’un « Vous voulez qu’on arrête ? » qui prouve que c’est lui, perdant son sang-froid qui désire arrêter, car François, calme olympien (je trouve, oui, face à ce déferlement) répond sereinement par « cette question ne m’intéresse pas » et c’est donc le journaliste qui clôt cette interview relou. Mais dans quel monde vit-on mon bon François ?

        • @stephanieDLC: son gros problème c’est qu’il a pas d’autre question en magasin ce pauvre philou aux dents ridiculement blanchies (oui je sais c’est bas), en tout cas pas une qui dévierait de la circulation circulaire de l’information comme disait l’autre.
          L’invité a été très patient en effet.

          • @Juliette B: je pense que la nullité du questionneur ne vaut pas la peine qu’on s’attarde.

          • @Jérémy: personne n’oblige personne à s’attarder rassure-toi

          • mais j’avoue qu’un intervieweur de plus de 8 ans à qui on doit préciser que quand on écrit une pièce, on n’est pas forcément d’accord avec tout ce qu’on fait dire à ses personnages, ça m’en bouche un coin.
            je crois même que ça pourrait me faire rire si on me le racontait tellement c’est con,
            et pourtant j’en entends…

            bref

          • @Juliette B: cela va sans dire

          • @shash: dans l’affaire, on ne prendra parti ni pour les gogos qui portent plainte, ni pour le directeur du CDN, qui se réfère à sainte Arendt, parle de « monstre » et de « mal ».

          • @:

            on coche ´ne se prononce pas’? en vrai?

            si on note qu’avec cette affaire, l’idée du théâtre engagé, du théâtre qui change le monde est peu chahutée on comprend aussi qu’il y aurait des sujets, des situations de vie desquelles il est sport de s’emparer, avec lesquelles il reste de moyen ton de jouer, dommage,

            sur les énoncés de l’auteur et/ou du metteur en scène-acteur si je comprends bien (pas qu’en politique qu’on cumule les mandats dites-don) je ne me prononce certes pas non plus du moins pas avant de trouver un live, une interview qui me semble à minima suffisamment ´détendue ´ pour que l’interlocuteur puisse quelque peu choisir ses mots.

          • @:

            Avignon Off 2017: la minute de Yohan Manca
            -> ´Ce qu’elle raconte de notre humanité cette ordure là’

            un énoncé un peu moins ´en dehors de moi´ peut-être que le ´monstre ´ et autre

            après il y a ce ´ notre ´ universel poisseux

          • @:

            Yohan Manca à propos du rôle de Mohamed Merah qu’il interpréte (rattrapé le lien qui s’était carapaté): https://m.youtube.com/watch?v=e42ucVZI0ew

        • dans ce monde là

          • @François Bégaudeau: Si j’avais été toi, je me serais barré en criant « mon royaume n’est pas de ce monde ».

            Si je devais démissionner, je pense que je le ferais. Ou pas.

          • je me suis barré du studio en disant presque ça -et aussi des choses plus triviales
            sachant que bien sûr Vandel était absolument ravi de ce dénouement, il avait du bon matos dans la boite

          • @François Bégaudeau: Le fait que Vandel ait été ravi, comme tu dis, c’est contrariant, frustrant, je trouve : lui avoir céder cela, lui faire ce plaisir-là c’est déjà trop : ne pas être resté assez flegmatique, de marbre, n’avoir pas assez éluder, il fallait bien que tu répondes et affirmes tes opinions, et j’ai trouvé que tu avais su garder ton calme. Mais c’était déjà trop ? Céder cela à l’ennuyeux personnage…Je visionne actuellement la toute première émission jamais vue de ONPC (16/09/2006) avec notamment Christine Angot et J.L. Murat disant ce qu’il pense, sans fitre face à la nana de Closerqui s’en prend (et c’est bien fait) plein la tronche (elle est maligne, quand même, quand elle essaye de se défendre en disant qu’il insulte les millions de « lecteurs » de Closer) et même Ruquier en prend pour son grade, il n’y va pas avec le dos de la cuiller pour dire ce qu’il pense !

          • @François Bégaudeau: Et Angot qu’on annonce maintenant en duo avec Moix chez Ruquier.

    • @Juliette B: j’allais regarder la suite de l’histoire d’orenthal james l’homme toujours très gentil mais j’ai écouté ce truc d’abord car j’ai des priorités dans la vie,
      je suis complètement déprimée maintenant c’est malin.
      Je ne te dis pas merci.

      • @anne-laure: tu ne seras jamais que la 2e. La prochaine fois je le garde pour moi. J’ai trouvé François excellent.

        • @anne-laure: pour le reste c’est mon quotidien.

          • Je trouve pas moins intéressant de s’attarder sur des émissions comme celle-la que sur tout sur quoi on s’attarde ici.

          • @Juliette B: héééé ben , je te plains ma pauv’juju, ton monde professionnel ici représenté est bien pathétique,
            j’espère que tu y trouves tout de même de quoi rigoler.

            je retourne vers OJ : il commence à devenir méchant.

          • @Juliette B: oui on peut dire que c’est intéressant en quelque sorte, instructif, à moi cela apprend à quel point ce qui peut affecter françois m’affecte.
            Les tons des voix sur la fin me glacent.
            yeux bleus à raison on dirait tout à fait ce qu’on entend dans la partie deux de la politesse, je me souviens que je rigolais plus.

          • @Juliette B: à ce titre, on est bien d’accord pour partir de cette situation concrète, comme de tant d’autres, et de mener une réflexion plus structurelle

          • Pour mener

          • @Juliette B: tiens ma juju je vais te raconter ma journée de boulot d’hier pour te remonter le moral,
            de temps en temps parce que personne ne veut me faire aller en prison et pour me changer les idées je passe mes journée à l’accueil du service, où je fais plein de petits trucs divertissants,
            trier le courrier le distribuer, répondre au téléphone , ranger des tapis de bagnoles dans les voitures, signer la feuille de reception de la pharmacie , tester les alarmes, prêter deux euros à Maryse, gérer la reservation des transports médicalisés, imprimer les feuilles de tableaux des patients pour les médecins parce qu’ils sont pas capables de le faire eux-mêmes ces handicapés, papoter avec les familles d’accueil, déposer les bilans sanguins dans le service d’en face, écouter les plaintes de Catherine, bloquer-débloquer la porte d’entrée,
            etc
            etc
            hier j’ai eu la visite de yann et françois qui s’ennuyaient qui me prenaient pour une pute mais j’avais pas le temps car j’étais sur une grosse affaire :
            – deux patientes à accueillir et pas de place dans notre service je devais donc leur trouver des places ailleurs, c’était ma mission.
            Je me fais donc la tournante des services de l’hp, et je te passe les détails mais je tombe en bout de course sur une grosse guerre digne de dallas ton univers impitoyable comme dirait ma loulouche.
            Des places disponibles en veux-tu en voilà sur deux services qui ne voulaient pas les lâcher parce qu’entre eux n’avaient pas réglé leur conflit de mais oui mais moi j’ai accueilli des patients qui devaient être accueillis par toi selon la loi de la grande future réorganisation de fusions des secteurs pour optimiser les soins, tsoin tsoin,
            alors je n’en prendrais pas d’autres, nananinanèèèèèr-reu,
            quelque chose qui se jouait entre une cadre sup et une psy ai-je compris,
            entre temps une autre patiente s’ajoute à la liste, en standby aux urges pendant des heures en attendant le déblocage,
            entre temps une patiente en maison de retraite qui fait craquer le personnel tellement qu’elle est chiante et on la connaît bien et elle nous fait bien marrer ,
            entre temps notre claudie qui n’arrive plus à rien chez elle qui a besoin d’être accueillie aussi,
            Dans l’après-midi l’un des services en guerre lâche une place,
            en fin de journée l’autre finit par en lâcher une aussi.
            Je ne t’explique pas toutes les stratégies tordues qu’on a dû élaborer en attendant pour libérer des places.
            Et alors ? c’est pas beau ça madame ?

          • @Juliette B: détail lexical : cadre sup = cadre supérieur de santé = celui qui cadre d’une façon supérieure la santé.

            si tu savais pas.

          • @Juliette B: re-détail lexical, historique : cadres supérieurs de santé intitulés autrefois les surveillants généraux, du temps d’avant où les hôpitaux psys étaient des asiles.

        • @Juliette B: j’ai aussi trouvé François excellent. Même sur des courts fragments, même avec un interlocuteur impoli. Et je préfère parler de lui que de Vandel. C’est juste le truc, en fait.

          • Dans des circonstances défavorables, on a quelqu’un qui continue à s’adresser à l’intelligence de son interlocuteur, vraiment au sens étymologique du terme. Après, d’une façon plus personnelle, la phrase sur le temps qui passe m’a accroché, entre autres (forme et fond). Pardon, si ma première réaction était épidermique.

          • @Jérémy: si ca se résumait à de l’impolitesse ce ne serait certes pas un sujet. Mais c’est bien autre chose qui s’illustre là. Un système et ses potentats.
            Ils me fatiguent assez.

          • @Juliette B: c’est sans doute plus facile de décréter que les gens sont cons et de leur parler comme si c’était une fatalité. Je présume aussi que si l’intervenant n’éprouve aucune joie à dialoguer avec un ou des questionneurs, il sait qu’il existe aussi un public et que celui-ci peut l’écouter. Parfois, quand ce public est physiquement présent, on peut penser que l’intervenant a un peu hâte que l’interview s’achève, pour répondre à des intervenants. Ou pas. Peut-être qu’il a tout simplement envie de se barrer pour rentrer chez lui, s’il est vraiment agacé et qu’il s’est retenu très longtemps.

          • @Juliette B: à partir du moment où tu as un mec qui configure une interview stratégiquement sourde, pour obtenir ce qu’il cherche et qui résiste au dévoilement de cette stratégie par son interlocuteur, et qu’il parvient malgré même à intégrer cette critique dans la forme même de l’émission qu’il met en place, tu te dis que c’est injouable.

          • Qu’il parvient même

          • Tu n’as plus qu’à lever les deux index, comme Bourdieu après l’intervention de Pascale Clark chez Scheidermann, en envisageant sérieusement de te barrer.

          • Schneidermann

          • @Jérémy: oui. Et interroger cette configuration, nommer sa surdité et au delà sa grande violence, toute euphemisée qu’elle soit, c’est bien le moins.

          • @Juliette B: euphémisée, c’est bien le mot. Souvent a travers une forme faussement bienveillante, comme avait pu le constater Bourdieu, lorsqu’il parlait de Cavada. On a l’impression qu’un grand nombre de configurations radiophoniques ou télévisuelles sont là pour atténuer, annihiler ou contrôler la violence potentielle de certains échanges, qu’il serait tout à fait normal de constater, à l’image de ce qu’on peut observer dans la vie, et à qui il serait tout à fait souhaitable de faire droit. Parce que finalement, cette violence apparaît d’autant plus qu’on l’empêche d’advenir, par des dispositifs de contrôle qu’il faudrait détailler. Par exemple, les réponses patelines d’Apathie à Ruffin sont là pour désamorcer la situation de conflit voulue par l’invité, mais cette hypocrisie rend d’autant plus violent le sentiment de ce qu’elle cache. Alors que Ruffin, lui, ne cache rien dans l’échange.

          • @Jérémy et Juliette: Ah, oui, mille mercis Jérémy de t’y être finalement attardé avec tes jolis mots, ton analyse, ta clairvoyance (Parce que François le vaut bien !) ; au delà de ta première réaction épidermique, j’avais trouvé ta réponse à Juliette trop expéditive, je comptais m’en indigner ! J’aime tes mots, Juliette aussi quand tu dis « Interroger cette configuration, nommer sa surdité, toute euphémisée qu’elle soit, c’est bien le moins » Moi, beaucoup plus trivialement j’aurais pensé, écrit dit ou hurlé (attention incise à caractère vulgaire-sexo-rigolo) à la Blanche Gardin, « Il va pas bien le Vandel, il y met de la violence, de la tension presque sexuelle, érotique, toute sa libido ; son mec (ou sa nana, je sais plus s’il est homo, héréto, bi…) l’a trop contrarié, et l’a pas assez s…., c’est çà ? Va tirer un bon coup, mon garçon, çà détend, tu verras !

          • @Steph: Bien ou mal baisé ne change pas grand chose à l’affaire puisque le problème dépasse largement l’individu Vandel, c’est ce que voulait dire Jeremy et que j’ai évidemment toujours pensé.

            (moi j’aime bien raclure de bidet, putain d’enculé de ta mère, et j’adorerais placer ici l’agité du gland de François, mais je trouve que petite frappe c’est encore ce qui lui va le mieux à philou)

          • @Juliette: 🙂 Rire évidemment, et non, je n’ai pas bu, ou alors juste un thé vert.

          • @Juliette B: je pense aussi qu’il faut à la suite de Bourdieu, anticiper le réflexe de défense des champs constitués, qui vont évidemment répondre aux descriptions de leur fonctionnement, en transformant l’analyse en critique, voir comment ces mécanismes de défenses se constituent et quels sont leurs intérêts manifestes par rapport à ce que la sociologie dévoile. Ça vaut pour le champ médiatique comme pour d’autres champs. Par exemple, la réaction de Louise Tourret au constat de François sur l’accroissement des inégalités sociales favorisé par le système scolaire, a pour intention de subjectiviser ce qui est pourtant le constat objectif d’une réalité, pour remettre un voile sur ce que ce propos, prolongeant les analyses de Bourdieu et d’autres, met à jour. Et je pense qu’un des noeuds de l’affaire est là.

          • Parce que Tourret, comme tant d’autres acteurs du monde éducatif, a besoin de se raconter la fable de l’égalité des chances, pour légitimer ce qu’ils perçoivent comme étant leur utilité.

          • @StephanieDLC: sans nier la dimension psychologique, je suis d’accord avec Juliette, on a ici un phénomène plus structurel.

          • @Jérémy: Je ne peux qu’être d’accord avec toi, Jérémy, toi qui fais partie, comme moi de cette institution. Nombre de nos collègues n’ont pas cette clairvoyance, ils sont dans le déni, certains propos sont inaudibles en salle des profs, je le sais bien, mais ce n’est pas une raison pour abandonner et ne rien dire. Je passe souvent pour une fantaisiste, une utopiste (dans ce que je dis, dans mes pratiques pédagogiques) mais c’est important, petit à petit, d’ouvrir cette fissure (l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne) non, les notes ne sont pas une fatalité, je m’arrange pour toujours rattraper les élèves faibles et qu’ils aient, ainsi, au moins neuf, dix sur vingt à leur évaluation ratée : recopier un paragraphe de leur cahier, par exemple, ou tout autre petit travail de leur choix (souvent recherche sur un animal précis qui leur plaît)(et tout ceci quand on met des notes, ce qui arrive de moins en moins souvent) essayer de parler de neurosciences cognitives et affectives à mes collègues qui se plaignent en salle des profs de ce que les élèves ne sont pas motivés, n’ont rien retenu de ce qui a été vu il y a quinze jours…Quand on comprend « comment çà marche, comment c’est câblé » dans leurs cerveaux immatures, en construction, intelligence multiforme, plastique et mobile (chez les adultes aussi, fort heureusement) on pardonne beaucoup de choses, on revoit ses exigences à la baisse. S’ils ne sont pas sécurisés (mots humiliants, peur du prof) il y aura des troubles de la mémoire, d’apprentissage du langage, ils perdront confiance en eux, ne seront pas autonomes, développeront de l’agressivité, et aucune empathie vis à vis de certains camarades, çà se voit bien dans les travaux de groupe, j’en fais de plus en plus (ah, oui, c’est sûr, les collègues se plaignent car « çà fait du bruit ») mais c’est très formateur, autant pour le prof (la posture de « prof ») et pour les élèves dans leurs relations sociales, ils apprennent (parfois dans la douleur, des fois, çà pleure, çà se plaint) à développer la coopération, à ne pas juger celui du groupe qui est le plus faible, à gérer leurs émotions, à répartir le travail. Valoriser plus la coopération que la compétition, la course aux bonnes notes. C’est tout un état d’esprit à changer peu à peu, car en bons petits soldats de la compétition, nombre de nos élèves ne veulent pas qu’on « enlève les notes » quand on leur dit que c’est dans l’air du temps.

          • @:

            perso ce qui me fait aussi partir l’éruption ce sont ces lignes de certain Stéphane Capron http://www.sceneweb.fr/valerie-grail-met-en-scene-contagion-de-francois-begaudeau/ qui m’a tout l’air de prendre le truc à l’envers non?

            par exemple sur la partie I devant le perso que joue Côme:
            … / happé par ses écrans numériques. Une belle composition, son visage anguleux renforce le côté tranchant du personnage. François Bégaudeau analyse avec justesse la fracture générationnelle qui oppose les parents aux enfants. Les difficultés de communication semblent insurmontables. Maxime est conditionné par le flot incessant d’images qui défilent sous ses yeux, incapable de prendre du recul, pris au piège par tant d’informations. « Il y en a qui disent » répond-t-il à Stéphane (Raphaël Almosni), son ancien professeur, démuni et à court d’arguments. Ce face à face glacial est réussi. / …

            Rien sur les réparties vives et drôles boomeranguées au prof, rien sur le travail de mise en parallèle de ce qui happait le prof quand il était jeune, rien sur et merde

            – par où passer pour n’en garder que ´le côté glacial’? comment écouter pour n’y voir qu’un ´jeune incapable de prendre du recul’?
            Des lignes qui relatent bien comment prendre le truc à l’envers ou plutôt comment n’y voir, n’y entendre, n’en dire que ce qu’on en disait déjà de ces jeunes happés par les écrans numériques avant de la voir cette pièce de François Begaudeau mise en scène par Valérie Grail et de laquelle on dit partir pour se conforter dans son truc en bon contaminé.

            La toxicité a encore de bons mois devant son miroir à bien rire de se voir si

  1. Pour ceux que ça intéresse le film Maestro avec Pio, dont on parlait il y a quelques jours, passe sur Arte ce soir à 20H50

    • @Juliette B: bon film.

      • @Jérémy: plaisant, dans mon souvenir. Faudrait que je revoie.

        • Merci Juju, j’ai regardé. J’ai trouvé le film sympa, un peu fade, et Pio un peu comme le film. Je crains de m’être emballée sur Pio du coup. Wof ça se rattrape en arguant qu’un crush pour les acteurs/actrices ça fait partie de la cinéphilie, que si tu nies l’effet que le corps de l’acteur produit sur toi, tu… bref ça se rattrape.
          Pio, je jugerai définitivement ton cas dans le prochain Chabat. Me déçois pas Baby.

    • @anne-laure: merci pour le récit de ta journée de travail, j’aime assez t’imaginer en vigie.

  2. Anne-Laure et Billy, je viens de voir « Ava ». Je n’ai pas aimé du tout. C’est le prototype même du film de fin d’études, avec la récitation studieuse d’une grammaire cinématographique, où finalement l’important n’est pas faire incarner aux acteurs la vérité de personnages, mais de les subordonner à des choix esthétiques, qui ne sont même pas originaux : par exemple, la multiplication des plans fixes, lorsqu’il s’agit d’introduire des scènes, déclinent une esthétique photographique, qu’on a vu mille fois chez les jeunes auteurs en quête de reconnaissance artistique. On pose deux personnages dans un tableau qu’on devine préparé des heures à l’avance. Moteur, tournez. Ou alors on fait danser la gamine sur une musique électro extra-diégétique, façon Dolan, et le personnage n’existe que par rapport à la construction mentale de la réalisatrice, dans sa relation à une esthétique, celle du clip en l’occurrence. Le pire, ce sont les sous-bassements idéologiques, confirmés pat l’intéressée elle-même dans une interview : le noir des vêtements policiers, qui fait écho à celui du chien métaphorique, traduit une angoisse de la montée du FN dans la douce Aquitaine. Et revoilà le cinéma pataud militant qui pointe le bout de son nez. Et qui justifie, d’après les propos de la réalisatrice, l’idée selon laquelle la perte de vision d’Ava aurait un sens plus extensif.

    Du coup, les personnages ne m’ont pas intéressés, ils n’ont pas d’existence propre. Ils ne sont que des supports ou des prétextes.

    • Décline

    • Par l’intéressée

    • Ne m’ont pas intéressé, et je dirais même que les dialogues entre eux confirment que le film n’a vraiment pas grand chose à dire.

    • @Jérémy: Oui mais n’est-ce pas qu’il y a de belles images qui font du bien aux yeux ?

      • @anne-laure: si je n’ai besoin que de belles images, je vais à Etretat.

        • Le truc, c’est que ça devrait raconter une histoire avec des personnages et qu’au bout d’un quart d’heure, tu comprends que le film est un exercice de style agaçant. Du coup, Ava et son mec, tu t’en tapes.

          • @Jérémy: tiens je m’apprêtais à mater cette petite série que je viens de repérer sur arte , qui pourrait t’intéresser.
            C’est pas pour les bébés.

          • Merci !

          • @Jérémy: c’est pas pour les bébés mais ça parle des gros bébés qui se bagarrent pour avoir le ballon,
            ballon ballon ballon

          • J’ai pas vu de métaphore des flics, du FN, dans le chien noir. J’ai pas lu les interviews de la réal.
            Ava est attirée par la marginalité et la liberté du chien, la même marginalité-liberté que celle de son maître, le zonard-roms. J’y ai pas vu ni plaqué de discours politique.
            J’ai pris le chien pour ce qu’il est : un chien. Un animal qui marche dans la ville, sur la plage, qui effraie et qui attire, qu’on a envie d’adopter.
            Ava envie l’animalité du chien. Animalité qu’elle espère retrouver en perdant l’un de ses sens. Elle va devenir aveugle alors cet été, elle va bouffer la vie.
            Puis d’un coup, le chien qui saigne, ah mais non c’est pas son sang, c’est le sang de qui ?
            Du sang, de la chair. Beaucoup de corps dans ce film :
            celui d’Ava qui veut se fortifier, se métamorphoser en pirate aux yeux bandés ou en amazone-chasseresse bleue, qui se bande les yeux, qui veut ressentir en plongeant dans la mer ou en se tapant un mec.
            Celui de la mère qui veut séduire et jouir, même si c’est vulgaire bananasplit et grand black, même si moralement elle devrait être mère avant tout, même avec le cosy du bébé au bras, même avec sa fille aînée malade.
            Des corps qui veulent vivre, exulter, et comme dirait le pote de Juju, il faut bien que le corps exulte.

            Je trouve les rapports mère-fille justes, violents, cruels et marrants.

            Pour l’imagerie fin d’étude dont tu parles, c’est ce que j’appelle un cinéma qui se montre, c’est pas élégant, c’est clinquant, normalement j’aime pas du tout, mais là ça passe. Parce qu’elle a peur de rien, elle ne reste pas dans le chic, elle va au delà. Elle filme vraiment les corps, jusqu’au mauvais goût, au point d’être mal à l’aise devant la fille nue dans la mer, au point d’être mal à l’aise devant la mère sur son mec. ça va au delà de l’imagerie.

          • @Billy: le sang du chien, on le voit d’abord de loin et ensuite, il est comme noyé dans les poils. Je ne sens pas sa consistance. En ce qui concerne la scène de la plage, elle est inventive, dans ce rapport du corps dénudé aux vagues qui le protège du regard masculin, comme un vêtement trop ponctuel. Mais je ne vois pas d’autres scènes qui fassent triompher cette sensualité d’une manière originale, qu’on n’ait pas vue. Quand je vois Adèle qui bouffe chez Kechiche, je sens un corps vivant, une manière de le mettre en scène par des gros plans, notamment. Ici, on reste à une distance respectueusement esthetisante, qui n’en saisit pas la chair. Le banana split, par exemple, c’est marrant, j’avais deviné qu’elle prendrait ça. Pourquoi ne pas l’avoir filmé en train de le bouffer ? Ça ne reste qu’une promesse verbale.

            Si ça résume au vent iodé dans les cheveux, à celui du ventilateur ou au grondement des vagues, c’est pas le film le plus épidermique du monde. Et tu noteras que lorsqu’on quitte la partie naturaliste pour la bifurcation romanesque, c’est zéro scène sensuelle, alors que la fuite des personnages s’accommode aussi de certaines pauses qui rapprochent des corps, je pense notamment à la scène du bar ou à la conversation où Ava est allongée sur le divan.

            Quant au chien, il n’est pas qu’un chien, puisqu’il est saisi contextuellement dès le début, dans un rapport à l’environnement qui est de contraste. Ce chien fait tache. Il est d’emblée une métaphore, dont il reste à élucider la teneur.

          • Filmée

          • @Billy: d’ailleurs, en ce qui concerne la scène de plage dénudée, Jacques Morice, dans Télérama, n’a pas bien regardé : elle ne s’approche pas du garçon comme un animal mythologique -lequel, d’ailleurs ?-, elle se cache de son regard. Et son corps n’est certainement pas triomphant à ce moment précis. Sinon, elle l’exhiberait sans retenue.

          • Le chien nous est présenté marchant sur la plage au milieu des touristes en maillot de bain, cherchant à bouffer. Il pique un sandwich. J’ai cru naïvement à un chien errant affamé.

            Léa Mysius filme pas les corps comme Kechiche car c’est pas le même projet de cinéma (évidemment Kechiche a un cinéma 400 fois plus fort).
            Kechiche filme des scènes très réalistes qu’il rend presque étranges en filmant très longtemps et de très près. Il filme pas à échelle humaine, il dilate et grossit le réel.
            Léa Mysius filme des scènes oniriques qu’elle rend réelles avec un filmage plus distant, à échelle humaine. Mais les corps sont là quand même, bien présents (après le film, je me suis dit que j’aurais oser faire ce que faisaient les 2 comédiennes).

            J’aime bien comment cette réal fait passer plein de trucs en force. A une idée de scénario volontairement incroyable, limite incohérente, correspond une idée visuelle, une incarnation spectaculaire.

            La fille devient aveugle => bandeau pirate
            Le fille doit planquer son corps nu => elle se plaque au sable, rampe. Là où n’importe qui dans le monde réel, courrait se cacher. Moi ça me fait penser à la scène de l’avion dans « la mort aux trousses » mais à poil, avec plus de chair.
            Le mec est un marginal => il vit dans un blockhaus
            Le couple va piller les retraités => les retraités sont nudistes, et le couple s’invente, se déguise. Elle devient une amazone bleue.
            Ava, pour accepter son handicap, veut faire d’elle-même un personnage de fiction : pirate, amazone…

            Quant à la critique de Morice je l’ai pas lue, je m’en fous un peu. Ça me fait juste de la peine pour lui qu’en voyant l’image d’une jeune fille nue sur la plage, il se dise « oh un animal mythologique » ! Il doit pas se marrer tous les jours Morice.

          • @billy:

            Là où n’importe qui dans le monde réel, courrait se cacher.

            sauf qu’elle a nul autre endroit pour se cacher que l’eau dans laquelle elle se trouve,
            la plage est déserte,
            hormis un blockhaus,
            et le gitan y est si je me souviens bien.

            Peut-être qu’elle aurait pu se planquer derrière un coquillage tu me diras, avec un Bernard l’Hermite dedans qui gesticulerait comme ça en criant mais laissez moi mademoiselle j’étais bien tranquille en train de dévorer des déchets organiques,
            mais je crois pas qu’il y ait beaucoup de Bernard dans l’eau des landes, ça brasse trop.

          • C’est la mise en scène qui décide qu’Ava peut pas se cacher, comme dans la Mort aux trousses.

            Moi dans la vraie vie, si un type me mate et que je veux me cacher : je cours me planquer au blockhaus en le traitant de connard, de frustré, de petite bite. Une vraie lady quoi. Mais si je rampe sur du sable, c’est que je veux me montrer, que je chauffe le monsieur (l’animal mythologique dont Morice cherche le nom, c’est la chiennasse peut-être ?)
            Là, je trouve que la mise en scène arrive à faire jouer les deux, elle se cache et elle se montre : d’un côté Ava est mal à l’aise et se protège du regard du mec, d’un autre côté Ava rampe pour le mec.

          • @billy: ah ? je pense que tu as eu un regard trop sexuel sur cette scène qui te trouble,
            L’excitation sexuelle t’as troublée et tu fais une fixette sur la mort au trousse pour faire diversion, pour ne pas te sentir coupable de cette infamie.
            Hé oui billy, il faut désormais te rendre à l’évidence que tu es lesbienne.

            Tu me dois 50 euros.

          • Dans mon avant-dernier post, je voulais écrire :
            après le film, je me suis dit que j’aurais PAS oser faire ce que faisaient les 2 comédiennes. Je les ai trouvées courageuses, généreuses.
            Roh le lapsus… Bon, pas la peine de vous baratiner, chacun sait ici que je passe mes soirées avec mon slip sur la tête. Parfois même un bout de mes journées.

          • @billy: ceci dit t’as pas tort, elle aurait aussi pu se cacher dans l’eau plus profonde, c’était plus pratique que de ramper comme un asticot.

          • @Anne-Laure: Bien sûr que je suis lesbienne. François me l’a également fait comprendre avec beaucoup de délicatesse « en amour t’es comme Muriel Robin ». Mais ça m’empêche pas de voir la scène.
            Une fille nue qui rampe sur du sable, c’est une image érotique type calendrier de routier. Là elle à 13 ans, donc l’image est soft, histoire de pas s’adresser uniquement aux routiers pédophiles. Mais tu peux pas dire que c’est moi qui invente totalement le caractère sexuel de la scène : une fille qui rampe nue sur du sable car un mec la mate.

          • @Anne-Laure: si un mollusque lui bouffe le cul, on bascule dans autre chose. Du Max Pécas, peut-être.

          • @Billy: oui, c’est vrai pour toutes ces inventions. Mais elles concernent avant tout la première partie. Dans la fuite, il n’y a plus les mêmes situations iconoclastes.

          • @Billy: tu imagines Cary Grant nu dans un champ de blés ?

          • @Billy: on avait induit le « pas », mais tu nous permettras d’être troublés.

          • @Jérémy: je ne sais pas qui est ce max machin mais ça me fait bien rire ce que tu dis,
            du porno zoophile ?

          • @Jérémy: il y a la traversée du torrent la nuit, où Ava prend les devants et apparait moins apeurée que Juan, tétanisé au milieu du gué et qu’elle va guider dans le noir;
            un renversement intéressant où ses qualités d’aveugle semblent paradoxalement lui donner un avantage physique, et où le couple s’équilibre plus clairement sous nos yeux.

            la scène est belle à regarder en plus

          • @billy: et tu es pédophile de surcroit, mais t’inquiète pas ça se soigne pas,
            oui tu dois avoir raison, sûrement que Léa tente d’induire un truc sexuel, peut-être qu’elle trouve que c’est érotique et qu’elle cherche à exciter le spectateur comme ava chercherait à exciter le gitan mais il est loin à mon avis il ne voit rien ,

            par ailleurs ça me rappelle qu’elle met bien en rapport je trouve la différence entre des beaux corps jeunes ( ava et julian ) et des vieux corps moches ( les nudistes ),
            c’est assez rigolo,
            et tragique en même temps ( c’est pour gaelle ),
            où sont donc passés nos corps parfaits d’antan.

          • @anne-laure: dans toute la scène où ils détroussent les nudistes il y a un truc chouette, c’est qu’ils se mettent à jouer ensemble, ils s’amusent, ça fait un peu penser à une partie de gendarmes et aux voleurs.

          • @Juliette: ça fait Bonny and Clyde, c’est très romanesque tout ça, comme les délires qu’on se fait gamins oui,
            on se prend pour,
            des gendarmes et des voleurs,
            des cow-boys et des indiens,
            etc

            Le plan du pécheur de bar à oilpé qui se retourne offusqué nous a bien faites marrer

          • @Juliette: il y a comme un esprit de sérieux qu’on trouverait dans les jeux d’enfants qui expliquerait le grand amour,
            sur ce ,
            je pars bosser

            je suis en retard, j’ai encore bien glandé ce matin moi dis donc

          • @Juliette B: oui, cette scène est bien. On a l’impression que Juan est sur le point d’être emporté d’ailleurs.

          • @Anne-Laure: porno zoophile, si le chien s’y met. Mais il n’a pas l’air motivé.

        • @Jérémy: pfff n’importe quoi, t’es tout bougon dis donc, c’est justement la fabrication de l’image qui est importante, pas l’image directe que tu te fais avec tes yeux et tes nerfs optiques et ton lobe occipital en regardant le paysage d’Etretat.
          Mais je trouve que c’est vrai globalement ce que tu dis, au niveau du propos c’est un film pour les bébés, mais c’est pas grave.

          • @anne-laure: c’est un film pour les critiques de Télérama ou des Inrocks. Qui, en sus de leur adhésion esthétique, plebiscitent le sous-bassement citoyen de ce film discrètement engagé.

          • @anne-laure, Jeremy: on pourrait dire que Lea fait un film sur Ava qui s’fait son film comme on fait à 13 ans

            C’est ça pour moi l’histoire: Ava s’fait son film. Et dedans la qualité de ses dialogues avec Juan n’est pas sa priorité.

          • @Juliette B: elle se fait surtout son film, à travers le rêve où elle voit entre autres sa mère faire l’amour. Et elle finit effectivement par voir et faire voir sa mère qui se tape le noir.

    • Et la fin chez les gitans arrêtés par la police, c’est gros comme une maison. Long et ennuyeux, en plus.

      • @Jérémy: Oui c’est vrai, mais n’est-ce pas qu’il y a de belles images qui font du bien aux yeux ?

        • @anne-laure: si je veux de belles images, je vais au rayon fruits d’Intermarche

          • @Jérémy: tu me fais rire et je suis pas bourrée.
            Moi une fois à géant casino j’ai vu de la brume tomber sur des salades, c’était d’une splendeur j’en étais toute ébahie.
            J’en suis à un épisode et demi de la triste histoire d’Orenthal James Simpson,
            c’est vraiment très intéressant , je ne savais pas du tout qui était ce beau mec.

          • @Anne-Laure: Bonjour, je t’aime. Moi dans mon lit le soir je vous lis. Je suis un espion. Vous me faites rire et reflechir. Toi je t’imagine jolie.

            Nicole etait il est vrai tres belle elle aussi. La question qui nous interesse ce soir n’est donc pas est-ce que tu veux sortir avec moi, mais elle est bien : Ya t’il un flic pour sauver GJ ?

            De mon turbulent silence aujourd’hui je sors – pour te repondre que des fastes de ce fabuleux feministe, les deux episodes suivants sont les plus passionnants.

            « Putain de sale histoire sans queue ni tete… » Triste ? OG n’est pas n’importe qui et dans l’absolu que valent quelques vilains defauts face a l’un des crimes les plus jubilatoire de l’Histoire des Noirs ?

            Happy End, episode 5 : celui qui vit n’importe comment mais vit est chatie et ce dans une apotheose de drolerie. Il finit vide, nous repus ; mes rires furent anthropophages, mon sommeil celui du juge.

            Mine de rien, incroyable de voir avec nos yeux si embrumes surement par toutes ces salades a quel point la lutte des races a quasiment toujours occulte la lutte des classes, aux Etats-Unis.

          • @Anne-Laure: je regarderai. Pour le moment, je suis sur la mort de Lambert. La brume sur les salades, c’est d’une beauté delermienne.

          • … plus Philippe que Vincent (j’ai du mal avec Philou, mais je défends pas mal Vincent)

          • @Billy: tu aimes quoi chez le fils ?

          • @Jérémy: Christophe Lambert est mort ? Allons bon.
            Elle doit être triste Sophie.

          • @titoune: heu oui merci moi aussi je t’aime.
            C’est motivant ce que tu me donnes malgré les heures et les heures de visionnage prévu dissuasives,
            le rire anthropophage me motive , notamment,

            je viens de conseiller à ma sœur amélie qui s’ennuie en bretagne de le visionner aussi.

          • Oui, c’est long hein. Ya meme des longueurs. Honnetement, j’ai a un certain moment ressenti de l’ennui, probablement vers la ou tu en es ; disons que les deux premiers episodes auraient pu etre condense en un. Mais franchement, a partir de la course-poursuite avec le pilote trans’ ou la police accompagne le fugitif – moment d’anthologie – c’est vraiment le festival. Monstre d’hypocrisie, flic nazi, avocats batards… les blacks sortent les pancartes pour OJ qui joue au golf ; exit les selfies avec Trump et les ex-amis de se moquer : « tu es noir toi maintenant ? »

            Chere Anne-Laure, j’espere donc que tu vas t’accrocher : suis arrive a la fin en me disant « pt1, j’m’en serai bien pris un 6eme ». Promis, on comprend mieux le choix une fois tout deroule. Et on valide : a l’evidence, probablement peu de faits divers si extraordinaires necessitent autant de details pour pleine comprehension. On est quand meme dans l’explication d’une cristallisation inedite, l’instruction d’un lieu et d’une epoque, logique implaccable et denouement absurde. Avec son necessaire lot de remises en contexte, rappels historiques, explications socio etc et captivant !

          • ~ La Progeniture, « L.A.P.D. » – Ignition (1992) ~

            « When cops are taking care of business I can understand, but the L.A. story’s gone way out of hand / Their acts of aggression, they say they’re justified, but it seems an obsession has started from the inside / They’re shooting anyone who even tries to run, they’re shooting little kids with toy guns / Take it to a jury but they don’t give a damn, because the one who tells the truth is always the policeman

            Beat all the niggers
            Beat whoever you see
            Don’t need a reason
            (We’re) L.A.P.D.

            The city of L.A. feels like a prison, with helicopters overhead and bullets whizzing by / Martial law ain’t no solution, police brutality’s just social pollution

            Beat all the white trash
            Beat whoever you see
            Don’t need a reason
            (We’re) L.A.P.D.

            They say they’re keeping the peace, but I’m not buying it because a billy club ain’t much of a pacifier / « Protecting your freedom », now that’s just a lie, it’s an excuse for power that’s more like an alibi / Law and order doesn’t really matter, when you’re the one getting bruisedand battered / You take it to a jury, they’ll throw it in your face, because justice in L.A. comes in a can of mace »

            https://youtu.be/_4LYZC97hmM

            <3

          • @Anne-Laure: « Au petit juge. Noir comme le souvenir. Grégory Villemin. »

          • @Jérémy:
            Parfait

          • @titoune: fin de l’épisode numéro deux et il est une heure du mat merde.
            La partie sur la flicaille m’ennuyait un peu mais j’ai commencé à sentir le projet venir, je commence à voir ce qui va se mettre en place au cours du procès et je suis certaine que je serai aussi bien surprise et je serai contente parce que j’aime bien les petites surprises intellectuelles,
            ce documentaire en est bourré,
            vivement demain.

          • Oulalalalah chanceuse va, savoir que tu vas rentrer dans le dur me donne envie de le remater. Yes, tu le sens le truc qui monte la, ecoute voire ecoit : surprise sur surprise sur surprise, ah nan tu vas pas etre decue ma louloute. Tu vas etre ravie. Ayaya je suis jaloux !

            … [quand la mannequin commence a se faire mechamment demonter – « les gamins aussi dormaient quand tu lui sucais la bite et peut-etre que t’en faisait pas du bruit ? Bitch bam boum » – alors meme qu’il est juste en train de tourner dans les Naked Gun, indepassables comedies deadspan a se plier] …

            Allez hop hop hop, demain leve 6h, t’enfile tes pantoufles ou tes crocs, conseil tu te balances direct Sublime, « April 29 1992 » (le clip avec les images d’archives) histoire de te mettre dans l’ambiance let it burn let it burn wanna wanna let it burn et profites de tout ce jouissif bordel organise !

            « But if you look at the streets, it wasn’t about Rodney King, and this fucked up situation and these fucked up police / It’s about coming up, and staying on top, and screaming 1-8-7 on a motherfucking cop / It’s not in the paper, it’s on the wall / National Guard, smoke from all around! »

            Bo, bo, bo !

            Cause as long as I’m alive, I’m alive illegal taintaintain

            Raaah top ce documentaire

            3h du mat

            Merde.

          • @Jérémy: « tu aimes quoi chez le fils ? »
            J’aime bien plusieurs chansons de Vincent Delerm pour son écriture assez elliptique, qui s’en tient aux faits. J’allais dire une écriture froide mais comme il met pas mal d’humour, c’est pas le bon mot. Dans « Cosmopolitan », il décrit sa soirée glauque à lire le magazine féminin de sa copine qui s’est barrée. Du coup, il est hyper triste (violons trop larmoyants, c’est un problème) mais il fait vraiment le test du magazine « le père de famille idéal / est Jean Reno, Alain Chabat / Christophe Lambert, Jean-Hughes Anglade / Je n’aurais pas cru ça de toi  » J’aime bien sa façon de mélanger des sentiments avec des trucs très concrets, de pas surjouer le neumeuquiteupa, ne jamais être entièrement à un sentiment, de l’amalgamer. Dans « Cosmopolitan », la rupture devient un peu marrante et ridicule comme le magazine féminin, et le magazine féminin est soudainement pris au sérieux car rupture.

            En mélangeant comme ça, ce qui devait arriver arrivit : il se met à raconter des personnages dissociés.
            – Tous les acteurs s’appellent Terence https://www.youtube.com/watch?v=4qCw4aqMTzI
            – Shea stadium ( je trouve pas de lien pour te faire écouter. Disons que musicalement le début ressemble un peu à la longue cavalcade introductive de « Tonight we fly » de Neil Hannon. Chanson super courte : « Alors, j’ai hurlé dans Shea Stadium / Alors, j’ai crié « I love you John » / Alors, j’étais dans les grappes de filles / Grimpées sur la grille / Couverture de Life ? non c’est pas moi / La rouquine en larmes ? n’importe quoi / Quinze ans après mariage, confetti / Laboratoire, pharmacie / J’ai jamais su qui j’étais vraiment / Une épouse, la mère de trois enfants / Une pomme qui va tomber dans les pommes / Un soir dans le Shea Stadium / ce soir dans Shea stadium » )
            La hacienda https://www.youtube.com/watch?v=-bnvDE_kWEo

            J’aime bien sa façon d’être sur scène, de gérer le rythme et les silences, il ferait un bon stand-upper (c’est sincère, pas une vanne) :
            https://www.youtube.com/watch?v=e9D9tVt7kj0
            https://www.youtube.com/watch?v=EFtextQOfEE

            Par contre musicalement, on n’a jamais pu s’entendre, rythmes trop lents, arrangements trop fins, une musique précieuse, d’où notre rupture il y a 3-4 ans. J’ai cru que j’arriverais à le faire changer mais… on a recouché ensemble l’été dernier, on a regretté. Politiquement pareil, c’est pas un copain, c’est la gauche molle, ça m’énerve presque plus qu’un bon mec de droite. Malgré lui, il explique très bien ce qu’était feu le parti socialiste, un truc politiquement indéfendable, dans « un tacle de Patrick Viera » (chanson pas terrible par ailleurs).

          • tous les acteurs s’appellent terrence est une des trois meilleures chansons françaises de tous les temps
            dis-je

          • @Jérémy: t’es atterré ?

          • @Billy: merci pour ce tour d’horizon très précis. Je suis pas atterré, cela confirme que Delerm Vincent et moi, bah non. Pour certaines raisons que tu énonces dans ta fin de post. Même dans les intermèdes comiques, on sent qu’il y a une forme de pose, qui légitime en creux le milieu dont il se moque. Sinon, il n’en adopterait pas le sociolecte comique, cette espèce d’humour de la distanciation et de la private joke culturellement référencée (le moment « musique du monde »). De la blague millimétrée, comme du plan de cinéma bien cadré, où rien ne bave au niveau du langage.

          • @Jérémy: je suis d’accord avec toi. Mais je trouve quand même qu’il observe bien. Il relève les phrases convenues pour pas dire « j’aime pas la musique » : »j’aime la chanson française au sens noble du terme » ou « j’écoute de tout ».
            dans un souhait d’ouverture d’esprit ce serait mieux d’écouter de tout. Mais si t’aimes vraiment la musique, tu découvres un jour le style qui te plaît qui te va et qui surpassera les autres. J’ai la même théorie avec les mecs. Si t’aimes vraiment les mecs, tu trouves ton style de mec. Sinon t’aimes sans plus et tu dis « oh non moi j’ai pas de style… » théorie à venir.

          • @françois: Ooooh françois t’exagères, faire semblant d’aimer vincent delerm pour mimer une complicité avec billy pour me rendre jalouse c’est ridicule,
            pour te venger de mon je t’aime à titoune, de son envoi de guitare punk,

            alors que j’avais bien dit que c’est toi mon amour de première instance ,
            tu es vraiment terrible hein.

            allez : épisode number five.

          • si tu veux etre rassurée, je dirais qu’inversement je tiens les roucoulements de joli coeur de la voix de delerm pour un péché absolu contre la vie

            (ou pour le contraire du punk rock, ce qui en revient au même)

          • @françois: ne me titille pas trop, j’ai des gants de cuir et un grand couteau

          • @François: Tu… what ? Alors là, je t’attendais pas sur Delerm. ou à la rigueur pour te foutre de ma gueule. Pourquoi « dis-je » ? tu te vois le dire et t’as du mal à y croire ?
            Et c’est quoi tes 3 meilleures chansons françaises de tous les temps ? On le répétera pas promis.

            @Anne-Laure: stratagème bien tordu mais une fois que tu le dis, ça paraît évident.

          • je vais réfléchir aux deux autres, (rock excepté, bien sûr), m’enfin je pense que les Oies sauvages sont dedans

          • @billy: oui il parait évident que toujours françois craint de perdre mon amour

          • @françois: je suis rassurée merci,
            j’avais tellement peur de moins t’aimer,
            dis-je,
            en roucoulant

          • si j’avais plus de temps et moins de fatigue je vous ferais bien part de mon petit bilan sur le docu oscarisé ( l’ai-je appris plus tard ) de l’homme fabriqué par l’Amérique.
            Sur la forme rien d’extraordinaire, on dirait le genre de docu qu’on voit sur W9
            de reprises de Pierre Bellemare sur les histoires de meurtres aux Etats-Unis d’Amérique, il se foule pas le pierre,
            Moult témoignages , images d’archives et musiques d’accompagnement un peu lourdes,
            j’ai bien apprécié cependant l’art du suspens qui y est mené puisque ne connaissant pas du tout cette histoire j’ai pris les choses vraiment à la mesure de ce qu’on m’en racontait, pas d’anticipation possible,
            j’ai fort apprécié par exemple la bascule de OJ homme généreux aimé par tous à l’homme qui massacrait régulièrement sa femme pendant ce temps là,
            jusqu’au moment ou bam bam explosion de fureur avec éclats de sang comme dirait juliette,
            Ce type est vraiment très intéressant sur un plan psychologique,
            sur la fin j’étais mon fascinée parce qu’on commençait à le connaître le coco et la dernière partie où on le voit sombrer dans sa médiocrité est plutôt tristoune,
            il était bien malheureux pauv’ti bonhomme,
            c’est ce que je retiens,
            les paroles qu’il prononce à la fin, je ne sais plus très bien, juste après les meurtres lorsqu’il se fait incarcérer : j’étais un homme plein de bonté et je n’ai plus de bonté je suis vide.
            kekchose comme ça.
            Je crois qu’il était vrai à cet instant.
            Et ça m’ a faite cogiter sur ce que c’est que la violence conjugale, où par peur de perdre le contrôle on perd le contrôle ( ce qui se voit dans d’autre formes de violences que je connais bien ), ce que je trouve être un phénomène sacrément dingue,
            où je me disais aussi , prenant aux mots ce que disait OJ régulièrement , qu’il aimait trop Nicole, que sa décharge de colère massacrante l’avait vidé de tout son amour oui, de toute sa bonté.
            Bon et puis ensuite d’autres phénomènes psychologiques qui font que pour mieux vivre d’avoir tuer des gens il vaut mieux ne plus rien ressentir.

          • Delerm c’est pas du tout le roucoulement de lover. Il a la voix qui s’étrangle parce qu’il ose pas chanter – ou veut pas chanter car c’est vulgaire (François en a déjà parlé dans D’âne à zèbre je crois). Effectivement, c’est le contraire du punk où on ose chanter car c’est vulgaire !
            Les roucoulements de lover c’est Biolay, qui sous-chante avec une voix grave ténébreuse et cumule les miles avec la posture d’écorché vif, contraire du punk aussi. Rien à voir donc.

            @Anne-Laure: tu parles de quel docu ? Je suis perdue.

          • Désolé mais sur le roucoulement je bougerai pas : Delerm numéro 1. Le néant esthétique dont Biolay est le nom ne mérite même pas de numéro.
            Le refus bourgeois de chanter (un empêchement de plus des dominants) peut se négocier sans roucoulement -exemple Gainsbourg

          • Pourquoi j’aime tant Terrence? Parce que la mélancolie, dont Juliette a bien raison de noter qu’elle est l’affect exclusif de Delerm, ce qui le limite cruellement, est toujours intéressante quand elle est poussée à un point de puissance. Parce que le minimalisme bourgeois gagne à se donner des arrangements fastueux -j’aime en général les grandes orchestrations de la variété des années 70, avec cuivres et tout
            (exemple? https://www.youtube.com/watch?v=Bxx7jYT_lKg)
            Et parce que cette idée de faire une chanson, non sur Hollywood, mais sur les émissions-mémoire d’Hollywood (Hollywood stories) est géniale.

          • écoutez moi un peu ça
            https://www.youtube.com/watch?v=jiawlGqwGDE
            vous me remercierez

          • 8’00 : du-u mal, du-u mal, du-u mal

          • @Billy: je crois bien qu’anne-laure est encore partie acheter ses croquettes au furet alors je fais 2 mn son secrétariat: le docu c’est celui sur OJ Simpson visible en Replay sur Arte.

            Delerm ne roucoule effectivement pas comme un lover, mais comme un pigeon
            je dis pas ça comme un reproche, pas d’animosité contre lui, mais je crois qu’un certain nombre de gens ne supportent juste pas de l’écouter à cause de cette espèce de variation de tons qu’il impose à chaque mot; moi ça me donne un peu mal au coeur comme les montagnes russes et j’y vois plus une affectation (peut-être à tort) qu’un problème de puissance. J’ai vu que c’était un peu moins prononcé dans ses derniers albums cela dit. Et puis l’autre truc que je trouve lourd c’est la demi-teinte et la nostalgie qui semblent sa seule came quand il écrit. Mais je dis ça d’un peu loin, je connais pas tous ces textes.
            Et sinon j’ai bien aimé que tu prennes le temps de nous expliquer un peu en détail en quoi tu l’aimais et en quoi moins.

          • @anne-laure: ça m’intéresse bien ce que tu racontes, c’est marrant par quel bout tu le prends.
            j’ai regardé les deux premiers volets puis hésité à poursuivre et un peu triché en allant regarder des petits bouts de ceux d’après.
            mais un copain qui le regardait en entier, en même temps que toi c’est rigolo, ne s’est pas arrêté sur la même chose que toi alors vous vous complétez bien pour me donner envie d’y revenir tous les deux.

          • @Juliette: ah j’aimerais bien savoir par quel bout il a pris odjé ton copain,
            tu peux le prendre par un autre bout oui , comme le disait titoune , tous ces choses traversées par cette histoire, l’histoire de la police et des noirs évidemment,
            l’histoire de la question raciale qui camoufle la lutte des classes,
            c’est très troublant tout ça j’étais troublée,

            Là j’avais commencé par l’élément central, l’individu Orenthal James Simpson, parce que c’est lui en premier lieu qui me travaille qui m’émotionne,
            et puis j’étais pressée mais c’était pas pour des croquettes de furet qui d’ailleurs mange des croquettes pour chat et ça lui va bien.
            D’toutes façons il a pas intérêt à l’ouvrir sa p’tite gueule.

          • C’est génial !
            Merci François. Je te serai éternellement reconnaissante de m’avoir fait découvrir cette oeuvre.
            Je transfère ce lien aux copains. L’humanité doit savoir.

          • 41min25sec
            To be or not to be

            En se documentant un peu sérieusement, on apprend que l’échec commercial d’Hamlet a entrainé l’abandon d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll par Sylvie Vartan.
            Kamoulox.

          • kakamou, kakamou, kakamoulox

          • « J’ai aimé l’histoire d’Hamlet, je ne sais pas exactement pourquoi ». Un peu plus de dix ans avant sa marionnette. Précurseur, en effet.

          • Billy, « je suis fou comme une tomate », c’est inoubliable également.

          • Sylvie Vartan dans « Alice », bah merde. On ne surenchérira pas.

  3. J’y suis arrivé, bitches.
    Je vous passe les détails de la séance – salle remplie de vieux extatiques, rires en quasi contre-temps sur chaque scène, portables qui sonnent et ventre qui crie famine.
    Le film est très déstabilisant, souvent passionnant, parfois franchement génial mais aussi beaucoup trop long, et à la limite de la démonstration de force. Ca commence assez bizarrement, comme une satire un peu lourde du monde de l’art contemporain, mais un peu grippée, pas tout à fait bourrine. Je me dis au bout de 15 minutes que le film sera soit une catastrophe – s’il creuse ce sillon satirique – soit très complexe – s’il continue à mettre des grains de sable dans chacune de ses scènes. Fort heureusement, il opte pour la deuxième solution. En tout cas, je le crois, c’est ainsi que je perçois le film, c’est à dire comme une fausse charge contre les « bobos » et leur art « comptant pour rien ».
    C’est en réalité un film qui s’amuse beaucoup à partir de ce milieu, qu’il ne prend jamais de haut. On pourrait se dire, scène à l’appui que Ruben est très moqueur, qu’il raille tous ses personnages et artistes prétentieux, ce qui serait un contre-sens, à mon avis, sur the Square. Ruben n’est pas contre l’art contemporain, puisqu’il en fait lui-même partie et qu’il fait un film de plus de 2h20 là-dessus, dans lequel il prend au sérieux ses personnages. En revanche, il est certain qu’il doit se dire que les musées, les performances, les oeuvres sont d’incroyables pourvoyeurs de scènes, de situations cocasses, absurdes et émouvantes. Je ne vais pas citer les maintes scènes qui le démontrent, pour ne rien vous gâcher, mais je pense vraiment qu’il a dû voir ces oeuvres et s’est dit « et si on faisait ça avec? ». Parce que le film est vraiment une suite de sketchs, ou plutôt de situations, qui essaient de tirer le plus parti des lieux, des personnages qu’on rencontre dans un musée d’art contemporain. Pour ça, Ruben sait comment faire : il joue sur la durée, étire les scènes, et à partir d’un point de départ assez attendu retourne complètement la situation, soit en rendant les motifs des personnages brusquement inexplicables, soit en renversant la situation selon la logique de l’arroseur arrosé -parfois les deux. Parfois, cette logique paraît un peu systématique mais le plus souvent ça marche du tonnerre. On est donc souvent désarçonnés par l’évolution de la situation, ce qui explique à mon avis en grande partie la réticence d’une large partie de la critique française. Elle était persuadée qu’elle allait avoir affaire à un donneur de leçons, à un jeu de massacre, sauf que non, c’est bien plus complexe et bizarre que ça, elle a donc décidé que ça serait quand même tout en s’en plaignant. Quant aux louangeurs du film type le Figaro, je pense qu’ils ont sincèrement pris the square pour une adaptation d’un essai de Philippe Muray.
    Mais revenons au film. Il est drôle, absurde, toujours magnifiquement filmé – très bien cadré, il n’enferme jamais les personnages, sans vouloir en mettre plein la vue, plein de choses à voir dans le plan – très bien écrit et joué impeccablement. Mention spéciale à l’acteur qui joue le héros, qui arrive vraiment à nous rendre passionnant son personnage, vulnérable sans être pathétique, entre l’enfant joueur et l’adulte méprisant, bienveillant et odieux, sincère et lucide.
    Bref, je pense que même si le film aurait gagné à être plus ramassé – on l’impression qu’il ne va jamais s’arrêter, que Ruben est trop sûr de sa force – c’est quand même une petite bombe, qui va être incomprise. Ou alors je me plante complètement et c’est the Square est prétentieux, vain et beauf.

    • @Charles: Ooooooh moi je pense pas que tu te plantes,
      you are the best,

      tu peux te reposer maintenant

      kiss kiss

      • @Charles: Ah ça oui joli cadeau du matin merci Charles.
        Ton jugement enthousiaste – on n’est pas tous les jours retourné comme une crêpe et avec une telle virtuosité – mais légèrement suspendu me paraît caractéristique de l’état particulier dans lequel nous met ce zozo, qui excelle à instiller du doute sur toutes les intentions exposées, même les plus fermes et jusqu’aux siennes.
        Vais y aller samedi.

    • je ne te lis qu’en diagonale, Charles, parce que je fais partie de ces mystiques qui aiment bien arriver un peu frais devant un film
      cela dit, je crois que je vois à peu près la problématique
      je le vois mi-aout

      • @François Bégaudeau: Et tu as bien raison, c’est pour ça que je m’en suis tenu à des propos assez généraux.

        • @Charles: moi aussi je suis mystique mais je t’ai lu scrupuleusement, même pas peur.
          C’est trop de désir.
          La forme que tu décris lui ressemble bien je ne suis pas étonnée et je pressens d’après ce que tu écris qu’il œuvre de mieux en mieux,
          j’attends de voir les détails que tu as eu l’intelligence de ne pas nous dévoiler.
          Merci.

  4. Zac Efron, son perso Vomito dans le Baywatch de ouf montre une fois encore comment un bogoss style-genre one direction peut tout faire y compris moquer of course ce qui reste des putains d’atouts dans la vie et au ciné: le voir se balancer à la primate en regroupé complet puis passer de barres en lianes comme dans les jeux Intervilles les plus dingues de Guy et Simone ça fait loler grave et c’est encore lui qui s’y colle dans le plan de fin
    jouer avec les postures de frime c’est un peu la base, Seth Gordon s’est pas privé, on lui en sait grè

  5. Dans le Ce qui nous lie de Cédric, on ne peut s’empêcher de penser que c’est tout sauf anodin qu’il ait choisi le perso de la sœur, la fille, la meuf, celle du milieu de la fratrie pour dire la sensibilité d’un palais, l’écoute d’une bouche, le nuancé du goût pour jouer, miser, anticiper le mix température/temporalité/maturité des grains de raisin.
    Tout comme les nez pour le parfum, l’ouïe externe et interne (Beethoven vla l’blagueur) chez les musiciens, on aime comment Klapish raconte qu’on peut accrocher, s’appliquer, exercer un sens avec lequel on se sent bien
    on aime aussi ce qu’il dit avec la gueule des types dans son film dont la place et les rôles sont plutôt entendus dans ces métiers de la viticulture
    alors que Juliette jouée par Ana Girardot prend goût et plaisir aux devinettes que pose le sucre sur ces effets dans les fruits.
    Et elle joue sans cesser de douter à la fois réconfortée et un peu empêchée par la présence de ses deux frangins.
    Seul le gros con de beau père du plus jeune, Jérémie, prend cher de façon assez grossière d’ailleurs mais ça fait quand même plaisir.

    • @:

      À propos du perso principal de Juliette dans le dernier Klapish, avec ´pas anodin que ce soit une meuf qui´ et ´elle joue sans cesser de douter’ ce qu’on veut essayer de mieux dire c’est que ni l’écriture de ce perso ni son interprétation ne sont outrés
      ce qui est souvent moins le cas du perso de Bénédicte chez Jolivet par exemple où, dans sa bouche à Chouchoute, on peut entendre ´c’est ma spécialité les ânes morts’ (en rétorquage au capitaine qui distribue les tâches et ne la place pas au poste de manœuvre des tuyaux les plus lourds) ou encore la voir refuser de l’aide et bourriner grave pour lever et ranger une caisse pleine de gros matos dans le camion prêt pour la garde de nuit dont la plateforme est plus haute que ses épaules.

      Alors que dans ce putain de Baywatch ça rit à mort des démos à la testostérone et au gros bandage de muscles des mecs avec une scéne d’épreuve bidon en ouverture des sélections des newbits safeguards qui se joue entre le one direction de service – Zac Efron en bi- médaillé olympique des épreuves solo de nage (dès qu’il joue en équipe il vomit) et le boss héros-sauveteur parmi les sauveteurs, Dwayne Johnson.

  6. Baywatch, la musique déjà, les titres choupinous qui chatouillent le fond du slip, le physique de Batman marin en plus musclé et plus bronzé comme se décrit le perso Mitch filmé, joué, cadré comme un cétacé mastoc que l’eau rend gracile, à qui les flots devenus voiles donnent une puissance vaporeuse et magique.
    Et puis on rit du cul, de la bite, des nichons, la plage quoi et ça y charrie et crâne du corps avec beaucoup de joie, c’est macho et pas, c’est vulgaire et drôle, c’est joueur et télévisu-historiquement référencé: ia pas Julien Doré mais Pamela et David y font un crochet chaleureusement attendu, un film qui me rappelle de revoir le 40 ans toujours tiens,

    • @:

      Baywatch: ses brioches bronzées avec ficelle bariolée, ses veines bien apparentes chauffées pressurisées et son scénar joueur et transgenre avec la fiction policière mafieuse qui menace la baie, chacun est régulièrement remis et bousculé dans la place qu’il occupe et veut occuper et ça clichete gros assumé, en vrai trop bon putain

      • Un amour de cinéma conséquent va voir Baywatch et Ana mon amour. Mais pourquoi l’un et pas l’autre?

        • @:

          parcque Cälin Peters s’est viandé c’est Édouard mon amour pas Ana
          se louper dès son titre déjà, c’est moyen bon signe

          • Mais Edouard est pas très cinégénique

        • @:

          en vrai on pense y aller début semaine prochaine
          quand on sera de retour en pays civilisé promis

        • @François Bégaudeau: J’aime bien the Rock, bon acteur comique, mais Zac Efron, c’est juste pas possible.

        • @François Bégaudeau: J’aime bien the Rock, bon acteur comique, mais Zac Efron, c’est juste pas possible.

          • Zac est bien dans nos pires voisins non ?

          • @Billy: Comme dirait Chirac, « this is provocation ».

          • @Charles et Billy: D’acc avec vous, affreux bébé joufflu ce Zac Efff. La remarque de Charles « It’s just provocation » de Chirac, çà me rappelle un concert d’un groupe de musiciens-jazzy-sympas The Big Hustle autour de cette formule de Chirac (avait été filmé ) https://www.youtube.com/watch?v=GK8q0TbOsuI

          • Pas du tout de la provocation. Je te fais penser à Chirac maintenant ? ça m’inquiète. mais où va notre couple Charles ?
            Donc évidemment Zac est un acteur pas terrible avec une sale gueule, fade, comme justement décrite par Stéph.
            Mais je le trouve pas si mal dans le service minimum des acteurs : la parodie de lui-même. donc pas mal dans nos pires voisins.

        • @:

          Ana mon amour

          pensais pas que ça devenait si sport de le voir le Netzer merde
          ia pu que des séances pour quand tu travailles de nuit c chaud

  7. l’anthropologuérotic Agnès Girard suggere de se payer une semaine et/ou un week-end d’erosticratie ia du off ia du in http://sexes.blogs.liberation.fr/2017/07/05/peut-vaincre-la-jalousie/ et on y est dans le tout participatif http://www.erosticratie.fr/

    L’inscription des 2 morues de persos d’Arnaud aux ateliers jalousie est bouclée.

  8. vu le quart des films français qu’Indiewire classe parmi les 25 meilleurs du 21e
    ma répute d’amateur de films de merde en prend un coup

  9. je sors du film de Pierre Jolivet avec l’une des chouchoutes de François Begaudeau, Les hommes du feu.
    Visionné en compagnie d’un sacré troupeau de créatures à forte activité hormonale et à tee shirt signé dans le dos d’uń ´ jeunes sapeurs pompiers’ ce fut du coup drôle, vulgaire, relou et vivant comme on sait.

    Pierre et Marcia Romano se sont appliqués dans leur scénario à résoudre sympathiquement chacun des conflits et situations de crise qu’ils écrivaient bon, ça a fait rire tout le monde dommage car c’est assez documenté et précis dans les scènes d’intervention on a trouvé

    • @: Les hommes du feu
      et sans cet aspect happy end à tout et à tout prix on pourrait presque penser à un raconter le travail

    • @: Entre les murs, p.9, Gallimard 2006- folio:
      … / ce prologue était aussi une façon de donner au lecteur la règle du jeu formel -autant de fragments dans le livre que de jours travaillés
      une forme méticuleusement calquée sur une temporalité du quotidien / …

      Une forme calquée sur une temporalité du quotidien, motif qui se découperait (se sous-découperait?) se déclinerait aussi au format de l’heure de cours?

      n’empêche qu’il on y aime toujours autant en 14 et 15 la mise au point sur les trois mille minutes de retard qu’on prend sur d’autres collèges si on traîne pour rejoindre le rang, monter, s’installer ce à quoi boucles d’oreilles plastique rose, Khoumba n’a pas levé le doigt pour parler et rétorquer que les cours font jamais une heure, j’sais pas moi cinquante minutes

      • @: n’empêche qu’on

      • on aurait pu envisager un système : un fragment / une heure
        mais alors là il devenait impossible d’embrasser une année -sauf à partir sur un livre de 800 pages

        • @:

          – vu que ta Contagion se joue en Avignon, t’y rends-tu également mon idole?

          • oui, y a un peu radio, et une rencontre bord-plateau le 13

          • je me demande bien comment c’est à Avignon pendant le festival, c’est péteux, tranquille, oppressant, plaisant?
            Est-ce qu’il faut être coaché, hyper organisé pour voir quelque chose de cool? (je parle des années où on y joue pas du Begaudeau)

        • @: … / En tout cas t’aurais détesté qu’un prof vienne te faire un sermon là-dessus, tu l’aurais traité de bourgeois et tu te serais bouché les oreilles. T’aurais détesté qu’un adulte vienne t’expliquer la vie. / … Contagion, François Begaudeau.

          En revanche, en sont pas vraiment encore là Jolivet et Romano, toujours pas trop irrités par la posture d’adulte pour leurs persos et dans leur Les hommes du feu c’est Roschdy Zem qui s’y colle et à plusieurs reprises même; commandant une caserne de pompiers, l’unité de lieu-base pour leur fiction, il hésite pas à prendre partie pour l’un de ses 2 lieutenants-chefs (celui joué par Émilie Dequenne) quand le plus ancien joue plus la confiance envers chacun dans la brigade.
          Et auprès du fils du maire, il met même en scène un moment ´je te raconte mon enfance, moi aussi j’ai fait des conneries tu sais pour faire chier mon paternel’ – mon paternel, Pierre, Marcia, sérieux, pourquoi pas le papet tant qu’on y est dans la garrigue? – et c’est long mais long
          en revanche on veut bien sauver cette scène pour le petit moment où on y croit sans dec que c’est lui le pyromane en fait, le commandant himself oui et franchement ça l’fait.

    • @Jérémy: Leconte, Jeunet, Assayas, Ozon, Hansen-Love…vraiment la fine fleur du cinéma français.

      • liste totalement naze

      • @Charles: c’est de la blague, en effet

        • @: ´ La liste d’Indiewire c’est d’la blague en effet ´
          p’tête aussi qu´ils ont du sable plein les yeux à force de mater du genre Baywatch
          celui de Seth Gordon par exemple dont je sors à l´instant en vf de province
          en vrai quel kif, j’avais pas d’âge, bien ri, j’en ai mal aux pattes d’oie et aux commissures, un régal, allez-y,

          • @François Bégaudeau: Sache que Juju ne bronze jamais: elle rougit,
            blanche comme une colombe
            ou rose comme un porcelet
            c’est son destin

          • @: facile, les pires, les ai tous vus

        • C’est pas du boulot cette liste. La psychopathe des tops 3, 10, 12 et 54 que je suis est outrée.

          Proposition de contre-liste des films français du 21eme siècle, à affiner :
          Conversation animée avec Chomsky de Gondry
          La Fille du 14 juillet de Peretjatko
          Fidelio de Lucie Borleteau
          L’inconnu du lac/rester vertical de Guiraudie
          La terre de la Folie de Luc Moulet
          3 souvenirs de ma jeunesse/Esther Kahn/ fantôme d’Ismael de Dédé
          Holy motors de Carax
          Ressources humaines/entre les murs de Cantet
          Eastern boys/120 battements de Campillo
          Tournée/Barbara d’Amalric
          P’tit Quinquin/ Ma loute de Bruno Dumont
          Vénus noire /La vie d’Adèle de Kechiche
          Chants de Mandrin de Rabah Ameur-Zaimeche
          Victoria de Justine Triet
          Revolution zendj de Tariq Teguia
          Les beaux gosses de Riad Sattouf
          OSS117 Rio ne répond plus d’Hazanavicius
          Pater d’Alain Cavalier
          Apollonide de Bonello
          Camille redouble de Noémie Lvovsky
          Brèche de Rolland des Larrieu
          Dans Paris d’Honoré
          10eme chambre instants d’audience de Depardon
          Ma Vie au ranch de Sophie Letourneur

          • @Billy: ça m’va pas mal
            J’ajoute
            Casse de Nadége Trébal
            Apnée de Jean-Christophe Meurisse
            Histoire de Judas de RAZ
            Le voyage au Groenland de Sébastien Betbeder

          • et Poursuite, de Marina Déak

          • @juju: Oh ! j’adore ton rajoutement juliette,
            i love you

            même si j’ai pas vu casse mais c’est pas grave

          • @Billy et Juliette: Oui, belle liste, Billy (sauf quatre, cinq que je n’ai pas encore vus). Par contre Juliette 🙂 j’en connais et n’en ai vu AUCUN, quelle inculture, je suis presque vexée, j’ai du boulot de rattrapage !

          • @Billy: Et Vingt et une nuits avec Pattie des Larrieu !
            (Connais pas Luc Moulet tu m’donnes envie vais aller voir ☺)

          • OK pour Judas et Pattie. Apnée à la rigueur.
            Je connais pas du tout Casse. Bien envie de me faire mon avis, c’est quoi ce film ?

            Betbeder si c’est important pour vous ok, mais c’est vraiment pas grand chose ce film. Comme dit André Bazin : « Betbeder c’est sympatoche mais faut pas déconner non plus. »

          • @Billy: c’est une copine de François, dans Casse elle pose sa caméra dans une casse et filme les différents visiteurs qui viennent récupérer des pièces, on les regarde longuement désosser les bagnoles et on les écoute parler,
            des immigrés aux récits incroyables,
            au regard à chavirer,
            quelques jeunes branquignols qui font marrer,
            elle un oeil formidable

            c’est vachement bien
            gros choc pour moi et pour tous ceux à qui j’ai offert ensuite le DVD

          • j’aimerai bien savoir où elle en est de son projet de long d’ailleurs
            tu sais si elle a fini par trouver des sous François ?

            https://www.youtube.com/watch?v=

          • Oui elle a eu le CNC, ce qui garantit l’existence du film
            Elle attend d’autres financements pour se lancer.

          • @Billy: Holy motors, non.

          • c’est pas moi qui l’ai dit

          • On va pas s’engueuler sur Carax, parce que tu auras encore tort et ce sera humiliant

            Revolution Zendj t’es sûre aussi?
            (je déteste pas, mais préféré les autres)

          • @Billy: elle a de la gueule, cette liste. Tu me permettras juste d’intégrer Rohmer, qui a eu le bon goût de sortir « Les amours d’Astrée et de Céladon » en 2007.

          • @juliette: booooah , j’en reviens pas juliette : on trouve happy sweden sur les vod sfr, et même play.
            C’est tout de même vachement bien les palmes d’or pour faire marcher le commerce.

            M’en va le regarder tiens, plutôt qu’d’aller à la messe ( pour montrer mes fesses )

          • @juliette: bon dieu j’avais oublié comment il pouvait me faire mal aux entrailles ce viking,
            heureusement qu’il me fait quand même un peu rigoler des fois,

            il a un problème avec les transports en commun non ? d’une façon générale.

          • @anne-laure, françois: oui c’est comme ça en VOD que je l’ai vu aussi,
            mais après j’ai aussi voulu voir Play et avis aux amateurs on trouve pour 24,90 euros seulement le coffret Ruben Östlund qui contient Snow Therapy, Play (regardé hier), Happy Sweden et The Guitar Mongoloid.

            Et en prime un entretien vraiment super de 46 mn au Lincoln Center NYC avec le réalisateur en 2014.

            D’ailleurs j’ai un plan pour toi François,

            tu achètes le coffret (on se cotise pour te l’offrir si tu es un peu juste tkt),
            tu regardes le(s) film(s) de lui que tu n’as pas encore vu(s) et revisionne tous les autres (au passage Zou c’est magique t’es plus jaloux de ne pas avoir vu Happy Sweden),

            tu convaincs Jaury que pour la sortie de The Square ce serait un super coup d’avoir sur TV Transfuge un long entretien filmé avec Ruben qui est très intelligent, vif et rigolo (mais tu lui dis pas qu’il est marxiste ça va trop l’exciter)

            tu fais l’entretien
            on est contents

            et voilà

          • Je ne fais pas d’entretiens en anglais, ma juju
            sinon tout le plan était parfait
            me tente bien, ce coffret
            (mais Happy Sweden est pas dessus, donc?)

          • @Juliette B et Anne-laure: Je vais essayer de voir the square demain, je vous dirai ce que j’en ai pensé.

          • ça passe où, the square?

          • @François: Ah j’oubliais ! Tu lui fais aussi discrètement passer le message qu’il faudrait qu’il soit plus gentil avec les acteurs et les techniciens sur les tournages parce qu’il y a aucune raison de les malmener comme nous a dit Billy ce sont des humains comme les autres après tout.

          • @Charles: Quoi ?!!! Mais où ça ? Tu es où Charles pour pouvoir voir The Square ?

          • @charles: hou la saloperie, comment ça se fait que tu peux le voir avant tout le monde toi, je croyais qu’il sortait qu’à l’automne,
            kessessé ces privilèges ça encore

          • @juliette: qu’on le foute à l’échafaud ce charles, ah ça ira ça ira ça ira,
            sa tête au bout d’une pique

          • @anne-laure: je ris

          • @juliette: il nous faisait quand même de sacrés plans à l’époque ce ruben, je crois qu’il expérimentait un peu tout dans le genre plan fixe, il est devenu plus subtil après non ? Plus sûr de lui je pense dans l’esprit souverain du plan fixe.
            alors là on a des jambes sans corps, des corps sans tête, discussions qui occultent entièrement les gens qui parlent,
            Et le plan avec le patriarche qui rempli le lave-vaisselle,
            le p’tit coup de la nappe qui glisse,
            me suis dit : noooon t’as quand même pas fait ça ruben ?

          • @Juliette B: http://www.allocine.fr/seance/film-248683/pres-de-115755/

            Faut juste que je n’arrive pas à la bourre.

            Je vais aussi voir 120 battements par minute, vendredi au Mk2 Bibliothèque.

          • pardon, je le suis précipité
            au nom de quoi cette projection?

          • @anne-laure: pour le plan de la nappe ok peut-être, encore que je penche plutôt pour une utilisation parodique (la fête de famille où l’un des convives s’écroule en emportant la nappe c’est un classique et Ruben est trop finaud pour l’ignorer), mais pour le reste c’est précisément ce que j’aime !

            le premier plan en ouverture en particulier sur les pieds et mollets nus de la jeune fille qui vient à la porte saluer les amis de ses parents: pas un mot mais dans le mouvement de ses pieds toute sa gêne d’adolescente face à l’impudeur de l’invité qui lui rappelle lourdement qu’il l’a vue courir nue dans le jardin quand elle était petite, qu’elle était amoureuse du fils du boucher, etc.

          • @juliette: je savais pas qu’il était marxiste, il est marxiste ? ah bon.
            En tous les cas il me travaille là où ça fait mal, dans le bide, je dois avoir une sorte de zone mésentérique qui correspond à la vie sociale,
            ça te fait pas ça à toi ?
            non mais je me demande si je suis normale des fois.

            Je trouve qu’il interroge sans cesse ce fameux truc qui fait que tu ne sais pas si le collectif est bon pour l’individu, on voit des situations où il donne du pouvoir aux individus grâce au collectif, des situations où l’individu souffre du collectif, où bien l’individu qui fait souffrir le collectif ,
            etc
            etc
            et puis le truc de chercher un coupable, un responsable , c’est récurrent dans ses films

          • @charles:

            Je vais aussi voir 120 battements par minute, vendredi au Mk2 Bibliothèque.

            oh bah avec ça tu me fais pas du tout rêver par contre.
            Je sais pas pourquoi.
            Peut-être que j’en ai suffisamment soupé de films sur l’homosexualité.

          • c’est absolument pas un film sur l’homosexualité

          • @anne-laure: si ça me fait ça aussi, je pense que c’est ceux à qui ça ne ferait pas ça qui seraient « anormaux »
            il gratte doucement la croute, va au coeur de la plaie mais sans aucune intention méchante
            je trouve ça très fort

            d’autant que s’agissant des coupables ou des responsables, la caméra nous montre magistralement que tout dépend du point de vue (cf les deux profs qui s’affrontent sur la punition infligée par l’un à un élève)

            mais oui cette obsession dont tu parles je crois que c’est celle de son pays et qu’il parle bien de son pays

          • @juliette: le plan large de la course de gros beaufs dans le champ de céréales est super aussi,
            me fait penser à play lorsqu’ils font la course en descendant de la colline.

            J’ai envie de dire que ruben est le spécialiste de la description de la violence sociale, je ne sais pas si d’autres cinéastes ont ce don.
            J’en n’ai pas le souvenir.

          • @juliette: ah ouais ? faudrait que tu me racontes ça , de ce qui se passe en suède,
            société ultralibérale non ?

            Oui voilà c’est ça , ce sont les autres qui sont pas normaux.
            Ouf.

          • @Charles: merci, je ne l’avais pas vu. mais je finis à 21H donc bernique pour moi

          • @Juliette B: Il passe aussi samedi pro au Mk2 bibliothèque.

          • @juliette: moi je la trouve géniale ton idée d’entretien transfuge juliette ,
            mais il se fera dans quel language ? faut-il que françois apprenne le suédois, guntefrutch ?

            Dans ghost dog il y a un duo d’amis que je trouve génial, je trouve l’idée géniale, l’un parle anglais ( américain, c’est un noir américain ), l’autre parle français parce qu’il est haïtien,
            ils ne se comprennent pas mutuellement, enfin pensent ne pas se comprendre mais avec les sous-titres tu te rends compte qu’ils se comprennent quand même ,
            je sais pas si j’ai bien expliqué.

          • @juju: ah tiens j’ai employé trois fois le mot génial,
            ça doit être l’effet de rencontrer un génie de bon matin,
            cumulé à l’effet de la fatigue de la semaine

          • @ju et charles: hé bien, qu’on coupe la tête à tous les parisiens,
            je l’ordonne

            ( mais pas françois )

          • @anne-laure: un pays où le discours moralisateur est omniprésent et s’infiltre très tôt dans les pores comme l’eau se répand dans tous les interstices plutôt, un contrôle social qui sous couvert de vouloir leur bien est d’une grande violence pour les individus oui.

          • @juliette: heuuuu ce qui me semble être le propre de toute société humaine,
            Je ne vois pas trop où se trouve la spécificité suédoise

          • @charles et juliette: ah c’est bon, moi je l’ai le 29 août, c’est pas trop loin,
            vous l’avez échappée belle

          • @anne-laure: tkt ils sauront bien s’arranger pour se comprendre Ruben et François;
            feront comme Zaï et Lucrecia. Lui ne parlant que le français, elle venue d’Argentine et ne comprenant que l’espagnol, tous les deux débarquant à 3 ans dans une des rares écoles maternelles publiques de Londres, avec une instit et des petits camarades anglais dont ils ne comprenaient ni l’un ni l’autre la langue.

            Eh ben ils ont fait quoi ? Ils se sont rapprochés l’un de l’autre et ont tout mélangé des trois langues pour se parler, plus quelques mots inventés qui commençaient en espagnol et se terminaient en anglais, ou en français,
            Pendant trois ans les meilleurs amis du monde, nous ont bien fait rigoler.

          • @juliette:

            et ont tout mélangé des trois langues pour se parler,

            c’est dégoûtant ce que tu dis

          • @anne-laure: tout est dans la nuance, tu te penses très contrôlée mais ailleurs tu le serais peut-être davantage et surtout différemment.

            par exemple dans Play, les messages nombreux et répétés du conducteur sur le berceau dans le tram, cette façon de prendre l’ensemble des passagers à témoin du « problème », d’exiger que le coupable se dénonce, de ne pas laisser les autres lire ou rêvasser tranquille tant qu’il n’est pas résolu.
            dans Happy Sweden tu as la même chose avec la tringle du bus cassée, et celui qui finit par se dénoncer sous la pression alors qu’il n’est même pas coupable.
            il faut expier et expier publiquement en reconnaissant très explicitement qu’on a merdé, une culture de la contrition publique que tu retrouves aussi en Grande-Bretagne,
            des protestants eux aussi.

          • @juju: mmmh d’accord, tu m’intéresses, le fond du libéralisme est protestant non ?
            quoiqu’il en dise.

            tiens je te laisse mon chien fantôme, il est cool.
            M’en va faire des trucs.

          • @Billy:

            j’ajouterai bien

            – Evolution de Lucile Hadzihalilovic
            – La loi de la jungle de Peretjatko
            – Vincent n’a pas d’écailles de Thomas Salvador
            – Syngué sabour – d’Atiq Rahimi
            Puis aussi le Grand Soir de Kerven et Delépine, Rengaine mais je crois qu’il n’est pas apprécié ici

          • en tout le Grand soir, oui

          • @anne-laure: j’ai récupéré ton Ghost dog en dvd. Le regarderai bientôt. Avant me suis refais Paterson et je peux te dire c’est encore meilleur la 2e fois.

            Allez A la douche bande de feignants

          • @juliette: Ohlala c’est vrai que je suis une grosse feignasse, je dis que je vais faire des trucs et ça dure trois secondes,
            tant mieux tant mieux si tu va voir ghost dog,
            tu me fais bien plaisir,
            même pas encore vu patterson mais il faut que je m’y mettes, demain vais voir un autre Jarmusch, que j’avais déjà vu il y a longtemps il me semble, broken flowers, m’en souviens plus du tout,
            je crois qu’il parle d’amour , ce qui me donnera encore une version de cette histoire, de l’amour amoureux, amour sexuel, vu par Jim donc.
            J’ai plutôt confiance en lui.

          • @ju: pauv’leffe quand même, il est bien minable ce type,
            m’a fait de la peine lorsqu’il a interdit aux autres de prendre des photos.
            et en plus il a un nom de bière.

          • @ju: tu me diras que ulf c’est pas beaucoup mieux comme prénom

          • @françois: ouais ben pas envie de le voir quand même, faudrait me payer pour.

          • pas grave, c’est sans doute pas la première année de l’histoire du cinéma où tu rateras le film de l’année

            en 21 par exemple t’avais pas vu Le Kid

          • @François: Au nom de ta mère, je crois. C’est un peu une tradition de prévoir des AVP des films projetés à Cannes, il me semble.

            Ok 120 BPM n’est pas un film sur l’homosexualité (manquerait plus que ça tiens) mais j’espère au moins que c’est un film sur le das.

          • @charles: des AVP ? des accidents de la voie publique ?

          • @François: si si Happy Sweden est dans le coffret et deux interviews en bonus;
            pas grave pour ton entretien, j’ai un plan B : un long papier dans Transfuge sur toute sa filmo à l’occasion de la sortie du film en octobre

          • et pendant ce temps Juju bronze, c’est ça le deal?

          • Charles tu m’as convaincue pour Holy motors. Je le vois désormais sous un autre jour grâce à toi. Ce film protéiforme et foisonnant est en fait un petit truc clinquant et creux. Merci à toi. J’aurais parié que tu tiquerais sur Ma Vie au ranch. Comme quoi, t’es insaisissable.
            « On va pas s’engueuler sur Carax, parce que tu auras encore tort et ce sera humiliant » T’as raison François. J’ai remarqué que quand je parle, c’est toujours humiliant pour moi à un moment. Merci de me protéger de moi-même.

          • Ah oui Marina Déak, carrément. François, tu sais si elle prépare un autre film? Ça fait longtemps Poursuite quand même.
            Je connais pas Nadège, mais bravo à elle pour le CNC. Belle performance sportive. ça se choppe comment « Casse » ?

            Merci Jérémy le rohmerien, bien vu.

          • Elle a fait depuis un docu qui est super mais n’a pas trouvé de distributeur.
            Du coup il sera distribué à la N’importe qui, par Atmosphères production. Vous tiendrai au courant.

          • @En passant: salut !
            – J’ai pas vu Evolution de Lucile Hadzihalilovic, ni Syngué sabour – d’Atiq Rahimi. Merci du conseil. ( c’est quoi Syngué truc ? jamais entendu parlé)
            – La loi de la jungle de Peretjatko. Ok. Plus que la fille du 14 juillet pour toi ?
            – Vincent n’a pas d’écailles de Thomas Salvador. ça me paraît excessif de le mettre dans ce classement, mais si on accueille Betbeder pour nos midinettes, on se retrouve avec Thomas Salvador qui vient squatter le canap, normal. Bientôt, on ajoutera Guillaume Brac ou Michael Kolhaass de despalliere, il y a plus de limite quoi. Tout se vaut et les ados étudient Maître Gims en classe au lieu de Victor Hugo. Voyez où vous en êtes avec vos conneries de mai 68.
            – Rengaine je sais pas ce qu’on en pense sur ce site mais moi je peux pas.
            – le Grand Soir de Kerven et Delépine. chef d’oeuvre.

          • @Billy: alors syngué machin je peux t’en parler parce que c’est l’un des seuls que j’ai vu ( le grand soir aussi et j’approuve ),
            offert en replay par arte,
            c’est l’histoire d’une femme genre pauvre femme soumise mariée à un vieil arabe dans un pays arabe et c’est la guerre.
            Le vieux est blessé dans le coma et elle est toute dévouée à l’entretien de son corps dans une maison en ruine, toute dévouée à la survie du vieux.
            Et puis elle rencontre un jeune soldat plein de cicatrices et là : c’est le drame.
            C’est pas mal, de belles images.
            Un beau travail sur la transformation de la femme.
            Je crois que l’actrice c’est la dingue noir et blanc de paterson, la femme du kurde dans le film sur les kurdes qu’Olivier Besancenot aimait bien, qui joue de son instrument à la con dans la montagne.
            Pas Olivier,
            la femme.

          • pardon mais après Mustang et Timbuktu, la vision de Cherchez la femme me rend définitivement incapable de voir un film où une femme musulmane est opprimée
            et de ne plus défendre que des films qui glorifient l’oppression

          • @Billy et anne-laure:

            Pas vu la fille du 14 juillet mais le verrais avec plaisir à l’occasion.

            Ok pour l’argumentaire sur le Salvador.

            En complément du résumé d’anne-laure sur Syngué sabour, la femme pendant la veille auprès de son mari comateux lui déballe tout ce qu’elle a ressenti et ressent de sa vie de jeune femme et au présent après le drame évoqué par anne-laure. Le mari finit par sortir du coma.
            Oui c’est l’actrice de Paterson qui peint les rideaux et aussi celle des deux amies, Golshifteh Farahani.

            Un film pas pour midinettes: Théo et Hugo qu’en as-tu pensé, si vu, pas sur la liste ?

          • @En passant:

            la veille auprès de son mari comateux lui déballe tout ce qu’elle a ressenti et ressent de sa vie de jeune femme

            ah oui t’as raison, me souvenais plus de la forme principale,
            je savais qu’elle parlait toute seule mais je savais plus comment,
            si c’était voix off , écriture ou je ne sais quoi.

          • @Billy: je n’avais pas tout lu mais ça :

            mais si on accueille Betbeder pour nos midinettes

            c’est bas,
            tu ne comprends rien à l’art de la comédie c’est tout.
            C’est vraiment un film qui met cet art en valeur le film du Groenland.

          • @françois:

            en 21 par exemple t’avais pas vu Le Kid

            oui c’est vrai,
            mais j’ai vu Nosferatu en 2009,

            nan mais je dis ça mais j’ai comme le pressentiment que mes copines gauchistes, comme dirait Lénine, vont m’inciter à le voir, et qu’alors, éventuellement, je cèderais.
            On verra bien, comme dirait Godard.

          • @françois:

            et de ne plus défendre que des films qui glorifient l’oppression

            pfff t’es bête tu me fais rire,
            je te drague pas je suis bourrée par ma deuxième ch’ti ( c’est pas très bon comme bière )
            mais je vois ce que tu veux dire oui. Gênée par ce film syngué sabour à cause de cela, de tout ce bazar qu’on fait autour des pauv’femmes musulmanes opprimées, mais néanmoins bien foutu.
            A cause de cela et à cause de la libération de la femme qui passe forcément par la libération sexuelle et je trouvais que c’était un peu réductif cette façon de voir la vie.
            J’étais sceptique.

          • @Anne LAure: Oui, c’est la même actrice dans Patterson et Syngué Sabour, pierre de patience : la très libre et cinégénique Golshifeh Farahani, actrice iranienne qui avait fait scandale dans son pays parce qu’elle n’était pas voilée dans le film américain « Mensonge d’état » avec Léonardo, puis, plus tard, autre scandale, avec la couverture, nue, du magazine Egoïste. Singué Sabour, pierre de patience, c’était d’abord un bouquin, de Atiq Rahimi, que j’avais lu. Il avait obtenu le prix Goncourt. J’avais été un peu déçue du film, c’était plus foisonnant, profond, détaillé avec lenteur et précision dans le livre, et puis on se fait son propre imaginaire. La belle Golshifeh a joué aussi dans le film de Louis Garrel « Les deux amis » avec eux deux (ils étaient ensemble à l’époque) et Vincent Macaigne, j’avais bien aimé.

          • @François: Ah, ben alors 🙂 cher Maître es-cinéma, défendre l’oppression ? Donc tu veux bien nous dire ce que tu penses de « Darling » avec (la formidable) Marina Foïs et Guillaume Canet ? Pour ceux qui ne connaissent pas. C’était il y a déjà dix ans ? Je ne sais pas ce qu’elle a fait d’autre, la réalisatrice, depuis. https://www.youtube.com/watch?v=tYgN83DfLSg

          • @Billy: ok, maintenant, les pires films du 21eme siècle.

          • à part Cherchez la femme, je vois pas

          • @: facile, les pires, les ai tous vus

          • @: tous sauf l’Abadi faut que j’me magne

          • @François: je viens de voir l’argument. C’est du lourd.

          • @shash: ok, un top 5 ?

          • @Billy: moi, je dirais : n’importe quel film avec Ariane Ascaride.

          • @Billy: pour 2017, je dirais « Monsieur et madame Adelman ». Mais j’ai loupé plein de trucs au cinéma.

          • @Billy: je rajouterais bien Les combattants à ta liste, et peut etre Comme un avion

          • à la liste des pires?
            c’est excessif

          • @:

            les pires top 5

            c parti?

            . for the five: – main dans la main de et avec les Valérie

          • je vous lâche : Quand j’avais 17 ans de Téchiné, et paf vengeance.

          • ah merde, c’est Quand ON A 17 ans le titre, pas grave, c’est pareil

          • @François: C’est si nul que ça, Cherchez la femme? Sinon j’ai vu Ana, mon amour, pas totalement convaincu, j’en reparle bientôt.

            (non je ne t’ai pas oublié pour Bonnefoy, Jérémy)

          • opui c’est si nul que ça
            n’en déplaise à Caroline Fourest, qui visiblement indexe ses zigomatiques au coefficient républicain d’une blague
            parce que si on indexe les siens au coefficient COMIQUE d’une blague, alors c’est simple ce film n’est jamais drole, et constamment lourd (en plus d’etre une machine de propagande – Fourest titre « un film si Charlie », pour une fois elle a raison

          • Je lance un pari: (1) Charles parviendra-t-il à quitter le boulot assez tôt pour aller voir The Square au Mk2 ce soir et nous le raconter ensuite ou (2) une funeste charlite* s’abattra-t-elle à nouveau sur lui ?
            – moi je parie pour le 1 parce que je veux y croire

            (*pour les nouveaux, une charlite c’est quand on est empêché au dernier moment par le boulot d’aller voir un film, une pièce, un spectacle, etc. qu’on se réjouissait d’aller voir)

          • @Jérémy: dans les pires je mettrais bien « On a failli être amies » d’Anne le Ny, consternant de médiocrité. Pour que même Karin Viard et Emmanuelle Devos donnent l’impression de jouer faux fallait quand même se lever tôt.

            http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18634003.html

          • Vu aussi Cherchez la femme. Je n’avais pas beaucoup d’attentes sur le film et je dois dire que j’ai quand même bien ri à certains moments. Il me semble que la burka, en tant qu’objet, révèle un potentiel comique fort. Mais le problème évidemment c’est que ce film délivre aussi un message (islamisme = mal absolu, le parallèle avec l’Iran qui n’a pas réagi assez vite devant la montée des intégristes musulmans…). Et surtout nous impose sa vision, totalement déterminée sociologiquement, de la société française : les banlieues vues depuis le centre bourgeois parisien. Avec tous les biais que cela implique. Dans les critiques quasi-unanimes ce déterminisme n’est jamais relevé. Au contraire, même on félicite le film pour son absence de clichés… c’est passionnant de relever les journaux et sites qui se sont rangés du côté du film : Le Figaro, Françoisdesouche, Télérama, Libération, les inrocks. Cela dessine une ligne très nette, et assez surprenante, des positionnements politiques par rapport à la question des banlieues.
            Cela m’a donné envie d’entendre une voix qui nous parlerait depuis l’autre côté de la ligne de front. Et je suis retombée sur Teguia dont on a reparlé récemment ici, dans une longue discussion au Centre Pompidou :
            http://www.dailymotion.com/video/x2mvi76
            Ça fait du bien !

          • @juliette et charles: Oui moi aussi je veux y croire,
            vas-y mon chacha, c’est toi le meilleur t’es trop un winner t’as trop la gagne,
            que tes pas de course te rendent léger comme un petit oiseau

          • @Manue: Merci Manue, découvert il y a trois jours son magnifique « Rome plutôt que vous » grâce à toi et François qui l’aviez recommandé ici.
            Ca m’a donné vraiment envie de voir un jour Alger en vrai et surtout permis de mieux comprendre ce qu’un copain algérois informaticien, immigré en France il y a des années, m’avait raconté de sa vie devenue trop difficile et surtout dangereuse pour lui là-bas. Sa décision de partir malgré son amour pour cette ville et son pays. Il y a laissé sa vieille mère qui ne voulait pas partir.
            Je retiens en particulier l’arrivée en voiture dans le quartier fantôme de la Madrague, la recherche qui n’en finit pas de l’appartement. Et bien sûr la tension sourde de la scène du café avec les flics en civil où on se dit que tout peut basculer sur un rien pour le jeune couple.

          • …et le match de foot improvisé sur la plage

          • @chacha: tiens je te donne une petite musique d’entrain pour t’aider à aller vite vite vite

          • @cha: désolée le son est pas très bon au niveau des violons, ça stride,
            mais c’est tout ce que j’ai trouvé,
            tu passeras outre d’amertume

          • @:

            les pires: top 5

            5.Main dans la main de et avec des Valérie (Donzelli)
            4.Elle s’appelait Sarah de Paquet-Brenner

          • @Chacha et copains parisiens: Laissez en plan vos activités, vos clients, votre père, votre mère, pour aller voir The Square : c’est un film avec pas mal de singeries.

          • @Yeux bleus: J’aime bien mais c’est pas des films qui me font me rouler par terre en tapant des pieds (quand j’aime vraiment, je sais pas me tenir). Mais clairement, je raterai pas les prochains Cailley et Podalydes.

          • @Charles: c’est bon Charles, à ce stade tu es tout à fait dans les temps, mais pas le moment de carboniser: tu inspires puis expires longuement pour oxygéner tes muscles, tu bois doucement et à petites gorgées un grand verre d’eau, même en comptant la pause pipi dans 15 mn c’est tout à fait jouable, tu peux le faire on est avec toi

          • @chacha: allez hop hop hop vite vite vite mon chevalier de le jaguar,
            tontion de pas se vautrer dans le métro quand même

          • @charles: j’espère que tu n’as pas oublié de te préparer un petit encas car tu risques d’avoir très faim, un petit sandwich aux colibris de toutes les couleurs te calerait bien.

          • ce suspense est intenable

          • @François: c’est pour ça que Fourest ne glosera jamais sur l’humour absurde, dont le coefficient de morale républicaine est relativement faible. Il faut que le rire fasse sens et qu’il enseigne. On n’est pas là pour plaisanter.

          • mais qu’il n’enseigne pas le marxisme, hein

          • Tu mesures le coefficient d’efficacité humoristique du duo Val-Fourest à la mine mélancolique de Cavanna, pendant les réunions de Charlie Hebdo.

          • @Juliette B: merci, je note.

          • @juju: Bim! il est 20 heures
            me disais, chacha est davantage scooter que métro non ? rapport au casque d’un épisode précèdent
            houuuuuu kessssskiléfort

          • @anne-laure: mais non niquedouille le casque dont on avait parlé c’était pour écouter de la musique pas pour protéger la tête.

          • @François: surtout pas

          • Juliette, tu vas aimer la discussion avec Teguia, il y commente longuement deux séquences de Rome notamment.
            Toutes les scènes que tu cites m’ont marquée aussi. J’aime beaucoup que Teguia choisisse de nous montrer Alger par sa périphérie, ces quartiers fantômes qui prolifèrent aux limites de la ville, plutôt que par ses décors de carte postale (la casbah ou la vue plongeante sur la baie). Me reste aussi en mémoire la scène de danse sur le raï de Cheb Azzedine et ce long travelling, au tout début du film, où l’on suit longuement les deux acteurs à travers les rues d’Alger. Je suis tombée amoureuse des deux à ce moment là.

          • @juliette: Aaaaaah d’accord,
            remarque ça aurait pu être un casque de vélo aussi, avec un gilet jaune.
            Un casque pour la musique mmmh quel homme parfait, vivement qu’il nous raconte son ana mon amour.
            faudra qu’on parle de jim sinon, m’intrigue ce type.
            Jarmusch.

          • @Manue: le travelling est beau oui, et comme le note Téguia on peut d’abord croire qu’elle ne connait pas ce garçon qui l’aborde parce qu’elle ne s’arrête pas de marcher quand il la rattrape et vient à sa hauteur. Dans la continuité de l’escalier qu’on l’a vue dévaler en quittant l’appartement familial, ça donne une image de grande vitalité chez la jeune fille. Elle court vers la vie.

            Dans l’extrait que tu avais posté j’avais trouvé la façon de filmer la rue très intense, comme si on était pris nous-mêmes dans le flux des voitures et des passants, mais avec en même temps un regard capable de s’arrêter sur ce qui s’y passe de plus immobile.
            Et aussi ce qui m’avait frappé c’est son travail sur le son, pas moins important que l’image, qui se confirme dans Rome plutôt que vous. (j’ai écouté la moitié de la rencontre, vais continuer, sacré beau mec l’intervieweur au fait).

          • Oui, moi aussi j’avais remarqué le beau gosse Cyril. Mais une fois qu’il se met à parler, j’suis un peu déçue. C’est pas le grand charisme que son physique promet.
            Tiens, si on veut continuer avec Teguia, il y a ça aussi :
            http://www.dailymotion.com/video/x2mr2y7
            L’intervieweur est beaucoup moins sexy mais je me suis laissée dire qu’il avait un certain bagout.

          • @Manue: oui on lui dirait bien si c’est comme ça sois beau et tais-toi, mais ce serait mal hein 😉

            merci pour l’autre lien

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