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41 239 Commentaires

  1. « Police, Prison, Tribunal : Interroger l’Etat pénal », Soirée-débat à la Sorbonne le 23 février. On y était.

    La conférence de GDL a duré une trentaine de minutes, suivie de questions. Je reproduis la première partie de mes notes. Pardon d’avance, c’est un peu brut, mais j’ai grosso modo respecté le déroulement.

    Geoffroy a évoqué les raisons pour lesquelles il faut radicalement interroger l’état pénal. Une question a irrigué le propos : « qu’est-ce qui se passe dans les violences policières et qu’est-ce que ça nous dit de la rationalité politique contemporaine ? ». GDL a constaté que le thème de l’état pénal absente la pensée radicale depuis plus d’une vingtaine d’années et a rappelé que des gens comme Foucault ou Sartre la mettaient au coeur de leur réflexion.

    Il a d’abord défini l’état comme « l’instance qui a une spécificité par rapport aux autres instances du monde social, puisqu’elle produit sur nous des effets de pouvoirs hallucinants dont nous n’avons pas conscience » et auxquels nous consentons. Il a évoqué la notion de consentement tacite du dominé, en se référant à Bourdieu et en élargissant son propos à d’autres champs : ainsi, pour être soumis au champ littéraire, il faut accepter d’y entrer et, par exemple, consentir au système des prix.

    S’il est possible de faire défection dans un certain nombre de situations (travail, famille…), l’état est une institution qu’on ne peut pas fuir. C’est la seule institution au monde qui nous empêche de partir, parce que l’état, c’est ce qui n’a pas de dehors, c’est ce dont rien ne peut nous protéger. Par exemple, si on est séquestré par la police, on ne peut appeler personne. Du coup, nous devons penser que la théorie critique doit être radicale, demander à cet état d’être le plus rationnel, le plus démocratique possible, parce que nous sommes, nous citoyens, précaires par rapport à lui, auquel nous appartenons depuis notre naissance. Or, on nous assène tout le temps l’idée du pacte social (Hobbes, Rousseau), alors que l’appartenance au corps politique, nous ne la choisissons pas. De ce point de vue, la philosophie politique qui se construit à partir de ce consentement relève de la mystification, d’autant plus qu’elle concerne la seule instance pour laquelle il n’y a pas de consentement a priori. GDL a critiqué la violence légitime étudiée par Weber. Pour lui, violence et légitimité sont des notions incompatibles. Quand il y a violence, il n’y a pas légitimité et quand il y a légitimité, il n’y a pas de violence.

    Du coup, il a rappelé ce qu’il évoque dans son dernier ouvrage : le principe du discours oppositionnel par rapport à l’Etat. Comment faire en sorte que ce discours qu’on produit ne rentre pas dans un cadre que nous offrent les différents systèmes de pouvoirs propres à l’Etat pour le remettre en cause ? Comment éviter des manières avec lesquelles les systèmes de pouvoirs fonctionnent à travers nous ? Il y a par exemple des façons de s’en prendre à la prison, à la police qui ne sont que des façons de les faire fonctionner. L’idéologie carcérale se perpétue, malgré tout ce qu’on sait des prisons. Même remarque pour la police. Et nous nous sentons impuissants. En somme, dans le prolongement de ce qu’il a déjà abordé à de maintes reprises, il s’agit d’interroger de nouvelles formes d’engagements qui ne sont pas prévues par l’Etat et qui permettent véritablement de le critiquer dans son fonctionnement. On pourrait même dire, qui consistent à le déjouer.

    A ce moment de l’exposé, il s’est référé à Dupont-Moretti : « Je l’aime beaucoup, il a critiqué la défense de complaisance qui est une connivence avec le président du tribunal. Il a inventé une défense de confrontation : « j’insulte le président, j’insulte les experts ». De toute façon, on gagne plus quand on est intransigeant que quand on est docile ». Peu après, il s’est référé à Thierry Lévy, « un avocat pénaliste qu’on adore » : Lévy a constaté que la forme du tribunal, telle qu’on la connaît, date du treizième siècle : c’est l’institution la plus stable, contrairement à tout le reste. Cette inertie signifie quelque chose : les modalités critiques que nous utilisons ne sont pas effectives et sont encore trop solidaires de cette institution.

    Sur la question des violences policières : « nous appelons violences les actions qui sont susceptibles de sanctions pénales et qui diffèrent de ce qu’on considère comment étant la procédure normale ». En produisant un tel discours, on masque le caractère violent de l’ordre policier dans sa normalité et dans sa légalité (il reprend ici un propos qu’il a tenu dans une interview qu’il a donnée il y a quelques jours, interview vidéo). C’est une manière de divertir l’attention par rapport à la violence de la loi.

    La deuxième critique porte sur l’appel à la répression lorsque se produisent des violences policières. C’est le piège dans lequel peuvent tomber les discours de la gauche radicale. Cette attitude est une façon de faire fonctionner les catégories de l’état répressif, de les pérenniser. Et on a également affaire à un réflexe d’individualisation -cela rappelle la manière dont fonctionne le procès d’ailleurs, cela m’a évoqué ce qu’il dit dans « Juger », cette individualisation du procès pour éviter de s’en prendre aux structures sociales- qui évite de développer une réflexion sur la police en tant que structure, pour se focaliser sur le problème de quatre individus responsables (pour l’affaire Théo). Cette pensée consiste à croire que le phénomène s’enracine dans des individus déviants et non dans des structures.

    En ce qui concerne Adama Traoré, il ne faut pas se demander ce qui n’a pas été, mais plutôt : et si tout s’était bien passé ? Ce qui implique la mort de cet homme. Le problème n’est pas dans la mauvaise application de consignes, mais dans l’application. GDL a élargi à un sujet sur lequel François avait déjà développé le même point de vue : l’école, non pas sur ce qu’elle rate, mais sur ce qu’elle réussit en reproduisant les inégalités sociales. François a dit plusieurs fois que c’était véritablement son programme.

    Je fais une pause, je mets la deuxième partie un peu plus tard.

    • @Jérémy: Ooooooh merde j’ai même pas fini le livre de Geoffroy , je suis à la bourre punaise , vous m’avez bien larguée
      ( un peu lourd à lire son bouquin, me gonfle vite )

        • @Jérémy: ah ? y a un rattrapage à l’oral ? j’comprends rien.
          Vais tailler des haies plutôt.

          • @anne-laure: méfie-toi, à 22h50, les hiboux sont de sortie

          • merci Jérémie sur le rapport
            c’est tellement plus intéressant que les Cesars

          • POUR le rapport

          • je t’en prie. Inutile de te dire que je ne suis pas cette merveilleuse soirée.

    • @Jérémy: ben ça y est je suis la dernière de la classe, vais finir ouvrière des espaces verts

    • « comme étant la procédure normale », pardon

    • Allez, deuxième partie.

      « Quand on réfléchit en termes d’inégalités, on met seulement en question les politiques différentielles du pouvoir, ce qui est paradoxalement une façon de les sauver. Jamais on ne met en question, par exemple, l’idée de police ou de tribunal. On naturalise l’idée même de discours répressif. Attaquer frontalement les catégories de pouvoirs, c’est se poser une question comme celle-là : comment juge-t-on ? ». GDL s’est référé à Marx et sa critique du marché : il ne faut pas l’interroger quand tout va mal, mais quand tout va bien.

      Il ne s’agit pas de renoncer à l’interrogation sur les inégalités, il faut simplement se demander : « est-ce que l’inégalité est un échec du pouvoir ou est-ce que c’est son but ? ». Il s’est de nouveau référé à l’école et à l’élimination des catégories populaires qui est le programme du système scolaire (il a cité Eribon et son « Retour à Reims » que je n’ai pas lu).

      Puis, reprenant son propos sur la police, il a dit : « Sa fonction est de faire en sorte que les noirs et les arabes se sentent en insécurité. Il est impossible pour eux d’évoluer sans avoir peur de sortir de chez eux. La policier a pour but de renvoyer les noirs et les arabes à leur précarité ».

      Répondant à quelques questions, GDL a rappelé qu’il était caractéristique qu’on nomme les affaires par le nom des victimes et non par le nom de ceux qui sont responsables des faits : on ne devrait donc pas parler de l’affaire Théo, mais de l’affaire de la BAC.

      La fille qui animait la soirée l’a interrogé sur le violence que peut représenter sa parole pour des gens qu’il présente comme aliénés et c’est là que le bât blesse : si GDL admet cette violence, il dit qu’elle est nécessaire parce qu’elle est émancipatrice. Il n’interroge pas son positionnement d’intellectuel dans le débat public, cette manière qu’il a de contrarier la vraie émancipation qui ne suppose pas sa présence en tant que penseur, reproche que François avait déjà formulé en ce qui concerne Bourdieu. A un moment donné, il a parlé de ces gens qui sont venus le voir à propos de son dernier livre, en lui avouant que, grâce à lui, il avaient « pris conscience de quelque chose ». Il semblait s’en féliciter, alors qu’à titre personnel, ce genre de remarque me désole. Ca ne devrait pas le réjouir. Cela signifie tout simplement que, dans son propos, le peuple a besoin des intellectuels pour comprendre les processus d’aliénation. Et là, j’ai vraiment pensé à Rancière.

      • la police a pour but

      • en avouant que, grâce à lui, ils avaient. Désolé pour les coquilles, j’ai tapé un peu vite.

      • @Jérémy:

        Il semblait s’en féliciter, alors qu’à titre personnel, ce genre de remarque me désole. Ca ne devrait pas le réjouir. Cela signifie tout simplement que, dans son propos, le peuple a besoin des intellectuels pour comprendre les processus d’aliénation. Et là, j’ai vraiment pensé à Rancière.

        ah mais c’est là où c’est délicat tu vois, de faire bien gaffe à la fonction des corps intellectuels,
        où j’entends bien que tu sois gêné par la condescendance de Geoffroy, genre le mec qui se sent necessaire, heureusement qu’il est là pour ouvrir les yeux à ces gueux ( j’exagère pour être plus claire ), bon qu’il se garde pour lui ses petites satisfactions, qu’il se fasse plaise,
        mais par ailleurs, l’idée est de ne pas tomber dans l’idée inverse , ce que nous rappelle Manuel à propos de mai 68, je te mettrais l’extrait si t’as besoin ,
        L’idée inverse est de croire que les corps intellectuels ne servent à rien.
        Après il n’est pas obligé que ces corps nous proviennent uniquement des universités, ils sont partout.

        • @jérémy:

          Après il n’est pas obligé que ces corps nous proviennent uniquement des universités, ils sont partout.

          je pense par exemple à ce gros paysan de Nestor, mais c’était une autre époque.

      • @Jérémy: et sur la question du rapport à la loi à la violence, à la sécurité et à la répression je te conseille de regarder paranoid park décidemment.
        Je reste mystérieuse pour te donner envie.

    • @Jérémy: ce petit passage m’intéresse particulièrement :

      Pour lui, violence et légitimité sont des notions incompatibles. Quand il y a violence, il n’y a pas légitimité et quand il y a légitimité, il n’y a pas de violence.

      bon allez je vais me forcer à lire son livre,
      j’y vais,
      en trainant les savates

      • @anne-laure: faut surtout pas se forcer

        • @Jérémy: si si faut que je me force, faut que je sois équitable entre lui et son frère Manuel.
          Faut pas qu’il sente que j’ai un préféré et que c’est pas lui.

          • @anne-laure: Manuel, il veut la disparition des intellectuels, mais la dissémination de l’intellectualisme dont il norme les vertus.

          • @anne-laure: or qui prescrit ces vertus ? L’intellectuel.

          • @anne-laure: et sur son rapport à l’engagement, désolé, mais je préfère GDL qui, justement, critique ces injonctions. Non, on n’est pas obligé de s’engager.

          • Il faut restituer l’ensemble de sa pensée, que tu connais :
            1 nous n’avons pas choisi de naitre, nous sommes jetés dans ce monde et dans cette société, auxquels nous ne devons rien
            (point fondamental, base de toute pensée de gauche)
            2 pour la suite, et pour pas mal de choix que je vais faire, ces choix m’engagent. Et notamment la production de biens symboliques. Ca, ca m’engage. L’énoncé juste n’est pas : il faut s’engager. Mais : je suis engagé, que je le veuille ou non (Là-dessus Geoff ne fait que reprendre Sartre dans Qu’est-ce que la littérature)
            3 (point où Geoff est quand même moins lacheur de grappes que tu ne le souhaiterais Jeremy) : le producteur de biens symboliques qui se prétend non-engagé se trompe : il l’est. Il n’y a meme pas plus engagé qu’un supposé non-engagé. Car alors il est engagé en faveur du monde tel qu’il va. Il est complice de ce monde mauvais.
            Problèmes posés par ce 3 :
            -celui qu’on a déjà pointé : à ce jeu, Rohmer, je reprends cet exemple, est complice de ce monde mauvais. Et Gombrowicz. Et tant d’autres. Cette position n’est pas tenable. Universalisée, elle reviendrait à brider ces créateurs, à les castrer. On arrive donc au contraire d’une option libertaire : à la coercition
            2 tout cela fait revenir un lexique très moral, dans l’oubli total des grands déconstructeurs de la morale, Nietzsche et Foucault en tete. Pour ma part je préfère maintenir à l’écart ce lexique. Et dire que les « non-engagés » ou prétendus tels ne sont pas complices d’un monde mauvais. Leur complexion et leurs conditionnements les portent juste à produire cet art là, ces discours là, qui n’ont pas de portée déstabilisatrice pour le corps social. C’est pas de leur faute, c’est comme ça.
            Post-scriptum : si un artiste est un artiste, s’il invente de formes, alors c’est toujours une déstabilisation des codes et des normes. L’art en soi, dans sa logique propre, est déstabilisateur. c’est à dire qu’en dernière instance, et par l’esthétique, Rohmer est un sacré anarchiste -mais ca c’est, comme on sait, un aspect auquel Geoff ne s’intéresse pas du tout. D’où, encore une fois, ma suggestion amicale : ferme ta gueule sur l’art, Geoff.

          • @françois:

            Post-scriptum : si un artiste est un artiste, s’il invente de formes, alors c’est toujours une déstabilisation des codes et des normes. L’art en soi, dans sa logique propre, est déstabilisateur. c’est à dire qu’en dernière instance, et par l’esthétique, Rohmer est un sacré anarchiste -mais ca c’est, comme on sait, un aspect auquel Geoff ne s’intéresse pas du tout. D’où, encore une fois, ma suggestion amicale : ferme ta gueule sur l’art, Geoff.

            oui c’est vrai ce que tu dis, enfin c’est mon vrai à moi aussi,
            je reformule, j’en rajoute et je me fais plaisir,
            sur le point important : si un artiste est un artiste.
            C’est à dire qu’il y aurait tellement de formes d’arts conventionnels qui n’inventent rien , qui ne font que de la reproduction de normes, que c’est pas de l’art au fond.
            L’art est assez rare en somme.

          • l’art est rare, absolument, et c’est aussi par impulsion politique qu’on le cherche, qu’on le traque
            (et dans cette traque on sait sur qui on ne peut pas compter, donc)

          • sorry mais je ne vois pas ce qui est contradictoire avec Geoff – inventer des formes c’est créer un espace oppositionnel non ?

          • @belette: ou bien : inventer une forme c’est juste se retrouver face à une forme dominante qui s’oppose à toi,
            tout dépend du point de vue.

            Il m’agace un peu Geoffroy avec ses formules qu’il veut pertinentes et cinglantes je dois dire.
            espace oppositionnel, pffff
            ça lui va pas de faire son combattant je trouve, ça va pas avec son corps

        • @Jérémy: désolée, mais j’ai toujours pas fini de me forcer alors je peux pas te donner mon point de vue,
          ceci dit je serais plus modérée sur Manuel , qui certes à la fin de son bouquin donne le sentiment de donner un peu trop d’importance aux intellectuels, il s’emballe l’animal.
          A cela je répondrais qu’il y a un juste milieu, le milieu de fredo et de son spinozisme.
          Il est celui qui me convient le mieux vis à vis de la place des intellectuels.
          Quant à Geoffroy j’en étais au moment où j’entends bien qu’il dise qu’il n’y a pas d’obligation à s’engager, ben ouais, encore heureux,
          mais il questionne le mythe des producteurs de bien symboliques qui ne seraient pas engagés, politisés,
          si j’ai bien compris qui sont aveugles sur la matière de quoi ils sont fait, qui ne veulent pas voir la nature de leurs corps politiques,
          en partant de l’idée que tout corps est politique, prend partie pour,
          il n’y a pas de corps neutres,
          les corps qui paraissent neutres sont surtout des corps conformes à la forme politique la plus répandue. Qui sont d’accord avec le monde tel qu’il est.
          Enfin moi je suis partie dans des questionnements comme ça avec Geoffroy parce que je décolle vite de ce qu’il me raconte, avec ses mots trop compliqués pour mon corps fatigué.

          • @anne-laure: oui quand on écrit pour le public on s’expose, on expose son corps politique ; mais cela ne suffit pas à dire que l’on s’engage selon Geoffroy ; le préalable étant de vouloir renverser les structures, les systèmes.

          • @anne-laure: et si tu n’as pas cette intention, tu ne sers à rien

          • @anne-laure: p.43 Devant chaque projet, il faut nous demander : est-ce que ce que je fais va m’inscrire dans ce que Foucault appelait la « grande confrérie de l’érudition inutile », c’est-à-dire dans ce groupe d’individus qui « professent un savoir pour rien » et écrivent des livres qui, « à peine imprimés, sont refermés et dorment ensuite sur des rayons » ? Ou est-ce que cela va changer quelque chose pour quelqu’un quelque part ? Et de quels moyens est-ce que je dispose ou je dois me dorer pour que ce que j’entreprenne change quelque chose, fasse quelque chose ?

          • @anne-laure: si j’ai bien compris, exposer, observer, décrire, restituer des situations ne suffisent pas à créer des espaces oppositionnels

          • @belette:

            mais cela ne suffit pas à dire que l’on s’engage selon Geoffroy ; le préalable étant de vouloir renverser les structures, les systèmes.

            beeeennn c’est pas ce que je comprends, le résumé de françois ressemble plus à ce que je comprends de l’engagement,
            tu as l’engagement de prolonger l’ordre tel qu’il est, dans la reproduction des normes,
            et l’engagement de foutre la zone, parce que l’ordre tel qu’il est ne te plait pas.

            Après on peut rappeler ce que disait mon amour de basque, que l’intellectuel c’est à la base celui qui interroge le monde tel qu’il est, est dans un reflexe critique, se donne d’autres possibilités de concepts que celui qu’il a sous les yeux,
            l’intellectuel serait par définition celui qui renverse, celui fout son petit bordel.
            D’où l’idée que dans un monde autoritaire, l’intellectuel serait forcément d’extrême gauche.
            Une pourriture d’anarchiste.
            Bon faut que j’aille bouffer avant de me forcer à aller bosser.

  2. Pour tous ceux qui pensent peut-être écrire un roman sur la bourgeoisie contemporaine et tous ceux qui n’y pensent pas spécialement, il y a un article du monde diplo de février « de quoi Fillon est-il le prête-nom? » pour mieux connaître ses copains. Sans surprise, ça bosse indifféremment dans le privé/le public, c’est la fête du slip. L’intro gratuite (et après abonnement): http://www.monde-diplomatique.fr/2017/02/DENORD/57100
    AXA, numéricable, préfet car fils de préfet, CNP assurances, énarque puisque fils d’énarque devenu milliardaire… pas le genre de potes qui squattent le canap. On imagine les fêtes d’anniversaire démentes, les fous rires, les soirées à thème « sapés comme jamais » et les apéros du vendredi soir qui finissent en petit dej. Des amis comme ça, c’est précieux.

  3. Je sors du dernier James Gray, après ça, pourrait en raconter de la balade en radeau longuette sur le Rio Verde sauf que là pour rester en éveil on a des piranhas

    Présenté comme le cinéaste de l’intime souvent i paraît, Gray rend avec son The lost city of Z une copie chiadée, classique et chiadée, sur le milieu aristocrate des chercheurs, des géographes de l’Angleterre au début 20e
    j’ai marché, suis du putain de bon public quand même en moyenne, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de moi?
    Verrai bien

    • @Jérémy: Dans la forêt « !Dans une ville que les personnages n’auraient pas quitté, sans le cliché-forêt » que tu dis,
      vrai que la scène dans les lavabos en sous-sol au boulot du père se regarde avec excitation pour la suite, ça va un peu vite la dém.du père, leur départ pour les vacances en forêt,
      ton pitch plus urbain file le désir que tu développes Jeremy, fait le kisskissbanker ton film

      Pour en revenir au film de Marchand, ce père veut passer des vacances à la hauteur de la joie qu’il a à recevoir ses enfants pour l’été (en avoir la garde techniquement et juridiquement ) dispositif chargé d’une sorte de preuve à fournir qu’il en est capable aussi aux yeux de la terre entière on dirait; chez lui, ia comme un mix de kif à s’isoler, retaper cette maison en forêt et échapper à ses démons comme on dit et ça, ça reste bien le point obscur du film de Marchand les démons du père d’ailleurs non?
      un mec qui se remet pas de sa séparation, de son éloignement d’avec ses garçons, d´être violent? Marchand ne tranche pas pour le spectateur, Il fait nommer le truc si large – j’ai vu le diable, bilan d’été sur lequel s’accorderont les enfants – qu’on reste avec eux dans le tout est possible.
      Sauf que ces vacances avec le père resteront sans doute exceptionnelles, un aîné qui s’échappe pour alerter qu’on vienne rapide récupérer son frangin, ça fera peut-être pas une situation non préoccupante pour les juristes et éducateurs en tout genre mobilisès autour de cette famille.
      Justement, sur la scène inaugurale chez la pédopsy, dommage oui et gros reflux d’agacement les 10 premières secondes – aurait dû déchiqueter du sucre d’orge ici moi aussi – puis, façon auto-régulation chrétien à pas gâcher le privilège d’être dans une salle de ciné à Paris, on s’est déclenché l’extincteur à râleries rapide, dommage et pas donc – car tellement contemporain et vulgaire quand un couple séparé a des mômes que ça dit de l’époque cette scène, un indicateur aussi fiable que le coup des marques et formes des bagnoles majoritaires à l’écran souvent dans un film, une sorte de pass de bonne éducation pour pas être trop emmerdé avec les institutions sur lequel on s’accorderait – dommage et pas aussi car Tom s’y présente d’emblée en perso écrit comme s’accommodant des délires des adultes, supporter des séances psy pourrait l’avoir préparé à voir, vivre, questionner des trucs que dans ses pires cauchemars il avait même pas espéré

      • @nig: je n’ai pas d’idée précise sur ce que la transposition du conte aurait donné dans la ville. Je pense toujours au contraste proprement fantastique que peut susciter l’insertion de l’insolite dans un univers complètement urbain et animé, pas forcément un espace qu’on enclot dans sa solitude, genre l’immeuble insalubre de « Dark Water ». Je vais réfléchir. J’ai peur que le film soit piégé par son argument familialiste, façon « Shining » d’ailleurs, puisque les deux gosses finalement retrouvent la mère après la disparition du père (pardon de spoiler). Mais il y a des scènes quasiment oniriques -le plan sur les lucioles, la déambulation nocturne sur le dos du personnage défiguré…- qui m’ont plu, rappellent -toutes proportions gardées- « La nuit du chasseur ». Et je trouve que le gamin parvient à faire exister des sentiments plutôt contradictoires.

        J’ai entendu un commentaire d’Elkaïm sur

        • pardon, j’ai entendu un commentaire d’Elkaïm qui se concentrait sur la dimension familiale et dérivait sur une leçon d’éducation. Propos complètement cons.

          Globalement, depuis quelques années, le cinéma français propose tout de même des oeuvres moins tartes lorsqu’il s’agit de créer des atmosphères fantastiques (voire carrément excellent, comme le film de Campillo)

          • excellentes

          • @Jérémy: quand je parlais de spoiler le truc, je ne pensais qu’à mon post juste avant le tien sur Dans la forêt (le film est sorti mercredi dernier ) car sur le Gray par exemple – dont parle ensuite notre hôte – suis quand même à minima consciente du fait du décalage bref, c’est une impasse,

        • @Jérémy: devrais-je aussi m’excuser de spoiler pour le coup? Benh non puisque mon invisibilité m’en protège

          La nuit du chasseur que je citais après visionnage après avoir vu/lu que ça le citait ce film comme ref oui et que déjà jj’en soupirais

          Suis si peu gourmette en ciné que c’est décidé j’abandonne le truc à tous ceux qui savent si bien en parler, ras le cul en fait – enfin, mais se sera accrochée la morpionne – pu qu’une petite moitié de vie à vivre, vais le faire tranquille, tâcher du moins

          • le problème est surtout que tu voies souvent des films avant tout le monde
            moi je veux bien que tu parles du Gray, mais puisque je ne l’ai pas vu, et compte assez peu le voir, il est assez probable que je ne réagirai pas

          • « Voir les films avant tout le monde » pas que pas que, comme toujours, tu amplifies son le truc

            Mon dire t’inspire peu, c’est comme ça, un fait, pas grave,

          • @nig: ah non, mon excuse n’en appelle pas d’autres. Je n’avais rien d’autre en tête, en l’écrivant.

        • @Jérémy: on peut faire de l’éducatif de tout et en France on raffole de ça, c’est comme ça

          J’aime voir les acteurs déjà dans leur rôle, les écouter à propos souvent m’emmerde en fait je crois, le niveau zéro du cinéma, bises

          • @nig: oui, je suis d’accord, parfois on se passe des interviews.

        • @shash: si, à partir des heures que passent les deux enfants dans l’appartement, la première journée, on reconfigure un itinéraire où ils finissent par en sortir, explorer la mégalopole, sans la présence écrasante d’un père-ogre, on fait un autre film. On absente le père et on déjoue le schéma de la séquestration qu’on a déjà vu.

          • schéma auquel on s’attend, à partir du moment où il les entraîne dans ce lieu perdu.

    • @nig: J’avais été bien déçu de son « La nuit nous appartient », sutout au vu du foin critique autour.
      Mais bon j’aime bien l’Amazonie (esthétiquement parlant).

      • Cinéaste très surestimé
        Mais qui ne fera plus long feu, je pense.

        • @François Bégaudeau: Compliqué quand même de ne pas aimer La Nuit nous appartient, en dehors de toute stratégie critique (cf « jouer Soderbergh contre Gray »). On est d’accord qu’il ne réinvente rien, que les dilemmes moraux évoqués sont vieux comme Sophocle mais c’est fait avec une réelle puissance. Le filme dure 1h45 à peine, il n’a pas une scène en trop, pas de gras, c’est redoutablement efficace. Je me rappelle avoir été impressionné à sa vision par la capacité de Gray à arriver à un climax, à une intensité, de porter à une incandescence les enjeux très rapidement dans le film et au sein même des scènes. C’est un brillant exercice style, non pas que cela soit creux, mais parce qu’il réinvestit un genre et ses codes en en tirant le meilleur, sans pour autant le renouveler.
          Après, on peut trouver ça assez impersonnel et pas très singulier. C’est vrai que si on compare avec Kings of New York (qui montrait aussi le NY dangereux de la fin des années 80), ça sent moins le soufre, c’est moins fort en termes d’ambiance, d’atmosphère, de personnages. Mais c’est aussi moins bête.

          • tu as tout dit, c’est souvent un excellent faiseur, mais sans aucune singularité ni finesse
            je sais très bien lui reconnaitre ce talent là, d’artisan (d’antiquaire?), le problème est qu’il se trouve encore des gens pour penser que c’est le plus grand cinéaste vivant
            donc là je dois appuyer sur les faiblesses, immenses

          • @Charles: C’est assez bete pourtant, les traficants de drogue sont le Mal et la police le Bien? Le gérant de boite de nuit qui devient flic? Toute cette intrigue familiale plaquée sur ce contexte sonne faux, cette gravité vs l’hédonisme du départ, ces jheux d’acteurs appuyés…bof bof…
            Quelques belles scènes mais justement on aurait préféré rester dans la première avec Mendes et Blondie, plutôt que cette fable morale un peu forcée, y a de bien meilleur film là-dessus, sur la famille « fordienne » ou sur la mafia.

          • @Boubou: Je ne suis pas du tout d’accord, la police n’est pas identifiée comme le Bien, mais comme l’ordre, assimilé en cela à la famille. Et la trajectoire de Phoenix est tragique et assez belle puisque il se retrouve du côté de la répression, de l’ordre sans le vouloir, à cause de sa famille. C’est parce qu’il n’est pas arrivé à se séparer de sa famille, parce qu’il lui appartient qu’il se retrouve flic alors qu’il méprise ce métier. C’est le récit de la faillite d’une émancipation. Ce n’est pas plus complexe que ça, il y a beaucoup d’impensés, mais c’est loin d’être moralisateur, je trouve.

          • dans le film avec Cotillard trainait quand même une sacrée gêne aux entournures avec le sexe
            il était tout à fait important que cette femme soit vierge et le reste
            d’ailleurs ce monsieur Gray a un gros problème avec les personnages féminins, diablesses ou saintes -comme chez son maitre scorsese (l’a pas choisi le bon)

          • @François: On est d’accord, c’est de la série B de luxe en somme fait par un super artisan. Ce n’est ni Friedkin, ni Coppola, ni Scorsese, ni De Palma. C’est du cinéma de très bon élève.

          • sans le connaître plus que ça voici ce que je disais hier rentrant à peine du visionnage du dernier Gray

            Gray rend avec son The lost city of Z une copie chiadée, classique et chiadée

            pas si mauvaise que ça pour une nulle, allez je m’épouse, c’est décidé

          • @Charles: Bonjour Charles, l’article « Jouer Soderbergh contre Gray » vient d’où svp? Je serais curieux de le lire. Merci.

    • c’est vrai que si tu commences à aimer James Gray, je n’ai plus de remède

  4. en fait ce qui me frappe dans Le Concours de Claire Simon après y avoir bien réfléchi c’est que les candidats me sont autant antipathiques que les examinateurs, je ne les trouve pas intéressants tous autant qu’ils sont.

    sauf une, la black que le jury interroge longuement sur sa famille lors du grand oral de merde : elle dit le père politicien qui lui offrait en Côte d’Ivoire le destin tout tracé qui ne l’intéresse pas, la soeur ainée courant d’air qui fait « le gigolo »(sic) à Londres, la mère partie au Ghana on ne sait pas pourquoi et – moment génial – ce grand silence quand on lui demande mais quel film tu aimes toi ? quel dernier film tu as aimé ?

    et qu’elle cherche – longuement – et ne trouve pas
    elle est là mais ne sait pas dire pourquoi

    c’est évidemment présenté à charge pour elle, elle n’a pas été prise
    c’était pourtant une super bonne raison de l’accueillir je crois

    • soyons plus précise, elle dit faire de la politique (comme mon père) ça ne m’intéresse pas: trop de corruption,
      puis ajoute tant qu’à en faire, s’il faut en faire, que ce soit autrement : avec le cinéma

      elle en est là de ses réflexions
      c’est intéressant je trouve

    • ce moment reste quand meme vertigineux
      ca dit quoi au juste sur elle? qu’elle a vu zéro film?
      mystère

      • @François Bégaudeau: oui mystère et claire simon nous laisse avec.

        le film illustre bien sûr magnifiquement l’arbitraire total des épreuves de grands oraux et la magie d’un rite social qui précipite en quelques minutes les candidats dans le camp plein de promesses d’artiste en devenir, ou dans celui de quiche jugée inapte à la fonction. Tout ça sur la base de critères aussi flous et ouverts en apparence que fermement bornés par l’impensé sociologique des examinateurs qui opèrent la grande bascule,

        mais il m’a laissé sur ma faim,
        pas loin d’une impression de foutage de gueule de la part de la réalisatrice même par moments, ou en tout cas d’une grande désinvolture avec son sujet

        ça manque tellement de détails, de mises en perspectives qui permettent de saisir les enjeux de telle ou telle épreuve, ou même de comprendre l’épreuve elle-même, que je me dis au final : mais qu’ai-je appris sur la Femis et son concours que je ne savais/devinais pas déjà ?

        à peu près rien
        quelles images me resteront du film ? pas grand chose

        Le concours a bien eu lieu là mais tel que filmé par Claire Simon il aurait presque pu avoir lieu dans n’importe quelle grande école. celui que j’ai passé un jour ressemblait à ça.
        ça me frustre cette absence de valeur ajoutée, le film paresse et dilue trop je crois.

        j’espère qu’il sera au menu de la prochaine table ronde (?)

        • « Rite social qui précipite vers artiste en devenir/quiche inapte »
          rituels que tous les quidams sur internet ont envoyé balader depuis fort longtemps déjà

          Ce film de Simon est un peu son Jurassik park, un lieu vestiges où ça s’illusionne encore quelque peu sur des usages français d’un autre temps où les producteurs s’aveuglent joyeusement, chacun semble y justifier les fameuses valeurs, chimpanzé, les élèves prennent les places des maîtres quand vient leur tour, un conte d’autrefois sur la transmission

        • on en avait parlé, Aubel et Jaury trouvaient le docu formidable -l’impensé sociologique, sans doute-, mais finalement non, le programme de vendredi est Loving, Grave, et La femme qui est partie.
          deus semaines après l’avoir vu, je pense exactement comme toi du film, c’est pas sérieux, c’est vraiment très en-deça des problèmes multiples posés par cette institution

          • @François Bégaudeau: Hâte de t’écouter sur Loving, que je vais ce soir. Je sens que tu vas t’employer à la même mise en perspective et relativisation du talent de Nichols que pour Gray.

          • tu sauras ce soir comme il n’est pas du tout difficile de démontrer l’indigence de celui-ci

          • De mon côté, je me suis bien ennuyée en voyant Loving et Grave.

            Quand je vois un film gore, j’aime y croire, avoir peur, être troublée. J’aime que le truc soit traité au premier degré en fait. Là, je trouve que la réal fait la maligne avec des références (Carrie!) et qu’elle n’y croit pas vraiment, qu’elle traite ça avec distance, mépris ? (la scène finale-blagounette)

            Du coup, je suis pas troublée par les vampires/cannibales, j’en n’ai pas peur, pas d’empathie pour les victimes non plus. Alors, ce qu’il reste, c’est du cinéma d’auteur de France. Ah tiens ! une scène de bizutage en fac de véto (ça change de médecine), ah tiens, initiation de la grande sœur, éveil sexuel et petit trouble incestueux. J’ai cru à rien de ce film : ni le côté fantastique, ni la relation entre frangines (scène l’épilation, pas sensuelle, pas crédible, on se marre).

            Ah si. J’ai bien aimé un plan à la fin où les étudiants se lèvent tous et se réunissent à l’extérieur comme des zombies. J’adore les zombies.

            La Femme qui est partie m’a été vivement conseillé, mais c’est déjà quasi plus programmé, rah.

          • je vois Grave demain
            depuis six mois qu’on m’en parle, j’ai évidemment nourri une grosse envie de pas aimer
            espéré-je être démenti? oui et non

            Quant à La Femme qui est partie, je me suis rendue compte que ça allait pas le faire au bout de 6 minutes. Il en restait 219

          • @François Bégaudeau: tu fais pas un métier facile mon pauvre françois

          • et si mal payé
            je vais faire infirmière, plutot

          • Ça, les infirmières, elles se gavent.
            Charles t’as vu Loving ? François t’as vu Grave ? Alors, heureux ? (voix troublante et ténébreuse)

          • ben oui, assez heureux
            très agréablement conquis

          • si on le prend comme film de genre, c’est insuffisant
            mais pris en soi, sans référence au genre, le film est toujours de plain-pied dans ce qu’il fait, et jamais dans le commentaire de lui-même, ce qui est exceptionnel
            j’ai l’impression qu’elle en a sous le pied cette Ducournau

  5. la brousse c’est moche François tu dérailles

    • celle de La Chasse… est bien pourrie
      bien pourrie comme j’aime

      • bien tu insistes je vais voir ça de plus près – I’ve just found it, in English

        • @belette: Can u partage it little thing?

        • @belette: tes désirs seront ordres

        • @belette: comm déjà disparu ou bien?

          • @nig: pas compris – je regarde maintenant le doc

        • @belette: thanks for all the communauty et bon docu

          Si someone peut livrer sur plateau l’elephant de Gus, désirs >< ordre idem

          • suis très très très déçue – c’est l’arnaque – le titre est mensonger – se servir d’un piège pour chasser – on ne m’y reprendra plus

          • c’est à dire qu’il y a rupture entre l’envoutement et la joie grandissants ressentis lors de la préparation des flèches et la mise en place du piège

          • j’y crois et hop je n’y crois plus

          • va quad meme au bout, tu verras que la technique des pièges ne les met pas à l’abri du danger

          • Oui c’est ce que disent les chasseurs généralement.
            Impression d’un décalage entre les pleurs de la femme, le récit des chasseurs à leur retour (qui en rajoute des tonnes) et la façon dont la chasse s’est réellement passée ; le conte n’opère plus en ce qui me concerne. J’y ai bien cru pourtant à ce combat équitable et courageux, lorsque deux des chasseurs miment le tireur de flèche et le lion qui s’écroule sur le flanc. Or par la suite, il s’avère que le lion est déjà à terre et blessé. Il n’y a plus qu’à s’approcher et l’achever.
            Oui la brousse est sèche et presque inexistante par endroit C’est presque le désert

          • s’ils faisaient de l’élevage de lions ils seraient plus tranquilles – ou pas d’élevage du tout

        • @belette:  » pas compris » je parlais des posts remplacés à vitesse V
          On enchaîne

  6. bien aimé Fidelio hier soir sur Arte (mais pourquoi passer un bon film, inédit à la tv, à 23h30 en semaine)
    j’ai retrouvé les commentaires du dis-moi sur ce film page 104 et suivantes
    http://begaudeau.info/dis-moi/comment-page-104/#comments

    • @yeux bleus: héééé ben, rien à voir mais j’avais écrit une putain de belle histoire psychiatrique à l’époque,
      c’était du temps où je m’appliquais à écrire, du temps où j’en avais des choses à dire,
      je crois que j’étais un peu vénère sur le fond en plus.

      Je l’ai revu y a pas très longtemps devant la gare ce patient , il conduisait une bagnole avec des kanaks dedans et m’ a fait un grand bonjour.

    • @yeux bleus: je crois qu’à l’époque j’étais assez vénère que tout le monde en ait rien à foutre du sort des schizophrènes.
      Bon.
      Deux ans plus tard on peut dire que j’ai fait mon deuil.
      C’est bien , je progresse.

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