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Molécules, roman. En librairie le 18/08

Que dire de ce roman? Rien de plus que ce qu’il contient.
Contentons-nous de signaler quelques dates de promo.  Je recommande notamment la soirée à la librairie La manoeuvre. Parce que c’est ma librairie de quartier, et parce que c’est tout près de chez Manuel Valls -qui a promis de passer.

***

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***

couv molécules Bégaudeau

18 aout, Arte, le 28 minutes

23 aout 18h, Radio libertaire. Avec Alexandrine, et peut-être Alexandrane.

1 septembre, Boomerang, France Inter, 9H

3 septembre, Forum Fnac, Carré du temple, 17h30

5 septembre, soirée de rentrée Verticales au Point éphémère (avec Elitza Gueorguieva, qui sort un très bon premier roman chez Verticales, Les cosmonautes ne font que passer)

10 septembre, Nancy, Le livre sur la place

13 septembre Fnac Montparnasse, 19h

14 septembre, librairie La Manoeuvre, rencontre. Pour fêter aussi la sortie, le même jour, de Wonder et de Victoria

20 septembre, Paris 5ème, librairie Compagnie (avec Elitza Gueorguieva, qui sort un très bon premier roman chez Verticales, Les cosmonautes ne font que passer)

22 septembre, Correspondances de Manosque

26 septembre, Théâtre du Rond Point, rencontre Télérama

28 septembre : Fuocoammare en salle

 

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658 Commentaires

  1. Molécules, une femme en lit le début en lecture neutre http://printempsdulivre.bm-grenoble.fr/wp-content/uploads/2017/03/Begaudeau.mp3

    et on s’amuse de voir là où on y met un autre relief, un autre ton, marrant,

  2. et puis j’arrive à l’instant là-dessus, direct ça réchauffe
    … / T.Odiette: En octobre dernier, je retrouvais François Bégaudeau à la librairie Le Divan. L’occasion de prolonger avec lui, le film « François Bégaudeau, un piéton », réalisé cinq ans plus tôt. / … https://www.youtube.com/watch?v=wu4K5JnFhkQ
    dès l’intro, la déconne éclair qu’on aime puis on déroule,
    bien intéressant le moment check-list des événements de 1995, la méthode de sélection/recherche y compris du moment posté avant-hier dans le dis-moi, on sourit,

  3. Intervention de François à Rouen (1ère partie). Quelques extraits.

    Mise en bouche. La questionneuse demande qui a lu le roman. François lève la main.

    – Sur la genèse : « C’est d’abord un fait divers que j’avais repéré et qui m’avait fait tilter. La composante affective était très forte. Ce qui m’intéressait, c’est un homme qui tue une femme, la quintessence du fait-divers, et que des gens qui ne sont pas des professionnels du crime soient propulsés dans une sphère de l’exception. La première découpe, c’était de faire d’une femme le chef de l’enquête. J’aime bien perturber les genres. Par rapport à ce binôme de flics, je suis conscient de reconduire un modèle conventionnel. Mais ça peut être très vite assez drôle. Par exemple, j’aime bien que la femme vanne son subordonné. Elle est un peu brut de décoffrage, ma capitaine. J’aime assez les filles qui ne s’en laissent pas compter. Nos sociétés sont très largement patriarcales. La littérature peut être un espace où on peut renverser la donne. »

    – Sur le procès de Gilles : « La machine judiciaire fait un pari interprétatif. La justice est bien obligée de juger les faits, mais il faut qu’elle reste modeste. Belinski comprend que la justice est un combat argumentatif, sophiste, que la vérité d’un homme, on y a renoncé. Il est roublard et c’est pour ça qu’il gagne. Si vous regardez un type comme Dupond-Moretti, c’est un roublard de première, un marchand de tapis. Sans doute talentueux. Mais il respire le vice rhétorique. En même temps, c’est très impudique, un procès. On étale beaucoup de choses de la vie des gens dans un prétoire. Je sens parfois que les questions que pose la justice ne sont pas strictement utiles à son exercice. Je dirais plutôt qu’il y a un mobile affectif : le voyeurisme. Ce qui m’intéresse, c’est de ramener la justice dans le cercle tendre de l’humanité. Ca m’intéresse beaucoup, cette affaire-là »

    • faudra que tu racontes aussi que sans le Jeremy crew on aurait été six

      • @François Bégaudeau: il y avait très peu de monde, en effet, ça m’a surpris à ce point-là. Je ne sais pas comment ils ont fait leur com’, comment ils la font habituellement et s’ils perchent toujours leurs écrivains au premier étage, alors que ça circule beaucoup au rez-de-chaussée.

        • @Jérémy: merci pour ton compte-rendu part one.

          (Ne le répète pas mais il parait que c’est l’auteur lui-même qui a demandé à être au premier. Depuis l’épisode de la royaliste belge à Paris il a un peur des vieilles dames et s’est dit que l’escalier les rebuterait.)

          • @Juliette B: il y a des vieilles dames normandes qu’on pousserait bien dans l’escalier.

    • @Jérémy: thank you pour le compte-rendu il fait plaisir à lire
      il y aura une part two ? qui raconte après la bouteille de calva ?

      • @yeux bleus: salut à toi, non, le Normand est pingre, c’est bien connu. Je mets le reste en ligne demain (deuxième et dernière partie).

      • Intervention de François (2ème partie)

        – sur l’enquête : je voulais que la résolution du crime soit hasardeuse et aléatoire et que les policiers n’aient aucun mérite à l’avoir trouvée, ce qui n’est pas le cas dans le fait divers initial. Un exemple auquel je tiens pas mal, c’est la scène de reconstitution, qui est tout un théâtre. Je suis étonné qu’elle soit aussi peu évoquée dans la littérature ou le cinéma. Qu’est-ce que ça veut dire, tous ces gestes refaits au ralenti ? Surtout que la personne se sent disjointe de son geste. C’est glaçant, c’est du sadisme inconscient.

        – sur la détention de Gilles et sur Hamza: c’est la première fois qu’il va en prison, c’est ce qui m’intéresse. Il n’en revient pas de ce qui lui arrive. Je lui donne donc un co-détenu et j’en arrive à ce personnage drôle, inquiétant, mégalo, hyper-complotiste.

        – sur la justice : il y a quelque chose de profondément violent dans l’exercice de la justice, qui a vocation à faire payer en incarcérant. Et le procès doit être un moment pénible. C’est dans l’inconscient de cette structure.

        – mobile du crime : la première chose qui m’intéresse, c’est d’interroger la psychologie du criminel. Les statistiques sur les crimes montrent souvent que tel homme est allé tuer telle femme, parce qu’elle l’avait viré il y a trois ans. Le délaissement d’homme est criminogène, surtout que là, dans mon livre, le crime arrive quinze ans après.

        • @Jérémy: il y a une scène de reconstitution très intéressante dans le septième juré (Lautner 1962) mais ce n’est pas avec le supposé assassin, c’est avec un témoin ( une témoine ) pour qu’il se souvienne des détails lors de la découverte du corps.
          De se remettre en situation fait raviver la mémoire, c’est pas bête.
          Dans un film ça marche.

          • @anne-laure: mais tu noteras que la reconstitution met surtout la pression sur le prévenu, en le soumettant à des chocs émotifs par la reconfiguration d’une situation. On a surtout l’impression qu’en cas de doute, le principe est de faire craquer la personne. Je n’ai pas vu le film de Lautner.

        • @Jérémy: oui c’est vrai.
          Il n’y avait pas de doute pour gilles d’ailleurs puisqu’il avoue rapidement.
          Pour pouvoir prévenir sa petite femme.
          Je ne sais plus quel sens prend cette reconstitution.
          Au cas où il se dira coupable à la place de quelqu’un d’autre ?

        • @Jérémy; François:

          il y a quelque chose de profondément violent dans l’exercice de la justice, qui a vocation à faire payer en incarcérant. Et le procès doit être un moment pénible. C’est dans l’inconscient de cette structure.

          cet état d’esprit apparaît de façon frappante dans les motifs de rejet de la demande de libération conditionnelle de jacqueline sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent (il la battait, ainsi que ses trois filles qu’il a également violées).

          Pour justifier son refus, le tribunal d’application des peines lui avait reproché en janvier « de ne pas assez s’interroger sur son acte », estimant qu’elle ne pouvait « prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie et de la médiatisation des faits, risquerait de la maintenir dans une position victimaire ».

          Hier, la cour d’appel a confirmé le refus de la libération conditionnelle en estimant que Jacqueline Sauvage continue « à se poser en victime » et que « sa réflexion demeure pauvre et limitée puisqu’elle peine encore à ce jour à accéder à un réel et authentique sentiment de culpabilité ».

          Bref, ce qu’on nous dit là c’est que cette femme DOIT se sentir coupable à vie, elle DOIT continuer, même une fois libérée, à payer dans sa tête le meurtre de son bourreau.

          • en janvier août

          • @Juliette B: hier matin j’ai accompagné une personne hospitalisée sous contrainte en psychiatrie à son audience chez le juge des liberté ( et de la détention ).
            L’idée c’est que le patient puisse faire annuler la contrainte s’il estime qu’elle est de l’abus de pouvoir ( en gros ).
            J’aime bien faire ça , c’est mon petit plaisir, surtout si le patient est du genre à donner des rendez-vous télépathiques à des femmes pour les retrouver dans des soirées éléctro.
            Bon, et le truc qui m’épate à chaque fois c’est le questionnaire du juge pour évaluer la situation :
            avez-vous un travail ? Lequel ? une femme ,des enfants, des amis ?

            Je te laisse cogiter là-dessus.

          • @anne-laure: ça fait un peu double peine comme histoire.

          • @Juliette B: oui tu n’as pas tort, les discours de l’avocate et du juge étaient subtilement orientés vers la reconnaissance de la maladie et du soin nécessaire.
            Je ne sais pas pourquoi le juge pose ces questions, il dit pour mieux vous connaître, mais ces critères de connaissance des individus sont très normalisant non ?
            D’ailleurs je reprends, il n’a pas demandé s’il avait une femme, mais plutôt, êtes vous en couple, être vous marié,
            au cas où le type serait homosexuel peut-être.
            Restons neutres.

          • @Juliette B: êtes vous marié,
            Holà j’suis pas nette.

          • @Juliette B: ah, et il a aussi demandé quelles étaient ses distractions dans la vie.
            Ses hobbies.

          • @Juliette B: ah, et il a aussi demandé s’il avait des problèmes pour gérer son fric, s’il avait des dettes.

          • @anne-laure: qui avait demandé son hospitalisation ? la famille ?

          • @Juliette B: un médecin et papa maman oui.

          • @anne-laure: et c’est quoi cette histoire de RV télépathiques ? tu veux dire qu’il donne des rv dans sa tête à des filles et croit que c’est en vrai ?

          • @Juliette B: bé oui , à une femme en particulier , l’élue.
            Ah bah oui mais si faut reprendre tout depuis le début juliette je ne suis pas d’accord.

          • @anne-laure: il s’invente tout seul des lapins quoi,
            mais tu as raison gardons-lui son mystère

            (clint et françois étaient tous les deux très en forme hier, ils pétaient le feu on pourrait dire. je t’en informe en passant parce que je sais que tu te soucies de leur santé)

          • @Juliette B: tu es donc télépathe toi aussi.
            Oui j’avais imaginé une fin de séance de cow-boys avec des petites lumières bleues tournoyantes si tu vois ce que je veux dire.

          • @Juliette B: n’empêche que depuis ce fameux dimanche nous ne recevons plus de signes d’écriture de françois.
            Ce que tu décris comme pétage de feu était probablement son dernier élan vital et mon imagination était une prémonition.
            C’est dommage, on l’aimait bien ce françois bégaudeau, on s’y était attaché.

          • les jeunes avaient 50 ans en moyenne à la médiathèque, et 45 en moyenne au cinéma le soir

          • @anne-laure: tkt on m’a dit qu’il était à Loudéac, encore en train de fricoter avec des jeunes je crois

          • @Juliette B: avec des jeunes mémés tu veux dire ?
            Moins de 80.
            Loudéac ça sonne breton.

          • @anne-laure: lycée le matin, médiathèque l’après midi, cinéma le soir. Le marathon de Loudeac ca s’appelle.

          • @Juliette B: ah d’accord.
            Ils vont encore tout nous l’abimer à lui faire faire n’importe quoi.
            Et tu vas voir qu’il va finir par nous la faire sa crise cardiaque nom de d’là.
            Loudéac serait plutôt périgourdin me disais-je.
            Loudéic breton.

          • @anne-laure: ouais t’as raison c’est trop triste, vais me consoler en allant voir Thomas et Thomas dans Il est des notres puisque cest commen ça.
            (Nommé aux prochains César categorie Revelations ton Thomas au fait)

          • @Juliette B: c’est vrai que c’est un homme tellement révélateur.

            J’aurais été tellement déçue que t’y ailles pas en fait.
            Je me serais pendue.

          • @anne-laure: Oh la la anne-laure c’était bien

            mon thomas était royal, bien confortable dans son corps tendre et toutes oreilles ouvertes aux récits de ses amis

            ton thomas a effectivement montré sa bite dans un numéro étonnant de transformation de slip en débardeur (forcément ça déborde)

            céline a fait pour son amant une pole dance dans la caravane façon Buster Keaton (tous les deux très sérieux et elle super balèze dans l’exercice mais se cognant ou renversant la vaisselle à chaque mouvement c’est petit une caravane).
            et leur façon de manger des coquillettes devrait être brevetée

            etc.

            tiens « du coup » une interview « heu du coup » du chef de meute: https://www.youtube.com/watch?v=SW2zKU0j9qQ

          • @Juliette B: Oh oui il est beau ton thomas dans ce film-là, je m’en souviens.
            J’avais à peine calculé le mien à ssst’époque.

          • @Juliette B: bon et alors heuuu du coup , revenons-en à wonder,
            tu ne trouves pas que le barbu ours grognon de la bd ressemble un peu à ton thomas de ce film ?
            du coup

          • @anne-laure: je vois celui de wonder plus grand et surtout son regard est noir au début, il semble en vouloir à la terre entière.

            même après, quand il est calmé, il n’a jamais le regard tendre de mon thomas

            (je savais pas que tu avais vu Il est des nôtres coquinette)

          • @Juliette B: Céline elle m’agace un peu avec son beau corps tonique dont elle est si fière.
            J’étais bien contente d’observer que dans apnée elle n’avait pas les meilleurs répliques.
            Ce qui fait qu’elle m’agaçait encore plus.
            Y a juste une réplique dans le bain qui me l’ a faite un peu aimée.
            Et puis son attitude de petite fille sage auprès de son père , elle était rigolote.
            Et puis d’avoir choisi d’arriver au mariage sur un cheval de barbie vivant.
            Et géant.
            Point.
            Juste trois points positifs.

          • @Juliette B: ah ? j’avais omis de te dire que je l’avais vu ? Mais siiiiiii.
            ça fait un bail mais présenté par françois chéri chéri au cinoche de Saumur, ça marque.

          • @anne-laure: j’aime bien comment elle rit quand thomas lui enfourne de force des coquillettes dans la bouche.

            et puis dans celle où elle montre son joli corps en dansant elle ne craint pas le ridicule
            point positif ça

          • @anne-laure:

            présenté par françois chéri chéri au cinoche de Saumur

            kwwwwwoiiiiii ?! par françois bégaudeau himself oooh veinarde et qu’est ce qu’il a dit du film dont tu te souviens un peu ?

            avez-vous parlé de la scène sacrificielle sanglante ? elle m’intrigue

          • @Juliette B: oui je crois qu’il y a un truc qui a ripé dans la scène des coquillettes,
            ce qui était drôle c’est qu’ils n’en riaient pas du tout.
            Faisaient comme si tout était normal.
            Pas pu s’empêcher de rire la blondasse.
            Mais ils ont bien fait de garder ce ripage en effet.
            C’est beau comme elle rit.

            si je me souviens bien de la scène.

          • thomas, l’autre, le neuneu, est ces jours ci à l’écran dans un film qui se passe chez les inuits
            Dieu fasse qu’il n’en revienne pas

          • @Juliette B: oui par françois himself lorsqu’il était jeune.
            C’est bien cette scène sanglante hein ?
            j’adore.
            Je ne sais plus trop ce que françois en dit, faudrait lui demander.

            J’adore la dernière image de ce film.
            La dernière scène.
            Avec la 7ème symphonie de Beethoven je crois.
            Elle est très en lien avec la scène de carnage.

          • @anne-laure: il y a un moment où c’est lui qui rit, c’est dans la caravane après l’amour quand ils commentent ce qu’ils viennent de faire et qu’elle lui dit qu’elle a un utérus rétroversé

            on voit qu’il ne s’y attend pas du tout
            et ça le fait trop marrer

          • @anne-laure: l’image finale est très belle oui,

            thomas a une façon de se mouvoir nu qui fait penser à celle d’une femme ronde et sensuelle
            il est belle

          • @Juliette B: ou qui fait penser à un boulonnais.
            Le cheval. Pas le type qui compte les boulons.

          • @Juliette B: je crois que la scène de carnage à quelque chose à voir avec la personnalité anarchiste, qui veut bien tout de la part des autres à condition qu’ils ne viennent pas la dévorer.

            En parlant musique classique ça me fait penser que la scène de patinage sur glace d’apnée n’utilise pas l’hiver de Vivaldi, mais l’été.
            Quel paradoxe.
            Quelle bande de charlatans.

          • @anne-laure:

            quelque chose à voir avec la personnalité anarchiste, qui veut bien tout de la part des autres à condition qu’ils ne viennent pas la dévorer.

            oui c’est pas mal cette idée

            (quand j’étais petite spectacle de danse à la fin de l’année sur les 4 saisons – je faisais un flocon)

          • @Juliette B: Ooooh tu devais être trop mignonne.
            Et te rendais-tu compte que tu avais la meilleure partie des quatre saisons ?

            Moi j’ai fait grand-mère dans savez danser grand-mère comme dans le bon vieux temps quand vous aviez vingt ans.
            J’ai une photo où je fais bien la gueule.
            J’ai fait mexicaine aussi.

          • @françois: hé bien tu iras le voir le film de thomas chez les inuits et tu nous diras s’il est bien sinon on bouge pas.

          • @Juliette B: et alors comme ça on écrit des mots d’amour à jean-christ sur facebook ?
            Quelle coquine

          • @anne-laure: j’ai dit tous tu remarqueras

          • @Juliette B: oui c’est vrai.

          • @Juliette B et françois: j’ai vu le film des thomas chez les inuits et c’est bon je valide, vous pouvez y aller.

          • @anne-laure: yééééééh

          • @Juliette B: je te donne un peu le ton du film, avec ton thomas qu’a pas l’air en forme dis donc, on dirait qu’il a des soucis.

          • @anne-laure: oui t’as raison. C’est peut être la chemise bûcheron, j’ai la même et ca me fait ca aussi quand je la porte.
            Merci en tout cas, je pars au travail avec dans la tête l’air de la chanson de l’épisode 2

          • @Juliette B: Oh bah oui elle est géniale cette chanson, le refrain fait très manga des années 80/90 je trouve.
            Olive et tom ils sont toujours en forme.
            Tom olivier c’est nous qu’on va gagner.

          • @Juliette B: as-tu eu le temps l’envie de regarder tous les épisodes ?
            Celui-ci me fait l’effet d’un grand sourire pas possible,
            C’est en partie dans le film, celui avec ton thomas n’est pas dans le film, je te préviens : ton thomas n’est pas dans le film.
            Que tu ne sois pas trompée sur la marchandise.
            Je crois que ton thomas est trop sophistiqué pour ce film.

          • @Juliette B: quoique la réplique on dirait surtout son fils soit hyper sophistiquée quand on y pense.
            Hier matin je rêvais que je décortiquais des crevettes pour faire des appâts pour choper des poissons , ça leur faisait comme des petites nageoires de grondins sur les côtés, on aurait dit des jolis petits poissons.
            Alors que je commençais à les placer sur des hameçons tout en réfléchissant à quel endroit j’allais jeter ma ligne ( dans le profond ou le pas profond ) Alice m’a réveillée pour que je l’emmène au lycée.
            J’étais dégoutée de la vie.

          • @anne-laure: non pas eu le temps de regarder d’autres épisodes et je voulais pas spoiler le film;
            vais essayer d’y aller tout à l’heure

            mais j’ai regardé l’épisode que tu viens de mettre et je les aime bien aussi ces deux thomas là, le tiens a vraiment une lenteur qui me fait rire

            pour le mien tkt, je savais qu’il était pas dans ce film
            mais il faut bien qu’il vive sa vie,
            qu’il se débrouille un peu sans moi quand même non mais hé ho

          • @Juliette B: c’est vrai qu’il est d’une telle dépendance affective, à mettre les mêmes chemises que toi, à se rendre malade parce que tu vas au cinoche sans lui,
            tu fais bien de le mater un peu.

            Oui ces deux thomas en doudounes sont merveilleux.
            Je les aime la vie est belle.

  4. je vous pose ici un petit complément psychiatrique, parce qu’il parait qu’aujourd’hui c’est blouses blanches et santé mentale,
    me fait penser que ce matin j’ai fait prendre un bain à un gros bébé de 100 kilos rond comme un bouddha qui fait papapa mamaman toumi et j’ai kiffé ma race.
    Sur fond de pierre bachelet of course.

    • ma soeur, as-tu vu ton Fredo à HEC?
      un document

      • @François Bégaudeau: maaaaaais non kessedonkessessi, je m’en va à sa recherche.

      • @François Bégaudeau: Hé ben ça commence bien , elle m’énerve bien la petite saloperie à cravate rouge, j’ai les mâchoires qui se serrent et ça me lance dans le crâne.

        • tu n’es pas au bout de tes peines
          un des deux intervieweurs est une calamité. mais Fredo restera droit et souverain
          (même s’il se laisse embarquer dans des questions pas de son niveau, et je sais bien ce qu’il en est, faudrait pas répondre mais on répond)

          • @François Bégaudeau: je serai courageuse.
            Déjà le mec à cravate bleue me tétanise d’effroi avec son drôle de sourire, mais j’assure.

          • @François Bégaudeau: vraiment très très intéressant tout ça,
            me garde les trente dernières minutes pour demain.
            merci merci
            bisou bisou

          • de la confiture aux cochons on serait tenté de dire,

          • @François Bégaudeau: C’est passionnant. Le visage de droite de l’intervieweur blond vénitien est vertigineux.

          • Une chose dont on se rend compte : ces jeunes gens ne s’intéressent pas à l’économie. Pas du tout. Comme le dira Lordon par la bande, ils ne s’intéressent pas à l’économie en tant que telle (et donc à la structure du capital), mais aux marchés (c’est-à-dire à la quantité de capital à investir ici ou là). Ils ne s’intéressent pas à l’économie mais, comme leur nom l’indique, au commerce.
            Leur soi-disant réalisme économique ne repose sur aucune analyse de ce réel.

          • @François Bégaudeau: Ou plutôt : ils s’intéressent à l’économie dans le cadre néo-libéral qu’ils ne remettent donc pas en question. Ca assèche sans doute leur vision économique qui se réduit alors à une vision managériale.

          • l’intervieweur à la cravate bleue (au centre) moi je le vois bien devenir journaliste plus tard, comme claire chazal qui a fait les mêmes études.
            on décèle chez lui toutes les qualités requises.

          • @Charles: plutôt qui tire vers le roux le blond non ?
            Comme fredo. Comme mon gros chat.
            Son profil est magnifique à fredo je ne le savais pas, on dirait jules césar.

            J’aurais dit comme françois, le commerce avant tout , les affaires sont les affaires, faut faire du profit.
            J’y pensais au commerce sur la route ce matin alors qu’un énorme camion se fâchait parce que je le ralentissais pour ne pas prendre un virage à 90 ( pour ne pas mourir en fait ).
            On n’a pas le même rythme.

          • @anne-laure: « Le blond vénitien est une couleur de cheveux : c’est un blond mélangé d’une teinte de roux plus ou moins prononcée, ce qui donne une coiffure avec des nuances dorées et cuivrées. » (wikipédia)

          • @charles: aaaah d’accord, veux-tu bien pardonner mon manque de culture chromatique ?
            J’ai toujours cru que blond vénitien c’était blond pute comme Maryline.
            Toujours , depuis que je suis née.
            J’étais en train de me dire, ces gamins d’hec sont nuls à chier en capitalisme, sont nuls à chier en politique aussi j’ai remarqué.
            Des gros bébés.
            Je serais curieuse de voir la gueule de leurs parents.

          • y a juste un type à la fin, qui, off, pose une question très bonne sur spinoza
            celui-là on aimerait discuter avec lui autour d’un verre

          • j’ai encore pas eu le temps de voir la dernière partie, mais ce qui m’a épaté pour le moment je dois dire c’est la patience démocratique de fredo.

          • et l’habileté de langage de cette créature me fascine,
            j’en ai toujours rêvée, dieu l’a faite.

          • @Anne-Laure: La patience démocratique de Lordon qui est une véritable politesse vis-à-vis de ses interlocuteurs, alors que les approximations de ces derniers ne relèvent pas du même registre. On se demande s’ils l’ont bien lu ou écouté, avant de préparer cette intervention.

          • Crois-tu qu’ils aient seulement jeté un oeil à Imperium ou autre? Ecouté, oui, assurément : quelques videos. En passant vite quand l’autre partait ses trucs sur Spinoza. En quoi ils ne dissemblent pas radicalement des journalistes de France Culture (voir itw avec Erner)

          • @Anne-Laure: en tout cas, j’ose espérer que les effets de Nuit Debout s’avèrent effectivement d’une ampleur qui ne soit pas encore quantifiable, comme le dit Lordon. On verra, je pense que la séquence présidentielle qui s’ouvre nous apportera quelques réponses et qu’elle fera émerger une critique des institutions, telle que Lordon la pratique. Je me disais : quel média télévisuel osera dire que cette élection présidentielle est une vaste arnaque ou osera laisser la parole à des gens qui le diront ? Il y a quelques semaines, François a bien fait comprendre, sur BFM TV, que les supputations politiques des commentateurs sur la candidature de Hollande, on n’en avait rien à battre. Si cette parole pouvait essaimer un peu partout, ce serait déjà un début.

          • Je vois arriver un mouvement qui, en parallèle à la présidentielle, manifestera le refus d’y participer. IL en était pas mal question dans les rangs de Nuit debout 2016.
            Ce mouvement sera peut-etre minus, mais il existera. Genre en mars.

          • @Jérémy: ben y a nous déjà pour essaimer cette parole : qu’on en a rien à battre des élections.
            Moi je le fais , pas toi ?
            C’est déjà pas si mal.
            Même si j’ai peu d’auditeurs comparé à TF1.
            Enfin je dis ça mais tu vas voir que juste avant je vais me prendre au jeu de faire des prévisions météorologiques.

            La patience démocratique de fredo se lit sur son visage, pas un seul rictus d’agacement, de désolation alors qu’il y a franchement matière à.
            C’est ce détail qui m’impressionne, c’est pour dire comme ce fonctionnement est ancré en lui, que c’est pas de la gnognotte la démocratie chez lui.
            C’est jésus quoi.
            Pour ça que les autres zigotos peuvent pas le comprendre, je ne suis pas d’accord avec toi avec l’hypothèses qu’en l’ayant mieux entendu au préalable ( en le lisant en l’écoutant, l’écouter ils l’ont fait à mon avis ) ils auraient posé des questions plus pertinentes, ces humains ne sont pas fait comme lui, ne viennent pas de la même planète.
            Ils voient d’après moi fredo comme une sorte d’extra-terrestre de la planète Marx.
            Une incarnation de leur ennemi idéologique qui les fascine et les amuse, ils rient beaucoup dans l’amphi t’as remarqué.
            Ils le prennent pour un guignol.
            Faudrait voir si après cette entrevue quelque chose a bougé dans leurs têtes, je te parie que non.

          • @jérémy:

            C’est jésus quoi

            je me demande si ce n’est pas une sorte d’angoisse de bonne sœur qui fait que j’ai besoin d’être rassurée par la présence de jésus sur terre, sans cela je ne trouverais certainement plus d’intérêt à la vie.

          • @François Bégaudeau: genre en mars ? Si ça pouvait se manifester avant, ce serait bien.

          • un mouvement qui s’impulse en janvier c’est rare
            à part le 11
            qui n’était pas un mouvement
            qui était un peu le contraire
            (bim ça casse)

          • @Anne-Laure: c’est sûr que quand tu entends une remarque comme « c’est très facile de dénoncer les violences policières, lorsque vous
            n’avez pas vous-même dénoncé l’expulsion d’Alain Finkielkraut », le premier réflexe qui vient, c’est l’ironie. Mais Lordon ne se laisse pas détourner par ses affects. Réponse impeccable :

            – d’abord, une analogie humoristique : « ce qu’a subi Finkielkraut était de l’ordre d’une violence symbolique. On a beaucoup brodé sur le récit de cette expulsion. Le passage de Finkielkraut à Nuit Debout, c’est comme si Christine Boutin avait essayé d’insérer son char dans la Gay Pride ». Ca met toujours les rieurs de son côté.

            – ensuite, l’analyse : « il y a des présences qui valent provocations. Finkielkraut est l’auteur des violences symboliques et politiques catastrophiques qui ravagent la société française. »

            Oui, tu as raison, pas un rictus d’agacement, rien. La rigueur analytique chevillée dans son corps, incarnée dans son corps. Pas une once de condescendance.

          • @Anne-Laure: sinon oui, je fais comme toi. J’incite au boycott. Et si une manifestation s’organise pour le dire un peu plus fort, j’en suis.

          • @jérémy: j’ai pas dit que j’incitais au boycott , les gens font ce qu’ils veulent, ils y en a beaucoup à qui il faut laisser cette petite fébrilité nécessaire de choix du pouvoir au dessus de leurs têtes,
            nécessaire je vois pas en quoi, eux seuls le savent.
            je disais que si on me demande mon avis je réponds juste que je m’en bats les couilles des élections.
            Si ça fait exemple à suivre tant mieux mais je ne pense pas être une référence pour la majorité.

            Ceci dit au premier tour je voterais peut-être NPA, par rituel, pour la forme.

          • @Anne-Laure: oui évidemment, ils font ce qu’ils veulent, mais je me prive pas de dire à certains que c’est une mascarade. J’ai un peu tendance à anticiper dans certaines conversations, en ce moment. Moi, je voterai pas. Même pas NPA. Ca veut dire quoi, la forme ? Qu’est-ce que tu mets derrière ce mot ?

          • Un truc assez efficace, déjà testé, est de notifier aux gens qu’un tiers des votants de 2017 aura plus de 65 ans.

          • @jérémy: pour ma forme à moi, parce qu’on laisse pas tomber comme ça des vieux potes de dix ans.
            Je pense que je m’en voudrais un peu si je ne participais plus à leur petit jeu.
            Et j’aime trop le sourire de philippe poutou.

          • @jérémy: et les larmes d’olivier besancenot,

            des hommes des vrais ces deux là

          • @François Bégaudeau: ah merci, je retiens, je la sortirai, celle-là

          • @François Bégaudeau: tiens, à peu près en même temps que le 11 janvier, ces mots doux de Nathalie Saint-Cricq sur France 2 : « Il faut repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie. » 

          • traiter?
            eh ben y a plus de limites

          • oui c’est parfait
            pauv femme

          • @Charles: merci Charles, c’est encore mieux de le voir. Nathalie, notre idole.

          • là aussi, elle faisait bien dans la nuance:
            http://www.acrimed.org/Journaliste-de-France-2-ou-editorialiste-du

          • @Juliette B: ah oui, quand même. Et ce n’est pas Pujadas qui aurait signé un contre-édito, il est du même bord.

          • @François Bégaudeau:

            Pov femme

            encore plus que tu n’imagines: elle est mariée à patrice duhamel

        • @anne-laure: après, ayant trouvé ma maison chez les anarchistes individualistes, je crois aux formes de résistances passives (même si le mot « résistance » ne me plaît pas, faudrait en trouver un autre). Ne pas aller voter est déjà une première action.

          • @Anne-Laure: tiens, pour toi : https://www.youtube.com/watch?v=cYq2j3RJdf4

            Initialement, dans cet entretien, Poutou est obligé de se justifier sur l’utilité de sa décision. Ca le met déjà dans une position de faiblesse. Tu imagines un candidat UMP, PS ou FN contraint de démontrer la validité de sa candidature ? De plus, s’il est contre le présidentialisme, pourquoi est-ce qu’il participe à cette course ?

            Et par rapport à la journaliste, il est trop sympa. Il devrait la renvoyer à l’idéologie sous-tendue par sa question sur les soi-disant violences propres à Nuit Debout. « Quand vous me posez une question comme celle-là, vous savez très bien de quel lieu vous parlez ». S’il était vraiment radical, il briserait le déroulement habituel de l’entretien qui en fait un interlocuteur aimable et gentiment révolté. Ce qui fait que la journaliste suit tranquillement son déroulé de questions, coche peut-être des cases avec son stylo. Et écoute (ou fait semblant d’écouter) une parole que le dispositif médiatique peut sereinement absorber.

          • @Jérémy: je te remercie de m’obliger à écouter philippe poutou que je n’écoute quasiment jamais de ma vie, j’exagère,
            ceci dit j’observe que j’avais bien raison d’avoir en lui une confiance aveugle, il me convient tout à fait sur le plan du discours.
            Sur les grandes lignes qui sont toujours les mêmes depuis 10 ans j’adhère totalement.
            Luttes sociales avant tout , repartition des richesses , réduction du temps de travail, revenu suffisant de base pour tous etc.
            Je comprends bien sa petite idée ( à lui à ses compagnons ) de s’introduire, malgré toute sa lucidité, son honnêteté, dans cette mascarade de démocratie représentative, je trouve qu’il l’explique bien.
            C’est à dire que le but du jeu est d’aller vers la zone de rapport de force que l’Etat estime légitime pour mieux le combattre.
            Je résume grossièrement.
            Même si ils se retrouvent tout à fait minoritaires, ils s’en foutent.
            C’est un peu le même effet que me font les mouvements syndicaux au boulot lorsqu’il s’agit de lutter contre la direction de l’établissement.
            Tu te dis que cela ne sert à rien que le jeu est perdu d’avance, n’empêche cela permet de voir l’ennemi au plus près.
            N’empêche que cela n’est pas sans effets.
            N’empêche qu’on dirait bien que c’est toujours dans la zone des rapports avec les syndicats qu’on daigne entendre ta souffrance au travail, qu’on commence à se méfier de toi, de ta sale colère d’ouvrier pas content.
            Ailleurs tout le monde s’en fout.

          • bien résumé aussi
            tu es aussi claire qu’une juive de gauche -s’il en reste

          • @Jérémy: et ce qu’il raconte sur son expérience nuit debout ne m’étonne pas du tout, c’est pour dire comme ce parti est un parti politique bien à part, qu’on n’associe pas du tout à l’état.

          • @Jérémy: tu m’as convaincue Jérémy, je voterai NPA.
            Rien que pour faire chier le monde tel qu’il est.

          • @Jérémy: fallait pas réveiller une vieille anarchiste qui dormait comme un serpent froid

          • @Anne-Laure: Ce que j’ai commenté ne disqualifie nullement le bien-fondé des luttes qu’il mène, évidemment. J’adhère à tous ces combats. Je m’interroge simplement sur les cadres qu’il privilégie pour mener ces combats et mon propos évoquait aussi une réflexion que Geoffroy de La Gasnerie a développée lors de son intervention à Nuit Debout : j’ai l’impression qu’en jouant le jeu de la démocratie représentative, Poutou est contraint à accepter des règles qui sont celles d’un pouvoir oligarchique, ainsi que celles du jeu médiatique afférent, qui dicte les modalités d’une intervention, fût-elle dissidente. Le jeu n’est pas perdu d’avance, si on interroge aussi les cadre « qui peuvent aussi agir à notre insu » (GDL) et peser sur le discours qu’on tient.

          • Est-ce que, par ailleurs, le NPA s’interroge sur la notion de « convergence des luttes », expression que GDL questionne lors de son intervention ? J’ai lu quelques textes sur le site du NPA au moment de Nuit Debout et ce qui est revendiqué comme une évidence, ne correspond pas à une réalité des révolutions. Je te renvoie à ce que dit GDL.

            Encore une fois, il s’agit de réfléchir aux moyens d’agir, pas à ce que qu’on défend.

          • @Jérémy: Ooooh ben je ne me souviens plus du discours de Geoffroy.
            Je ne comprends pas ce que je veux dire : réalité des révolutions.
            Tout ce que j’entends c’est que le NPA est assez calé en manifs dans la rue, en syndicalisme grèves etc.
            Son expérience du terrain et ce qu’il en déduit est bonne pour le corps de gauche à mon avis.
            S’il s’agit d’affirmer le corps social de gauche toutes les méthodes sont permises je pense, nous pouvons être multiformes, je sais pas comment dire ça.
            Etre mal défini, diffusé un peu partout comme la peste, la gale, la chtouille, je crois que c’est le meilleur moyen de troubler l’ennemi et de gagner du terrain comme disent les lutteurs de gauche.
            On va pas se laisser bouffer comme ça non mais.

          • @Jérémy: ce que veux dire, pardon , comme on écrit très tôt le matin avé la tête dans le cul on n’écrit n’importe comment

          • @Anne-Laure: évidemment, je suis d’accord avec toi. La Gasnerie explique dans le quatrième point de son exposé qu’il ne suffit pas de rassembler des énergies pour obtenir une révolution globale. Ceux qui y croient postulent que le changement d’une dimension de l’organisation sociale conduit à modifier l’ensemble de la société. Il prend l’exemple de la révolution russe qui n’a pas spécialement changé le statut des femmes ou le statut du genre. Les révolutions sont circonscrites à des domaines précis, elles ne sont jamais globales. « Chaque lutte a son pouvoir particulier a affronter et sa propre temporalité » dit GDL. Si on s’abstient de prendre en compte ces facteurs structurels, on se condamne à construire un mouvement qui se pense sur le mode de ce qu’il rate plutôt que de ce qu’il réussit. Et on s’épuise. Je trouve son analyse très pertinente.

          • @Anne-Laure: on voit bien, d’ailleurs, que l’influence de mai 68 a agi sur le mode de la dissémination, avec une temporalité qui a été propre à chaque domaine : on peut l’appliquer à l’éducation (effet immédiat, la fac de Vincennes, en 69, suppression de l’instruction civique la même année, par exemple -hélas rétablie par le réac Chevènement en 85-, solidement ancrée à travers l’EMC aujourd’hui), au droit des femmes (loi sur l’avortement en 75), à une réorganisation de la structure familiale (autorité parentale qui se substitue à l’autorité paternelle en 70, je crois, divorce par consentement mutuel en 75)…

          • l’échange passionnant entre Garcia et Badiou (lien Juliette il y a deux jours) porte à sa manière sur cette question

          • celui sur la Grèce devrait donc etre mis en ligne incessamment

          • on n’écrit n’importe comment

            rrrrooooh j’en loupe pas une,
            et quand on rentre du boulot bien nase d’avoir gigoté pendant 8 h on fait encore n’importe quoi.
            Je viens de voir le docteur strange au cinoche je vous le conseille, bien meilleur que suicid squad qui était très décevant.
            Qui était une vraie merde en fait.

            Mais alors pour le coup Jérémy , si nous sommes d’accord , je ne vois pas ce qui te gène avec le NPA.

            Merci Juliette pour ta magie.
            J’écouterai ça lorsque je serai plus vigilante.

          • @Juliette: et j’ajouterais que heureusement que tu es là parce que crois-tu que françois ferait l’effort de chercher le lien pour le poser là ?
            Ben non.
            Pas un effort , rien.
            Toujours les mêmes qui font tout le boulot.

          • Maitre des lieux, je me délégitimerais en faisant le boulot des domestiques

          • @Juliette: pour info le furet du nord viens de me confirmer l’expédition,
            héééééé ben sont pas vifs hein,
            on peut dire qui zont pas le sens du commerce ces gens là

          • @anne-laure:

            toujours les mêmes qui font tout le boulot

            ok je monte la section syndicale

          • @camarade Juliette:
            tu nous diras l’adresse où envoyer la cotis’

          • @Yeux bleus: jamais vu un adhérent réclamer d’emblée de payer sa cotis,
            c’est le patron qui t’envoie en taupe hein ? c’est ça ?
            ah ah on me la fait pas à moi

          • @camarade Juliette:
            nan nan le patron je ne le connais pas
            faut soutenir les bonnes causes et c’en est une

          • @Yeux bleus: bon d’accord tu tiendras les banderoles

          • @camarade syndiquée: ok
            et Anne-Laure tiendra le côté gauche

          • @yeux bleus: d’ac. belette propose de s’occuper de la séquestration, je pense que c’est une bonne idée.

          • @Anne-Laure: bah, je l’ai déjà dit, ce sont les modalités d’action. Ce n’est pas, par exemple, en envoyant Poutou à l’élection présidentielle que ça pèsera.

          • @Juliette/Anne-Laure/yeuxblaus: ça se passe comment une séquestration virtuelle ? On s’empare de la souris et on maintient l’écran allumé ?

          • bleus, pas blaus, pardon

          • @JulietteB: merci pour le lien !

          • @Jérémy: on t’a mis au ravitaillement merguez

          • @Juliette B: la séquestration c’est pas mon truc – j’aime pas voir souffrir – plus à l’aise avec les explosifs

          • @belette: quoi ? tu veux pas séquestrer françois bégaudeau ? je comprends plus rien moi alors

          • @Juliette B: je ne suis pas pour les demi-mesures – on le garde ou on s’en débarrasse – et mes services ne sont pas gratuits

          • @belette: ouch je sens venir la scission

          • @Jérémy:

            Ce n’est pas, par exemple, en envoyant Poutou à l’élection présidentielle que ça pèsera.

            alors que moi je pense que cela peu avoir son petit pesant pour l’affirmation du corps de gauche.
            ( ouais j’aime bien l’expression corps de gauche, fait de plein de petits individus différents )
            Je vois ça comme une forme d’espionnage au plus près du pouvoir par des gens de gauche, d’une part. Cela peut être utile.
            D’autre part une forme de dialogue avec les individus qui ne savent pas encore qu’ils sont de gauche, du moins le temps des présidentielles, du moins le temps de la visibilité médiatique.
            L’affirmation du corps demande à ce que chaque petite unité prenne conscience de ce qu’elle est.
            C’est complètement mystique ce que je raconte tiens, on dirait du docteur strange.

          • @françois: mmmh comment qu’il a dit ça déjà fredo ?
            Les patrons c’est juste que des grosses feignasses ?

          • @anne-laure: oh moi moi moi, je sais, j’adore : qu’est-ce que c’est qu’être un patron ? C’est avoir le désir de faire quelque chose mais d’être incapable de le faire tout seul.

          • @belette: ah ouais t’as raison c’est plutôt ça :
            Les patrons c’est rien que des gros handicapés.
            Des gros dépendants,
            des gros bébés à leurs mamans,

            et je te fais de la chanson parfaite que j’écoute en boucle depuis 46 heures
            et je vais me laver la touffe

          • @Juliette B: je me ravitaille où ?

          • @Anne-Laure: « L’affirmation du corps demande à ce que chaque petite unité prenne conscience de ce qu’elle est » : fais gaffe, ça vire développement personnel.

          • @belette: On s’en débarrasse ? Et que devient le site ? « Le site des sitistes sans François Bégaudeau » ?

          • Il nous restera notre cher webmaster.

          • @Jérémy: ils font des super prix chez Liddle si tu les prends par 150

          • @Jérémy: ben justement Jérémy, je me demandais tout à l’heure en m’assoupissant sur mon lit la tignasse mouillée à qui appartenait ce site, ce qui est écrit sur l’acte de propriété.
            Moi j’aurais dit : Jérôme Le blanc the webmaster.
            Je ne sais pas.
            J’attends des preuves.
            Mais je sais que pour les merguez faut les prendre dans les boucheries hallal c’est les meilleures.

          • ok on met aux voix la boucherie hallal d’anne-laure: moi j’suis d’accord;
            il faut aussi qu’on trouve un lit à baldaquin à roulettes pour belette en tête de cortège,
            on lui a promis ici un jour je me rappelle et c’est pas le genre à oublier

          • et il faut aussi trouver les slogans, des bons slogans bien saignants du genre « françois méfie-toi c’est plus nous k’tu exploiteras »

          • @Juliette: tu me fais rire avec ton slogan bien saignant.
            Et pourquoi pas :
            françois attention je commence à être un peu grognon ,
            et je vais taper du poing sur la table si tu continues à te foutre un petit peu de ma gueule à me faire bosser à ta place, malgré que tu sois le plus gentil du monde et c’est quand même pas possible que tu le fasses exprès bisou bisou

          • @anne-laure: d’accord pour ton super slogan si on ajoute Non mais à la fin

          • @Juliette: Oh oui c’est ça : non mais à la fin mon vieux quand même, zut alors ! ( avec un point d’exclamation )

          • @camarades sitistes:
            puisque Belette refuse le coup d’état prévu aux Fauvettes http://begaudeau.info/dis-moi/#comment-54254 recentrons-nous sur les revendications de base
            je propose :
            – 1 ticket-restau pour chaque jour passé sur le site

          • @blue eyes: je confirme, je ne dynamiterai pas les Fauvettes, très attachée à ma petite sortie mensuelle

          • @yeux bleus: d’accord mais j’aimerais d’abord savoir qui a sifllé la bouteille de pastis,
            on avait dit pas plus d’un verre par réunion de section,
            sinon ça se termine en cacahuètes comme la dernière fois avec le séquestré dans le baldaquin et nous qui dansons autour en rigolant comme des baleines

          • (sans compter la fracture d’Acratie qui avait glissé sur le vomi)

          • @Juliette: sur son vomi.
            je veux pas faire la poucave hein.

          • @anne-laure:
            son vomi
            ça charles nous avait dit de pas le dire, rapport aux assurances

          • comme j’ai un peu récupéré de ma vigilance j’en ai profité pour écouter garcia/badiou mais j’avoue que j’en n’ai pas retenu grand chose.
            discussion trop subtile pour moi j’ai l’impression.
            Je retiens tout de même que badiou ne me plait pas beaucoup, décidemment.
            Il y a quelque chose de sa personnalité qui me gène.
            « le maitre lacan  » déjà ça l’fait pas.
            Appuyer sur les échecs des mouvements de place.
            Les impuissances dit-il.
            Je le trouve sinistre ce vieux machin dogmatique.
            Ce que dit garcia sur ce qui manquait aux nuits debouts me semble plus juste, je l’ai observé aussi de mes propres yeux , le si peu que j’ai vu , que les gens qui s’exprimaient sur place avaient bien du mal, n’osaient pas je pense, se définir sociologiquement au préalable, dire d’où ils venaient, je pense qu’il aurait été bienheureux de le faire pour mieux analyser leurs discours.
            Et il aurait été bienheureux de le faire pour comprendre l’identité de ce groupe en effet.
            Moi je trouve ça intéressant l’identité.

          • pour conclure sur la séquestration https://vimeo.com/46839281

          • On trouve chez spino-fredo un concept qui est assez proche de ce que je nommais identité puisque ça m’intéresse, à la page 24 des affects de la politique :

            L’ingenium est aussi la récapitulation de toute notre trajectoire socio-biographique, telle qu’elle a laissé en nous des plis durables-quoique toujours modifiables en principe-au fil des affections-des rencontres-qui nous ont marqués.
            Ces marques ont formé nos manières : manières de sentir , de juger, de penser.
            A quoi ai-je été exposé et quels plis en ai-je gardés ? Quelles rencontres, quelles situations, quels évènements ont été marquants dans mon existence, c’est à dire, littéralement , ont laissé une trace, une disposition durable en moi ?
            Mon ingenium c’est moi.
            Mais un moi qui n’a du coup aucun caractère d’essence , un moi jamais fixé, toujours fluent , susceptible, selon les conditions, c’est à dire selon les rencontres et les affections, de se déplacer…ou bien de s’indurer.

          • @Anne-Laure: ça m’intéresse aussi cette histoire d’identité, de moi – perso, j’ai l’impression d’être composée d’un moi « de surface », agitable par des causes extérieures, et d’un autre moi (je ne sais comment l’appeler) inébranlable. Du coup je suis un peu embêtée avec cet extrait de Fredo.

          • @belette: oui elle est faite exprès pour être embêtante cette idée que rien n’est fixé mais n’est-ce pas super intéressant ?
            Moi je vois l’identité un peu comme un jeu de structure du genre kapla, dont tu ôtes les éléments un par un , les éléments superflus, et il n’en reste que les plus important, ceux qui servent à tenir la structure.
            C’est peut-être ça qui reste en points fixes, c’est ce qui fait qu’on ne s’effondre pas.
            T’as qu’à voir comment le dr strange a été affecté par son accident de bagnole , comment il a changé et en même temps n’a pas changé.
            Il est resté en lui l’essentiel de sa personnalité, sa façon d’appréhender le monde en allant toujours au-delà des limites fixés de la connaissance.
            C’est ce qui lui donne sa puissance d’agir.
            C’est sa puissance d’agir.
            Mais c’est parce qu’il a une cape magique aussi.

          • j’aimerais bien savoir où il veut en venir

          • @belette: qui ? le docteur strange ?
            Ben il veut sauver des vies humaines apparemment.
            C’est son truc.

          • @Anne-Laure: je crois que son truc c’est de se bagarrer au master of the mystic arts

          • @Anne-Laure: se bagarrer contre ceux qui incarnent le Mal – une espèce de guerre entre Dieux

          • @Anne-Laure: j’aime bien ton idée du jeu de structure du genre Kapla – la structure restante est selon moi pure, vouée à vivre et à souffrir le moins possible

          • @Anne-Laure: et alors en politique les choses pourraient devenir beaucoup plus douces dès lors que chacun reconnaitrait cette vocation à vivre et à ne pas souffrir aussi chez ses semblables – c’est tout con en fait – je suis une grande rêveuse

          • @belette: ouais j’avais en tête ce jeu de construction/déconstruction mais je me demande s’il existe ou si c’est mon imagination.
            Souvenir d’une scène de pédopsy d’Edith ma collègue éducspé qui y jouait avec son gamin préféré.
            Je crois que c’est la façon la plus commune aujourd’hui de voir de quoi est fait un psychisme humain.
            ( du coup je ne dis plus identité ou personnalité parce que ce n’est pas la même chose mais quand même faudrait préciser là-dessus )
            C’est assez freudien, c’est ainsi qu’il voyait les personnalités ( enfin lui c’était avec un cristal mais c’est un peu pareil )
            En spino-fredologie il n’y a pas de structures fixes.
            Il y a des structures internes qui se créent en fonction des choses ( les affections on dit , les choses qui affectent ) captées par le corps et de comment elles s’organisent entre elles découle l’ingenium , on va dire pour un maximum de puissance, pour parler comme dans les fête foraine.
            Or ces structures peuvent être modifiées.
            En cas de gros bouleversement de contexte autour du corps par exemple je pense.
            En cas de grosse affection qui traverse le corps. Boum.
            Tu vois un peu ?

          • @Anne-Laure: quels bouleversements pourraient me départir de l’idée que j’ai vocation à vivre et à ne pas vouloir souffrir ?

          • @belette: Heuuu ben je sais pas , peut-être lorsque ton corps exécutera son dernier souffle, il se dira que c’est bon tu peux mourir.
            Il en sera convaincu.

          • @belette: ou bien, un peu moins radical, pour te sauver la vie parce que tu es coincée au fond d’une crevasse le bras écrasé par des rochers tu dois te libérer en te coupant le bras.
            Dans ce cas ton corps accepte de souffrir pour vivre.

          • @belette: et d’ailleurs je me disais qu’en psychologie fredo-spinozienne on ne dirait pas que le docteur strange veut sauver des vies humaines, on dirait qu’il est fait pour.
            C’est comme s’il était missionné par la force interne déterminée par la singularité de son ingenium.

            Pour ce qui est de la question de l’identité , on peut s’inspirer de ce que raconte Tristan ( voir baguette magique de juliette ) et émettre l’hypothèse que l’ingenium se constitue aussi à partir des faits de langage choisis ( mais déterminés puisque tout l’est ) par les êtres humains en eux pour se désigner, pour s’organiser ,
            L’identité se forme par les mots-affections qui nous préexistent, qui nous désignent par le sexe , la couleur de peau , la nationalité , l’origine régionale, sociale, le goût politique , religieux , artistique etc.
            Ces mots-affections ne sont pas totalement fixes non plus, on peut les faire évoluer.
            Nous serions capables de tout à priori.
            Mais malgré nous, on ne le fait même pas exprès.
            Ne faisons rien, attendons la suite.

          • « et d’ailleurs je me disais qu’en psychologie fredo-spinozienne on ne dirait pas que le docteur strange veut sauver des vies humaines, on dirait qu’il est fait pour. »
            C’est bien pourquoi il ne faut jamais se vanter de rien -ni ne s’accabler de rien
            C’est jamais de ma faute, c’est jamais grace à moi
            Il y a de très beaux films où un héros se découvre fort, et qu’il le prend un peu comme une tuile. Il a rien demandé. Je pense aux magnifiques Incassable et La mémoire dans la peau. Et les derniers Batman sont jamais loin de cette idée.

          • @belette: « par les êtres humains entre eux », pardon, sinon on comprend pas.
            C’est un truc social le langage.
            D’homme à homme.

          • @Anne-Laure: ah oui, un peu comme Rambo – alors je dois dire selon fredo-spino, j’ai été conditionnée à vivre et à ne pas vouloir souffrir

          • @François: le don pris comme une tuile dans Dead Zone (Christopher Walken) revu récemment ou encore Au-delà (Matt Damon)

          • @belette: ben oui mais tu vois bien que des fois ça se contrarie, tu dois souffrir pour vivre.
            Et c’est tant mieux.
            Mais tention là on vire vers le moustachu.
            Pas magnum, l’autre.

          • @Anne-Laure: Higgins ?

          • @belette: ah oui voilà je me souvenais plus de son nom.
            Avec ses deux dobermans.

          • @Juliette: pour toi juliette, le mot : inchoatif.
            Comment veux tu qu’on avance avec des trucs pareils.

          • @Juliette: Ooooh comme elle est belle cette page 51, comme je l’aime.

          • @anne-laure: ah vas-y ma soeur, tu parles de ça ?

            Et les projections spontanées – l’homme politique prêtant à tous ses propres manières de juger et de penser -, et les erreurs d’imagination (les erreurs de représentation) qui tentent de les corriger, se liguent pour frapper l’intervention politique d’aléa, parfois jusqu’à lui retirer toute pertinence.
            Où l’on redécouvre cette vérité élémentaire qu’entreprendre d’affecter quelqu’un suppose de s’être préalablement interrogé sur sa complexion affective, et d’avoir une ou deux idées précises à propos de ce qui le fait vibrer.

          • @Juliette: ouais zyva, sur cette vérité élémentaire, nous les moustachus nous ajouterions que si tu n’as pas cette prétention d’affecter les autres tu peux t’abstenir aussi, de savoir ce qui te fait vibrer.
            Parce que de toutes façons tu sers à rien.

      • @François Bégaudeau: aaaaah mais heureusement que fredo est là pour me détendre avec sa définition spinoziste du patron , keskilérigolo.

        • et j’éclate de rire avec son concept gélatineux, bon faut qu’il arrête avec ses blagues ça me déconcentre.

        • il a ses petites habitudes le fredo, il a ses petits rituels : il est abonné au bloc-notes géant jaune.
          Ah il me fait rigoler.

          • @anne-laure: toi aussi tu me fais rire; je note aussi ce plaisir manifeste à ouvrir et fermer le stylo a chaque fois;
            un feutre à pointe fine je dirais

          • @juliette: ah j’ai pas noté ce détail.
            Je viens de finir cette dernière partie trop courte.
            Fredo qui nous explique l’éthique n’était-ce pas le summum de l’extase cérébrale ?
            Ah on s’est donné du mal pour vivre ça souviens-toi, tu t’en es cognées des heures et des heures de gilou.

            Ceci dit c’est souvent sur ce petit détail à propos du désir et des valeurs qu’il bute.
            A partir de là qu’il développe, c’est pas nouveau.
            J’aurais aimé qu’il développe ailleurs dans l’éthique qui porte bien son nom.

            ( petite blague sur le manuel de développement personnel de bon aloi )

            Oh faut que je m’en remette, vais me reposer un peu.

          • @juliette: si j’ai remarqué le bloc-note c’est parce qu’il a failli le faire tomber en posant son coude dessus ce maladroit.
            Qu’est-ce qu’il est gauche.

          • @juliette: quoique, tout bien réfléchi, en faisant vite fait le tour en 6 minutes, j’ai le souvenir d’avoir vécu des moments d’extase bien supérieurs avec françois.
            Selon mon échelle de valeur de plaisir.

          • parce que j’ai de plus beaux yeux
            car pour ce qui est du génie verbal, franchement Fredo est 10 mètres au-dessus de l’humanité, et donc de moi

          • @anne-laure: juste une précision, c’est important pour moi: gilou c’était vraiment du plaisir de l’écouter, même quand je m’interrogeais sur certains passages compliqués j’avais toujours envie d’y revenir: il n’aura pas été pour moi qu’un moyen d’approcher spino (et d’ailleurs c’est pas fini entre nous: hier je l’écoutais parler de la lettre G comme gauche et tout à l’heure je me suis dit que j’allais réécouter cette lettre parce que ce qu’a dit fredo sur le gratin de courgettes a fait écho).

          • @juliette: oui je le savais, je nous taquinais.

          • @françois: les yeux tout le corps et surtout le nez.
            et puis je verrai prochainement ce que donne fredo en écriture sur la longueur.
            dis-je en me faisant lécher le bras par une langue de furet.

          • merci, on va écouter

      • et sinon on peut compléter avec ce docu que j’avais filé à belette, pour illustrer les propos de fredo sur la grèce et syriza, où l’on voit comment tsipras change psychologiquement et physiquement au contact du pouvoir européen , c’est assez impressionnant, j’étais impressionnée.
        Enfin ce sont les documentaristes qui mettent ce phénomène en valeur en tous les cas, j’ai trouvé ça dans la propagande nuit debout faut dire.

      • @François Bégaudeau: je l’entame ce soir, je me marre déjà en regardant les présentations cravatées, les cheveux bien plaqués des étudiants et le sponsor à bulles qui pétillent.

        Au cas où, pour Anne-Laure, mais tu as déjà fini de mater, à mon avis.

        https://www.youtube.com/watch?v=9JwBlI0xf_k

    • ( pour le dimanche psychiatrique )
      heu sinon c’est pas trop vrai que les psychotiques ont pas de désirs en général, replis sur soi et blablabla, je ne suis pas trop d’accord avec mon collègue.
      C’est surtout qu’on casse leurs désirs avec les neuroleptiques , qu’on les casse avec les normes.
      Je tenais à le préciser.
      Et autres choses mais on n’a pas le temps.
      Feraient mieux de se regarder d’abord les désirs les névrosés avant de juger.

      • non mais parce que des fois ils ont le désir de couper la tête de maman et ils le font.

        • @anne-laure:

          heu sinon c’est pas trop vrai que les psychotiques ont pas de désirs en général,

          en tout cas la Nadia elle en exprime un clairement de désir dans le reportage: quitter l’hôpital psychiatrique pour aller dans la maison partagée où elle pourra enfin faire son ménage.
          m’a fait chialer cette conne et rigoler aussitôt après quand elle dit c’est pas de ma faute si j’suis travailleuse moi,
          c’est le moment où le docu m’a le plus intéressée cette réunion avec les patients, parce que sinon je n’ai pas trouvé les personnels interviewés très présents;
          tu l’as lu la BD « HP » dont ils parlent ?

          • @anne-laure: ça m’a fait un peu chier par exemple que le mec à qui Nadia demande « je suis depuis combien de temps ici ? » ne sache pas répondre ou au moins ne lui dise pas: »j’ai pas ton dossier là mais je regarderai et te dirai »;

            il lui dit « je sais pas, plusieurs années ».

            si lui sait pas on est pas dans la merde nous et Nadia quand/si on veut savoir.

          • @Juliette B: je suis d’accord avec toi sur la présence soignante, ça pue la routine, ça pue le discours parallèle cadrant immuable,
            autant dire qu’on prend les fous pour des cons.
            D’ailleurs il y a un type qui dit ceci si je me souviens bien : je suis fou mais pas con.

            J’suis pas sûre qu’une ligne parallèle puisse faire un cadre.
            C’est pas très mathématique ce que je dis.

          • @Juliette B: sur ce faut que j’y retourne à ma routine youpi,
            bisou bisou comme disent les chimpanzés

  5. @anne-laure: (la page d’avant est pleine alors je viens ici pour te répondre)
    oui tout ça comme prix d’après wiki: Prix Landerneau BD Coup de cœur, Grand prix de la critique décerné par l’ACBD3, Prix Ouest-France Quai des Bulles 2015, Album d’Or au 26e Festival de la Bulle d’Or de Brignais, Prix Libr’à Nous 2016, 16e Prix SNCF du Polar,,Prix bulle de cristal 2016,Prix des libraires de Bandes dessinées.

    encore un qui comme notre hôte a quitté l’Education nationale pour notre plus grand plaisir: http://www.bedetheque.com/auteur-11028-BD-Fabcaro.html

    • @Juliette B: ah j’me doutais que c’était un vieux schnock comme moué.
      puisqu’on parle dessin, j’aime beaucoup Mr Rabbit et sa batte de baseball.
      Je suis contente que son livre se vende bien, car kidit prix avec félicitations du jury dit augmentation des ventes je suppose, parce que c’est un peu la galère artiste comme métier, il faut bien le dire.

  6. histoire de pédé refoulé

    au fait tant qu’à y être, on ne sait rien d’une possible histoire de gaucher contrarié dont l’inclinaison de base aurait repris le dessus au moment de l’usage du cutter – au vu de l’âge du suspect qui frustre Brun en avouant de suite, crois bien que c’était encore bien tendance d’emmerder les mômes pour qu’il joue surtout de leur main droite –

    la possible tendance pédé sur les bords de Gilles sera effleurée par la juge

    repris un peu durant l’incarcération de Gilles à Lyon Perrache aussi par l’auteur,

    … / Jurer qu’il n’est pas homosexuel donne pour le première fois à Gilles l’impression qu’il l’est. / … 190,
    et pour le coup, c’est sur la tête de Lucie que Gilles choisit de jurer
    *(double rire perso -> pour c’qu’elle va encore prendre Julie -> pour la loyauté déjà de Gilles envers une sorte de vérité puisque sa ère est morte (il en oublie de jauger l’expression elle-même)

    phrase aussi profonde que s’accrocher à soi lors de la chute d’un pont fut décrétée vertigineuse je trouve.

    On pourrait y lire chez Gilles une tendance à accorder de l’importance à tout, à considérer, creuser, questionner toute parole, tout commentaire à son propos comme pour voir lui-même s’il est dans le vrai, dit vrai, une sorte de difficulté à trier les infos, dans ce qu’il vit, à évaluer puis décider de ce qui importe,
    oui, pourrait y avoir un truc pas simple avec la vérité/la dire chez ce perso après, à l’ombre, il se peut fort que rien n’ait tout à fait le même poids qu’hors les murs notamment le fait de partager une cellule avec quelqu’un avec qui d’emblée, à priori, on envisage pas d’enroulades. Bien prendre le temps de s’acclimater un peu quand même non? on est pas que des bêtes

    • pour c’qu’elle va encore prendre Julie Lucie

      et voilà, se propage la contamination :- )

    • Il faut bien voir que Gilles est très très fébrile
      Gilles, qui n’a pas tué pendant 35 ans, tue. Gilles se retrouve jugé, incarcéré. On peut comprendre que les questions s’affolent dans sa tete. Il sent qu’il s’échappe à lui-même, alors il prend toute explication qui passe à portée de lui.

  7. Pour Gilles,lLe fait que sa Jeanne l’ait congédié et que quelque temps après il la voit maqué avec un plus vieux qu’elle, que lui, vieux avec lequel il se dit que la baise ça doit y aller – après tout qu’en sait-il? – c’est un peu comme pour ces personnes qui réagissent crûment et agressivement vis à vis de ceux/celles qui se maquent avec des gens qui subissent des clichés, ont la répute d’assurer au lit, d’être bien membrés, d’être concon, d’être vaginalement séches

    – Charles est-il noir? asiate? Il est juste plus vieux et pharmacien? Pov Gilou, tout ça pour ça.

    • @shash: pardon mais je vous arrête pour un point technique que je comprends pas.
      Parce que je vois pas le défaut de la sécheresse, ayant compris que trop de mouille n’est pas mieux, dans le sens où plus personne ne sent plus rien tellement ça glisse, c’est visqueux, on dérape , on finit en contrebas du lit etc
      La mouille point trop n’en faut.

      • gens qui subissent des clichés, ont la répute d’assurer au lit, d’être bien membrés, d’être concon, d’être vaginalement séches

        je parle de clichès inhérents à

        par exemple les vieilles qui seraient sèches
        les asiates petites quéquettes
        et autres atomatismes

        • @shash: ah oui non mais j’étais à côté, reprenant plutôt ce qui se disait hier ici bas, rapport à Angot Houellebecq etc
          mouais je crois que ça dépend aussi de si on a une grosse chatte ou quoi,
          bon allez je commence ma journée d’action

          • @anne-laure: oui ça joue aussi.

            apparemment pour certains garçons l’abondance en la matière est excitante parce qu’elle leur renvoie l’image d’une partenaire très excitée par eux. Pour d’autres c’est repoussant.
            Mais quoiqu’il en soit l’absence totale de lubrification – ca arrive – rend la pénétration difficile voire impossible.
            Sans compter qu’elle refroidit certains mecs qui pensent a tort qu’elle signe une absence totale de désir de la fille.
            Exactement comme une fille interprète parfois a tort une bandaison molle comme le fait de n’être pas assez désirable pour le mec.

            Pauvres humains.
            Feraient mieux d’écouter Brigitte.

          • @juliette:

            Mais quoiqu’il en soit l’absence totale de lubrification – ca arrive – rend la pénétration difficile voire impossible.

            ah oui ça doit être énervant.
            ça me fait rigoler, qu’est-ce que je peux être sadique alors quand je m’y mets.

          • anne-laure, on ne dit pas grosse chatte, mais chatte large ou étroite, et de fait je crois que ce n’est pas anodin
            souviens-toi de « Elle »
            grosse c’est pour la bite -ou pas

          • @françois: oui c’est ce que je voulais dire large chatte, je l’avais testé dans ma tête, mais ça sonne moins bien que grosse chatte.
            C’est une question de goût.

          • chatte large sonne quand même mieux que large chatte
            l’antéposition de l’adjectif c’est un peu tout ou rien

          • @françois: oui je me souviens vaguement de l’histoire de la chatte étroite du film elle.
            C’est le voisin violeur qui félicite isabelle d’avoir une chatte étroite pour une vieille je crois.
            J’avais alors ma petite hypothèse comme quoi sous tension de la violence de l’acte tu serres la chatte, normal.
            C’est un reflexe.
            Je le trouvais bien naïf ce violeur.

          • la chatte étroite du film elle.

            je m’en souvenais plus tiens,
            Michelle n’a pas eu d’enfants aussi

            * un autre clichè/automatisme inhérent à?
            – le fait de perdre sa chatte étroite si on a des enfants
            – le fait de pu trop bander pour sa femme si on assiste à l’accouchement d’un des mômes
            – le fait de bander comme un turc si on ingurgite de la poudre de corne de rhnicéros

            Tandis que se taper la corne d’un rhinocéros même en ayant mis au monde 7 enfants, ça doit être quékchose

          • clichés mais sont-ils complètement faux?

          • Michelle a accouché d’un fils, non ? le vincent et sa bûche fatale en fin de film.

          • Michelle a accouché d’un fils, non ?

            ah oui c’est vrai

            c’est donc un vrai compliment de la part du violeur

          • non ils ne sont pas faux, même si les expériences en la matière peuvent être très variées

            http://rue89.nouvelobs.com/rue69/2013/08/30/vraie-histoire-sexe-apres-laccouchement-245236

          • – je préfère automatismes à clichés en fait

            et, Juliette, je n’ai jamais posté à propos de juste après l’accouchement :- )

            Ces témoignages font beaucoup de bien et ces clichés/automatismes complétement faux ou pas pourraient, pourquoi pas, amener d’autres Gilles à donc régler des comptes qu’ils s’inventent

            ça partait un peu de là :- )

          • @françois: mouais allez, va pour chatte large,
            adjugé vendu bam !

          • pour certaines, même longtemps après l’accouchement cette partie du corps est à tout jamais modifié sans qu’elles l’aient anticipé et leur mec non plus;
            c’est pas nécessairement dramatique,
            parfois ça l’ait,
            parfois c’est juste un nouvel ajustement à intégrer

            je pense à une copine qui a eu des jumelles et avec qui mes conversations sont désormais très hachées quand on boit des bières, vu qu’elle doit aller pisser toutes les 15 mn pour cause de périnée qui a bien morflé – on en rigole bien sûr mais des fois ça la fait un peu chier cette histoire.

          • ça l’est pas ça l’ait

          • les corps, leurs fonctions, capacités et les transformations tout au long d’une existence, par si prévisibles en fait et très variées oui

            De cette page du rue 89 que j’avais lue, vue déjà, je suis régulièrement le http://www.abeautifulbodyproject.org/
            Un collectif a également publié un recueil de photos du sexe des femmes également pour déposer trace de sa variété.

            Je relie notamment cette initiative au fait de réagir aussi face à ce qu’on voit surtout des femmes dans les fil de temps en temps abordé et documenté dans le dismoi notamment déjà,

            Contente qu’on s’arrête de nouveau ici un peu sur tout ça,

          • ça a merdé, je reprends

            dans les filMS pornos et les jeux vidéos aussi, ce qu’on a déjà un peu abordé et documenté dans le dismoi notamment,

          • @shash: on attend aussi sur tout ça le tome 2 de Au début:-)

          • en attendant, une adaptation théatrale du 1 arrive
            premisses ce week-end à colombes, « la cave à théatre ». représentation samedi complète, mais dimanche je pense que c’est libre
            deux récits sont concernés

          • on attend aussi sur tout ça le tome 2 de Au début 🙂

            iaurait toujours dans sa musette un truc sur le punk rock aussi il me semble, une meuf chanteuse d’un groupe d punk rock,

            un Au début II

            pourquoi pas, on prendrait volontiers le grand pied inhérent à,
            resterait à souhaiter quelques lignes, paroles, témoignages côté mâle aussi là dessus (dont la page rue 89 est assez dépourvue, le soutien du pro médical ayant pour but comme on le sait, de se faire les dites-patientes)

            tout de même un peu l’impression que ces histoires pas qu’inintéressantes de taille, épaisseur, élasticité pourraient plus être à l’origine d’abandons de tenter l’enroulade, d’abandons de jeu, des désirs plutôt que réellement efficientes en fait,
            ça fait un peu soupirer, trouver dommage le truc, c’est comme ça, alarme àlachienlit lamour pas laguerre

          • adaptation théatrale du 1

            l’affiche claque bien déjà

          • sinon je me disais dans mon lit hier soir qu’en remède contre la chatte large on avait la petite fille de 8 ans.
            Ou l’anus.

          • eh bien moi ça me fait éclater de rire ça
            ce qui n’empêche que la double proposition sera envisagée sérieusement
            sachant qu’on gagnerait peut-etre à se tourner directement vers l’anus de petite fille

          • @anne-laure: oui. je crois que d’autres y ont pensé avant toi.

          • @juliette: ah zut, moi qui pensais avoir enfin trouvé la solution qui sauverait l’humanité de la misère sexuelle, de la violence, pour la paix dans le monde etc.

          • @anne-laure: ah pour ça il va falloir t’en remettre à Dieu; dont les voies sont comme chacun sait impénétrables.

            je sors ?
            ok je sors

          • @françois: et pourquoi de petite fille, l’anus ?
            Ce qui est bien avec l’anus c’est qu’il est asexué.
            Ou délicieusement bisexué comme dirait Michel.

        • @shash: action du genre se tenir debout en pyjama de grand-père sur la terrasse à boire du café en regardant les papillons,
          ah j’me fais rigoler.

          • @anne-laure: moi aussi je rigole; et j’imagine gilles dans la baignoire pleine de billets de belette.

  8. le sexe est bien agréable quand ca marche
    mais bien trop central dans l’esprit de beaucoup

    (même si pas central dans l’esprit de beaucoup d’autres, n’oublions pas cela non plus)

    oh ‘rêtes tes conn’ries

  9. avant Jeanne il bandait normalement

    première nouvelle – on passe sur le « normalement » ? on passe mais c’est bon pour une fois – ia des sitistes qui traînent ici et connaissent intimement Gilles on dirait, voire c’est leur compagnon, voire ils sont Gilles eux-mêmes peut-être même:- )

    Avant Jeanne, rien de spécial, personne à se plaindre d’après les témoignages, ce qui en est dit dans Molécules, du côté de Gilles ça baisouille, ça dispose puis reprend après un premier épisode Jeanne où ia eu abouchements et approches à la main … / une vie de fêtard célibataire ponctuée de coucheries aussi désirées dans l’instant que regrettées au réveil. / … (molécules de la p.98.)

    Après, plutôt d’accord avec ce qui est posté de bon matin – quelle forme les amis, la pêche vin de diouss – sauf que depuis Jeanne, avec Jeanne, par Jeanne, Gilles pourrait avoir le désir de baiser celle pour qui c’est différent, qu’il aime (?)

    Allier les 2 (mental et physique) croire que ça peut marcher c’t’affaire du sentiment fort, trouver son autre dans son lit puisqu’il sent que c pourrait être la bonne personne qu’il a trouvé dans ce camion où déjà il lui a donné un peu de son sang.

    Du coup pas raté le truc, il veut savoir, tester la preuve
    -> il lui demande au moins une nuit, 8 heures allez, 4 heures d’enroulades, c’est son dernier mot, pour vivre ce truc et après pfuit, rien ne sera arrivé.

    • je ne suis pas sûre quand je lis le texte que Gilles aime Lucie, je ne trouve pas que lui demander de se trémousser avec un ou plusieurs partenaires devant lui soit un acte d’amour.

      Et? en tout cas, ils essaient un truc, c’est en forgeant qu’on devient, va savoir où peut se nicher le truc qui alchimise et convient à chacun parfois

      Et puis pas souvenir que ce soit le premier truc qu’ils essaient ensemble, l’auteur nous dit d’ailleurs

      … / Lucie évoque les nombreux soirs à tenter d redémarrer la machine; la fatigue morale et physique des lendemains de sexe raté; les premières initiatives avortées; les démarches thérapeutiques. / …

      148,149.

      Et puis au passage, encore un truc que j’adore

      … / Évitant le regard de son compagnon qui de toute façon a le nez dans les souliers étrennés à l’enterrement de son grand-père centenaire / …

      le centenaire, qui renverse un moment ta compréhension du truc et puis juste ce truc des pompes parfois immettables après l’achat,
      quel grand pied c’est de lire ce mec.

      • @belette: Voici un nouvel onglet répondre pour mieux varier les destinataires :- D

        • j’essaierai bien de faire prendre un bain rempli de billets à Gilles

          • @belette: moi j’essaierais bien de lui faire comprendre que charles ne vaut pas mieux que lui, faut pas qu’il s’en rende malade ti chaton.

          • moi je le fuirais

          • @juliette: T’es qu’une flipette juliette

          • Catch me if you can

      • … / immettables après l’achat / … pour un événement donné je voulais dire,

        ———————–

        Et puis, c’est peut-être un détail pour vous mais pour Gilles ça veut peut-être dire beaucoup d’être largué par Jeanne après un mois de silence, durant l’été où elle lui file rdv pour lui dire qu’ … / on va s’arrêter là / ….

        – Première meuf qui le largue, première meuf qui ne va pas avec lui jusqu’à l’enroulade, première meuf qui importait un peu et qui, en lui résistant, importe encore plus, devient un pari/vexation perso?

        • @shash: oui mais alors si on devait « se débarrasser » de tous ceux qui nous envoient paitre, il ne resterait plus grand monde sur terre.

          • Gilles n’est pas forcément reluisant, ni recommandable, mais ça n’empêche pas qu’il nous amuse

          • @François Bégaudeau: Gilles m’amuse beaucoup quand il fait un esclandre et devient grossier, apprenant que Jeanne est avec Charles. Gilles m’amuse beaucoup quand il admet que ok c’est bon il arrête, mais je veux juste une nuit. Toutes ces situations sont franchement burlesques. Après, on peut réfléchir à leur sens si on veut. Mais j’aime aussi les prendre pour ce qu’elles sont : de purs moments comiques.

        • pourrait etre ça oui
          connais pas non plus la vie détaillée de Gilles, mais ça pourrait etre ça : Jeanne est l’autre nom de sa première contrariété sexuelle
          les hommes parfois n’aiment pas etre contrariés -je crois que c’est à l’origine de bien des violences domestiques ; elle veut pas / il veut ; elle peut pas / il veut ; elle veut / il veut / il peut pas

      • depuis que je suis impuissant je donne du plaisir comme je peux

        • ah mince
          « se rabattre sur Brad Pitt »

          • Brad a a pas l’air très en forme non plus, d’après Angelina
            songer à un plan C

          • en plan C Foenkinos peut-être?

          • chacun son truc

          • ou la meuf avec qui on partage sa cellule

          • Foenkinos peut-être

            B A S (pour bon à savoir): faible possible pour les binômes d’allumettes suédoises,

        • @François Bégaudeau: c’est aussi bien qu’avant je trouve.

  10. chap.6, grand pied que se rouler à nouveau dans le moment ruban pour la gerbe, le questionnement sur l’usage déjà et puis la recherche collective de la dédicace en quelque sorte

    – et la gerbe tu la pose où après? pourrait aussi demander l’infirmière Mathilde, déclenchant une surenchère de projets loufoques parmi lesquels la lancer autour de l’urne érigée en quille.

    … / sa tante est partie de cette manière, partie en fumée on va dire, et il y avait des gerbes. / …
    d’entrée, avec ce témoignage qui pense on y est: ce « partie » qu’on dit et entend dire parfois pour la circonstance à la place de morte, décédée oui Gad, on sait –

    partie où? aurait déjà pu dire Fred bien parti, comme il le sera quand ça témoignera de ceux qui pensent à gérer l’après.

    Dans ce moment, évidemment qu’on aime vachment beaucoup les consonances constatées moches ou rudes aux oreilles avec les Inconnus qui déjà arpentent les lignes ou encore le truc bien joueur de la blague à l’écrit sur l’absence de e à amie: un chef d’œuvre on vous dit.

  11. Dis-moi Anne-Laure, présente dans les remerciements de Molécules, pourrais-tu parler un peu de ta collaboration, savoir aussi ce que tu as ressenti en le lisant ?

    • @belette: Hé bien que dire ?
      et rapidement parce que faut que je retourne à la plage même s’il pleut , j’en ai rien à foutre.
      Que d’avoir mon prénom associé à celui des ces trois femmes que je ne connais pas me fait bien plaisir , c’était du beau travail d’équipe.
      Mais je préfère le livre en lui même que cette annexe qui ne fait qu’une ligne.
      Bizarrement ce ne sont pas les parties psychiatriques que j’aime le plus dans ce roman, si c’est par là que tu voulais aller,
      d’une part parce que ces parties sont mineures comparées aux parties policières, judiciaires, psychologiques ( la description de ce qui se passe pour Charles et Léna, la description des antécédents de gilles ),
      d’autre part parce que les fous fictionnés ici me plaisent beaucoup moins que les fous que je connais dans la vie réelle, ce qui me semble tout à fait normal puisqu’ils sont beaucoup plus complets de mon côté,
      Et même Didier, parce que j’ai peu d’affinités avec les autistes en général, étant plutôt portée sur les schizos et les débiles légers.
      En outre si je trouve bien agréable d’avoir de moi introduite dans françois ( alors qu’il serait plus logique de faire l’inverse ) cela n’est pas extraordinaire car il me semble bien par exemple qu’il y avait déjà des éléments piochés sur ce site, racontés par les uns les autres, dans d’âne à zèbre.
      C’est à dire que françois est une sorte de monstre qui absorbe les gens les digère les transforme et les réintroduit dans ses livres, il s’absorbe même lui-même pour se placer avec tout le monde t’as remarqué.
      Il est très peuplé, il est beau.

      • @anne-laure: oui, il est aussi très entouré – tu me renvoies une appréciation modeste et distante de ta collaboration mais ça me va – me vient à l’instant que le personnage de Léna ne s’arrête jamais de cogiter, comme si elle avait un disque dur dans la tête constamment en surchauffe, lorsqu’elle rentre de la piscine, lorsqu’elle discute dans la soirée, lorsqu’elle est au lit avec un type, lorsqu’elle décide de se venger.

    • @belette: on dit je préfère à , pas je préfère que.
      Je suis désolée c’est pas très joli ces que que que et c’est bien mon style , mais me suis dépêchée et redépêchée car j’ai dû écrire par deux fois figure toi à cause du truc qui fait sauter le bordel, c’est agaçant.
      Quand je suis agacée je fais que que que
      Mais j’y tenais à faire ma déclaration d’amour numéro 4628.

      • je suis bien heureux que les vrais fous d’Anne-Laure soient plus passionnants que les miens, c’est la victoire de la vie sur le papier, qui lui court après, à la fois vaillamment et pathétiquement
        de toute façon je ne fais que les effleurer
        j’essaierai de croquer un schizo à l’avenir, mais c’est compliqué

        • @François Bégaudeau: Celestini a fait ça pas mal dans Brebis galeuse, que je recommande encore ici,
          comme un autre de lui, Fabbrica, que j’aime vraiment beaucoup s’agissant du social; que des sujets qui t’intéressent quoi.

          • Amusée de retrouver le Momo de Geneviève – qu’on pensait né d’un délire de folle – bien vivant sur sa barque a la fin du livre, avec sa grenouille.

            C’est une belle vision poétique son arrivée silencieuse dans la nuit et le relais qu’il prend pour veiller jusqu’au matin sur le sommeil de Gilles.

          • enfin grace est rendue à Momo

          • retrouver le Momo de Geneviève

            oui, les persos circulent bien eux aussi dans les 240 pages par là,

            par ailleurs, elle aurait pas un p’tit quékchoss de la Mam Baquet cette Geneviève? ce qui n’exclurait en rien que traînent aussi des molécules de la p’tite dame du LBLV chez Mam Nunez de surcroît

          • je ferais plus un rapprochement entre Nunez et Baquet, oui

          • @Juliette B: ouais j’ai déconné, il me manquait la partie poétique dans les parties en ique.
            J’y ai pensé mais trop tard car déjà dans la mer alors comment veux-tu que j’écrive sous l’eau , je te le demande.
            Bon et puis mineures aussi les parties poétiques.
            La partie ?
            je sais plus.
            C’est par les fous qu’on arrive vers la poésie peut-on remarquer.
            Et ça depuis le début mais ça se voit pas trop, ça se voit pas encore.

          • @anne-laure: normal, sous l’eau y a Momo et sa grenouille c’est tentant.

            mais t’habites à la mer toi ?

          • @Juliette B: non ma mère n’a pas de bite.
            tu poses de ces questions bizarres toi des fois

          • @Juliette B: je pense pas qu’une grenouille reste vivante longtemps dans l’eau de mer, elle doit imploser un truc comme ça , à cause de l’osmolarité.
            Faudrait essayer pour voir.

          • c’est l’eau d’un lac

          • @françois: mais on sait que c’est l’eau d’un lac, t’es pas concentré

          • @françois: alors que la grenouille dans l’eau de mer se concentre un maximum pour avoir la même concentration en sel et alors elle est tout desséchée parce qu’elle perd son eau et elle est morte, tu vois ?

          • je vois

          • @Juliette B: j’aurais dû entendre ma bite dans la mère et la mère de qui on sait pas mais j’ai pas osé.
            J’ai un humour à chier.
            On peut se demander qui est ce Momo, ni adulte ni enfant peut-être un pygmée, on pourrait lui demander sa carte d’identité sa carte de séjour que sais-je pour voir.
            C’est intriguant.
            Aujourd’hui je devrais recevoir par la poste ta bd zai zai zai zai etc, la bd wonder, mais pas trop le temps de lire encore.

          • @Juliette B: quoique des fois ça fait vachement rigoler l’humour tournesol, j’aime bien l’effet que ça fait

          • @Juliette B: Momo a-t-il un passeport en règles, c’est la question que je pose

          • @anne-laure: Momo c’est L’inconnu du lac.

            (Je me suis demandé si tu te baignais avec ta mère kanak
            celle qui a failli se noyer je sais pas.comment)

          • @Juliette B: non j’étais dans l’océan avec ma sœur dauphin

          • @anne-laure: à mon tour de t’envier. c’est vachement bien Wonder, je l’ai lu hier; j’adore comment Elodie et François font exploser le cadre de la page, l’histoire circule dans et hors du livre, elle rentre par un côté, ressort par l’autre, nous entraine dans sa course, monte sur les toits, rentre dans les mansardes, investit les grands magasins, nous couche dans son lit aussi. Y a un sacré souffle.

          • on a taché de

          • @Juliette B: ben je remets ça encore à plus tard de lire wonder parce que j’ai encore loupé la factrice, j’en loupe pas une
            pareil pour l’électricien, j’essaye de le pécho j’y arrive pas, y a des jours comme ça c’est la merde

          • se rejoignent nos

            l’histoire circule dans et hors du livre

            et

            ça circule hors les cases

            oui,

            Une bien jolie bd cette Wonder, félicitations aux parents qui en font d’ailleurs une présentation au monde fort enjouée

            – on aime que les jeux de langue de notre hôte aient trouvé leur pendant ludique graphique, pas avares de trouvailles pour leur histoire, Durand et Bégaudeau racontent ce à quoi ils pensent quand ils convoquent 68 et on s’en retrouve bien heureux

          • sale nouvelle pour la famille libertaire, Alexandrine passe en 2
            et c’est la Suisse qui passe en tête, comme souvent à jeux sans frontières
            http://www.rts.ch/play/radio/vertigo/audio/vertigo?id=7992228

          • à 35’30 plutôt qu’à 40’12

            40.12 tiens donc

          • @françois: merci tu m’intéresses

          • merci oui
            mis un peu de temps à repérer la grille/temps de l’émission, suis allée à 40.12 d’abord puis en moon walk entre flash info-chansons bref, en fait, ça commence au début puisque c’est marqué invité 1.
            Cte burne j’vous jure

            toujours généreux notre hôte et encore plus s’il se sent bien,

          • à ce stade une chose très frappante, dans toutes ces interviews : on m’y parle peu de folie, peu de mon marabout, mais surtout on ne m’y parle jamais, je dis bien jamais, d’impuissance
            je ne sais pas si on doit tirer un enseignement

          • d’impuissance

            – le mobile du fait divers d’origine, celui qui t’a impulsé, c’était bien l’impuissance?

          • c’était :
            -un homme tue une femme
            -un homme tue une femme pour conjurer son impuissance
            -un marabout lui souffle l’idée

          • @françois bégaudeau: c’est vrai;
            sauf peut-être Taddei, qui s’est étonné que tu ne parles pas du viagra.

            L’impuissance, sujet honteux ? Le pendant de la ménopause peut-être, dont les femmes parlent entre elles, mais peu en public ou devant des hommes (sauf dans les émissions médicales).

          • j’en suis presque à me dire ça oui
            parce que c’est quand même étonnant
            dans l’étonnant est tapi une logique, à nous de la trouver

          • et les suisses qui parlent de faire des pâtes au début d’leur émission?

          • hâte de recevoir le texto de ma daronne qui me dira que tu passes chez Benoît, Marina et Michel Cymes

          • de très bonnes crèmes sur le marché pour elle, lui, lui, elle et ce depuis pas mal d’années pour ceux que ça intéresse, bises à tous quelque soit votre degré d’humidité

          • je bis le chapitre 11 du Molécules … / En 1977, Gilles Bourrel redouble mollement sa première année de droit à la fac dAnnecy. / … p. 94

            mollement, déjà

            puis p.102 Gilles … / Ne sent qu’une infime pique au cœur lorsqu’il apprend qu’elle [Jeanne] s’est mariée avec le pharmacien qui lui rend douze ans. / … 12 ans, je note Doux zan douze ans!
            ensuite,
            … / Leur souhaite à peine plus que le pire. Leur jette sans conviction un sort qui les voue à une précoce lassitude sexuelle./ … Gilles jette un sort pour nicker le sexe entre Jeanne et son aîné de 10 ans, sans conviction certes, mollement encore mais bon

            Une histoire de truc qui se retourne contre soi peut-être?

          • Quand la mère de Gilles quitte le foyer pour suivre un routier de Neufchâtel, il a 13 ans lit-on p.168, pas 12 mais 13 bon,

          • j’ajouterai dans la colonne des éléments dont peut-être on ne saura que faire le … / Désolé mais puisqu’il s’agit de jouer la carte de l’enfant, rien de tel que l’impuissance. / … cap stratégique que confirme Belinski devant le pas en arrière de Gilles qui d’un coup doute de l’efficacité du déballage que ça va engendrer

        • ça circule

          et puis encore toujours surtout le motif de la puissance propre
          p.73 du Wonder, hors les cases … / La puissance est dans tes fluides / … / Tu es moteur et mue / … – par la créature mutante mâle, Antoine-Fabrice-Jacques Alain-personne à Renée W. –

          The Stones – Stray Cat Blues https://www.youtube.com/watch?v=V2d2fb8G4rU

        • – comment ne pas penser à la séquence où Renée Wonder se fait charrier sur sa prononciation Vondère par les intellectuels tendance bourge oisive en voyant la séquence où Nomi du Showgirls parle de sa robe verzéce au staff du Déesse et à sa star hilares?
          et bien comme on a pas trouvé on y a pensé.

        • tout comme les scènes de final et de début du Showgirls dans le pick up ramenèrent aux bornes- « phrases qui, un temps apposées sur tel personnage, finissent apposée sur tel autre -exemplairement la finale des premier et dernier chapitre » qui forment Molécules
          comme on voit, pour le moment on en sort pas.

          l’esprit fauvettes sans doute

        • L’impuissance, sujet honteux ? Le pendant de la ménopause peut-être

          te lisant je penserais plutôt à la frigidité,
          la ménopause n’a pas vraiment son équivalent côté mâle il paraît, l’andropause témoignerait parfois d’une baisse de fécondité du contenu des testicules mais rarement d’une réelle quasi impossibilité à transformer
          selon ce qu’amène le partenaire, l’hygiène de vie de chacun et d’autres facteurs physiologiques de surcroît

          ceci en attendant le magazine de la santé sur france5

          • @shash: c’est le souvenir d’un texte d’Angot sur Houellebecq qui m’a fait penser à ce parallèle (qui n’est certes pas une équivalence);
            un texte où elle dit ça:

            Quand je lis un livre de Houellebecq, je ne me sens ni mal à l’aise, ni influencée, ni choquée, ni sur un terrain glissant, je ne glisse pas, je suis blessée. Quelque chose me blesse, me fait mal. Ça ne me heurte pas, ça me blesse. Ça m’humilie. Quand je lis que le narrateur s’interroge sur une relation possible avec une collègue universitaire de son âge et se dit :

            « Que pourrait­-il s’en suivre ? Panne érectile d’un côté, sécheresse vaginale de l’autre ; il valait mieux éviter ça », ça me blesse. Je lis ça et je me considère comme une femme ménopausée, c’est tout. Ou comme le bon vieil épicier tunisien de quartier. Je pourrais me dire « H fait l’impasse sur l’essentiel », mais non, je me sens ravalée à rien. A un tissu creux, desséché, sommé d’être fasciné par sa mort prochaine. Quand j’ai lu Les Cent Vingt Journées de Sodome, c’était dur, violent, difficile, mais je n’ai jamais senti que Sade cherchait à m’humilier. La description du système était sans complaisance, la lectrice que j’étais ne se sentait pas trahie par Sade, il ne me parlait pas comme à une chose, ou à un numéro. Avec H j’ai l’impression d’être un bout de chair affaissée, une merde. J’ai l’impression que je ne suis pas quelqu’un.

          • elle touche un truc, Angot, et en même temps ça ne me parle pas du tout, son truc
            qu’un livre me dise que je suis un cadavre en puissance ne me pose aucun problème
            qu’elle me raconte ma misère sexuelle non plus (car de deux choses l’une : soit c’est vrai et je sais gré au livre d’etre juste, soit c’est faux et alors je m’en fous)
            la question « Houellebecq » n’est pas là

          • dans Le marché des amants, Angot cite un amant – charly je crois – qui la complimente après l’amour en lui disant un truc du genre: « j’aime ça comme t’es bonne, t’es bonne comme ces femmes qui mouillent bien »;
            sans doute cette allusion de H à la sécheresse liée à la ménopause la touche d’autant plus qu’elle l’associe sinon la perte, en tout cas à une diminution, de son attrait/pouvoir sexuel;

            comme certains hommes, tel Gilles apparemment, se sentent diminués quand ils ne parviennent pas à bander

          • Je comprends très bien qu’on se sente euphorique/diminué si on mouille / ne mouille pas, si on bande / ne bande pas
            Il ne s’agit pas du tout de ça ici : il s’agit d’une réaction devant un texte.

          • @françois bégaudeau: pour le reste je fais partie des gens qui ne sont à peu près jamais d’accord, ni convaincue, par les textes d’Angot sur quoi que ce soit (je ne parle pas de ses livres).

          • @François: Et où situes-tu la « question » Houellebecq? Je trouve la réaction d’Angot un peu chichiteuse et manquant de sincérité : j’ai l’impression qu’elle part de cette citation d’Houellebecq pour évoquer toute autre chose en surjouant sa réaction.

            J’espère qu’elle n’est jamais tombée sur un page de Cioran….

          • je situe la question houellebecq
            -dans son style : bon et limité
            -dans son refus de l’expérience formelle -qui lui fait écrire sept fois le même livre
            -dans son réel espace idéologique et philosophique, que je crois avoir défini précisément dans un texte de Transfuge, et qui est évidemment plus intéressant que bouh le méchant raciste

          • @Juliette B: Idem, pour moi c’est la reine du fake.

          • d’un coup, on aime entre autres relire ces lignes … / On entend aujourd’hui des hommes se lamenter de ce que l’émancipation féminine les dévirilise. Ils regrettent un état antérieur, quand leur force prenait racine dans l’oppression féminine. Ils oublient que cet avantage politique qui leur était donné a toujours eu un coût: les corps des femmes n’appartiennent aux hommes qu’en contrepartie de ce que les corps des hommes appartiennent à la production, en temps de paix, à l’état, en temps de guerre. / …
            – King Kong Théorie, p.28, Despentes, 2006 – à reprendre dès que possible Virginie tiens,

            – en attendant, j’approche d’un bis sur le chapitre 11 du Molécules … / En 1977, Gilles Bourrel redouble mollement sa première année de droit à la fac dAnnecy. / … p. 94

            mollement, déjà

          • de très bonnes crèmes, oui, et d’efficaces petites pilules bleues aussi;

            alors allez rentrons dans le détail du sujet puisqu’on y est,
            et que c’est un truc sur lequel je me suis interrogée à propos de Gilles en arrivant à ce moment du livre où on découvre son impuissance.

            dans le feu de l’action, il assure à Lucie qu’il est « très excité, en a très envie », mais ils constatent tous les deux dépités qu’il ne bande pas vraiment pour autant.

            ok mais alors de deux choses l’une: soit il ment (se ment à lui-même éventuellement) et n’éprouve en fait pas de désir ou pas assez pour elle, sans oser/pouvoir l’assumer.

            mais ça le livre ne le dit pas.

            soit il dit vrai et son problème est plutôt du type mécanique* que le viagra règle en général assez magiquement et alors on ne comprend pas pourquoi le docteur Gaviar ne lui recommande pas d’essayer.

            bref on reste dans le mystère sur tout ça, qui est au coeur du meurtre

            ce qui est peut-être un choix du narrateur bien sûr (?)

          • le viagra n’existe pas à cette époque

          • d’accord François, j’ai bien compris qu’il s’agissait d’une réaction devant un texte;

            mais il y a au départ un malentendu parce que ce texte je ne l’ai pas cité parce que j’étais d’accord avec Angot: je trouve aussi con de reprocher à H de faire mention du sexe mou et d’une chatte sèche d’un couple plus tout jeune que de reprocher à un peintre de représenter un vieux couple nu avec des seins et couilles qui tombent.
            oui ça tombe et alors ?

            j’ai cité cet extrait parce qu’il comportait le même parallèle que j’avais fait entre deux types de problèmes sexuels mécaniques liés à l’âge qu’un homme et une femme peuvent rencontrer.

          • @charles: « j’ai l’impression qu’elle part de cette citation d’Houellebecq pour évoquer toute autre chose en surjouant sa réaction. »

            ce que tu décris est à l’oeuvre à peu près systématiquement dans ses chroniques à Libé: elle a une tendance certaine à tordre à son profit ce que les gens dont elle parle ont dit ou fait,
            et comme c’est répété j’y vois pour ma part de la malhonnêteté intellectuelle.

            c’était le cas dans la chronique où sous couvert de prendre la défense d’Edouard Louis, elle jetait une suspicion pédophile sur un éditeur à qui on pouvait certes reprocher bien des choses mais pas ça, pas comme ça.

            c’est encore le cas par exemple dans la chronique gloubiboulga ci-dessous, où on appréciera entre autres à quoi elle réduit le contenu des critiques du dernier docu de BHL.

            bref

            http://www.liberation.fr/debats/2016/05/27/les-femmes-sont-sales_1455596

          • Oui j’avais bien compris mais je disais au passage ma perplexité, à moi aussi, devant cette tribune. Comme devant toutes les tribunes d’Angot, souvent confuses, et dans lesquelles je décèle en plus, depuis quelque temps, un petit virage autoritaire tout à fait d’époque
            C’est notamment frappant dans cette défense de BHL
            Bon, moi j’ai vu le film, et je suis très bien placé pour en avoir suivi la genèse (et donc la malhonneteté structurelle), puisque le cadreur d’Othon en est l’un des deux cadreurs, le monteur d’Othon en est le monteur, l’ingé son d’Othon en est le mixeur. J’aurais donc beaucoup à dire sur la betise de BHL cinéaste, sur son indifférence au cinéma, au documentaire, et surtout au réel, ce qui apparait très bien dans ce très médiocre film (outre que bien évidemment dégueulasse idéologiquement)
            Ainsi ces lignes « Je ne peux pas croire que le film de BHL, Peshmerga, qui suit les Kurdes en train de combattre Daech, avec une proximité telle qu’on touche le réel, les armes, les morts, et qu’on comprend ce que ça veut dire se faire tuer pour quelque chose, ou peut-être pour rien, qu’on voit ce qu’est une résistance, une lutte » sont tout simplement délirantes au regard du film
            Me demande si, par un retour de judéité bien d’époque aussi, Angot est pas en train de se situer sur l’axe BHL-Vals-Fourest.

          • BHL-Val-Fourest
            (mais Valls aussi, après tout)

          • vive la science alors 🙂

            j’avais oublié mon astérisque en fin de post:
            * après 40 ans, 1 homme sur 3 souffre de problèmes d’érection et dans 20% seulement des cas ils sont dus à des problèmes psychologiques; dans 80% il s’agit de facteurs physiques, au premier rang desquels des troubles vasculaires que le viagra (ou équivalent) vient soulager; sauf contre-indication bien sûr.

          • oui, pour l’axe dont tu parles, il semble de plus en plus clairement établi

          • @juliette: je te prie par avance de bien vouloir m’excuser d’être obligée de te reprendre juliette, mais je réfléchissais à gilles dans mon lit et gilles c’est mon copain j’aime pas trop qu’on raconte n’importe quoi sur lui, mais son impuissance est bien d’origine psychologique.
            Rappelons nous que gilles est fou d’amour pour jeanne , l’amour fou qui rend bête, et que jeanne pour sa part bof bof , elle le quitte pour un homme plus riche, bien stabilisé socialement, alors que gilles est plutôt du genre social looser.
            Premier point.
            Deuxième point , rappelons nous de l’intervention au procès de la fille plan cul dont j’ai oublié le prénom avec qui gilles couchait sans problème de bandaison pendant la période entre jeanne et lucie.
            Rappelons nous que gilles ne l’aimait pas comme il aimait jeanne.
            Plan cul plan cul quoi.
            Gilles a un problème avec l’amour peut-on se dire.
            Profitons en pour rappeler à quel point ce procès vue dans la tête des intervenants, est imprégné de sexe, de gens qui ont un problème avec le sexe qui leur envahit l’esprit.
            Il n’y a pas que gilles qui a un problème avec ça dirait-on.
            mmmvoilà. Sur ce je repars vers ma couche.

          • @juliette:

            Rappelons nous que gilles ne l’aimait pas comme il aimait jeanne.

            et comme il aime lucie, j’avais omis

          • @anne-laure: pas de problème anne-laure, loin de moi l’idée de prétendre détenir le secret de la dysfonction érectile de gilles.

            ça se tient tout à fait ce que tu avances: une origine plus probablement psychologique liée à la blessure causée par le rejet passé de jeanne.

            elle semble corroborée par le fait qu’avant jeanne il bandait normalement

            mais en bon scientifique mon copain statisticien te dirait: ça n’est pas certain non plus.
            en effet entre jeanne et lucie le temps a passé et le corps de gilles est devenu celui d’un quarantenaire susceptible comme les autres d’être l’objet de problèmes sexuels mécaniques. (les choses ne sont pas égales par ailleurs).

            pour éviter un biais d’interprétation, il faudrait donc éliminer l’hypothèse d’une cause purement mécanique avant d’envoyer gilles sur le divan ou chez le marabout;
            le viagra aurait permis d’y voir plus clair: en cas d’origine psy au problème il n’aurait pas été de grande utilité.
            mais pas de pot on ne l’a pas encore inventé nous dit le narrateur.

            au delà, je trouve que tu as bien raison de nous inviter à nous « rappeler à quel point ce procès vue dans la tête des intervenants, est imprégné de sexe, de gens qui ont un problème avec le sexe qui leur envahit l’esprit ».

            Cette phrase, comme d’ailleurs les extraits postés hier soir par shash, nous invitent je crois à considérer la place centrale, bien trop centrale sans doute, qu’occupe le sexe chez tous ces gens, chez nous, d’où le drame quand ça merde.

            ainsi, sur les pas de Thierry et Michel F., gilles aurait pu explorer avec lucie le plaisir infini parfois de mains ou d’orteils qui se caressent,

            ou déterrer les bégonias du jardin pour planter des hortensias à la place, et attendre avec elle de voir s’ils deviennent roses, bleus ou violets.

          • nous sommes d’accord
            le sexe est bien agréable quand ca marche
            mais bien trop central dans l’esprit de beaucoup (même si pas central dans l’esprit de beaucoup d’autres, n’oublions pas cela non plus)

          • …car si comme tu le suggères gilles ne parvient pas à bander pour les femmes qu’il aime, alors que pas de problème quand il s’agit d’un plan cul, il devrait en tirer les conséquences et écouter les bons conseils de mamie Marcela.

            coucher avec tout le monde sauf sa femme chérie, qui serait aussi sa meilleure amie.

          • @shash: je ne suis pas sûre quand je lis le texte que Gilles aime Lucie, je ne trouve pas que lui demander de se trémousser avec un ou plusieurs partenaires devant lui soit un acte d’amour.

          • En revanche, Lucie, par amour, se sacrifie (du moins au départ, parce qu’ensuite il me semble qu’elle y trouve son compte)

          • Sorry Shash, qui apparait en destinataire unique – ces posts sont pour qui veut

          • est-ce qu’on peut dire qu’au contact de Gilles, les femmes (Jeanne, Lucie, Léna) s’empuissantisent ?

          • si gilles n’aime pas lucie pour les raisons que tu avances belette, il n’aime pas non plus jeanne (à qui il reproche son non amour quelle drôle d’idée)

            mais il y croit sec à chaque fois apparemment

          • On voit parfois un type reprocher à autrui son non-amour sans du tout etre amoureux lui-même
            (à croire que c’est un reproche qu’il s’adresse à lui ; mais quel reproche, au fond, n’est pas adressé à celui qui le formule?)

          • Gilles est incapable d’amour ? (ce qui rejoint Anne-Laure disant qu’il a un problème avec ça)

          • @François:

            -dans son réel espace idéologique et philosophique, que je crois avoir défini précisément dans un texte de Transfuge, et qui est évidemment plus intéressant que bouh le méchant raciste

            Quel texte de Transfuge?

          • au moment de Soumission
            mars 2015, par là

          • @anne-laure: excuse ma phrase écrite trop vite sur la blessure dont jeanne serait à l’origine: je t’y fais dire ce que tu n’as pas dit.

            toi tu dis que gilles à un problème avec l’amour, qui l’empêche notamment de bander pour les femmes qu’il aime,
            mais tu ne dis pas à quoi ou à qui ça remonte cette affaire, le livre non plus d’ailleurs

            ça reste un mystère

          • @juliette: Ooooh moi je disais pas grand chose, je suggérais juste qu’il fallait peut-être chercher la cause de l’impuissance de gilles dans son rapport à charles avec qui il est en compétition sur le concours de la possession.
            Charles est puissant dans l’imaginaire viril de gilles et ça le fait se sentir tout petit tout médiocre.
            Bon et puis après j’ai dormi.

          • @Anne-laure: Gilles ne supporte pas, trouve injuste que Charles possède plus (ai plus de richesse) que lui ? C’est un gros jaloux ?

          • Gilles, en voyant Jeanne avec Charles, pense que c’est pour son argent, que lui-même n’aura jamais, et ça le rend dingue – dans sa tête, Jeanne est une salope, une pute qui va avec celui qui allonge les billets – elle doit payer – c’est à peu près ça ?

          • @belette: Oh oui , Gilles est un gros jaloux un gros bébé.
            Keskilédrôle.

          • gilles semble toujours chercher quelqu’un qui justifiera son sentiment de n’être pas à la hauteur de ce qu’il devrait être.

          • @Anne-Laure: Gilles me fait moyennement marrer quand même

          • @Anne-Laure: disons que le trouver drôle m’est possible mais me demande un petit effort 🙂

          • à moi aussi il arrive de ne penser qu’au sexe, en général une dizaine de jours après la fin de mes règles, ce qui fait que cela tombera la prochaine fois ( je regarde ma montre ) : vers le 1er octobre 2016.
            Attention.

          • ça dure combien de temps cette poussée?

          • @belette: moi j’adore les petits spectacles de rage de jalousie de gilles.

          • et en dehors de ce cadre je fonctionne éventuellement aux stimuli, tout comme le souffle de l’air sur les fesses du cafard, tout comme requiem for a dream sur le cerveau de Léna.

          • @françois: juste le temps d’avoir trois orgasmes à la suite et ça passe.
            Faut 27 minutes environ.
            C’est pratique.

          • @anne-laure:

            Ooooh moi je disais pas grand chose, je suggérais juste qu’il fallait peut-être chercher la cause de l’impuissance de gilles dans son rapport à charles

            Bon sang mais c’est bien sûr !
            gilles n’en veut pas à jeanne de lui préférer charles,
            gilles en veut à jeanne de se taper charles qu’il aimerait se taper lui aussi,

            gilles ne demande pas à julie de se taper des mecs devant lui pour s’exciter en la regardant,
            mais plutôt de s’exciter en les regardant eux,
            sauf que JP n’est pas son genre – trop maigre, trop fluet – alors ça l’fait pas finalement,
            mais ça n’est que partie remise,

            Didier a de si jolis yeux

          • la possible tendance pédé sur les bords de Gilles sera effleurée par la juge
            on en fait ce qu’on en veut

          • pas julie mais lucie

          • @juliette: merci pour ta bd conseillée , elle est bien drôle bien cinglante comme j’aime.
            Je pensais bien à joe dassin avec le titre sauf que je me disais que non c’était pas possible.
            Sauf que si c’est possible.

          • @juliette: ah bah tiens il y a une histoire de pédé refoulé dans ta bd, tu te souviens ? A propos de la blague sur les casiers judicaires.
            Ah ! je rigole encore, du matin au soir je rigole.
            Vais me pieuter tiens.

          • @françois bégaudeau:

            la possible tendance pédé sur les bords de Gilles sera effleurée par la juge
            on en fait ce qu’on en veut

            à vrai dire c’était surtout pour le plaisir de convoquer Raymond Souplex

            mais au fond je pense que c’est mieux que le livre ne fasse qu’effleurer cette hypothèse, parce que c’est un peu chiant ces présentations où une inclination sexuelle absolue (hétéro versus homo) expliquerait tout;

            gardons à gilles le mystère de ses mouvements du coeur

            suis tombée sur cette pépite au passage https://www.youtube.com/watch?v=_zqdm-KpDVc&feature=youtu.be

          • oui c’est bien le but : désarmer les réflexes explicatifs

          • @anne-laure: un petit faible aussi dans ZaÏ ZaÏ pour la femme du présentateur du 20H qui vient lui reprocher en plein JT de s’éclipser tous les soirs pile à l’heure du dîner, « résultat, on mange froid et réchauffé, c’est pas bon ».
            (tiens je vois qu’il y a est aussi question d’érection défaillante)

          • acheté hier

          • @juliette: ah ouais moi je ne trouve pas qu’elle est très drôle cette intervention de la femme en plein JT. Enfin j’ai pas rigolé en fait.
            T’as raison elle parle de défaut d’érection sur fond de fatigue.
            ça parle pas mal des journalistes cette bd, ça parle de plein de trucs, de l’absurdité des réactions humaines en particulier non ?
            Je trouve l’idée de base géniale et le reste est vachement bien structuré autour.
            Jusqu’au zai zai zai zai qui te vient en tête à la dernière page.
            Moi c’est plutôt la galipette du directeur du magasin qui m’ a fait éclater de rire.
            Et la discussion autour du prénom fabien, je connais un fabien etc.
            et autres choses.
            J’adore aussi la longue tirade au moment où il retrouve son amoureuse de collège.
            C’est tellement vrai tellement humain.
            ça me touche.

          • @juliette: je crois qu’elle a eu un prix cette bd non ?
            Hé bien ça me fait bien plaisir alors que je me fous des prix en général, mais de savoir que beaucoup d’autres s’y retrouvent dedans me rassure, je me sens moins seule.
            C’est con c’est comme ça.

  12. Voici les notes prises hier à la librairie la Manoeuvre au sujet de Wonder. On part du court-métrage des étudiants de l’IDHEC en 68 (les ouvrières reprennent le travail aux usines Wonder à Saint-Ouen, sauf une) et du film d’Hervé Leroux qui 30 ans après se demande qu’est devenue cette ouvrière. Il retrouve les syndicalistes, les « engagés politiques », mais pas l’ouvrière.
    François a fictionné cela. Qu’est-ce qui s’est passé pour que soudainement, elle ait cette puissance insurrectionnelle. Il est parti du principe qu’elle était quelqu’un de docile, de discipliné à l’usine au départ.
    De son côté, pour son dessin, Elodie s’est documentée sur l’époque, donc le film de Leroux, et aussi les films de Godard conseillés par François.
    L’ouvrière, Renée, va rencontrer, croiser des personnages qui vont l’amener à cette puissance émancipatrice. Lors d’une manif, elle va se faire emporter par un « dandy » genre Jean-Pierre Léaud.
    (là j’ai noté « un jeu comme style » mais je ne sais plus à quoi ni comment le raccorder)
    On assiste à une accélération, des corps qui prennent de l’ampleur, emportés par l’époque, tels les Stones, les Beatles.
    A la fin, la BD se colore, comme à l’époque les fringues (comparer Beatles en 62 et période Sgt Pepper).
    Deleuze disait : il y a des devenir dans les années 60.
    Une période émancipatrice pour les ouvriers.
    François parle d’une déflagration 68, reliée à Godard qui s’intéresse au truc (Cinétracts) et à Foucault dont la pensée est la plus à l’unisson de ce qui se passe.

    • Précision : c’est Jacques Willemont qui a tourné La reprise aux usines Wonder, avec une équipe d’étudiants.

    • @Elodie François: j’ai adoré vous voir mimer Foucault, chercher des positions pour aborder son dessin

      • j’aime bien le récit de ton trajet empêché shash

        après, mon cerveau vient de m’avouer être passé chez Besiktas dans l’après m d’ici à ce que

        @belette: j’ai le sentiment que la présence d’elodie durand a rajouté de la douceur à votre moment mais peut-être je me trompe,

        j’ignore si cette formule en duo pour Wonder aura lieu ailleurs mais je dois avouer que ça m’intéresse bien

        adoré vous voir mimer Foucault

        tu expliquerais dis?

        • avec Elodie et moi, y a une rencontre à Saint-Ouen samedi à 17h, librarie Folies d’encre

        • @shash: une seconde chance, tâche d’arriver entière et à l’heure cette fois 🙂 on compte sur toi pour raconter

          • @belette: on va continuer un peu ici oui tout comme Gilles

      • @belette:

        voir mimer Foucault

        ok j’y suis :- )

    • @belette: contente que tu t’y sois rendue

      un jeu comme style

      te lisant ce matin, je pense à la gouaille, aux tournures orales entre les 2 persos principaux filles ou le groupe des 3 gars aussi (pour les planches parues cet été dans libé j’ai souvenir) ia du jeu là dedans entre autres,

      • @shash: ok, je te dirai, je commence la BD ce soir, si je ne me la fais pas piquer encore 🙂

      • @shash: ai pas pris de notes pour Molécules, j’ai vu que qq’1 en prenait (me suis imaginée une sitiste), voulais pas faire doublon

        • (me suis imaginée une sitiste)

          @belette: Juliette peut-être? François dira sans doute, il commence à les connaître bien ces sitistes :- )

          – partie tard pour la rue de la Roquette avec la gerbe+++ une sorte d’insolation* gastro super sexy, sortie à Répu pour cause d’incident voyageur sur la ligne 9 un type s’est jeté mais ce n’est moi, bien tenté de rejoindre à pinces et à 28° le lieu où fraîchissait du champagne il paraît,
          puis de hauts le cœur en vérifications d’itinéraire, me suis pointée comme une grosse broussaille pas loin de La Manœuvre à quoi? 19H40 par là alors, pas osée débarquer – souvent je suis en retard mais autant ça s’fait pas – suis plutôt repassée par des toilettes, ceux d’un des nombreux cafés du quartier et j’ai enchaîné sur la propale ciné archi climatisée qu’une pote rentrant de vacances venait de m’envoyer.

          suis sure que tu te souviens de particules du moment Molécules belette, dis nous stp, on s’en fout des notes,

          * sûrement le fait de voir notre hôte deux fois sur 3 jours la semaine dernière aussi

          • @shash: * sûrement le fait de voir notre hôte deux fois sur 3 jours la semaine dernière aussi
            Certainement pas – si tu savais le nombre de fois à essayer d’effriter mon intérêt pour François – mais rien ne fonctionne – je n’arrive pas à m’en lasser – alors, quand c’est comme ça, il n’y a plus qu’une chose à faire, se laisser emporter.

          • @shash: tout ce que je peux te dire pour l’instant, c’est qu’il est difficile pour moi de mettre des mots sur de fortes émotions

          • @shash; belette: désolée pas pu y aller moi non plus (j’aime bien le récit de ton trajet empêché shash); merci belette pour ton post, hâte de lire Wonder

          • @shash: c’est comme si je faisais un choix : soit j’écoute pleinement et décide de recevoir beaucoup émotionnellement et j’aime en rester là parfois, soit mon écoute à pour but de restituer (+ ou – précisément) ce qui se dit. J’espère être plus claire.

          • @shash: une sorte de parti pris de ne pas rejouer, restituer ce qui m’importe, me touche vraiment.

  13. * chapitre 20 15e ligne: on l’a trouvé … / tringler une moche franchement ça ne l’enchante pas / …
    ce verbe manquait, Molécules l’a fait, parfait.

    • ce qu’on aime aussi dans le style de Begaudeau c’est que quand on lit une phrase qui gagne sans problème le concours du plus beau braoum des bouquet final du monde genre … / Seul l’espoir a des larmes, la résignation est sèche. / … cette phrase accompagne doucement dans la situation qu’il a fictionnée la construction qu’un de ses persos mène – et qu’en lisant on mène avec si désir – C’est depuis son … / A Gilles la prison de Lyon Perrache / … que l’auteur fabrique le déclic, le moment picot où son perso Gilles varie l’usage de l’assiette

      … / S’interdit de penser.
      Pleure moins.
      Seul l’espoir a des larmes, la résignation est sèche. / …

      ce moment me plaît, m’a plu en première lecture avant même la découverte de la phrase d’après où le « sans conviction » ramène, comment tenter de bien dire, le geste de taille d’une veine à une expérience comme une autre, un truc que parfois certains font sans que soit obligatoire la convocation d’un Benitez ou autre, ce semblant de baume apaisant, ce placebo face au joyeux chaos du monde.

      • bon je le finis ce Molécules ou bien?

        – c’est qu’j’ai aussi les poils du pinceau qui s’impatientent de tremper dans l’ombre bédouine satin de chez v33

        • le moment picot où son perso Gilles

          basketteur y compris, chacun aura remplacé le picot par pivot

      • la construction qu’un de ses persos mène

        le cheminement ou ce que vit son perso plutôt non?

    • Radio Libertaire: une fois la joviale boule d’affects invitant françois begaudeau déroulée, fini queen, a pu Brian Freddie John & Roger, on suppose que c’est assez rare de les y entendre but on peut se tromper
      Merci beaucoup, tank you in any case pour les deux titres élus qui mettent en muse la vengeance de Lena et pour l’été, pour Didier, pour celui qui passe, pour le miel des oreilles, on décidons de s’envoyer leur seaside rendez vous https://www.youtube.com/watch?v=8CkzXroTbv8 et alors il se peut qu’à la faveur d’un fragile accord entre le breuvage et l’organe un peu comme une brève vacance de la peine, quelques secondes, peut-être une seule, un atome de temps, un laps volé à Dieu, il se sente bien.

      • tiens, ça fait à bas queen

      • gimme the kiss

      • @shash: « il se sente bien », qui arrive au bout d’une construction syntaxique complexe.

        • @Jérémy: pas du bourdieu, pas du butler, du begaudeau: … / En hypokhâgne, une synthèse entre nos observations de terrain avait fait ressortir qu’au moins 60% des trente-deux filles de la classe l’étaient encore. On avait lié le phénomène à la nature de l’habitus étudié, postulant grossièrement que les spasmes littéraires compensent un déficit érotique. Ceux des filles, s’entend. Nos spasmes littéraires à nous étaient d’ordre esthétique. / … p.218

          tchin, reniflage synchro avec un replaçage de couille
          on aime,

          Ceux des filles, s’entend.

          rupture secousse précision: on rigole
          mais pas que

          • @shash: pas que, non. On jurerait que ce passage est issu de « Deux singes ». Toute la séquence hypokhâgne, justement.

          • @Jérémy: est-ce le fait que le perso Léna en demandant où est la bouteille dise (symboliquement?)/choisisse la cuisine/ soit du groupe des qui parlent, qui boivent/ont le pouvoir (le phallus ;- ) / qu’elle entre dans cette musique-danse là plutôt?
            … / Comme elle n’a pas l’air de rigoler avec son envie d’alcool, je la mets dans la confidence des initiés / …
            et un peu plus loin … / Elle s’agite en me regardant. / … p.209, j’aime cette phrase, courte comme la plupart de celles qui sont produites durant l’i feel love, relevant de l’observateur qui dès l’entrée de Léna dans la cuisine a pu se dire qu’il y avait du possible avec cette créature

            Tu dis 2 singes, je redis la blessure la vraie et ses séquences danse-enroulades potentielles

          • Oui les deux sont possibles
            Pour Deux singes ce serait spécifiquement le passage sur la statistique empirique quant à la virginité des hypokhagneuses.

          • @shash: Je ne crois pas qu’il y ait des symboles : Léna arrive dans une soirée où elle ne veut pas aller. Elle déambule, elle se laisse porter. Elle écoute une conversation dont on ne sait pas ce qu’elle pense, puisque la narration ne nous le dit pas. On entend surtout les mecs parler. Le premier d’entre eux qui l’aborde, désigné par le « je », se heurte à un personnage d’abord mutique et ironique -« Elle est impatiente de le savoir » et d’autant plus qu’en face, c’est une logorrhée.

            Le mec est dans le camp de ceux qui causent et ne danseront pas -juste l’index qui bouge-, alors qu’elle, elle s' »agite »-. On a pu souvent vérifier l’axiome dans les soirées étudiantes, il y a bien des années : pas mal de gars qui parlent sans cesse ne sont pas les mecs qui vont sur le dancefloor de la salle à manger. Ou s’ils y vont, ils bougent peu et ils ont tendance à parler pendant les morceaux pour continuer l’analyse entamée dans la cuisine.
            Je pense aussi qu’on a ici affaire à une sorte d’archétype. Et c’est drôle, et c’est juste. Et c’est réminiscent.

          • @shash: Et parler pendant les morceaux pour analyser, quand on connaît la configuration, c’est quand même très comique.

          • @shash: ce passage du récit tire parti du comique propre à cette configuration -les deux personnages qui dialectisent en criant et en faisant répéter-.

          • @Jérémy: c’est le moment d’avouer un bon gros faible pour le
            she’s crazy like a fool dans la soirée

            (tout comme fleur parmi les fleurs tu sembles veiller à ce qu’on ne rate pas le côté clown de notre hôte et ça me fait rire double)
            merki merki

          • @Jérémy: dans mon post « symbole » s’étaient glissé des molécules de lecture de butler, pas grave,

          • @shash: ne jamais oublier que les récits de FB sont traversés par l’humour. Certaines critiques aussi, d’ailleurs.

          • @Jérémy: tout comme dans Brooklyn Nine-Nine

        • @Jérémy: oui, page 209, ça circule, fuse de partout et on dénombre une onzaine de persos si on oublie pas Maître Kanter

          si j’avais mon format court à la radio et que j’y invitais François Bégaudeau et qu’il acceptait de venir, il se pourrait bien que je désire qu’il lise cette page par exemple,

          • @shash: Crée ta radio

          • @Jérémy: ia suffisamment de radio gaga déjà

            http://www.dailymotion.com/video/xtrh42_donna-summer-on-the-radio-1979_music
            on reste en slow à 1’08 hein Jerem?

          • @shash: pas ma préférée de Donna.

          • @shash: Tu écris un texte, tu t’invites. Et tu t’interviewes à la manière de Jacques Chancel.

          • @shash: Et quand tu réponds, tu fais Modiano.

          • @Jérémy: voyons voyons est-ce que tes 2 derniers posts peuvent être pris comme des encouragements voire – chu dingue – des compliments? je me tâte et j’aime ça

          • @shash: au-delà des plaisanteries, je pense que si tu invitais des écrivains dans le cadre d’une émission, je pense que tu aurais les mêmes réflexes qu’ici. Et ce serait forcément intéressant. Si on te lit avec grand plaisir, on aurait la curiosité de t’écouter.

          • motif malédiction

            déplié aussi par exemple dans, que dis-je, au cœur même du récit number 6 d’
            … / Au début je n’en voulais pas car ça risquait d’être une fille.
            Une chance sur deux, en gros.
            Une malchance sur deux que tout recommence, que tout continue jusqu’à la fin des temps.
            Au sixième mois nul n’aurait deviné que ma mère / … p.93, au début, alma 2012 –

          • avec oui ^^ ce

            … / en gros / …

            qui te dézingue en deux temps

        • @Jérémy: Freddie Mercury – la mort 4e! / clap _

          Léna, une réminiscence de la blessure la vraie aussi un peu non?
          D’ailleurs cette histoire de bandaison dont la vigueur s’est absentée, de nouille molle, c’est bien toujours un peu la même affaire au final (le narrateur de LBLV aspire à enfin être un homme/ Gilles aspire à le redevenir sinon pourquoi parler de « prendre une femme »?) ce qu’Alexandrine effleure d’ailleurs un peu, tout ça a bien à voir avec la grande affaire de l’identité et les normes sociales courantes qui la structure ce qui ramène pour le coup à butler et on resserre la putain de boucle.

          – Taddeï s’arrête un peu sur le « je » dont tu as été le premier à parler ici, tu voulais peut-être développer un truc en particulier à ce propos?
          Pour l’instant, je note surtout que commenter cette partie là du Molécules met de nouveau le/s commentateur/s-inviteur/s en embuscade: dénicher et faire confirmer par l’auteur des éléments autobiographiques pécho dans le récit, ça démange intense et à l’opposé, j’aime quand autour du choix de nom de Bourrel, notre hôte répond par « ça me regarde surtout cette affaire » plutôt que la capitaine.

          • cette affaire de je est retorse puisque précisément elle consiste à injecter de l’autobio, ou plutot un semblant d’autobio dans la fiction
            on ne peut donc pas trop en vouloir à un journaliste de tout de suite le lire comme de la vraie autobio
            reste que je suis toujours stupéfait par la vitesse avec laquelle « je », dans un roman, est tout de suite considéré comme strictement équivalent de l’auteur. Comment ce je est spontanément converti en « vous ».
            encore hier une connaissance me disait au passage : c’est vrai que toi ton truc c’est le tennis. moi : ??. elle : ben oui, t’en parles dans ton autobio. moi : dans Deux singes? elle : non, l’autre, le truc qui se passe en vendée. moi : mais en fait j’ai jamais fait de tennis. elle : ah bon??? mais alors comment ça se fait que le héros de La blessure y joue? etc.

          • Hey, c’est qui Agnès, Anne-Laure, Corinne et Norah?

          • les quatre membres des Fantomettes, groupe de punk-rock

          • @shash:Je n’ai pas le passage sous les yeux, mais je vais développer, oui.

          • @shash: ce qui est intéressant, c’est de voir pourquoi ce « je » apparaît à ce moment précis. Il s’opère ici un choix qui n’est pas anodin.

          • bonne question
            sans doute que c’est le moment où le réel est le plus susceptible de croiser celui d’un je comme ce je
            mais tu as raison : comme passage de Deux singes ça ne déparerait pas
            le lien serait moins un lien entre Léna et je qu’un lien intertextuel entre une fiction et une autobiographie

          • @shash: en embuscade, oui peut-être. Ca peut être amusant, aussi, de voir comment l’auteur se dissémine à travers certains personnages, en dehors de la fiction qu’il injecte (c’est le cas dans « LBLV » : François n’est pas complètement François, il emprunte aussi à d’autres personnages comme Eddy -le goût de la blague, notamment-). Le réflexe de la lecture autobiographique a tendance à resserrer l’incarnation autour d’un protagoniste. Ce qui ne correspond pas à la réalité de la construction littéraire du texte, dans bien des cas.

          • François est si peu François que ce prénom n’apparaissait qu’à la toute fin

        • @Jérémy: il n’empêche que ce moment de gloire totale de 3’40 pour John Deacon (faut le voir rythmer le truc sur scène lorsqu’il est en short rouge je crois – leur live à Rio sans doute – ) pourrait relever de la grâce, on aime qu’en quelque sorte il signe another one bites the dust 25 secondes avant les drums de fin de Taylor avec un hey x3 de Freddie par dessus

          envie d’un oasis tiens https://www.youtube.com/watch?v=s09WA_FR5_k

          Deacon dont on s’est tant moqué Véro et moi,
          faut dire qu’on est assez facile

          • @shash: Oasis, je peux pas. Juste en poster dans « Conte d’été ».

          • @Jérémy: une entorse pour this version? https://www.youtube.com/watch?v=Qb67ZeNTJsU

          • si je faisais un peu moins le canard au chant, cette reprise serait un chef d’oeuvre

          • canard au chant

            on a aujourd’hui de très bons spécialistes pour récupérer les objets en celluloïd ingurgités

            https://www.youtube.com/watch?v=JKaI2-_VVhY

  14. Dans l’interview à Radio Libertaire, François évoque Lagasnerie, auquel on pense immanquablement quand on lit la séquence du procès (les expertises des psychiatres notamment, la fameuse narration individualisante dont parle GDL). Tout le propos sur la rationalité propre au polar est très intéressant, aussi.

    • @Jérémy: Est-ce qu’il y a un lien pour la réécouter cette émission?

        • @fleur parmi les fleurs: on a plus entendu Alexandrine qu’Alexandrane.

        • @Jérémy: merci à toi

        • @<: Je préviens que je parlerai ici de la fin de Molécules

          que j'ai fini hier. J'ai aussi écouté la deuxième partie de l'entretien Radio Libertaire que j'avais mis de côté. Peu à ajouter aux commentaires d'Alexandrine et de Béguinfo. On est bien d'accord.

          Mais c'est juste la fin qui me chiffonne, le geste terrible de Léna, qui, s'il n'est pas interrompu par un Didier providentiel, fait d'elle une agresseuse – tiens, c'est rare agresseur au féminin. Ce passage à l'acte de Léna, j'arrive pas à m'y faire.

          On comprend bien cette obsession de vengeance dont elle ne veut pas se débarrasser puisque

          partout à toute heure cette fable l’entretient, la régénère

          . Mais, si cette fable lui permet d’

          être à la fois porteuse et portée

          , de

          s’accrocher à soi

          , de rester verticale, comment passe-t-elle d’un acte qui pourrait resté fantasmé à un acte réel et prémédité ? et comment peut-elle passer à l’acte en tentant d’agresser horriblement le corps de Gilles ?

          La seule piste que je trouve, c’est le fait qu’elle soit une scientifique. Tout bonnement parce que matériellement ça facilite les choses. Elle maitrise les molécules et y a accès, c’est trop tentant. Mais à quel moment de son histoire cette tentation devient-elle plus forte que l’amour de la vie dont témoignent ses questions métaphysiques

          Maman aimait les sorbets au cassis, ça part où ? Où part la voix quand tout se consume ?

          Peut-être faut-il admettre que nous pouvons tous devenir des assassins ? que c’est imprévisible ? Oui, l’individu est agi mais
          il me manque un truc.

          • je n’ai pas grand chose à dire sur cette folie de Léna, si ce n’est qu’on en connait, des gestes horribles, qu’on peine à expliquer
            madame Clergeaut, qui congèle ses bébés, aime beaucoup la vie. elle est même très catholique.
            mais s’il fallait rationaliser, je dirais deux choses :
            1 ce que tu rappelles : Léna a fini par tomber amoureuse du scénario de vengeance. elle s’y est trouvée bien. elle l’a poussée au bout.
            2 entre les questions que pose Léna devant le cercueil et son geste, il s’écoule huit ans. Huit ans pendant lesquels elle constate que ce truc la poursuit, que ça lui pourrit la vie, que par exemple rien ne lui est possible avec les mecs. On comprend que, comme Gilles, cet empêchement la démange, l’accable, et qu’elle soit prete à toutes les conneries pour y mettre fin. Comme quelqu’un qui a un gros acouphène est parfois pret à se tirer une balle. cela s’est vu.

          • @Acratie: je viens de relire le chap26, grâce à toi, merci;
            on y aime le rythme, la frappe des phrases courtes pour dire des trucs de dingue, d’une importance dingue et drôlement tendres aussi: les lignes sur ce que fait/dit Didier de/à Léna en attendant de revenir, celles lorsqu’il porte Gilles, les 2 têtes, les mains des bras qui pendent … / Secouées par la marche ses mains font bonjour au jardin. / … son pull violet,

            encore un chapitre qui va bien au titre avec Didier qui entend/voit chaque molécule de vie, émouvant oui,

          • @François: J’ai fait ce rapprochement avec Gilles aussi, leurs situations assez semblables, l’impuissance sexuelle. Autant la personnalité et le parcours de Gilles me semblent le mener à l’issue fatale car ses tentatives grotesques d’échapper à l’obsession ont peu de chances de réussir, autant le parcours de Léna vers le crime me semble moins vraisemblable car jamais elle ne cherche à s’en échapper. Elle s’abandonne à la vengeance et s’en nourrit, soit, mais elle en souffre aussi ; pourquoi n’essaie-t-elle pas d’apaiser sa souffrance avec des médocs, c’est son rayon et celui de Charles non ?, pourquoi ne voit-elle pas un psy, ça ne lui est pas étranger, ni à Jeanne ? pourquoi n’écrit-elle pas pour se détacher de ce qui l’accable, c’est dans ses cordes ? pourquoi cette fille-là pleine de joie et d’amour, huit ans plus tard ne choisit-elle pas la vie (la sienne) ? A quel moment du livre ça bascule ? J’ai du mal à admettre d’emblée la folie du personnage parce que je lis plus de preuves d’un équilibre instable, qui nécessite un évènement pour basculer, que de symptômes de folie.
            Vrai que je me peux me perdre à vouloir rationaliser, que je ne suis pas experte en folie et que je ne réclamerai pas d’experts : ils te chercheraient des poux.

          • Je suis un peu perplexe devant ces questions
            Pourquoi fait-elle ci plutot que ça? Parce que le romancier l’a voulu. Parce qu’il voulait aller aux dernières scènes, et qu’il lui a semblé qu’il n’était pas complètement délirant que Léna y aille. En tout cas pas plus délirant qu’autre chose.

          • @shash: J’ai relu le 21 sur le transhumanisme effleuré mine de rien par François sous le regard narquois de Renaud Dély. J’aime bien cet aparté.

          • @Acratie: quand Léna dit, entre autres, que dans quelque temps il n’y aura plus de handicaps aussi?

            oui, le moment chez Dély mais là on est dans de la lecture serrée, du haut niveau, du niveau de sitistes

          • @Acratie: en 2030 dit-elle, chapitre 22

            tu parles peut-être d’autre chose alors?

          • @shash: Je parle bien du 21, la dernière réplique est bien révélatrice.

          • @Acratie: oui aussi, merci, en effet
            et ça m’amuse que cela conclue une sorte de bras de fer soft, un face/face où les interlocuteurs pèsent et confrontent joueurs ce qu’ils pensent de leurs capacités d’analyse, d’intuition, d’influence,
            là aussi il est question de penser ce qui meut, ce qui déclenche, le corps, l’esprit (le cerveau?)
            et du coup le cerveau, il va où quand on est déclaré mort, incinéré? Et s’il rejoignait un autre corps? s’ajoutait ou foutait le bordel dans un autre corps?

            … / Dans le lit le corps anesthésié n’a pas bougé. L’esprit n’est pas dedans. / … p.245,

          • « et du coup le cerveau, il va où quand on est déclaré mort, incinéré? Et s’il rejoignait un autre corps? s’ajoutait ou foutait le bordel dans un autre corps? »
            je suis content de lire ça ; il est évident que le livre décline aussi cette hypothèse
            dans le bien médiocre Divines, la seule idée intéressante est celle des « djinns » ces esprits maléfiques qui s’emparent de toi
            envouté, se croit Gilles
            Léna l’est peut etre à son tour
            Jeanne envoute Gilles qui envoute Léna et c’est sans fin jusqu’à ce qu’évidemment

          • @shash: En relisant la 245 que tu cites, je reviens à la 244 et à évidemment

            Evidemment cela n’arrive pas. Evidemment une main énorme empoigne son avant-bras pour le neutraliser

            Il y a peut-être plusieurs lectures possible de ce évidemment ?
            J’ai lu que ce geste-là, qui bouclerait ce livre-là, écrit par François Bégaudeau, évidemment n’aurait pas lieu. J’ai lu un clin d’oeil de l’auteur, le What Did You Expect ? de Penélope Cruz pour la pub Schweppes.

          • merci de le noter
            ce « évidemment » est essentiel, qui dit que c’est bien toujours l’auteur qui a la main
            « evidemment » que ce n’est pas pour rien que l’auteur s’est arrangé pour que Didier soit dans cette maison -en imaginant l’adoption, puis qu’il habite avec eux, puis que le père dépressif leur laisse la maison, etc
            mais ce pourrait etre aussi une formule de Léna : « evidemment que même ça va foirer »; puisque ma vie est une foirade.

          • @François: c’est bien toujours l’auteur qui a la main ça se tient, oui.
            Si je te disais que Didier dans Molécules c’est le petit frère de Flup dans Vers la douceur ?

          • eh bien on a la synthèse : didier aurait l’esprit d’enfance de Flup et la morphologie du compagnon de jon

          • je suis content de lire ça ; il est évident que le livre décline aussi cette hypothèse

            j’écris ce matin ce qu’évidemment en live hier je n’ai pas su te dire,

          • @shash et françois: S’il y a envoûtement maléfique on peut aussi lire une intervention divine de la part de Didier.
            Je reviens à mes questions. Le truc parfois compliqué (pour moi) c’est de transférer cette part d’irrationnel dans un personnage comme Léna.
            Que son passage à l’acte soit retenu par Didier contient une bonne partie de la réponse.
            On avance 😉

          • connait-on beaucoup d’humains qui seraient absolument hermétiques à l’irrationnel?
            et puis le clivage rationnel-irrationnel est très discutable, entre les deux ca circule, ca se touche

          • @http://begaudeau.info/2016/08/17/molecules-roman-librairie-1808/: où l’on voit qu’on pourrait ici effleurer plusieurs motifs chers à notre hôte :- )

            – le truc des prénoms aussi qui, dans Molécules, sont commentés par Ferrara alors que Calot trouve ça immature et moqués aussi par le capitaine Brun il me semble,
            Brun qui les envisage comme signe d’une malédiction potentielle je crois bien (les prénoms rejoindraient la famille du motif malédiction) ou plus exactement sous l’angle d’un truc à expier, une histoire de sort que l’on mériterait en quelque sorte.
            Pour note: Molécules, prendre le temps de s’y rouler à nouveau Charlotte et ce, depuis son … / Adossé au tronc, le corps de Jeanne commence à se convenir. / …

          • Les Charlotte par exemple, souv’nons-nous, tandis qu’au loin une moissonneuse-batteuse Massey-Ferguson recrache par le cul les tiges de blé qu’elle fauche, mais c’est pas la question.

          • @< Je ne connais pas encres vagabondes mais ce papier va bien à la suite de nos posts.



            http://www.encres-vagabondes.com/magazine2/begaudeau.htm

          • merci ac, je n’avais pas vu ce texte, qui fait un peu monter le niveau

          • @François: 🙂 en effet

          • le truc des prénoms aussi qui, dans Molécules, sont commentés par Ferrara

            je relis l’ouvrage et en fait, ça commence bien plus tôt dans le livre, du vivant de Jeanne en 10 avec Archibald, le collègue dont la carte est tombée côté vertu il y a 3 mois et qui exerce depuis d’une voix trop douce dans l’association … / Pas plus qu’elle n’arrive à se convaincre qu’il est complètement innocent de son prénom ridicule. / …

          • oui ca fait partie des nombreux traits qui circulent d’un personnage à l’autre ; des nombreuses phrases qui, un temps apposées sur tel personnage, finissent apposée sur tel autre -exemplairement la finale des premier et dernier chapitre

          • exemplairement

            oui avec le détour enchanté de 240 pages que l’on sait

          • – p.44, gros rires en entrant dans ce passage en 2 temps … / Une femme coiffée d’un bob Médecins du monde aimerait savoir où ils ont coffré Momo. Les trois brigadiers ne se rappellent pas avoir placé en détention un individu répondant à ce nom. Ils promettent néanmoins de se renseigner. Calot en profite pour demander à la petite dame où trouver un certain Didier. Elle dit que Didier ira bientôt au lac. Il lui faudra des palmes et des bouteilles et un tuba et des bulles. Est-ce qu’ils l’accompagneront là-bas? Est-ce qu’ils seront encore là au Jugement dernier? / …

            notamment pour le contraste entre le style impromptu et familier de la petite dame bobée Mdm et l’accusé de réception sainement plaqué, d’écoute automatique et raisonnable des brigadiers* – pas la contrarier – (* ne peux m’empêcher de penser au sketch des inconnus chaque fois bon bref, mes oignons quoi)

          • oui y a un petit coté Inconnus là, j’avoue

          • passage en 2 temps

            voici le 2e … / En parlant la femme au bob a gravé une suite de traits verticaux sur le tronc* avec la pointe d’un caillou. Tout est là. Toute la solution de l’énigme. Elle signe G comme Geneviève. / … (bonus: libre à chacun de chanter d’un G qui veut dire?)

            * même le tilleul de la cour circule (apparition page précédente) et attends, attends, c’est pas fini:
            … / Calot s’approche pour recopier dans son carnet les neuf traits dont il cherchera ce soir l’équivalent dans son dictionnaire des signes ésotériques, édition augmentée**. / … le Da Geneviève code quoi un peu

            ** tu crois qu’on y trouve aussi les codes barres?

          • le Da Geneviève code quoi un peu
            oui!

          • et puis tiens donc au passage et comme en vain je le chercha ce matin, le tilleul qui circule et se rapporte à le tronc, c’est en 12 qu’on fait sa connaissance
            … / Les premières gouttes s’écrasent sur les bras nus et Didier n’en tire aucune gloire. Il s’immobilise pour saluer le grand tilleul de la cour. / … bonne soirée, à plus, salut.

    • Et ce sacré pédopsychiatre porte le nom d’un célèbre suspect dans une affaire bien connue.

      • @Jérémy: l’expert qui s’appelle presque caviar?

        • presque comme bénitier plutôt

          un célèbre suspect dans une affaire bien connue.

          vais regarder ça
          + écouter les séquences radios avec notre hôte aussi

          on a le temps de rien faire en vacances dis donc,

          • mauvaise pioche shash, frustrée comme capitaine Brun avec Bourrel qui avoue tout de suite « et alors il y a ce moment où à Grenoble la fille de la victime vous » aaaaaaaaaaah STOP Fred merde.
            => finir le bouquin, écouter ce qui s’en dit après au moins sa première lecture intégrale.

          • @shash: on peut trouver le temps de le faire même en bossant

          • @Jeremy: excusez moi de pas être un héros Monsieur

        • @shash: qui réfère à un militaire porté sur les vidéos pleureuses.

          • @Jérémy: genre Garcimore sous lexomil

          • @Jérémy: ah oui je le connais celui-là, et qui se pend en uniforme avec un foulard noir sur la tête.
            Une très belle mise en scène.

          • @Jérémy: et qui nous vient d’Espagne comme de bien entendu, et le z des arabes,
            me fait penser que même le grec se trompe sur l’origine de la concierge, c’est troublant.

          • @Jérémy: le x nous viendrait des romains que ça m’étonnerait pas.

          • @Jérémy: et j’imagine mais je ne sais plus comment c’est arrivé, que léna nous vient du cosmos

          • @Anne-Laure: du cosmos ? Pourquoi ?

          • @Jérémy: mmmh parce que je sais qu’il aime le cosmos mon françois

          • @Jérémy: crois bien qu’entre temps, Léna s’est retirée à Bugarach

          • @anne-Laure: les Grecs ont inventé le X.

      • @Jérémy: assez connement, découvrant la première fois Benitez en 163, je m’étonna qu’on fasse appel à un pédopsychiatre

        sûr qu’après, quand on est pas disposée à attendre

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