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Lucie la nuit dans la mer

Dans ces parages, on connait Gwenaël David, que ses amis les plus inventifs appellent Gwen, par les Chroniques de la Pampa et Quentin libellule, deux livres parus chez Helium. On sait moins qu’il est d’abord, chronologiquement, dessinateur. Je lui dois, par exemple, d’avoir reconsidéré le dossier BD suspendu en 1982, après lecture du dernier volume de Sylvain et Sylvette.

Donc au milieu des années 90, Gwen a commencé à nous montrer des trucs. Au fil des années c’est devenu une habitude : il nous montrait des trucs. Des travaux, disait-il aussi. Des chantiers. Récemment, je suis passé chez lui et il m’a montré un truc. Ca s’appelait « Lucie la nuit dans la mer ». J’y entendais un écho avec un fameux titre des Beatles, mais c’était surtout le premier épisode d’une possible série. Chaque fois, un prénom un moment un lieu. Thomas le soir dans l’espace. Sarah le matin dans le potage. J’ai regardé Lucie et j’ai dit : c’est beau. Plus tard j’ai demandé à Gwen s’il voulait bien qu’on le montre sur le site. Il a dit oui et je l’en remercie.

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56 Commentaires

  1. hier j’ai vu à la télé dans une émission américaine sur le tatouage les mêmes poissons rouges que sur cette page.
    ça m’a flashé et donc j’ai pensé que ces pages de Gwenaël D avec des algues ou des poissons bizarres, plutôt qu’un livre format papier, ou en plus d’un livre, ça pourrait très bien faire aussi des modèles de tatouage – dans tous les ports du monde, et ailleurs

    • Bonjour à tous.
      Il est très tard et je men excuse sincèrement. Je n’ai pas réussi à racheter le Canada et je suis couvert de tatouages poissons rouges. Merci beaucoup pour vos bienveillants commentaires qui me font super plaisir. Concernant les influences, c’est intéressant de lire vos remarques et de découvrir en partie les vôtres! J’ai tenté dans cette série de faire un truc très sec, ne signifiant ou n’appelant rien d’autre que ce qui est dessiné. Et dès lors, il me semble que le pouvoir d’évocation est très limité et s’inscrit dans les nombreux vides et zones de noir laissés à l’autre. Ceci dit, j’admets que le résultat n’est jamais aussi clair. Je n’ai jamais pensé aux Beatles, ni à rien d’autre d’ailleurs je pense. Le titre c’est qui-quand-où, comme vous l’aviez dit. Si des références sont toutefois tapies, elles relèveraient du graphisme (J’adore Little Nemo in Slumberland, de McCay, tant pour son dessin que pour ses trouées de sens et d’usage, influence rétro comme vous le notez dans vos remarques) ou de la composition (il y a des films que j’aime et je suis naturaliste, assez fan des nuées, bancs et autres circulations, de toutes ces formes et couleurs).
      Le terme d’usage m’intéresse puisque comme pour l’évocation, j’ai tenté d’échapper à l’usage, justement, celui qui donnerait une fonction à ces images ou l’inscrirait dans une pédagogie. Je n’ai rien à dire ni à faire comprendre. Je n’ai rien à rajouter si le vivant y est. J’ai voulu Lucie comme une bulle qui flotte quelques secondes au dessus du spectre chromatique et puis éclate. Ça marche ou ça ne marche pas, mais ça propose des paysages et des formes, des couleurs et des flous, il y a beaucoup de vide ou de trous où se glisser ou pas.
      La forme est sans doute à l’avenant, j’ai souhaité utiliser un logiciel gratuit et accessible à tous (et à moi qui suis une tanche, le webmaster (ce mot existe-t-il toujours ?) en conviendra). J’ai donc fait des contours, je les ai intégrés sur un fichier Word puis j’ai noirci avec Photofiltre et colorisé surfaces après surfaces, jusqu’aux points, pour en laisser certains blancs afin de créer une instabilité et un peu de mouvement, comme un pétillement. J’aime beaucoup les couleurs de base assez criardes proposées par Photofiltre. Le défilement PDF me convenait très bien, et a sans doute ajouté à votre impression rétro, genre cinéma du pauvre et il y a sans doute un peu de cela aussi.
      Merci encore à vous tous pour vos invitations, avis et digressions amicales et bienveillantes. Elles me donnent l’envie de faire bientôt une autre bulle. J’aime bien le fait que vous parliez d’autre chose en partant d’un élément de ce travail, car je me dis que ces vides fonctionnent peut-être un peu. Je suis toujours impressionné par votre célérité et votre abattement lorsque je me rends sur le site, et désolé d’avoir fait chuter la moyenne.
      Gwen

      • 10 et 15 me font beaucoup d’effet ce violet et ce jaune sur fond noir j’aime beaucoup

      • encore plus attrayant selon l’endroit d’où je regarde, le violet devient bleu, le jaune orange, le rose rouge super

  2. je reviens François sur ta meilleure chanson dans le dernier album de Justin(e), « deux ou trois rhinocéros » (http://www.youtube.com/watch?v=bIs1Zvnf8Ws)
    je te crois sur parole quand tu écris que c’est ta chanson préférée et qu’en même temps tu ne sais pas de quoi ça parle
    moi depuis que j’ai cherché de quoi ça parle je sais pourquoi on voit des cochons dans le clip. ça doit être parce que dans le refrain ça en parle – ça parle de porcs plus précisément :
    « Vivre et penser comme des porcs
    Nous venons de nulle part ma turbo bécassine
    reprends du cadavre et réjouissons-nous de
    vivre et mourir comme des porcs
    Nous n’allons nulle part ma turbo bécassine
    remâche du cadavre et déshabille-toi »
    et quand on lit et entend un truc comme « turbo bécassine », on ne peut pas laisser passer – en tout cas moi je ne peux pas laisser passer. internet m’apprend que « turbo-bécassine » et « vivre et penser comme des porcs », ça va ensemble, c’est sorti du même cerveau, celui d’un mathématicien-philosophe, Gilles Châtelet : http://www.larecherche.fr/savoirs/autre/gilles-chatelet-contre-ingenieurs-du-consensus-01-03-1999-86987
    ce sont des idées de 1998-99, assez ancien déjà.
    question après avoir lu l’itw qui véhicule les idées du livre et des travaux : est-ce qu’on fait sienne cette vision du monde occidental actuel ? l’itw frappe fort et les idées défendues pourraient bien me marquer.
    pourquoi j’en parle ? le hasard me fait trouver ces idées à partir de cette chanson. le hasard c’est de la chance. il faut partager la chance, la faire suivre.
    j’en parle aussi pour relever comment – selon moi, ça n’engage que moi -procède ce groupe punk : des références intellectuelles d’une pensée alternative (un autre mot qu' »alternative » ?)dans le refrain d’une chanson. ni vu ni connu, ceux qui connaissent relèveront, les autres passeront dessus sans relever.
    ça me rappelle un peu ta façon de faire en général. par exemple pas mal d’allusions dans tes écrits, que le lecteur perçoit ou pas. ou bien : pas mal d’allusions ciné dans les chansons du groupe des Zabriskie (le nom du groupe, première allusion ciné)dont tu étais le parolier. sans oublier que Justin(e) est un groupe qui s’est formé « parce que ça leur plai(sai)t » ce que faisaient les Zab – c’est eux qui le disent

    • Je crois que c’est assez simple cette affaire : on écrit avec ce qui nous meut et nous constitue. Gros lecteurs de penseurs contemporains (il en a même fait un petit livre de vulgarisation super clair et vraiment réussi), Alex ne s’interdit pas de les convoquer dans ces textes. Ou disons qu’ils s’invitent spontanément sous sa plume, comme s’invitaient, sous la mienne, des films vus ou des livres lus -par exemple la chanson Mélodie était une sorte de condensation de mes lectures badiousiennes de l’époque. Maintenant, je l’ai dit à Alex, j’aimerais qu’il convoque aussi plus souvent sa vie personnelle, amoureuse, etc. Qu’il soit un peu plus souvent narratif. Dans l’album précédent, ça avait donné cette géniale chanson où il parle à son fils : https://www.youtube.com/watch?v=jPXVtd3t1Gg
      Chanson qui m’a inspiré un texte disponible sur ce site : http://begaudeau.info/2013/02/22/deux-singes-la-postface/

      • merci pour ces ces lignes bien intéressantes.
        c’est bien de conseiller au groupe des chansons un peu plus personnelles
        « turbo-bécassine » c’est bien, ça renvoie à de la pensée contemporaine mais BB77 c’est bien aussi, on comprend tout de suite.
        j’ai bien aimé « pardon ! on est désolés ! », ça sonne bien, et le texte qui suit se comprend facilement ( http://www.plyrics.com/lyrics/justine/bb77.html)
        comme se comprend facilement par exemple cette chanson des Whampas postée par shash. je l’aime bien parce que j’aime beaucoup la spontanéité à la fois brute et tendre de Didier W et parce que je comprends tout à fait ce que dit cette chanson : http://www.youtube.com/watch?v=5mEtrzRYpkE
        après, comme tu dis, les mots s’invitent plutôt qu’on ne les invite. peut-être que le parolier de Justin(e) n’a pas forcément envie de faire des chansons sur sa vie.
        j’ai relu le grand texte que tu as écrit suite à leur chanson BB77. c’est un bon texte.
        « Sur le moment je ne l’ai pas théorisé en ces termes, mais je pense que j’ai écrit en français pour que mes textes parlent depuis quelque part, émergent d’une situation, le mienne, et d’un corps, le mien. D’un corps qui, à son corps défendant mais tant pis, évolue dans un espace donné, possède un périmètre de manœuvre par définition limitée. Je n’ai pas de sympathie particulière pour la France, encore moins de fierté à y être né, mais voilà j’y suis né et j’y habite, et j’y parle la langue locale, tout cela je ne saurais le nier, l’effacer, le gommer, sauf au prix d’un mensonge qui me projetterait dans la ouate informe où évolue la bourgeoisie de partout et nulle part. »
        et là il y a le mot « bourgeoisie », incontournable.
        et donc je me disais aussi que tu écrivais tes chansons en français par défaut : parce que tu voyais bien que l’anglais était prisé par une certaine bourgeoisie.
        je crois que dans tes choix il y a une sorte de logique immuable à aller là où ce n’est surtout pas bourgeois, à choisir dans la mesure du possible des choses qui ont le moins à voir avec la bourgeoisie.
        je termine
        j’aime bien cette belle phrase (dans sa forme comme dans son fond) qui commente la chanson :
        « Par la grâce de ta présence ce sale lieu devient un haut lieu. »

      • eh bien c’est tout bon pour moi
        d’abord c’est clair. et puis ça n’a pas peur de convoquer des choses personnelles. et j’y vois une marque de confiance, à mon égard, à l’égard des autres sitistes. ensuite ça renvoie vers plein de choses :
        – les penseurs contemporains
        – le livre d’Alexandre Vaillant « onze joueurs » : http://canisayrecords.com/wp/irb002-alexandre-vaillant-onze-joueurs/
        – le répertoire de Justin(e), côté vidéos, côté paroles
        2 mn de Justin(e) : http://www.youtube.com/watch?v=sy2smtbmi9M
        – le répertoire des Zab, côté vidéos, côté paroles
        2 mn : http://www.dailymotion.com/video/x26kgf_zabriskie-point-melodie_music
        ça c’est pour plus tard. pour le moment, c’est réécouter BB77 de Justin(e) et relire le texte inspiré par la chanson.
        « pardon !!! on est désolés !! » : excellente accroche, qu’on n’attend pas, en tout cas pas gueulé comme ça. le texte est bien aussi, il tient la route, normal, c’est du perso, ça ne raconte pas n’importe quoi.
        le texte déchire aussi : comment je suis né territorialisé, comment ado je me suis déterritorialisé via les chansons punk-rock anglo-saxonnes, comment au moment de lancer un groupe punk-rock avec des amis je me suis reterritorialisé en choisissant des paroles en français, pas par chauvinisme, mais par souci notamment de ne surtout pas faire comme les bourgeois, scotchés à l’anglais, et par conviction que si l’individu subit sa territorialisation, il fait aussi le territoire, sa seule présence donne de la valeur au lieu.
        à côté de ça, il y a aussi comme une réponse à des questions que je me posais récemment sur le punk-rock. la musique d’abord, les paroles ensuite, comme elles viennent sur la musique, comme on peut les entendre par bribes.
        on reste dans le rock avec le livre-bd « le petit livre du rock » histoire en BD du rock et de ses avatars de 1950 à 2007
        http://bourhis.ouvaton.org/
        c’est une des BD de Hervé Bourhis, auteur recommandé par shash (merci shash). il en a fait plein d’autres, des histoires variées et toujours bien. je recommande

        • t’es en train de devenir une sorte d’archéologue du punk-rock
          ou, pour parler comme l’ami Michel, une ontologue de l’actualité punk-rock
          merci pour eux, pour moi

          • ontologue, comme celui-celle qui étudie la nature de tout ce qui existe ? et je ferais ça à propos du punk-rock ?
            très bonne blague

          • Je ne rigolais pas. Je trouve très sérieux ton petit travail d’exploration-compréhension du punk-rock. Tous n’ont pas cette curiosité.
            Un morceau matriciel pour te remercier (et non pas féliciter) https://www.youtube.com/watch?v=BKjym3W7h-0
            (les trente premières secondes sont parmi celles qui, en 87, m’ont soufflé que pour moi ça se passerait par là)

          • merci
            belle matrice
            j’ai vu aujourd’hui qu’il y a dans la discographie des Zab une chanson « lutte des classes », sur laquelle je me suis arrêtée vue l’actualité du site. chanson courte, inattendue : http://www.youtube.com/watch?v=CBOwsBJzSVg
            sinon j’ai branché sur :
            http://www.youtube.com/watch?v=9_9Yi73F44U
            http://www.leoslyrics.com/zabriskie-point/intellectuel-de-gauche-lyrics/

  3. Gwen avait rappliqué de son Franprix dans Vie p 226.
    Très belle,l’histoire de Lucie,et très réussie : dans les histoires dessinées qu’on peut éventuellement donner à un enfant,c’est rare de trouver des pages qui à la fois plaisent esthétiquement à l’adulte qui montre, et à l’enfant : l’enfant veut que ça raconte, le dessin ne l’intéresse pas d&ns l’absolu,il faut que le dessin raconte aussi. Et on trouve ça ici : le dessin EST BEAU et RACONTE, c’est narratif et on peut rêver tout seul. Et ici on sent l’eau,on glisse, on coule,on remonte,on y est avec son corps. Et Lucie est un vrai personnage,avec son caractère, ses réactions ,ses gestes,son énergie : et on imagine.Et vie et sens chez les personnages aquatiques qu’elle rencontre : on a envie d’en parler. Version papier, on va laisser le livre ouvert ,et chacun pourra plonger,et sourire.
    Encore une fois, c’est rare de trouver tous ces éléments réunis : magnifique, Gwen!

    • merci pour lui
      Gwen est parti racheter le Canada, donc il ne peut répondre à vos gentils posts à tous

  4. On le remercie également. Beau, fluide et simple (pléonasmes?)
    J’ai voyagé.

    Seul bémol infime pour moi, la taille de la police, et peut être la typo du texte, sur la première et dernière case. Il ne s’intègre pas assez dans le dessin.

    Le recueil papier est-il un impératif?
    Sur le net, je pense que ça partirait super bien, peut être voir du cotés des éditeurs électroniques.

    Je n’insinue bien évidemment pas qu’un recueil papier serait injustifié, le manque d’audace chez beaucoup d’éditeurs restent simplement problématique.

    Encore merci à lui, et à toi.

    • @Pleutre: D’accord avec toi sur la police. J’ai même pensé qu’elle était provisoire.
      Je ne sais pas où en est l’édition jeunesse avec le numérique, mais les écrans ont mauvaise presse auprès de pas mal de « spécialistes de la petite enfance ».

      • en attendant moi j’attends toujours ma réponse sur comment quand tu dessines des trucs tu en arrives à un format pdf

        • @Helene: Ça dépend des logiciels. Avec photoshop ou illustrator tu peux mettre direct en pdf (je ne travaille pas sur ces logiciels, mais à proximité), avec un logiciel moins sophistiqué tu exportes. Tu peux aussi aller dans imprimer et là enregistrer en pdf. Là ça dépend peut-être aussi de l’ordi, si tu as un MAC ou un PC.

          • Acratie merci
            j’apprécie ++ tes coups de pouce

  5. aussi j’ai oublié de dire que
    oui « Lucie la nuit dans la mer » balance bien comme « Lucy in the sky with diamonds » des Beatles
    quand je suis allée me renseigner sur la chanson (je n’ai vraiment rien à faire !! ou bien au contraire, quand je m’intéresse à cette chanson, je suis dans l’essentiel ??), j’ai appris que le titre de cette chanson était la reprise par John Lennon du titre que son fils Julian avait donné à un de ses dessins, Lucie étant le nom d’une copine de classe. j’imagine bien John Lennon cherchant l’inspiration chez lui à la maison dans son studio d’enregistrement et le petit (5 ans) gravitant autour de lui avec son dessin comme une petite abeille.
    ce que je relève dans cette anecdote c’est la présence de l’enfant, un petit garçon pour le coup, et donc dans ces deux évocations (« Lucie dans la mer », « Lucy in the sky »)les enfants sont là, on campe dans le monde de l’enfance.
    je ne sais pas (et je peux tout à fait rester en ne le sachant pas) si Gwenaël David est papa, papa d’une petite fille pendant qu’on y est. (d’ailleurs, j’ai pensé qu’il pouvait être dans « au début » le futur papa qui fait partie de la bande et construit pour son bébé à naître un berceau en forme de guitare.)
    et si c’est le cas (s’il est papa, et seulement si), ces histoires (l’histoire de Lucie et les autres histoires non vues, extensivement ses deux précédents livres jeunesse-tout public) qu’il dessine et écrit sont-elles parties d’une envie de créer des histoires à usage domestique ? et : s’inspire-t-il, comme John Lennon, de sa proximité/complicité avec son enfant pour créer ?
    sinon, « Lucie la nuit dans la mer », pour moi c’est simplement « qui quand où ». et Lucie, c’est un titre d’Obispo, que j’aime moyen, ou encore la Lucie « ma petite fée » dans « au début »

    • Gwen est pas papa et je ne suis pas sur, malgré sa douceur indécrottable, qu’il sera très content de lire l’hypothèse selon laquelle ce travail aurait un usage domestique.
      Un classique de l’histoire du rock : Lucy in the Sky with Diamonds envoie un signal implicite par ses initiales. Principe repris par le groupe La Souris Déglinguée.

      • ok l’auteur de ces très jolies pages n’est papapa. mon scénar n’était pas le bon. j’en fais pas un fromage. je pourrais même retourner ma veste : on s’en fout de ce qu’il y a autour du produit (un livre un produit), le produit, rien que le produit.
        sinon je n’ai pas compris pourquoi ton ami devrait s’agacer d’un truc que j’aurais écrit/suggéré peut-être – quoi ? pas compris
        pour la chanson des Beatles je suis au jus que les initiales du titre ça donne LSD, lu aussi que les B ont toujours démenti l’avoir fait sciemment, pas démenti que le corps de la chanson (pas le titre) décrivait des scènes psychédéliques, visions suite à prise de drogues douces. la source wiki n’est pas fiable ? tu as d’autres tuyaux ? lu la biographie des B ou autre ? ça m’intéresse, d’autant plus que j’ai entendu qu’un film se ferait peut-être sur le groupe

        • non je n’ai pas d’infos là-dessu

          • ok
            j’ai une vieille K7 du groupe la souris déglinguée, je regarderai les titres de plus près

          • c’est pas exactement le plus grand groupe du monde
            dans l’alternatif, il y a les wampas et tous les autres loin derrière
            à part peut-etre : https://www.youtube.com/watch?v=N3DcsImCsvM

          • je viens juste de capter que La Souris Déglinguée ça faisait LSD, pas besoin d’aller s’embêter sur leurs titres
            pas un grand groupe, je le dirais autrement : un groupe dont j’ai une seule K7.
            OTH je ne connaissais pas à l’époque, peut-être qu’un groupe à initiales ça ne plaisait pas. pourtant ce nom quand on le déplie c’est pas mal : On Tenter Hook, soit « sur des charbons ardents »
            OTH je commence tout juste à le connaître aujourd’hui par les liens posés ici. le morceau « mort de rire » m’a surpris : je l’ai trouvé très calme, je parle du fond sonore avec les guitares, ça passe bien. par contre pas surprise par la voix du chanteur ni par le contenu contestataire, un peu survolé j’avoue. sinon j’aurais bien aimé que ce groupe soit vraiment « mort de rire », éclaté, pas mort de rire au second degré. des détails.
            chanson des whampas pas encore postée je crois : http://www.youtube.com/watch?v=3kf-6ymMxGk

          • très belle chanson de didier
            mais pourquoi OTH deuxième degré? pourquoi ce ne serait pas à prendre au premier. Je le redis : le punk-rock est une musique objectivement du coté de la joie, de quelques manière qu’elle se perçoive. Les Wampas l’ont compris mieux que tout le monde, mais les OTH ont eux-mêmes formulé ce postulat, dont nous avions fait le titre de notre essai sur la jeunesse.
            https://www.youtube.com/watch?v=yFCc7KAgbpk
            Pour une fois, bien écouter les paroles, glosées dans ledit essai.

          •  » Je le redis : le punk-rock est une musique objectivement du coté de la joie, de quelques manière qu’elle se perçoive. Les Wampas l’ont compris mieux que tout le monde,mais les OTH ont eux-mêmes formulé ce postulat »
            tu le disais aussi ici, c’est clair : http://www.wampas.com/forum/viewtopic.php?f=1&t=14503

          • et dans K comme Kundera, et dans 77, et blablabla mais toujours plus clairement qu’ici, qui est une transcription approximative d’un segment d’oralité approximative
            merci quand même de le citer

          • dans k comme kundera tu dis bien au début que prendre le mouvement punk-rock pour un mouvement contestataire c’est tomber dans le panneau, aller dans le sens des apparences. je retrouve bien ton idée.
            ensuite tu dis que si parmi les mouvements musicaux contestataires tu as choisi celui-ci, c’est parce que ce son-là te convenait et te convient puisqu’on ne change pas – et tu lies cette convenance à un univers sensoriel de classe.
            c’est intéressant. mais je ne retrouve pas vraiment l’idée que le punk rock est un mouvement contestataire qui ne se prend pas vraiment/pas complètement au sérieux, qui peut en refrain de « mort de rire » chanter plutôt calmement : « qui peut supporter cette inhumanité ? ». d’autres mettraient dans cette question de la gravité, de la rage.
            le punk-rock aurait peut-être eu aussi sa place à f comme faux : dire que c’est un mouvement musical contestataire est moins vrai que vrai (ça conteste mais ça rigole) moins faux que faux (mais ça conteste).
            je n’ai pas lu dans 77 ce que tu dis du punk-rock, j’y vais à l’occasion. je vais me rapprocher aussi de 2 ou 3 des chansons d’oth, tendre l’oreille aux paroles (qu’on ne trouve pas sur internet, comment c’est possible ?), à la voix du chanteur, à l’ambiance musicale, histoire de me faire mon opinion.
            à part dire et redire, tu avais aussi posté des vidéos de tournée d’un groupe (je ne sais plus lequel), qui en disent long aussi sur la mentalité punk-rock. pas eu le temps de les voir quand tu en as posté (je crois que c’était l’été dernier) – c’est peut-être pour ça que je mets du temps à comprendre cette musique.
            pour autant que je m’y connaisse, ton « blablabla » c’est typiquement punk-rock.
            sachant que tu aimes philippe katerine, le mouvement téléphoné, c’était de te poster sa chanson. j’ai autre chose (à écouter à fond, dans la rue de préférence) : http://www.youtube.com/watch?v=g6t8g6ka4W0

          • « c’est intéressant. mais je ne retrouve pas vraiment l’idée que le punk rock est un mouvement contestataire qui ne se prend pas vraiment/pas complètement au sérieux, qui peut en refrain de « mort de rire » chanter plutôt calmement : « qui peut supporter cette inhumanité ? ». d’autres mettraient dans cette question de la gravité, de la rage. »
            Cette idée est juste, et j’insiste sur la clownerie du punk dans 77, mais ce n’est pas exactement ce que j’entends par musique de la joie
            La video que tu cherches s’appelle Ceci n’est pas une fiction. Elle faisait partie d’un ensemble que j’avais appelé Printemps libertaire, parce qu’on y voit comment un groupe, a fortiori de punk-rock, est un bel exemple de structure autogérée. Et puis aussi parce qu’on y trouve la bonne humeur propre à ce courant.
            Je précise que je n’aime pas beaucoup les Guerilla Poubelle musicalement, donc je t’autorise souverainement à passer les plages musicales pour les regarder vivre. Et surtout écouter Till.
            De même je ne recommanderais pas vraiment OTH pour faire découvrir le punk-rock. Je t’ai juste suggéré d’écouter attentivement les paroles de Parce que ça nous plait, décisives, programmatiques.
            Pour le punk-rock : Stooges, Clash, Pistols, Ramones, Saints, Muffs, Wampas, PKRK, NOFX, Rancid, Green Day, Distillers, Femmes, Justine
            et puis tant d’autres groupes, et tant de titres
            pour ce matin : https://www.youtube.com/watch?v=WLETykQ_ZZA

          • c’est vraiment remarquable :
            ces deux chansons dépeignent la façon de vivre punk
            « parce que ça nous plait » d’oth
            « we » de descendents
            et l’une ne passe pas du tout tandis que l’autre passe plutôt bien :
            « parce que ça nous plait », c’est la vie punk décrite par des punks en partant de l’image négative et dégradée (des « déchets humains »)qu’ont d’eux les gens qui ne sont pas punks :
            les punks : des gens « défoncés », des « parasites », qui vont mourir jeunes ou vieillir en clochards.
            dans cette chanson, être punk on dirait que c’est vivre misérablement.
            même si les chanteurs répétent que si les punks vivent ainsi, ce n’est pas par nécessité mais par choix, et même envie (« parce que ça nous plait »).
            et alors, même si ça appuie sur le côté désirable de la vie punk, moi je ne partage rien avec ce mode de vie et cette façon de penser, comme les décrit cette chanson.
            l’autre chanson, c’est différent.
            « we », c’est la vie punk qui rejette les nombres (l’argent ? le marché ? le capitalisme ?), qui rejette l’emploi, qui valorise la vie et les relations humaines (« we »).
            là je peux être beaucoup plus en phase avec cette façon de penser. même si je n’ai pas ce mode de vie (je travaille, je mets de l’argent de côté).
            sinon j’ai regardé 30 mn du film sur le groupe guerilla machine en tournée. effectivement ils sont drôles, décontractés.
            set-ce parce qu’ils sont un groupe de punk-rock ou est-ce parce qu’ils sont en tournée, comme d’autres groupes plus ou moins amateurs, toutes musiques confondues, et qu’en tournée – la belle aventure : le voyage, les concerts – on a l’esprit plus ouvert, plus alerte ? je ne sais pas.
            comme en zappant les morceaux du groupe, je n’avançait pas beaucoup dans la vidéo, j’ai arrêté de zapper. et je trouve leur musique pas mal
            par contre, je n’ai pas trop perçu le côté « autogéré » du groupe. je dois chercher de quel côté dans les 60 mn du film qu’il me reste à voir ?

          • je me suis doublement fait mal comprendre
            je t’ai indiqué les paroles de Parce que ça nous plait, parce qu’elles me semblent, et très singulièrement, retourner l’idée reçue : non pas je suis à la rue parce que je suis malheureux ou en révolte, mais parce que cette vie me plait. Je ne te demande pas d’adhérer à ce mode de vie, qui n’est pas le mien non plus (même si ton immédiate réfutation est anormalement petite-bourgeoise), juste de considérer ce raisonnement.
            Quant à We, je ne l’ai pas posté du tout pour les paroles, mais parce que c’est une grande chanson de punk-rock et que je venais de la réécouter au moment de te répondre. 500 autres chansons auraient fait l’affaire. Je rappelle qu’en général les paroles de rock m’importent peu (77, again). Par exemple je ne me suis jamais demandé, depuis vingt ans que je la connais, pourquoi cette chanson s’appelait WE. Et d’une certaine manière je n’ai pas envie de le savoir.
            Tout groupe en tournée serait comme les Guerilla? Pas faux. Mais je pense qu’il y a un mode d’humour et de potacherie assez spécifique au punk. Quant à l’autogestion, il me semble qu’elle est partout dans cette tournée.

          • ton post amène des commentaires, divers, variés :
            je chiffre, ça structure
            1 finalement le message de « parce que ça nous plait » est simple : être dans la rue, pas par défaut, mais délibérément.
            c’est pas nouveau ça, il suffit de marcher dans la rue et de regarder ceux qui y vivent pour savoir que certains, souvent à plusieurs, ont l’air de se plaire dans ce genre de vie (hier devant le Leclerc express de mon quartier il y a 3 ou 4 jeunes assis avec des bardas et celui le plus près de la porte demande à chaque client de lui ramener un article : à un homme devant moi du fromage, moi j’avais une tête à ramener des patates, en sortant je lui ai laissé un filet de pdt et je me suis éloignée, dans mon dos je l’ai entendu dire à ses potes : « on a les pommes de terre ! » : on aurait dit des potes en vacances)
            ce n’est pas nouveau, juste une confirmation de ce qu’on savait déjà, de ce dont on se doutait.
            2 le morceau ne me plait pas et je le signale par honnêteté ou transparence : on discute à propos d’une chanson et je préfère dire si elle ne passe pas plutôt que de le taire
            3 le fait que je n’aime pas la chanson et le mode de vie qu’elle défend, ça pourrait bien être du réflexe petit-bourgeois si est petit-bourgeois la recherche du confort et de la sécurité. on pourrait aussi dire que ça relève d’une sorte d’instinct autralopithèque de rechercher les meilleures conditions de vie possibles. australopithèque et petit-bourgeois, même combat.
            4 cette chanson me fait réfléchir sur le fond.
            elle oppose deux modes de vie choisis : à l’abri ou au grand vent.
            deux choix de vie opposés mais il me semble qu’au départ les hommes recherchent tous la même chose : la meilleure vie. les divergences apparaissent ensuite, au moment de dire ce qu’on met dans cette meilleure vie. pour la plupart, cette recherche d’une meilleure vie c’est surtout une recherche des meilleures conditions de vie matérielles.
            question : est-ce qu’on peut mener de front la recherche de ces meilleures conditions de vie matérielles et la recherche de la meilleure vie en dehors de ces considérations matérielles ?
            dans « parce que ça nous plait, on dirait qu’il n’y a qu’une alternative : soit une vie petite-bourgeoise (je reprends tes termes)confortable mais confinée, soit une vie à la rue, libre mais dure.
            vivre librement, est-ce que ça signifie nécessairement vivre sans confort ?
            5 je suis soulagée (rassérénée serait le mot juste mais il est vieillot)que les paroles punk-rock t’importent en général peu.
            ça m’enlève la pression, la pression d’aller voir les paroles. si je m’écoute, je ne fais aucun effort pour les écouter et les comprendre.
            bien sûr je savais déjà (« deux singes »)que les paroles ne t’importent pas au sens où ce qui est déterminant pour toi dans le punk-rock ce sont le son et l’énergie (ton attirance pour l’électricité présente dans la musique rock, punk-rock).
            pourtant je me dis aussi que : quand même, tu es obligé de passer par les paroles, d’en tenir compte pour avoir une opinion sur le punk-rock, tu ne peux pas en faire abstraction.
            je poste cet EP de justin(e) parce que je ne comprends pas que le titre parle de rhinocéros et qu’on voit des cochons sur la vidéo, et parce que le cochons sur le clip me font penser que le ramadan c’est bientôt fini et que je vais pouvoir partir bientôt en vacances :
            http://www.youtube.com/watch?v=bIs1Zvnf8Ws

          • Je crois que tu t’embarques dans des raisonnements assez déplacés ici, puisqu’ils objectent à une thèse qui n’a pas été formulée. La chanson des OTH ne fait pas du tout l’apologie du mode de vie punk à chiens. Elle renverse le discours habituel : vous dites qu’on souffre, nous on vous dit qu’on aime ça. Et quand bien même elle ferait, en creux, l’apologie de ce mode de vie, et clamerait que ce modèle est le meilleur contre un modèle plus confortable, ce n’est pas du tout à ce titre que je la convoquais ici. J’ai d’ailleurs bien précisé que je n’avais pas ce mode de vie, ce qui sous-entendait que j’aurais trouvé étrange de le préconiser.
            Ce que j’ai trouvé « petit-bourgeois » dans ta réaction, ce n’est pas tant ton refus de vivre dans la rue, et ton contentement d’un certain confort : j’ai le même. C’est son immédiateté. Et d’ailleurs, les choses sont bien faites, j’ai écrit « immédiate ». Noir sur blanc. « immédiate réfutation ». C’est immédiate qui comptait. C’est ton réflexe qui compte. C’est ton refus d’interroger, ne serait-ce que vingt secondes, cette affaire. Oui ca c’est petit-bourgeois.
            Ma concision me tuera, ma concision m’a tuer. Ma croyance tenace que tous les mots sont lus.
            Par ailleurs, tu dis que c’est une idée au contraire très commune que ce mode de vie de rue est adopté par plaisir. En cela tu dis le contraire de moi. Moi je dis : c’est une idée singulière, et toi : c’est une idée reçue. C’est donc ta parole contre la mienne. Mais ai-je inventé le discours doloriste sur la drogue et l’alcool? Ai-je inventé la réfutation de droite (vies de parasites) et la condescendance de gauche (vies perdues) à l’endroit de ces marginaux? Ai-je beaucoup entendu, ces jours-ci, que les manifestants de Barbès cassaient parce qu’il y aussi une joie à casser, comme nous le disions, croyant que peu le disaient, dans Parce que ça nous plait? Si tu as raison, Hélène, cet essai a tout faux. Si tu as raison, le monde est spinoziste et putain c’est un sacré scoop. Si tu as raison j’ai du rêver tout seul les centaines de reportages sur la jeunesse en souffrance et sur l’alcool comme expression du malaise, ou sur le punk comme refuge des ames perdues. Si tu as raison, je retire de la vente la première moitié du chapitre 77 de Deux singes.
            Dernière chose. Ma connexion avec le rock et le punk-rock en s’est donc pas faite par les textes. Pas du tout. Ce qui n’empêche, bien sur, que certains textes soient géniaux, et feraient rougir de honte pas mal de nos chanteurs dits à texte. Billy Joe Armstrong, par exemple, est un grand parolier (tiens hier je le rentendais chanter : I’m a conscienscious objector to the war that’s in my mind). Mais je m’en suis rendu compte au bout de trois ou quatre ans d’écoute non-stop de Green Day.
            La chanson de Justine que tu cites est ma préférée de ce dernier album, mais je ne sais pas du tout de quoi elle parle.

          • dans ce que tu dis j’aurais bien 3 ou 4 choses à redresser de mon point de vue.
            mais je n’ai pas d’envie de prolonger la discussion dans une ambiance joyeuse certes mais qui commence légèrement à ressembler à une sorte de bras de fer verbal, un truc que je déteste
            merci pour les échanges précédents

          • eh bien tant pis pour moi

          • oui c’est ça
            merci d’avoir ramené les références et les détails

    • Pour les questions que tu poses, je ne peux pas te dire, si ce n’est que Gwen n’est pas infographiste. Il travaille dans un Franprix.
      Je vais lui demander. Peut-etre répondra-t-il directement ici.

  6. Chef d’oeuvre

    D’abord lecture-rêve. Fluidité, laisser flotter le regard au fil des pages sans l’obliger à raconter
    Après seulement la narration. D’une page à l’autre, lecture-rêve ou lecture-cauchemar ? même pas peur Lucie-doudou
    Encore plus tard caméléon. Lucie en couleur, Lucie-poisson, Lucie s’amuse
    Et lecture-jeu : Où est Lucie ? Elle visite l’Océan voyons

    Lucie impose son rythme, petite fille volontaire.
    Physique de grande. Rêve de grandir Lucie ?

    Est-ce que l’auteur connait l’album Chute libre de David Wiesner ?
    Je ne vois pas bien le format, l’organisation des pages ? est-ce que Lucie suit le sens de la lecture ou bien a-t-elle un parcours aléatoire ?

    Oh oui, on aimerait la série. Rien que les titres, c’est tout un programme.

    • il me semble que les livres jeunesse que je lisais dans les année 70 avaient assez souvent des fonds sombres comme ici, en tuot cas j’y ai pensé direct en visionnant l’histoire de Gwenaël David.
      la façon dont le personnage Lucie est dessinée, cheveux longs, chemise de nuit simple me rappelle aussi les 70′, l’esthétique de ces années-là.
      la façon de s’exprimer de la mère me semble aussi rétro/vintage.
      comme le livre est assez épuré, les détails resortent bien :
      – le doudou – on dirait une pieuvre,
      – les grosses mains de la mère – on dirait des mains d’homme mais avec des ongles biseautés comme ceux d’une femme âgée,
      – le clic du début et le clic de la fin, comme le clap au cinéma (existe-t-il encore le clap au cinéma ? s’il n’existe plus, là encore on est dans un écho rétro)
      livre aux allures rétro mais présenté comme un produit fini prêt à l’édition grâce à un logiciel d’infographie (pour ce que j’en connais, c’est-à-dire proche de zéro). questions : est-ce G David lui-même qui a fait le travail d’infographie ? autrement dit, il crée/dessine directement sur ordi ? ou bien a-t-il recours aux services d’un infographiste à partir de ses dessins ? et aussi : faut-il nécessairement avoir fait les Beaux-Arts pour être infographiste ?

      • @Helene: Je peux répondre non à ta dernière question. Quand ce métier est apparu, les infographistes avaient souvent fait les beaux-arts, ensuite des formations spécifiques sont apparues en arts appliqués. Filière au lycée, bac Arts Appliqués, BTS AA ou DSAA. Multiplication ces dernières années d’écoles privées d’arts appliqués, design.

  7. Simple et beau. C’est vrai que ça appelle une série qui ferait un très joli recueil

    • encore faudrait il que des éditeurs en voulussent

      • On a du mal à imaginer un refus au vu de la qualité des dessins et de l’imagination qu’elle évoquera à son jeune lecteur. Hélium, qui a déjà fait deux publications, ne serait pas intéressé. Tant pis pour lui. Reste à toquer à d’autres portes: Rageot, Denoël, Hachette jeunesse enfin vous êtes plus à même de connaître ces portes.

        Sinon pourquoi pas tenter: http://www.kisskissbankbank.com/fr/discover/categories/book-and-publishing

        A votre bon cœur.

        • Le jour où les publications seront indexées au talent, Ph, Annie Ernaux ne sera plus publiée.
          Allez, j’arrete avec elle
          Quoique c’est assez drole d’avoir un souffre-douleur.

          • Eh bien c’est triste, pas pour Annie, pour Gwen.

          • @François Bégaudeau: Suite à ces attaques réitérées, Annie Ernaux abandonne l’écriture et retourne corriger des copies au CNED.

          • @jérémy: rire !

      • je m’inscris d’office à ton prochain atelier « savoir conjuguer le subjonctif en 2014 »

  8. On aimerait que la série advienne. C’est effectivement très beau.

  9. ça vaut un feu d’artifice du 14 juillet !!
    merci

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