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2017, année du punk

L’année 2017 ne sera pas l’année du punk par l’effet du calendrier, le punk n’étant pas né en 77 en Angleterre, mais à Détroit en 69. L’année 2017 sera l’année du punk parce que Ludivine, Guillaume et Mousse l’ont voulue telle.
On ne présente plus Guillaume, inégalable en sablier, ni Ludivine, angevine de souche, mais qui est Mousse? Quelques rappels biographiques :
En mars 1993, Mousse renonce au sport, le hand-ball, qui lui vaudra son surnom.
Le 3 mai 2001, il consacre « And out come the wolves » meilleur album de l’histoire de l’Amérique. Le numéro 2 est Buffalo Bill.
En 2014, il ne lit que du Nathalie Quintane.
En 2017, il décrète 2017 année du punk, sur une idée de Ludivine soutenue par Guillaume.

Les festivités en seront nombreuses et au nombre de deux:

3 mars. Gibus, Paris. Justine et les Attendants + guests jouent Fantôme.

(et le 4 mars, même équipe même tarif à Nantes.)

https://www.facebook.com/events/101448753686599/

*

18 mars, 17h, médiathèque d’Ivry, « L’émancipation punk »

Conférence qu’on pourra préparer en relisant gratuitement

http://zamdatala.net/publications/punk-a-singe/

et en écoutant :

https://www.youtube.com/watch?v=fo0kE9Ov2-U

Quelques  festivités complémentaires :

 

-Du 6 au 21 janvier,  théâtre La Commune, Aubervilliers, La Bonne nouvelle

http://lacommune-aubervilliers.fr/la-bonne-nouvelle

 

(le 13 janvier, rencontre avec Frédéric Lordon)

-22 janvier, 18h30, Cinéma Le Studio, Aubervilliers, Nimporte qui, documentaire de François Bégaudeau, 45 ans.

-24 janvier : Les Arpenteurs, Paris. Rencontre  autour de Molécules.

-26 janvier, 2 février, 9 février, 16 février, 19h30 : carte blanche à la cinémathèque. Avec respectivement Keaton, Rouch, Bresson, Franco.

-27 janvier, 10h00, Les Studios, Angers, dans le cadre de Premiers plans, Nimporte qui, documentaire de François Bégaudeau, 45 ans.

-28 janvier : Théâtre de Sénart, dialogue avec Benoit Lambert, 45 ans, dans le cadre de la tournée de La Bonne nouvelle.

-4 février, 16h, Nantes, Autour du faits divers en littérature (avec I. Jablonka)

-9 et 10 mars, Pau : rencontre autour de Molécules

-19 mars, Rennes, Rue des livres

-23-24 mars, Saint-Nazaire / Guérande. Autour de La devise.

-30 mars, 16h, Clermont-Ferrand, Littératures au Centre, Dialogue avec Olivia Rosenthal.

-7-8 avril, Grenoble, Printemps du livre.

-13-14 avril, Cholet, festival Les Arlequins

-7 mai, piscine.

-28 mai, Théâtre Paris-Villette, première de Contagion, mise en scène Valérie Grail. 12 représentations.

-25-27 juin, Toulouse, Marathon des mots.

57 Commentaires

  1. trop d’la chance à Ivry,
    z’ont pas eu le traitement des chtis qu’avaient eu que les paroles

    il progresse François Begaudeau, il progresse

  2. dis-moi françois est-ce que tu penses que la puissance subversive du punk se poursuit aujourd’hui ?

    au delà des gens qui continuent à écouter ou produire cette musique avec joirgne – joie et hargne comme disait ton ami jean-philippe – est-ce que pour toi le punk en tant que tel a toujours la force politique qu’il avait autrefois ?

    • ta question peut s’entendre de deux manières :
      -est-ce que, dans l’espace public, le punk actuel produit objectivement de la subversion?
      cette question elle-meme subdivisible en plusieurs: est-ce qu’il est toujours aussi actif 1 dans la vitalité de sa scène 2 dans la production de réseaux alternatifs 3 dans sa faculté à attiser des énergies politiques dans ceux qui le fréquentent. A ces trois questions, je crois pouvoir répondre que oui. En fait il n’y a jamais eu autant de groupes punk en activité, et jamais autant de gens qui les suivent, les écoutent, les voient en concert, font vivre des lieux qui les accueillent et soutiennent des productions alternatives. Et puis le punk n’a jamais faibli en potacherie -n’a jamais laché ce geste primitif de se foutre du monde. A chaque écoute de n’importe qui dans le monde, il se passe de la politique (par ce que ça fait au corps)
      -est-ce que pour moi il a toujours la force politique d’autrefois? La réponse n’a pas grand chose à voir avec l’examen de la situation objective que je détaille ci-dessus. Pour moi le diagnostic contemporain compte peu, étant donné que depuis toujours, en 86, comme en 98, comme en 2004, mon expérience du punk est intempestive. Elle se soutient de la fréquentation quotidienne du répertoire punk, qu’il date d’aujourd’hui, de 69, de 77, ou 96. La question est donc : est-ce que mon écoute du punk, débridée et transtemporelle, me remplit toujours de la même puissance, celle que je décrivais hier, celle qui donne une certitude affective, une plénitude physique, et par extension du courage (le courage de persister dans l’hypothèse anarchiste, pour le dire vite). La réponse est oui, définitivement oui. Je l’ai un peu effleuré hier : je suis soufflé par la persistance intacte de l’effet que me fait cette musique, ou la pensée qu’elle existe, la pensée que des gens en jouent, ou même simplement en ont joué -je veux dire : même si plus personne ne jouait du punk aujourd’hui, il y aurait la musique à disposition, mais aussi le fait ineffaçable qu’elle a eu lieu (comme Rimbaud a eu lieu). Il y a donc ce constat simple : l’écoute de Pretty vacant, de Lost and found, de Linoleum, de J’écoutais les Cramps, de Nous qui désirons sans fin, me met exactement dans le même état que lorsque j’ai découvert ces morceaux en respectivement 86, 89, 94, 2008, 2011. Peut-etre même que c’est plus intense encore, plus instantanément vivifiant et mobilisateur, parce que justement ça s’épaissit d’un sentiment de certitude connexe au constat de cette persistance. Oui décidément c’était bien ça. J’ai eu tout de suite le sentiment que mon port affectif serait là, et c’est bien ce qui s’est passé. Ca ne s’est jamais démenti. Je n’aurais moi-même pas cru.
      Effleuré aussi hier : ce constat renouvelé qu’avec le punk (pour moi), 12 secondes peuvent vous faire 20 ans. Par exemple le morceau suivant, déjà très court, me fera encore dix ans (voire plus) sur sa seule intro (12 secondes)
      https://www.youtube.com/watch?v=anGbGfZ34-I
      (sans parler de ses 6 dernières secondes)
      (ni du milieu)

  3. belle conférence ce soir, même si j’ai finalement fait ce qui est pourtant formellement proscrit : le prix libre du livre ne signifie pas livre gratuit, j’ai donc une dette envers ton éditeur et toi-même… Il faudra que je (me) rachète, par exemple le 4 avril au Lucernaire ?

    • pas de dette entre nous
      dans prix libre, il y a gratuit
      mais tu es le bienvenu le 4

      • @François Bégaudeau: pour le 4, c’est réservé, comme ça il n’y aura pas d’oubli. Quant à la dette, si elle n’est pas entre nous, elle est au moins morale vis-à-vis de ton éditeur, je me dois donc d’aller consulter son catalogue et d’y trouver de quoi participer à son entreprise hors des sentiers battus de l’édition

        • je ne peux pas te l’interdire, ce serait un paradoxe
          en tout cas cet éditeur mérite attention

  4. Salut François. J’ai pas pu être là le vendredi 3 mars. La veille j’étais aux Garage Lopez à la mécanique ondulatoire et l’âge n’aidant pas j’ai pas réussi à enchaîner 2 soirs de suite. C’est moche de vieillir Des vidéos que j’ai vues, ça avait l’air bien. Si j’en crois Bruno Lopez y avait presque tous les Zab, ça devait être une chouette soirée. Bises affectueuses.

    • oui c’était très bien, les Justine ont été étonnants de justesse
      on t’en veut pas trop

  5. François, as-tu lu le bouquin de Jablonka ? Et si oui, qu’en as-tu pensé ?

    • J’y ai de toute facon été obligé car je fais une rencontre avec lui à Nantes samedi – mais lui aura-t-il lu Molécules? on verra.
      Le livre est tout sauf nul. Beaucoup à dire. J’attends samedi de voir comment tourne la discussion. S’il repart sur Laetitia c’est moi et la Shoah, ca va mal aller.

      • @François Bégaudeau: donc l’obligation n’est pas réciproque et la politesse entre écrivains pas forcément partagée. Je le programme, là j’ai commencé le journal de Pierre Bergounioux (2011-2015). Bah, je trouve ça vraiment intéressant. Comme quoi.

        • @Jérémy: Moi j’ai commencé l’Orphelin de Bergounioux. Je trouve ça aussi intéressant, encore un joyeux drille hein (j’ai l’impression de lire du Cioran version autofiction), même si style est parfois un peu raide. J’aime bien sa ponctuation sèche, presque rigide et militaire, même si parfois du fait de sa construction de ses phrases je doute un peu de leur sens.

          • @Charles: Son écriture m’intéresse. J’aime bien cette alternance de phrases filandreuses, à la Proust et de notations très sèches, avec un rythme rapide. Un style tachycardique, en somme. Les thématiques orientent la construction des phrases : quand il s’agit de santé, c’est plutôt sec, quand ce sont des paysages, le rythme devient plus ample. Grosso modo. Je vais continuer. C’est plutôt ascétique, mais ça n’est pas désabusé comme du Cioran. Pour l’instant.

          • @Charles: après, dans le RER, je m’attends bien à ce qu’il y ait un jour trois lycéennes qui le fassent chier en parlant un peu trop fort et qu’il en extrapole une remarque générationnelle. Mais n’ayons pas mauvais esprit et continuons. Bergounioux n’est pas Muray, arès tout.

          • @Charles: après tout

        • la question ne se pose plus, Jablonka a annulé
          gageons que c’est parce qu’il a lu Molécules et qu’il s’est trouvé tout con devant
          oui voilà on va se raconter ça

          • @François Bégaudeau: connaît-on généralement le fin mot des désistements ?

          • hélas non
            mais j’enquêterai
            en l’occurrence je sens bien que Jablonka, repu des 200 rencontres qu’il a du faire et invité désormais dans les universités américaines, va pas s’emmerder à discuter dans une FNAC de Nantes

        • @Jérémy: si le libertaire se donne quelques règles, pas sure que celle de « s’obliger » à lire une bouquin, prendre connaissance d’une production avant une rencontre en fasse partie

          Une politesse certes, comme chacun ici sait un peu et surtout un plaisir à lire la patte, prendre connaissance du taf avec qui il va un tant soit peu vivre un peu, peut-être rire, penser enfin tu vois le truc quoi

          • oui, je vois le truc

        • @Jérémy: j’essayais plutôt de dire aussi qu’il obligeait personne mais bon je merdouille

          Esscuse le dérangement Jerem,

          • @pam59: pas de mal

  6. Ces échanges sont passionnants, merci d’avoir mis en ligne. Par certains aspects, on dirait une sorte de postface à « Deux singes ». J’ai envie de reprendre les propos par le menu c’est-à-dire par la chronologie. La mise au point initiale de François, très précise, tend une perche à la justification d’un a priori qui, malheureusement, n’est pas élucidé, alors qu’il y invitation à le faire. A moins que j’aie mal lu. C’est la première réflexion que je me faisais.

  7. pour le 7 mai, tu n’oublieras pas d’être prudent françois.

  8. notif

  9. Je prend date – bien envie de sentir à nouveau la puissance du punk-rock traverser mon corps

    • pour ca il suffit de connaitre les ausmuteants
      https://www.youtube.com/watch?v=DHBZ93ILNxY

      • @François Bégaudeau:

        -4 février, 16h, Nantes, Autour du faits divers en littérature (avec I. Jablonka)

        Sais-tu déjà où aura lieu cette rencontre avec Jablonka ?

      • 26/01/2017, cinémathèque françaEse, Un parlons cinéma presque parfait

        * décoration : sans surprise, un coordonné gris/bleu rouge noir écru façon burton un peu, on salue toutefois le moelleux ferme des fauteuils, moins les changements quotidiens de porte pour l’entrée principale (mercredi soir pour prendre mon billet c’était tout à droite sur le côté, hier sur le côté gauche, beaucoup de flou dans le positionnement de l’arrivée) De plus, comme le faisait remarquer la femme avec qui je suis sortie du truc « ouch c’est lourd » ce à quoi j’ai tenté un « ça c’est de la porte » qui se voulait encourageant
        * animation : elle a pas eu lieu on sait pas pourquoi alors que François Bégaudeau avait annoncé un vote keaton vs chaplin pour clore la soirée, que d’la gueule ces libertaires potaches
        * propreté des toilettes : pas testé, pas eu envie, la petite fiole d’urine n’était pas exigée pour voir le film ou assister à la causerie d’après donc j’ai pas forcé
        tonalité d’atmosphère : joie à être là, à enfin visionner un film avec François, à un moment j’ai pensé j’ai un peu froid, de là à changer de place et le coller, me suis dit que j’attendrais plutôt le moment lambada
        * film : très très bien oui même si le fait que François Bégaudeau dise comme ça tout net « en revanche le film c’est pas moi qui l’ai fait mais mon ami Keaton qui n’utilise que des effets simples mais très spéciaux dont pas mal restent encore un mystère pour moi par exemple prenons le coup des travellings le long du train, le filmage, c’est depuis un autre train parallèle? ah? à c’t’époque en plus, les années 20, chapeau quoi » ça m’a choquée parcque quand même quand on décide de participer à un parlons cinéma presque parfait, on fait maison gros, sur ce coup là contrairement à la porte, la dame avec qui je suis sortie et moi, on t’a trouvé assez léger

        • @pam59: tu choisirais Keaton ou Chaplin ?

          • @Jérémy: à la primaire du muet? :- D

            dans le film 600 euros d’Adnane Tragha (2016) t’as un Marco qui fait remplir un quizz/enquête de personnalité/test psycho (t’es plutôt brel ou willem (la tortue) / sanchez ou chavez) à une colocataire potentielle qui écourte vite fait hallucinée le truc (ça tombe bien elle est la seule à candidater et vu sa situation Marco va vite lui filer une clé)

            tu choisirais Keaton ou Chaplin?

            plus familière de charlie mais encore total sous mon récent coup de foudre avec buster après, sur un malentendu avec harold, dirais pas non non plus

      • 26/01/2017, cinémathèque françaEse, Un parlons cinéma presque parfait

        en vrai, j’ai a do ré :- D

      • 26/01/2017, cinémathèque françaEse, Un parlons cinéma presque parfait

        en vrai de vrai , j’ai a do ré :- D

      • @François Bégaudeau: tu n’étais pas au concert du Batofar ? Ils sont impressionnants sur scène…

  10. putain ah ouais quand même :- D

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