Dis-moi
Pas encore membre ? Enregistrez-vous et simplifiez-vous les commentaires !
Posez une question à François dans les commentaires au bas de cette page en l’introduisant par « DIS-MOI », il y répondra régulièrement.
Vous pouvez également tenter une réponse à la question du moment posée par François à la suite du logo
et peut-être figurer dans les contributeurs retenus pour la compile.
Le logo
signifie qu’ une question est close.
* Règle générale formulée ici-même par François en réaction à un post : «j’aimerais bien que cet espace s’épargne les petites piques mutuelles qui sont l’ordinaire des forums. Si les posts de X te déplaisent, ce qui est ton droit, il est toujours possible de ne pas les lire. Pardon de me faire arbitre des élégances, mais c’est un beau défi collectif que de résister ici à la pente conflictuelle du Net.»
* Règles particulières pour « la question » : 10 jours pour répondre, déplier un minimum le propos (argumentaire en 2 ou 3 points)
Note du webmaster : Pour des raisons techniques une discussion est limitée à 5 niveaux d’imbrication, en conséquence, au dernier échelon, le bouton « Répondre » disparaît . Pour continuer la conversation il faut donc remonter d’un niveau.
Ci-dessous les questions déjà répondues et les discussions en cours.
2 813 Commentaires
Laisser un commentaire
Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
quand on fait des critiques sur des films, des livres, des expos, même de la musique (mais là la frontière est bancale) nous parlons de nous, de ce que nous avons ressenti, notre analyse est forcément fausse et pourtant nous nous battons pour qu’elle soit vraie… au fond de nous tout a l’air vraisemblable, logique, mais nous réagissons sur ce que nous avons vu, ce que nous avons crû comprendre… le pire c’est que nous pourrions nous battre pour avoir raison…
mais quand finalement au hasard des mots, nous arrivons à intéresser une (ou des) personne (s) à un sujet (film, documentaire, écriture…)le chemin est fait. Il suffit de 2/3 mots/phrases pour déclencher une attirance à un sujet, rien de plus. La curiosité est très beau défaut.
Fans de Jean Bapt’s:
http://www.theatre-des-loges.fr/
.envie de partager l’existence de cette troupe de théâtre comme il en existe pffff pléthore mais celle-ci a
http://www.youtube.com/watch?v=WsOWxbnpkAw&feature=related
pourquoi? pour plein plein de raisons en fait, c’est cette troupe qui a travaillé en ateliers théâtre avec les enfants d’une école primaire -dont 2- cette troupe qui un après midi, jouait dans la cour intérieure à l’arrière d’une mairie parisienne et qui, faisant face à un déluge surprise s’est vu aidée de tous les spectateurs pour porter fissa les éléments du décor, le matériel technique et tout et tout jusqu’à la grande salle des fêtes heureusement libre à ce moment-là pour reprendre, avec chacun de nouveau bien à sa place, la représentation du Le malade imaginaire de JBP;
La troupe ne joue pas que Molière mais aime assez souvent le faire et leur actualité (voir leur site) c l’Avare
-si envie, désir d’aller vers eux, de pratiquer avec eux ou souhait de souvenirs (ils proposent depuis toujours des tarifs pensés pour différentes situations) pas hésiter.
Certaines années, ils prennent quartier d’été dans un département plus au sud que Pantin,
pour l’instant ia
dans le 86: à Bonneuil-Matours (Château de Crémault) le 5/07
dans le 64: au Château de Viven le 13 et à LOuvie-Juzon (aux Jardins de la Grange) les 19- 20- 21 et 22/07
dans le 85: mais pourquoi en gras? au Palais des Congrès de Saint-Jean-de-Monts le 28/07/2012
qu’on se le diiiise!
@perdriolé: J’avais pensé appeler mon fils Jean-Baptiste.Pour que ses potes puissent le surnommer Jean-Bat.Je trouvais ça cool.Et puis finalement non,les prénoms composés sont sources de mauvaises identifications.On prend les Marie-pierre pour des Marie-paule…
Remarquez qu’il est aussi très facile de confondre les Evelyne et les Jacqueline.
Catherine et Eliane aussi
http://blip.tv/savoir-essentiel/petit-journal-la-revue-de-presse-de-catherine-et-eliane-6041379
@anne-laure: Je les aime bien Catherine et Eliane.On dirait des vraies.
art émotion esthétique et bonne cause
ou quand les intégristes de la santé s’emparent de l’art:
http://www.publicsante.com/indexURL.php?URLCENTRE=REFNEWS.php?page=1600&ext=
Vous êtes tranquille dans la tiédeur du soir avec vos amis fumeurs qui ont quelques instants quittés la table pour s’en faire une; et pis ia un p’tit groupe de tout beau tout bien tout propre sur lui qui vient parler du souffle et que c pas bien de fumer même à l’endroit désigné officiellement pour ia quelque temps c’est à dire sur le trottoir devant le restau.
1) vous vous mettez une clope dans chaque oreille et sifflotez ah ça ira ça ira ça ira
2) vous notez une date impossible (genre 32 février 2058 date à laquelle vous arrêterez d’être français euh..d’être begodo sitiste)
3) vous retenez votre meilleur pote du moment de casser la gueule au groupe entier de tout beau tout bien tout propre sur lui qui veut parler du souffle (alors que vous même vous mourrez d’envie de leur mettre le paquet entier -inspiration- dans la main)
un seul choix possible merci,
la mise en muse?
http://www.youtube.com/watch?v=m30O27UBRiM
Si je peux me permettre, moi j’exhale une bouffée en faisant « bof » et je vais fumer plus loin.
la mise en sketch?
http://www.youtube.com/watch?v=oVodwSI5bFU
@perdriaboudsouffl: C’est ta fête perdrix: Selon la présidente de la ligue contre le cancer, la représentation de la cigarette au cinéma permet aux industriels de « séduire »"plus particulièrement les femmes et les plus jeunes », catégories avérées de crétins je suppose, d’où cette étude « pour dénoncer » leurs « techniques marketing honteuses ». L’association reproche au cinéma de « stigmatiser de moins en moins le fumeur »: « 72,9% des fumeurs sont des personnages respectables en 2005 versus 90,7% en 2010″. L’association appelle ainsi le monde du cinéma et du spectacle à promouvoir des oeuvres sans tabac. Cela me parait très insuffisant car il faudrait dans le même temps promouvoir des oeuvres sans alcool, sans sexe, sans drogue, sans musique, sans champignon, sans dromadaire, sans faute d’orthographe, sans Jean Marc Ayrault et pis quoi encore ?
@Acratie: bonjour, faire un film sans film c’est peut-être une solution ouais,
.ce que tu as posté m’a remis en tête le film Les bureaux de Dieu dont Nadége Trebal (Bleu Pétrole en rdv à pas manquer de Begaudeauinfo- tout l’monde y est?) est la scénariste d’ailleurs, et bien j’ai souvenir -entre autres- d’un moment où Béatrice Dalle sort sur un petit balcon (quand t’en as un à Paris il est souvent petit et là l’assoc est hébergée dans un appart avec un petit balcon) elle sort donc pour s’en griller une et benh, sur ce coup-là elle a eu raison de moi Béatrice: je lui aurais bien demandé une taffe; entre deux rdv où elle reçoit avec d’autres collègues, des femmes de tout âge, accompagnées ou non par d’autres femmes de tout âge ou des mecs, leur mec parfois…et benh cette pause clope ça a l’air bien bon pour Béa.
-Bon, le grand institut de micro-sondages express Perdriconsultante vous annonce que sa mini-enquête commanditée par lui-même auprès d’un échantillon pas du tout représentatif de la population begodositaine donne le résultat suivant:
100% des interviewés qui ont accepté de répondre à notre enquête se déclarent
pas particulièrement sensibilisés à cet événement
pas particulièrement dérangés par l’initiative
pas particulièrement décidés à arrêter de fumer ni à réduire leur consommation de tabac
(la déclaration de Jeremy ayant été analysée comme entrant dans la 1ère catégorie de réponses, j’attends quand même une photo de lui sifflotant avec cigarettes dans l’oreille, merci)
Même si tu me payais les clopes, le seul fait d’imaginer ce cliché suffirait à me remplir de confusion.
Je posais la question pas dans le sens où L. Cantet et toi auriez voulu les changer (idée loin de moi aussi), mais dans le sens où ils ont vécu une expérience extra-ordinaire, jouer dans un « vrai » film qui sort sur les écrans, obtenir la palme d’or à cannes … Combien d’ados ont vécu cela en france, combien d’acteurs professionnels ou non ont joué dans un film primé à cannes ?
Voir les making off des dvd ou le festival à la tv est une chose, le vivre en réel en est une autre.
Je me demandais ce qu’ils avaient retiré en final de cette expérience.
peut etre une conscience politique après avoir cotoyé l’ultra-luxe à cannes (salauds de riches)
peut etre une ouverture d’horizons culturels, professionnels … en vivant avec des personnes d’autres milieux sociaux-pro (d’autres vies existent, d’autres métiers sont possibles que les métiers traditionnels …)
peut etre des questionnements sur soi meme, sur ses capacités (leur entourage les a vus sur grand écran, qu’ont ils pensé …)
etc …
ou peut etre rien du tout
Un adulte a déjà sa vie, 14 ans c’est avant les choix. Une telle expérience serait je pense moins marquante, aurait moins d’effet sur un adulte que sur un ado. (ceux qui jouent les profs étaient amateurs ? les parents étaient les vrais parents ?)
Au fond la notion d’éducation est elle-même redoutable. Puisqu’il s’agit toujours de s’inquiéter de ce que les gens changent, c’est-à-dire de désirer qu’ils cessent d’etre eux, créatures insuffisantes.
Coucou tout le monde,
Désolée, je suis souvent absente récemment. Je suis assez occupée ces jours-ci, je suis en train de divorcer enfin, pour de vrai cette fois-ci.
Je veux juste vous indiquer que Vulgaires Machins seront en tournée en France du 6 juin au 9 juin – Paris le 7 juin.
http://www.vulgairesmachins.org/concerts/2012-06-01-pully-lavaux-a-lheure-du-quebec-salle-du-grand-pont-lutry-ch/
@anarchist-slash-prostitute: coucou slash, ça fait plaisir de te retrouver, je me suis demandée une paire de fois ce que tu devenais et ce qui pouvait te tenir éloignée si longtemps de begaudeau.info. Je sais. Grâce à toi, les « machins » ça m’évoquera maintenant autre chose que les trucs de fille (bof).
François, as-tu vu le dernier Cronenberg, Cosmopolis? Je suis allé le voir le week end dernier et j’avoue avoir été sidéré par le film. Ces tombereaux de dialogue, le découpage et le cadrage ultra rigoureux de Cronenberg qui rendent chaque plan fascinant et Pattinson complètement habité par le rôle, tout ça m’a beaucoup impressionné même si je reconnais que le film est un peu dur à avaler du fait de ses très nombreux dialogues.
Oui, je trouve ça très fort
je serais bien resté 1h30 dans la limousine, à regarder ces gens dire ces textes (parce qu’il s’agit bien de ça, plus que de ce qui est dit)
Bonjour,
Si j’ai bien compris ce que j’y ai lu et si Pariscope s’est pas trompé,
FBegaudeau sera présent lors d’une des séances projection-ciné du documentaire Bleu Pétrole aux côtés de Nadège Trèbal, le dimanche 3 juin (faudra l’ajouter sur votre agenda Doc)
.et ce soir, à la séance de 20h10, ia Christophe Hiou, acteur du film et la réal.(Espace St Michel-Paris 5e)
effectivement, excellent docu, et Nadège est une fille puissante
on va l’ajouter dans l’agenda oui
alors pour plus de puissance encore (avant ou après avoir vu le docu)
http://www.franceculture.fr/emission-le-rendez-vous-le-rdv-nadege-trebal-jean-luc-seigle-et-la-session-de-botibol-2012-05-28
.pour Nadège Trébal elle intervient vraiment, après un petit commentaire à 10min du début d’émission à 31’50: j’ignorais qu’il s’agissait d’un docu réalisé avec (elle y tient beaucoup) les raffinistes (ce terme est trop classe) d’un Total à Saint Naz; l’entendre parler de son travail rendu possible grâce au temps laissé à une sorte d’apprivoisement mutuel (les cgtistes et la femme à la caméra) une sorte de drague dit-elle est intéressant, il a fallu que les uns les autres s’acceptent, il y a eu des regards, de la contemplation, du respect sans doute en fait un peu,
et puis elle y précise aussi que la lutte des classes la passionne même si elle la dépasse,
ouais il doit être bien ce documentaire.
Sinon avec cette émission, c’est aussi pour moi la découverte de Jean Luc Seigle:il y parle de son dernier roman En vieillissant les hommes pleurent du temps pris pour trouver le titre (une quarantaine avant de s’arrêter sur celui-là avec son éditeur dont un très long ou juste 1961)
Il se trouve que le perso principal de son roman a un peu à voir avec Clermont Ferrand, qu’un autre (lui petit?) y rencontre Eugénie Grandet et par cette entrée dans la littérature va découvrir et ressentir le double-mouvement qui fait que la vie vous sert à comprendre la littérature et que la littérature vous permet de mieux comprendre la vie ( on est alors assez proche des échanges d’ici autour de l’art, de l’esthétique des oeuvres, de l’émotion)
Le perso principal bosse chez celui qui a longtemps était le gourou du boulot dans la région avec son bibendum: JLSeigle s’arrête aussi sur la force de l’engagement qu’il dit particulièrement forte chez les paysans, les ouvriers, les soldats pour qui il ne peut être que bien douloureux de faire face à un déclassement par exemple,
Seigle raconte aussi l’arrivée de la première télé chez ses grands parents et sur la place de leur village (événement sans doute familier ou déjà raconté à d’autres y compris à certains d’entre nous ici) où dans leur salon ça devient alors une véritable fête de l’intelligence (alors là, c’est beau ça aussi) puisqu’il peut y avoir jusqu’à une quarantaine de personnes qui viennent profiter de cette télé et de ce qu’elle diffuse; puis un voisin en achète une aussi, ça fait concurrence, on commence à compter qui est chez l’un qui est chez l’autre, ça cancanne, c’est la porte ouverte aux conflits jusqu’à ce que le patron du troquet investisse lui aussi et que le 3e téléviseur, public lui, ré-apaise les relations de voisinage.
pas mal cette émission,
Entre les murs » est passé récemment sur la tnt, en le revoyant je me suis demandé si jouer dans ce film avait changé
quelque chose dans la vie des collégiens-acteurs (mis à part Louise qui était dans 17 filles).
Bien sûr le but premier pour vous était de faire un film, pas une expérience pédagogique, mais est ce que vous avez discuté de ce sujet dans une sorte de « bilan » (formel ou informel) avec Laurent Cantet et les élèves à la fin du tournage, ou plus tard après Cannes ?
te rappelles tu (c’est déjà loin) avoir senti une évolution, une prise de conscience, chez certains ?
ou c’était juste une parenthèse, un amusement pour eux et ils sont retournés identiques à leur quotidien d’avant
Si envoyé spécial tournait un doc genre « que sont ils devenus »
serait il déprimant ou encourageant d’après toi ?
Bien loin de nous l’idée de leur faire prendre conscience de quoi que ce soit.
Ou alors il faudrait aussi demander si Laurent, ou moi, ou quelque autre adulte impliqué dans ce processus, ont pris conscience de certaines choses.
Quel est donc cet état pré-conscient postulé par ta question, dont il faudrait absolument extraire ces pauvres petits animaux perdus que seraient les jeunes?
François : Dans tous les cas, il y a intervention du peuple et de la majorité qui tranche. Peu importe l’activisme forcené ou non, le critère décisif demeure l’approbation par la majorité. En dehors de cette majorité, en démocratie, on ne peut considérer un mouvement, une idée plus légitime ou plus acceptable politiquement, il faut nécessairement en passer par la majorité puisque c’est elle qui rend les individus respectueux d’un choix politique.
@Charles: Pas respectueux au sens d’approbation, hein. Mais tant qu’une majorité n’aura pas renversé une loi, on se doit de la respecter.
François, on frappe à ta porte, tu ouvres et tu tombes sur… toi-même. Que fais-tu ?
je me donne 10 euros
Ok, merci, je note.
@François Bégaudeau:
z’avez fait un pari avec vous-même Doc?
François a écrit : En résumé, comme il n’y a pas d’art pur, il n’y a pas d’émotion purement esthétique.
Comme je ne m’y retrouve plus trop dans les commentaires,je place ici une illustration de ton propos par le récit d’un moment d’émotion incontrôlable.
Au musée archéologique je tombe sur une petite statue d’Artémis et en quelques secondes je fonds en larmes devant la vitrine. Impossible d’arrêter le flot, comme un fou-rire, c’est un fou-larmes. Prise au dépourvu, je suis obligée de sortir mais les sanglots continuent, irrépressibles.
La statue de bronze qui mesure 30 ou 40 cm représente une Artémis joyeuse, insolente, le corps est fin et souple,le visage très doux, elle a une expression protectrice qui tempère la fantaisie androgyne du mouvement. Elle est très contemporaine dans sa forme et par sa facture, elle est si présente et elle a 2400 ans. Ce qui déclenche les larmes, c’est la conscience aigüe de la compression du temps. Le seul fait de rencontrer cette Artémis intemporelle renvoie à sa vie éternelle, à l’universel, à ce qui reste au-delà de notre passage éphémère, après la mort. La statue est signifiante pour moi à cet instant de sa propre puissance évocatrice, du temps, de la mémoire, de la mort, elle est violemment signifiante et l’émotion n’est en rien esthétique.
Au risque de paraitre un peu troublée, il m’est arrivé la même mésaventure lors d’un spectacle de rue, et la cause du fou-larmes fut alors la gratuité, le don de soi que représente une oeuvre offerte à la rue.
@Acratie: je t’aime quand tu parles de tes émotions esthétiques.
Je me reconnais. En regardant une expo vidéo a Venise .
30 ecrans extra largesur les murs et se faisant face et que des visages
les visages disaient les mêmes mots « je sais que je vais mourir » dans toutes les langues.
tous les ages des deux sexes de toutes les nationalités .Ca passait en boucle par scènes filmées de quelques secondes , le temps pour dire la phrase.
Pourtant ils ne semblaient pas dire la même chose: des gens jeunes éclataient de rire, comme une phrase incongrue loin d’eux ,un handicapé le disait lentement,lourd comme un poids , une femme âgée belle comme une grand mère qu’on aimerait garder toute sa vie, le disait comme si elle l avait accepté de toute éternité . j’en suis restée baba subjuguée devant ces mots qui ne parlaient plus seulement de la mort certaine de chacun de nous, plus ou moins proche mais plutôt de leur perception et leur façon de vivre la maintenant. cette masse de visages sans cesse renouvelée qui renvoyaient à notre condition humaine et à ce que nous en faisons comment nous nous en débrouillons. Acratie, J’aurais aimé que tu vois cela
@Josefina di la laguna: Merci Joséfina, je suis toujours partante pour une virée vénitienne. Même si a priori ce que tu décris me fout plutôt les boules, je suis prête à en faire l’expérience.
Ceci dit, j’ai tenté de restituer le souvenir d’une émotion suscitée par une oeuvre mais qui n’était justement pas une émotion purement esthétique.
J’aimerais bien rencontrer (ressentir ?) une émotion purement esthétique, par curiosité, mais je crois très empiriquement que le « purement esthétique » qui se cantonne à l’analyse conceptuelle ou formelle d’une oeuvre appartient à un monde théorique qui n’est pas le nôtre.
c’est bien ce que j’essayais de dire
je ne pense pas que ce genre d’émotion puisse etre radicalement dite non-esthétique, surtout la première
l’oeuvre en est bien le point de fixation, et rien d’autre n’aurait pu provoquer ça
@François Bégaudeau: C’est drôle parce que justement, une autre situation a pu provoquer une émotion que j’ai toujours cru identique (si c’est bien à Artémis que tu fais allusion dans ton post). Au self de l’auberge de jeunesse de Calais, je discute dans la file avec une amie : boulot, responsabilités, fatigue… elle me décrit la maison de son grand-père décédé où elle va se reposer quelques jours. En l’écoutant, je reconnais le lieu pour en avoir déjà lu la description, c’est la maison de Maurice Joyeux. Oui, me dit-elle, Joyeux c’était mon grand-père. Je fonds en larmes etc… ça a duré tout le repas, irrépressible.
Maintenant, voilà pourquoi je dis que ces deux émotions sont de mon point de vue, identiques.
Maurice Joyeux a écrit des livres sur l’anarchie, c’est l’un des refondateurs du mouvement anarchiste après la guerre. Je l’ai beaucoup lu quand j’avais 18-20 ans, depuis il m’accompagne, il fait partie de ma famille. Mais j’ignorais que mon amie était sa petite fille. On se connait depuis une douzaine d’années quand je découvre cette filiation au self de Calais. Là encore ce qui me bouleverse c’est la compression du temps, cette rencontre entre une histoire passée, assez extraordinaire et qui m’est familière, celle de Joyeux, et l’histoire présente incarnée par mon amie et aussi par l’action commune qui nous réunit à Calais. Dans les deux cas, l’émotion est liée à l’infini du temps et de l’histoire humaine universelle (dont l’art) confrontée à notre finitude individuelle. Maintenant promis j’arrête de chialer sur ce site.
oui c’est vrai qu’inversement on pourrait poser que certaines émotions « de la vie » ont une composante esthétique, procèdent d’un montage théorico-sensoriel assez proche de ce qu’on bricole devant une oeuvre.
décidément rien n’est séparé de rien (façon de revitaliser le tout est dans tout, si juste mais usé)
Bonsoir Doc,
Mais qu’est-ce que vous faîtes dans le magdimanche du quotidien La Montagne dîtes-donc?
J’étais tranquille, j’étais peinarde avec Gregg et la belle-famille et après avoir appris que le Panoramique des Dômes à peine inauguré-à peine stoppé par les orages et avoir un peu glosé autour, je tombe sur vous (la photo choisie cette fois est SU-PERBE -qui l’a prise?-) et je pousse un petit cri en découvrant votre chronique du temps présent: Tous communautaires où vous proposez de revenir sur les propos tenus par le président sortant lors de son dernier face/face avec le prés. entrant où il a commis l’erreur d’amalgamer « immigrés » et « musulmans » et où « dès lors son challenger n’a plus qu’à prendre un plaisir de matou à le regarder s’embourber »/ »nos immigrés c’est quand même pas des Norvégiens, m’sieur Hollande ».
.un extrait pour les non-privilégiés pas lecteurs-trices de La Montagne?
je peux Doc?
allez:
« Au vrai, le soupçon communautaire procède d’une réduction qui fleure bon le regard colonial, distant et globalisant, réduisant Mohammed à son appartenance religieuse. Il suppose qu’à toute heure de la journée, Mohammed est musulman. Mange en musulman, fait du vélo en musulman, se gratte le genou en musulman, vote en musulman. En admettant que Mohammed vote en musulman, ça n’est un problème qu’au regard de l’idée que les opinions politiques doivent se fonder sur des considérations universelles. Belle idée, exigeante, républicaine.Si belle et si exigeante que personne ne s’y conforme. A commencer par les catholiques -pas tous, ne tombons pas à notre tour dans le réductionnisme ethnique. Personne ne crie quand on s’interroge sur la couleur du vote catholique pour telle élection. Qui, certes, peut attérir sur toutes les cases de l’échiquier politique. Le vote catholique, pas plus que le vote musulman n’est monocolore »/..
..et vous développez avec des exemples qu’on retrouve pour certains dans le long échange démarré le 8 mai dans votre Dis moi en première et passé en cinquième vitesse dès le 13;
Il est précisé que « Les Chroniques du temps présent s’inscrivent dans la tradition initiée par Alexandre Vialatte. Danièle Sallenave et Douglas Kennedy en sont les collaborateurs permanents; cette année, des invités renommés les rejoignent chaque mois ».
Et bien leur invité renommé de mai m’a bien plu -me voilà grillée aussi auprès de la belle famille, yeah!-
-ça veut dire que vous étiez dans La Montagne tous les dimanches de mai Doc?
si oui, vous avez traité de quoi dans les précédents magdimanche?
merci,
.j’ajoute votre conclusion (après avoir déroulé sur « le vote à gauche des acteurs culturels qui parient à raison, sur une plus grande générosité de la puissance publique à leur égard »):
« Qu’on se le dise: tous les votes sont impurs, partiaux, partiels,intéressés, subjectifs. Le vote musulman ni plus ni moins qu’un autre »
-j’aurais peut-être pu la recopier intégralement au final votre chronique?
on a le droit?
a priori on n’a pas trop le droit
mais toi tu foutais quoi dans cette région reculée et archaique?
j’y passais quelques jours hors du temps à l’archaïque,
depuis le temps que j’y surveille une dédicace ou autre que vous y donneriez, je vous y ai au moins trouvé dans une feuille de chou,
J’avais déjà écrit une chronique l’an dernier (le texte « Votons Marine », disponible sur ce site), chaque fois c’est Daniel Martin qui me la demande
Là ce que tu cites me sembles assez obscur sorti du contexte. Je mettrai l’ensemble en ligne dans quelques mois.
ah ok, n’hésitez pas à enlever ces lignes alors, merci:
je craignais le coup du sorti du contexte et obscur, j’écoute rarement mes intuitions,
et pourtant
c’est bien ce que chacun fait quand il file un extrait de quoi que soit non?
-z’avez vraiment pas noté -et lu- une attention à pas vraiment couper n’importe où, sans préciser? rien?
bon benh vraiment, c’est moi qui suis obscure et sortie du contexte alors, je m’en vais me noyer dans ce mardi déjà bien enquillé (7h00 déjà!)
non mais c’est gentil d’avoir cité, n’en parlons plus
Daniel Martin: est accessible en ligne le pdf d’un entretien où il parle de son métier de journaliste littéraire, de son rôle, de celui des attachés de presse (sourires vers Elie K.), de la PQR…
- si intéressé(e) taper sur un moteur de recherche Le travail du journaliste littéraire (+ Daniel Martin La Montagne) pour être sûr(e)