Begaudeau.info, le site officiel de François Bégaudeau

Dis-moi

Pas encore membre ? Enregistrez-vous et simplifiez-vous les commentaires !

Posez une question à François dans les commentaires au bas de cette page en l’introduisant par « DIS-MOI », il y répondra régulièrement.

Vous pouvez également tenter une réponse à la question du moment posée par François à la suite du logo  François Bégaudeau pose des questions  et peut-être figurer dans les contributeurs retenus pour la compile.

Le logo question close signifie qu’ une question est close.

* Règle générale formulée ici-même par François en réaction à un post : «j’aimerais bien que cet espace s’épargne les petites piques mutuelles qui sont l’ordinaire des forums. Si les posts de X te déplaisent, ce qui est ton droit, il est toujours possible de ne pas les lire. Pardon de me faire arbitre des élégances, mais c’est un beau défi collectif que de résister ici à la pente conflictuelle du Net.»

* Règles particulières pour « la question » : 10 jours pour répondre, déplier un minimum le propos (argumentaire en 2 ou 3 points)

Note du webmaster : Pour des raisons techniques une discussion est limitée à 5 niveaux d’imbrication, en conséquence, au dernier échelon, le bouton « Répondre » disparaît . Pour continuer la conversation il faut donc remonter d’un niveau.

Ci-dessous les questions déjà répondues et les discussions en cours.

42 806 Commentaires

  1. @Jérémy: « l’abstraction, une des plus grandes forces de l’esprit humain » le segment de Tourret que t’as pioché parmi d’autres aussi neuneu me ramène bizarrement et joyeusement au dernier Melki

    – as-tu pris le temps de visionner son Les figures de l’ombre?

    • Theodore MelFi plutôt sinon pas de fautes sur le titre du film?
      nan c’est bon

    • @lieutenant nig: ah non, je ne sais pas même pas ce que c’est, mais je suis en train de me renseigner.

      • @Jérémy: c’est simple, c’est comme si Melfi avait produit Les figures de l’ombre – un film sur les meufs qui bossaient dans les coulisses de la NASA au début de la bataille pour être le premier pays à envoyer quelqu’un en orbite dans l’espace – juste après avoir bien checké qu’il ne reproduisait pas les erreurs de Jeff Nichols et son Loving

        • @lieutenant nig: ah ok merci, mais je connais aucune de ces références

          • @Jérémy: Loving figurait parmi les films critiqués à la TV transfuge en mars

          • oui, il en reste un peu de sang sur la moquette

        • @lieutenant nig: sauf NASA, orbite, espace

          • @Jérémy: NASA orbite espace: la base pour à l’occase peut-être prendre un peu de ton temps pour Les figures de l’ombre

  2. Soldier Of Love/The Beatles https://www.youtube.com/watch?v=RFuSYfyNAQg

  3. pour ceux que ça intéresse, on peut voir gratuitement La Devise de François Bégaudeau le mercredi 26 avril à Aubervilliers mais il faut réserver et les places sont limitées: http://culture.aubervilliers.fr/?p=12748

  4. Un Cannes très excitant cette année. On va y retrouver Desplechin, Campillo, Haneke, Franco (un certain regard), Bong Joon Hoo, Hong Sang Soo (comment ce mec fait-il? il vient y présenter 2 films, en sachant que son dernier est sorti en février et qu’un autre doit sortir cette année…), Lanthimos…

    Ca envoie du bois et ça permet d’oublier que sont aussi sélectionnés Ozon, Doillon, Coppola (fille), Haynes et autres taches.

    • @Charles: Pensant à Haneke, je suis allé relire la critique d’Amour par Momcilovic :

      http://www.chronicart.com/cinema/amour/

      Passionnante.

      • très bon texte, comme d’hab
        où l’on trouve incidemment l’aveu inconscient de la cause réelle de l’anti-hanekisme de la critique française

        voyons par exemple ça : « Ou plutôt : la maison bourgeoise. Fixation qui a toujours fait d’Haneke un cinéaste un peu daté »
        tiens tiens
        il n’y a plus de maison bourgeoise?
        ils habitent où les bourgeois maintenant?

        • @François Bégaudeau: J’étais sûr que tu allais tiquer à la lecture de cette phrase. J’ai eu la même réaction.

        • @François Bégaudeau: En même temps, on sait bien à quoi fait référence l’ami Jérôme : non pas à la soi-disant péremption de la catégorie « bourgeois » et de son habitus mais à la vieille tradition du cinéma français de raconter les secrets des bourgeois cachés derrière la richesse et l’apparente tranquillité de leur maison. Chabrol, Ozon quoi.

          • @Charles: et c’est donc la nuit dernière que j’ai passée à danser avec au moins trois mille Charles en même temps,
            vraiment très bien ce petit festival dont c’était la première expérience, je te le recommande.

          • @anne-laure: C’était quoi? C’était où?

          • oui
            disons que c’est les deux à la fois, je crois

          • @Charles: j’ai trop envie de te faire un petit résumé,
            nous avions à nos dispositions des bonnes choses à manger à boire et à danser,
            trois chapiteaux dont the principal the big chapitow avec de la techno de la vraie, de la méga bonne,
            deux plus petits,
            un qui ressemblait à un vrai cirque avec de la musique de clowns de la musique de cinglés qui faisait tagadatagada-stop-tagadatagada,
            et c’était rigolo,
            un plus insignifiant, avec de la house, tranquille pour te délasser les muscles, et beaucoup moins bondé que les deux autres où à partir de trois heures du matin tu n’arrivais plus à t’incruster si tu avais le malheur d’en sortir.
            Ou alors tu t’incrustes mais t’es serré serré dans la foule et peu de possibilité de gesticuler comme il se doit.
            C’est aussi à partir de trois heures du mat que tu trouves des tas de cadavres de jeunes gens sur le champ de bataille qui sépare les chapiteaux,
            et des jeunes hommes épatants qui savent dormir debout, comme les chevaux.

          • @Charles: ben c’était le paco tyson près de nantes pardi, sur le campus des grandes écoles, pas loin de la prison.

          • @Charles: parmi les sévères allemands du grand chapiteau nous avions celui-ci,
            que je ne connaissais pas.

    • @Charles: Je me suis dit tout comme toi sur Cannes, mot pour mot c’est troublant. D’autres films me font aussi envie comme celui des Safdie, de Noah Baumbach, d’Hazanavicius, de Cantet, d’Amalric, de Kyoshi Kurosawa, de Kiarostami (je suis contente qu’il refasse des films, j’avais un peu peur que sa mort coupe sa créativité et en fait pas du tout)

      Par contre, il y a une installation d’Inarritu en réalité virtuelle. Si elle est saccagée dès le premier jour, vous saurez que c’est moi !
      « … La forcenée aurait endommagé l’installation du réalisateur multi-oscarisé, avec une batte de baseball. Elle aurait également proféré des insultes racistes « viens te battre sale mexicain ! j’vais t’faire bouffer tes pépitos ! » Ses motivations restent floues, la piste terroriste ne peut pas être écartée. »

      • @Billy: Un peu peur du pitch du Baumbach et de son casting (Hoffmann, Sandler…).

        (beaucoup ri à ta blague sur Kiaro)

        • moi qui ai beaucoup ri aussi je me demande quand même comment t’as pu la fabriquer celle-là
          je me demande si ç part pas d’une méprise

          • @François Bégaudeau: C’est à dire ?

          • @François Bégaudeau: Ce serait quoi la méprise ? Je vois pas donc peut-être ouais.

          • @François Bégaudeau: Ben on reste avec nos interrogations Billy et moi ?

          • interrogations sur quoi?

          • @François Bégaudeau: Sur la soi-disant méprise de Billy à propos de sa vanne

            Kiarostami (je suis contente qu’il refasse des films, j’avais un peu peur que sa mort coupe sa créativité et en fait pas du tout)

          • cette vanne vient tellement de l’espace qu’elle m’inspire la même question que certaines des sorties de Serge le mytho : comment le cerveau en arrive à fabriquer ça?
            or j’ai remarqué chez moi que pas mal de vannes de ce type avaient pour germe une méprise (là par exemple c’aurait pu etre Billy s’attristant que Kiarostami soit pas dans la liste cannoise et se rappelant soudain qu’il est mort)

            au passage, je dois annoncer, la queue bien basse, que la table ronde Transfuge sur Cannes était pas filmée -elle sera transcrite pour le papier. donc on reporte à la prochaine le placement de lexique

          • @François Bégaudeau:

            au passage, je dois annoncer, la queue bien basse, que la table ronde Transfuge sur Cannes était pas filmée -elle sera transcrite pour le papier. donc on reporte à la prochaine le placement de lexique

            Et le mec te balance ça tranquillou en te passant le sel.

            Pharisien, va.

          • Arf, le placement de lexique dans le cadre d’une vraie critique, c’est tendu. Et pas forcément souhaitable pour parler justement des films. Remarque Damien le fait depuis des années et personne l’a grillé.

  5. François, par délégation de pouvoir du lt Nig je vous charge de rappeler demain à Charles qu’il doit rappeler après-demain à Jérémy de vous rappeler après après-demain de placer les mots suivants: aventure humaine, génération Bataclan, lumbago, heineken, logiciel, concaténation lors de l’enregistrement ciné de TV Transfuge

    Vous ajouterez adelphique ou onanisme proposés après-coup par Cat si vous zêtes pas chien.

    Anne-Laure, Billy, Belette, Yeux bleus, restez en embuscade: si François tombe au champ d’honneur et ne peut, demain, honorer sa mission de rappel, elle vous échoura, échouara, échoiera.

    https://www.youtube.com/watch?v=wGwHnFUDmww

    • @Juliette B: accusé de réception: ok

      quant à ‘émulsion’ comme convenu me la suis mise DMC

      amusez-vous bien les gars

      • revoici complété

        François, par délégation de pouvoir du lt Nig je vous charge de rappeler demain à Charles qu’il doit rappeler après-demain à Jérémy de vous rappeler après après-demain de placer les mots suivants: aventure humaine, génération Bataclan, lumbago, heineken, logiciel, concaténation lors de l’enregistrement ciné de TV Transfuge

        Vous ajouterez adelphique ou onanisme proposés après-coup par Cat si vous zêtes pas chien,
        et l’émulsion de Nig qui facilitera la chose.

        Anne-Laure, Billy, Belette, Yeux bleus, restez en embuscade: si François tombe au champ d’honneur et ne peut, demain, honorer sa mission de rappel, elle vous échoura, échouara, échoiera.

        https://www.youtube.com/watch?v=wGwHnFUDmww

    • je considérerai avoir pas démérité si j’en place 4

      • @François Bégaudeau: c’est pourtant pas difficile,

        décider de sortir de chez soi pour aller au cinéma, c’est toujours une aventure humaine, même pour la génération Bataclan qui hélas en a vu d’autres,
        mais s’agissant de ce film là, autant rester chez soi à descendre des Heineken en se branlant le logiciel,
        classique: on empile les scènes, on les tasse bien pour que ça passe en visant une concaténation à la Lordon où tout s’imbrique merveilleusement, mais manque de pot ca s’termine juste en lumbago

        • on aime aussi … / -cendre des Heineken en s’tapant une émulsion du logiciel / …

        • un tir groupé un peu lourdingue ok,
          mais aiguillonné par Damien c’est plus facile

        • j’ai plus qu’à l’apprendre par coeur

          • @François Bégaudeau: ouais mais attends il faut qu’on tourne le film qui va avec d’abord.
            ‘tain merde ca tombe mal je travaille ce week-end

          • on va trouver une date, t’en fais pas

  6. @Power Rangers de la logistique: J-3 tv transfuge d’avril
    voici le lien vers les mots registrés http://begaudeau.info/dis-moi/comment-page-214/#comment-60630
    kiss

    • @nig: ça s’annonce bien. L’argument m’évoque spontanément un texte que je viens d’entamer, qui concerne le fanatisme, mais qui élargit d’emblée le propos sur la rationalité et la croyance, comment l’un et l’autre évoluent parallèlement. C’est très intéressant.

      • @nig: les phrases de Louise Tourret, c’est neuneuland. Comme sa pensée globale. En fait, faudrait se contenter du film sans savoir ce qu’elle en dit. Mais merci pour l’info.

        • @nig: faut quand même oser écrire ce genre de segment « l’abstraction, une des plus grandes forces de l’esprit humain » (je pioche une expression, il y en a évidemment plein d’autres comme ça, des énoncés-slogans qui ne sont le produit d’aucune réflexion).

        • @Power Rangers de la logistique: Urgent J-3 pour
          CESSATION GRATUITE DE MISSION DE REGISTREMENTS DE MOTS CACHES ET RAPPEL DES DITS-REGISTRES À L’IDOLE DE MA VIE POUR PROCHAIN ENREGISTREMENT DU TÉLÉ TRANSFUGE

      • la BA de Mauvais élèves c’est de la merde aussi, bon,
        l’est intouchable l’école en France et on ira pas voir je crois, on a déjà entendu tout ça, on est bien au fait du truc déjà, on met ses grains de sel dans tout ça déjà, on attend plutôt vainement que biopic de FM et film de certain arabe naissent au ciné avant d’y passer, on veut une belle fin de vie

      • @nig: au fait, on est le 13?

    • @nig: Merci, on attend la prog.

  7. elle est sacrément forte en teaser Vimala et son acolyte
    moi ça me fait bien rire
    http://www.lemonfort.fr/programmation/grande

    • Trop forte. J’irai la voir au théâtre. Elle peut faire n’importe quoi, je la kiffe cette meuf.

      Sinon, il y a « Pas comme des loups » qui sort au ciné aujourd’hui. C’est un docu sur deux frères qui vivent dans des squats ou dans les bois, qui retapent une école abandonnée pour y habiter et pour que d’autres puissent y vivre aussi. Ils ont des corps, une élocution, une langue que j’avais jamais rencontrés, des tournures de phrases enfantines et un vocabulaire choisi, presque précieux parfois. J’ai bien aimé passer du temps avec eux.

      • @Billy: ah oui ça m’ a l’air pas mal, je vais peut-être suivre ton conseil.
        ça me fera un sujet d’étude pour mes recherches sur la virilité.

        Protocole Nestor Makhno :
        – premièrement on libère les prisonniers,
        – deuxièmement on se partage la bouffe,
        – troisièmement je sais plus, on se pose on pense.

      • @Billy: -quatrièmement on se fait dégommer par les bolcheviks.
        ah oui c’est vrai.

        • @anne-laure: ca va à dix mille à l’heure ce docu non ? Tant d’intervenants pour dire des phrases si courtes, instrumentalisés par le réalisateur pour dérouler son fil au mépris de leur propre réflexion sur le sujet.

          C’est d’autant plus choquant que les images d’archives sont extraordinaires, qu’on aurait envie de s’attarder sur elles pour comprendre mieux. Mais il ne nous laisse ni l’espace ni le temps Tancrede.

          Bon l’emission radio est peut être plus cool: demain j’écoute.

          Ou alors c’est moi qui deconne.

          • @Juliette B: je suis d’accord, après avoir regardé la première partie. On feuillette un livre d’images, avec quelques formules et quelques commentaires généraux. C’est vraiment décevant.

          • @Juliette B: en revanche, tout le propos sur l’origine de la fondation d’Interpol aurait mérité une réflexion plus globale sur la réponse internationale à ce qui était perçu, de manière délirante, comme une conspiration mondiale des anarchistes.

          • @Juliette B: oui je suis d’accord avec toi, c’est trop condensé en informations par moment ( surtout dans la deuxième partie ) , moi je trouve plus au niveau des commentaires du mec qui commente qui nous balance des noms des évènements en veux-tu en voilà et ça y va ça y va, et t’en prends plein la tronche pam pam pam ,
            qu’au niveau des interviews des historiens que j’aime bien, qui sont cools ,
            bon et puis la musique lancinante c’est complément nase comme idée, je crois que c’est même pas une idée d’ailleurs.
            Moi je pense qu’il est bon d’avoir ce petit fil historique en tête, même si la forme n’est pas géniale, je suis d’accord.

          • @Juliette B: et pour ce qui est des images d’archives moi à ta place je m’en méfierais bien depuis qu’on sait à quel point elles peuvent être faussées par la propagande,
            même celles produites par les anarchistes je m’en méfierais, c’est pour dire.

          • @Juliette B: Oh bah le rev’là mais j’ai pas le temps de le lire là.
            J’ai rendez-vous avec la loire.

          • @anne-laure: oui t’as raison, certaines sont présentées comme telles d’ailleurs (t’as vu cette femme présentée comme anarchiste qui s’arsouille en beuglant allongée sur un tas d’ordures !)
            mais je n’ai pas été très loin dans le visionnage hier, je terminerai.

          • @Juliette B:

            cette femme présentée comme anarchiste qui s’arsouille en beuglant allongée sur un tas d’ordures

            ah bah oui mais ça c’est vrai.
            Je fais ça tous les soirs que dieu fait.

          • @anne-laure: je ris

          • @Juliette B: et maquillée comme une pute qui de plus est.

          • @Anne-Laure: les effets de morphing, aussi. Mention spéciale pour le moment Bonnot. Cela dit, l’évocation des femmes permet de rappeler à quel point l’anarchisme a été à l’avant-garde du combat féministe. C’est pas les bolcheviques qui pourraient en dire autant.

          • @Jérémy: ben je trouve que cette histoire comme elle est racontée met surtout bien en évidence que sans l’anarchisme il n’y a pas de progrès pour l’égalité des conditions de vie, que cela dérange, qu’on les a sacrément persécutés à cause de ça.
            La question féministe est secondaire, elle coule de source.
            Les vikings aussi étaient féministes.

            et me parle pas des bolcheviks, t’as vu ce qu’ils ont fait pour l’enterrement de Kropotkine ces connards ? C’est dans la partie deux.
            Ceci dit il me semble qu’ils avaient bien pratiqué l’ égalité homme-femme les communistes. On ne peut pas leur faire tant de reproches.
            Peut-être parce qu’une femme qui bosse comme un homme c’est plus pratique à exploiter.

          • « Ceci dit il me semble qu’ils avaient bien pratiqué l’ égalité homme-femme les communistes. »
            merci de le rappeler, quand même
            beaucoup de parité dans les premières années de l’URSS
            et l’avortement légalisé très tot (cinquante ans avant la France, donc)

          • @Jérémy: et puis ça fait pas de mal de voir, avec ce qui s’est passé en Espagne et au Mexique, que l’anarchisme pouvait se concrétiser, que ce n’était pas que des idées.
            et puis bon après vlan t’as le fascisme qui passe par là et qui fout tout en l’air, comme à chaque fois.

          • @Juliette B: pas fini de lire fredo mais j’aime beaucoup ce petit passage ironique :

            Oui, commençons par ramper, c’est ainsi que nous apprendrons la liberté — bonheur parfait de la rencontre d’une complexion et d’une idéologie.

            qui met bien en valeur ce qu’est une psychologie d’esclave.

          • @anne-laure: oui, j’aime bien aussi la proposition d’appeler le mouvement d’Emmanuel Macron « En tas » plutôt qu' »En marche », dès lors qu’il est
            « le point de ralliement où se précipitent, indifférenciés, tous les rebuts du système, tous les disqualifiés qui se voyaient sur le point d’être lessivés et n’en reviennent pas d’une telle faveur de la providence : la possibilité d’un tour supplémentaire de manège ».

            Mais je remarque au passage une chose, fréquente chez fredo, sa propension à voir dans tout ça le dernier « spasme » – c’est son titre – d’un système à l’agonie.

            Hélas, on peut aussi voir la séquence Macron comme le plus récent avatar électoral d’un système capitaliste qui des virus, a non seulement la nocivité, mais aussi la capacité à muter en permanence pour se perpétuer.

          • @Juliette B: ouaip t’as pas tort, tendance à prendre son désir pour la réalité le fredo.
            Ce qui serait une sorte d’incantation issue d’une pensée magique.
            J’imagine qu’il en est bien conscient, qu’il s’auto-rectifie sans cesse pour rester au plus près du réel, pour ne pas faire la même bourde qu’aux nuits debout où il s’y croyait.
            Il doit être tout fatigué à force pauv’ti bonhomme.

            J’aime bien ton analogie avec les virus.

          • @anne-laure: je pense qu’il a aussi en tête qu’il ne faut pas désespérer les gens, mais nourrir la réflexion. Au moment de Nuit Debout, à côté de ses discours publics, je me souviens d’une AG retransmise sur le net où il disait être conscient de travailler là pour ce qui se passerait dans 15 ou 20 ans, comme un ferment. Il semblait ne pas s’attendre du tout à un changement profond avant.

          • @Juliette B: comme un ferment comme de la levure de boulanger tu veux dire ?
            moui bon.
            une sorte de guerre de microbiotes si je comprends bien.

          • @anne-laure: oui exactement, une sorte de Streptococcus thermophilus, de Lactobacillus bulgaricus ou de Bifidobacterium

          • une petite cure d’amoxicilline de 15 jours et ça devrait passer.
            J’ai tiqué comme vous sur le « dernier spasme », plus un voeu de Fredo que la conclusion de son analyse. Conclusion « Macron mène à Le Pen » pas très convaincante d’ailleurs (alors que tout le texte qui précède si). J’imagine qu’il secoue le chiffon Le Pen pour réveiller 2 ou 3 humanistes qui auraient envisagé de voter Macron, un argument qui marche peut-être pour la petite bourgeoisie cultivée.

            Morceaux choisis :

            « Chez Macron, cependant, le vide n’est pas contradictoire avec un plein dont, pour le coup, on comprend que, s’il faut montrer quelque chose au dehors, le vide lui soit hautement préférable. » Oh que oui, mais t’as pas trouvé plus simple comme formulation, mon Fredo ?

            « les riches veulent rester riches et les puissants puissants. C’est le seul projet de cette classe, et c’est la seule raison d’être de son Macron. » J’aime bien le possessif, « son Macron », je visualise un jack russell.

            « Pauvres naïfs qui croyiez “alterner”, on ne vous a jamais fait enfiler que la même guenille réversible » euh… ah non, c’est pas vulgaire en fait.

            « Comprenons : pour obtenir de l’Allemagne l’autorisation de faire autre chose, il faut d’abord lui montrer que nous sommes décidés à ne rien modifier. Laurent Joffrin, entièrement séduit par « l’originalité » de la méthode Macron qui consiste à perfectionner deux décennies à se rouler par terre en s’aplatissant davantage encore. » Voilà, c’est net.

          • « son Macron  » est en effet parfait, en écho certain aux fameux « fondés de pouvoir » de Marx

          • @Billy: pour le coup, je ne change de mon côté pas une ligne à sa conclusion

          • @François Bégaudeau et Anne-Laure: oui, beaucoup de parité, droit à l’avortement, au divorce, etc. Mais fondamentalement, le féminisme socialiste n’a pas dégagé le combat pour l’émancipation des femmes de la lutte des classes. Ce n’est pas une analyse qui convient pour expliquer toutes les oppressions subies par les femmes à travers les siècles. La limite du féminisme pour des gens comme Lénine, c’est que des femmes ne peuvent pas vivre leur sexualité comme elles l’entendent, ce ne sont pas ces gens-là qui défendront l’amour libre, par exemple. Normal, puisque la femme bolchévique demeure une femme étatique. Il me semble bien d’ailleurs que Simone a critique cette vision marxiste dans le premier tome du « Deuxième sexe ». Il faudrait que je retrouve le passage.

          • Oui, c’est évident
            Même si on trouve des choses étonnantes dans ces premières années bolcheviques, y compris sur l’amour libre

          • @Anne-Laure: Peut-être parce qu’une femme qui bosse comme un homme c’est plus pratique à exploiter. Y’a de ça.

      • je note pour Vimala
        je réitère ma question formulée dans Transfuge : est-il possible de ne pas aimer cette meuf
        ce serait presque un problème d’ailleurs -qu’il semble impossible de ne pas l’aimer
        vais essayer mais je ne promets rien

        je note aussi Pas comme des loups

        • Comment ne pas aimer Vimala ? En étant borgne, en ne voyant en elle qu’une chic fille, c’est le rôle fadasse auquel elle est réduite parfois, dans « Marie et les naufragés » ou « Vincent n’a pas d’écailles », une sorte d’Audrey Tautou arty. Alors que Vimala, elle est tellement géniale qu’elle peut être ni chic ni fille. Ces rôles de fille pétillante à la con, c’est la plaie, c’est des scénaristes qui méconnaissent les filles sûrement. Pourtant pas dur de se documenter.

          Alors, des arguments contre Vimala :
          elle a signé l’appel des psychanalystes contre Marine Le Pen (comme Léa Seydoux, Gilles Lelouche, Marie Modiano entre autres… parce qu’ils sont psychanalystes aussi ? J’ai rien compris au concept de cette pétition)
          Et puis elle est moche.

          • en fait c’est l’appel des gens qui sont en analyse
            c’est à dire tous les comédiens-diennes

      • @Billy: Tu confirmes ce que j’avais écouté dans Les nouvelles vagues, série d’émissions sur la confiance, où Marie Richeux s’entretient avec les réalisateurs de Pas comme des loups et Le mur et l’eau que j’attends de voir aussi.
        https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-vagues/la-confiance-45-droit-dans-les-yeux

        • Et « pour pas comme des loups », je vous ai pas parlé de la violence et de la délicatesse mêlées dans leurs gestes aux frangins, c’était beau.
          Cat, merci pour l’émission Francecu, je vais écouter.

    • @Juliette B: bonjour Juliette et bonjour tout le monde,
      pardon pour l’incruste et sur le mauvais post en plus (mais moi aussi je kiffe Vimala donc je me suis posée là)
      J’aimerais beaucoup lire cet article de François dans Transfuge sur les séries.. comment on fait récupérer ton beau scan ? merciii

      • @jean-bulbe: envoie-moi une adresse mail

          • j’adore qu’une contrebande de texte soit en train de s’organiser souterrainement à cet espace
            avec Juliette en capitaine des pirates, bandeau sur l’oeil et seins nus

          • un formidable samizdat en effet

        • @jean-bulbe ; billy: bien l’impression que ma boite gmail (que j’utilise très peu) déconne car le mail que je t’ai envoyé apparaît bloqué « de façon temporaire » pour une raison que j’ignore; billy peut peut-être te forwarder l’interview (?)

          • @Jean-bulbe, Billy: ah bah finalement ça a l’air d’être parti…

          • Yep ! Je l’ai aussi transféré à Jean-Bu.

    • @Juliette B: faut je te raconte une petite histoire de mécanique :

      hier alors que je m’apprêtais à remplir ma mission du jour d’aller déterrer un bananier, je me suis arrêtée sur cette tâche de liquide suspect qui coulait sous le capot de ma bagnole et je me décidais à en faire faire un diagnostic par un spécialiste.
      Pour faire simple j’ai prélevé un caillou imbibé du liquide ( qu’est-ce que je peux être intelligente putain ) et je suis allée le présenter au spécialiste comme si j’étais un pingouin.
      Le spécialiste était un jeune homme au physique de kenji girac, j’en croyais pas mes yeux.
      J’ai évidemment pris un air détaché de tralala ton physique ne me fait rien du tout.
      Il a tâté de mon caillou, en a senti l’échantillon de liquide et en a déduit que c’était la boite.
      La boite ? Oui la boite. Et n’oubliez pas votre caillou.
      Il me l’a montée sur la table d’opération, a enfilé des gants de caoutchouc noirs et on aurait dit un chirurgien gothique,
      me l’a bien tripotée après quelques giclées nettoyantes et m’a prié de venir regarder la bête,
      c’est là que dans le garage j’ai capté qu’on écoutait les gipsy kings, j’en croyais pas mes oreilles.
      Il me l’a toute regonflée et remplie d’huiles tant il est vrai que je ne pense jamais à le faire,
      et puis comme j’avais cinq minutes m’a fait un devis de 696 euros et 24 centimes,
      mais c’est pas pressé mais c’est comme vous voulez et on peut le faire en deux fois,
      Ooooh le bon commerçant.
      Sur son avant-bras droit il avait une longue phrase écrite en espagnol, une histoire de protection de la mer j’ai pas compris.
      Il s’appelle Denis, je ne savais pas que c’était espagnol.

      • @anne-laure: elle est bien ton histoire merci; c’est peut-être le début de quelque chose entre toi et denis en plus (je veux dire autre chose qu’une longue liste de factures bien sûr).

      • @anne-laure: le devis, ça concerne quoi, donc ? La boîte de vitesse ?

        • @Jérémy: Ooooh tu fais genre tu t’y connais en mécanique parce que tu vois bien que ça m’excite.
          effectivement : deux petits joints à changer sur la boite de vitesse pour éviter qu’elle continue de perdre son huile,
          plus, regardez donc cette courroie de transmission qui n’a pas été changée depuis 2009,
          très importante la courroie, elle lâche tout lâche.
          Bien.
          N’empêche il m’a fait une petite remise en forme spontanée et temporaire gratos,
          juste pour que je puisse aller à nantes et revenir sans mourir,
          porque te protejo con mi cuerpo de kenji que sabe hacer la mecanica,
          vaya con dios, con la paz de tu corazon.

  8. J’ai vu Grave hier, beaucoup aimé même si j’ai quelques réserves sur le rythme un peu lent du film, son aspect un peu programmatique. Mais dès le premier plan on la certitude qu’une cinéaste est née. En revanche, je me serais bien passé du dernier, un peu nanardeux quand même (Lucas qui ouvre sa chemise…).

    • mais rien ne fait autant de bien à un film d’auteur, réussi en plus, qu’un petit grain nanar, un petit grain pas sérieux
      moi j’aime beaucoup la façon dont cette scène de pure tragédie (ma fille nous sommes maudits) est négociée

      • @François Bégaudeau: Certes, mais le film n’est pas très auteurisant non plus. J’aurais bien aimé qu’on s’arrête sur la lèvre, ç’aurait été suffisant.

        • pour une fois je suis plutôt d’accord avec François: je garderais à la fin de Grave le plan sur le torse de Lucas,
          ne serait-ce que pour sa puissance érotique – et oui les garçons c’est sexy un garçon qui déboutonne sa chemise – aussitôt contredite (ou encouragée qui sait) par la vision des plaies.

    • vu, entretemps, le Gray
      sans commentaire

      • @François Bégaudeau: Business as usual. Copie de bon élève. Herzog et son Aguirre peuvent dormir tranquilles.

        • tout à fait
          très vite je me suis demandé : y a-t-il un aspect de ce film qu’un spectateur de 12 ans ne pigerait pas
          la réponse est : aucun
          film pour enfant
          l’infantile a bonne presse dans la critique française, il faudrait creuser

          • @François Bégaudeau: Tiens, en voilà un angle original pour attaquer le film.
            Moi ce qui me gêne dans le Gray, et ça recoupe ton point, c’est l’aspect bien trop propret du film. On ne sent pas la jungle, pas la chaleur, pas l’épuisement. Ces périples ne nous semblent pas si dangereux, en fin de compte. De même, le film est un peu trop de notre époque, idéologiquement. Le personnage principal devient très vite un progressiste – il n’a d’ailleurs aucun défaut ou presque – sa femme est féministe, et ceux qui s’opposent à eux sont des crétins. Tout ça est un peu trop aimable.

          • et donc très malaimable

    • @Charles: Dis-moi, t’as lâché l’idée d’argumenter contre les séries parce qu’il fait trop beau ? ça te saoule finalement ? ou tu peaufines un texte de déglingo ?

  9. Je reviens sur « Pris de court ».

    Elfira n’est certes pas particulièrement mise en valeur physiquement mais elle n’est pas laide pour autant. Si Cuau avait voulu, elle aurait pu aller plus loin, en lui décolorant les cheveux par exemple. Elle est ici moins enlaidie que naturelle, ce qui ne me choque pas particulièrement compte tenu de son personnage. Victoria est une comédie romantique, Elfira est montrée comme désirable et désirante. Pris de court est un thriller social, centré sur la famille du personnage d’Elfira, elle n’est pas sexy sans non plus être ingrate. Je vois bien les conventions que tu moques, mais elles ne me semblent pas être trop à l’oeuvre dans ce film.

    Je trouve l’ado bien tête à claques comme il faut, sa fausseté est finalement celle de son âge.

    « Images d’Epinal du trafic de drogue », ok je vois, mais j’aime bien cette façon de filmer ces échanges en mode « Deliveroo de la drogue ». C’est moins pour aseptiser le film comme pour montrer la facilité avec laquelle ces flux circulent et comment l’ado peut y prendre goût. Si ç’avait été glauque dès le début, on n’aurait pas compris pourquoi il aurait persisté. Et puis ça correspond aussi à son rythme, à son envie de fuir : il livre la drogue, presque sans s’arrêter, en passant, en fuyant.

    Le film est malgré tout peu consistant, je te l’accorde. C’est du pur mouvement, le film s’avance et ne se retourne pas, tout est un peu effleuré car on sacrifie tout à la vitesse du récit.

    • @Charles: moins pour aseptiser le film QUE pour…

    • « car on sacrifie tout à la vitesse du récit. »
      Avec des avocats comme toi, on n’a plus besoin de procureur

      Effira joue le role d’une joaillière. Une joaillière, assurément, doit bien présenter. Il appartient à son métier de se maquiller et de bien se parer. Il y a donc une manifeste volonté de Cuau qu’elle ne se maquille pas, qu’elle n’entretienne pas sa coiffure, etc. Cette volonté, laisse-moi te le dire, est débile. Que la désexysation soit comme un passage obligé pour entrer en auteurie est super débile. Madame Cuau doit penser qu’auteur=drame=on tire des gueules. Et voyez le résultat.

      • @François Bégaudeau: Formulation maladroit, j’en conviens.

        Je suis d’accord avec toi sur le fond du problème, c’est simplement qu’en l’espèce je ne trouve pas que le film tombe tant que ça dans ce travers là. C’est moins un enlaidissement qu’un refus de la sexualisation. Surtout qu’Elfira n’est joaillière qu’un temps dans le film, qu’on ne la voit qu’assez peu en tant que telle.

  10. pour ceux qu’ont pas de bonne copine qui leur a signalé que cela passait hier à la téloche.

    • hé bien , je ne savais pas que nous avions été si efficaces à la fin du XIXème siècle,
      je ne savais pas que nous avions débarrassé le monde de la présence de Sissi l’impératrice.

    • oui j’ai repéré et vais regarder
      mais déjà le titre m’énerve

      • @François Bégaudeau: on va dire que c’est une sorte de code couleur, pour faire simple, on voit tout de suite le noir.
        tu vas voir c’est plein de sympathiques historiens du monde entier.

    • @anne-laure: merci, j’ai loupé hier soir. Je voudrais regarder. Ils parlent pas de Stirner ?

      • @Jérémy: si si ( l’impératrice ), même qu’en 1909 ça parle de moi, avec ma photo. Je faisais du jardinage apparemment.

        • @anne-laure: tu cultivais ton jardin

          • @Jérémy: enfin, je voudrais pas te tromper sur la marchandise, ça dure deux secondes l’évocation de Stirner,
            ce docu parle davantage des forces actives que des forces pensantes,
            pas encore vu l’épisode numéro deux, je me le garde pour le goûter.

          • @Jérémy: je cultivais mon jardin ou j’enterrais quelqu’un , je me souviens plus.
            Peut-être un chat.

    • ah ? l’histoire du monde s’arrête en 1939, première nouvelle.

      Me souvenais plus trop pourquoi je déteste les bolcheviks, ça me revient maintenant.

    • ainsi qu’en complément , pour vous servir.

Laisser un commentaire