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Petite frappe

En exclu mondiale : 4 planches et le Soundtrack !

Pour accompagner cette promotion gratuite de Petite frappe, on eut pu songer à quelques précisions sur les modalités de la collaboration avec Grégory Mardon, sur notre rapport à la BD, sur les différences de cet art avec celui du roman, sur les différences entre s’aider des jambes pour courir et s’aider des doigts pour jouer de la trompette. Mais à n’en pas douter les questions de la presse nous fourniront maintes occasions d’éclairer le monde sur ces points cruciaux.

Parlons plutôt du titre.

On l’aime bien ce titre.

On l’aime beaucoup.

On l’aime infiniment plus que Mâle occidental contemporain.

Mais pendant une grande partie de sa fabrication, scénario puis dessins, cette histoire s’est appelée « Brat ». Voire « Beat on the brat ». Les éditeurs ont peut-être eu raison de penser que, dans un pays initié à la musique par France Inter et les Inrocks, ça ne dirait rien à personne. Et de nous inviter à songer à un titre français, qui, si possible, connoterait le faux sujet footballistique.

Permettons-nous donc, en livrant quatre planches successives au kibboutz begaudeau.info en exclusivité mondiale, de redonner priorité à l’angle indiqué par ce premier titre évacué et désormais culte.

Occasion aussi de donner la bande-son du récit, qui n’est pas une clameur de stade, mais, par ordre d’apparition dans l’album :

https://www.youtube.com/watch?v=WPIDtWqS8qc

https://www.youtube.com/watch?v=maS68s9jpYo

https://www.youtube.com/watch?v=I7HahVwYpwo

https://www.youtube.com/watch?v=ZzvL4O3uomg

https://www.youtube.com/watch?v=opWBRRCTDXg

Chacun est désormais outillé pour acheter et revendre au prix double cette BD disponible le 7 mai, veille du 8 et on saura bientôt pourquoi.

 

première de couv, Petite frappe

Petite frappe, éditions Delcourt, collection Mirages. Sortie : 7 mai 2014

102 Commentaires

  1. ce n’est plus dans l’actualité mais on peut encore toujours en parler.
    2 petites remarques
    la première, c’est qu’on voit Jon passer par toutes les émotions, sauf une : il exprime de la colère, de la joie, de la peur, mais pas de la tristesse. ou bien je l’ai loupé et c’est que la tristesse n’est pas franche.
    on dit que la peur éteint la colère et que la colère éteint la peur. que la joie éteint la tristesse et la tristesse la joie. comme la tristesse est plutôt absente dans le cas de Jon (du fait de sa jeunesse ? la jeunesse est telle qu’elle ne donne pas trop prise à la tristesse ? du fait de son tempérament ?), rien ne peut éteindre la joie.
    autre remarque : j’ai remarqué que certaines vignettes, sans dialogues, juste des regards, sont très significatives, disent beaucoup en une image. dans les vestiaires, à la maison. c’est un peu compliqué de signaler quelles vignettes. j’y vois une forme de minimalisme (faire comprendre une situation avec peu de moyens, peu d’effets).

    • En même temps, je me demande bien ce que ça donnerait de le voir triste.
      Il faut voir aussi que Jon est toujours en situation. Même dans sa chambre, je lui fais toujours faire quelque chose, repoussant en permanence ce que je déteste tant dans le cinéma français et d’ailleurs : les plans regard dans le vide et violon (ou piano). Or la,tristesse est un sport solitaire. Il est rare qu’on soit triste au milieu des autres, ou alors ca ne se voit pas, et alors si ça ne voit pas on fait comment? : zoom sur les yeux et violon (ou piano), absentement de la situation. Donc non.

      « j’y vois une forme de minimalisme (faire comprendre une situation avec peu de moyens, peu d’effets). »
      je crois que tu viens de résumer l’art nommé Bande-dessinée

      • ah oui, il est toujours en action Jon, et donc pas de place pour la tristesse effectivement, qui s’accompagne d’immobilité, d’un arrêt sur une situation. et c’est parce que tu ne voulais pas faire de séquence tristesse que tu l’as proposé tout en action. c’est clair.
        je comprends moins quand tu dis que « la tristesse est un sport solitaire » : il me semble que toutes les émotions (la joie, la colère et la peur) sont des « sports » solitaires, ou quand tu dis qu’ « il est rare qu’on soit triste au milieu des autres, ou alors ça ne se voit pas » : je pense que quand on est triste, on ne peut pas le cacher aux autres, on est abattu et les autres sont sensibles au dynamisme ou à son manque, les traits du visage, l’allure ne trompent pas non plus. je pense que c’est assez facile de représenter une personne triste.

        sinon, à propos de la bd, d’accord qu’elle est plutôt, par sa forme même, du côté du minimalisme, d’un résumé, un peu comme un story-board est minimaliste par rapport à un film par exemple.
        ensuite d’un bdéiste à un autre, je pense qu’il y a plus ou moins minimaliste : difficile de comparer, mais on pourrait se dire que sur une même séquence certains font une page, alors que d’autres en font 2 ou 3.
        d’ailleurs, je me demande comment aurait été « petite frappe » avec un autre dessinateur que Mardon, au niveau du graphisme, du nombre de vignettes, de pages. la bd aurait pu être moins minimaliste.
        ce que je pense, c’est que le minimalisme dans une bd se joue à plusieurs niveaux : le support s’y prête, le rôle du dessinateur, plus ou moins minimaliste dans son graphisme et le nombre de vignettes pour rendre une action, le rôle du scénariste, qui écrit les séquences
        (je ne sais pas si les mots que j’utilise sont les bons pour parler de bd, tu me corrigeras de toi-même si ce ne sont pas les bons)

        • « c’est parce que tu ne voulais pas faire de séquence tristesse que tu l’as proposé tout en action. »
          ben non, l’inverse : c’est parce que je pense par action que la tristesse s’exclut d’elle-même ; c’est parce que je me pique de faire des récits-situation que la tristesse n’y entre pas, puisqu’elle est hors-situation
          oui on peut etre triste parmi d’autres, et alors ça donne quoi?
          ça donne un mec sombre au milieu d’une situation et qui à ce titre n’y participe pas?
          dans ce cas, pas passionnant à traiter, sinon en absentant le personnage de la situation par les piteux moyens que j’ai dits
          ça donne un mec qui vient consoler le triste? hum… pourquoi pas.. mais ça me semble mal barré pour faire une scène, ça.

          • « c’est parce que je pense par action que la tristesse s’exclut d’elle-même »
            on dirait un mode de fonctionnement personnel, on dirait un pris-parti artistique : comme le « récit-situation », « la pensée-action ». je ne fais pas le pont du mode de fonctionnement personnel au parti-pris artistique.
            « oui on peut être triste parmi d’autres, et alors ça donne quoi?
            ça donne un mec sombre au milieu d’une situation et qui à ce titre n’y participe pas?
            dans ce cas, pas passionnant à traiter, sinon en absentant le personnage de la situation par les piteux moyens que j’ai dits
            ça donne un mec qui vient consoler le triste? hum… pourquoi pas.. mais ça me semble mal barré pour faire une scène, ça. »
            effectivement dans « petite frappe » la tristesse n’était peut-être pas indispensable à faire figurer dans cette bd qui porte sur un jeune qui ne rencontre pas de grosses galères, comme la majorité des jeunes.
            sinon, je te lis très peu mais je te lis quand même, par exemple V dans l’abécédaire, moment objectivement triste. et effectivement tu as traité ce moment sans violon-piano, en enchaînant des mini-actions (dire bonjour, boire un coup, prendre des nouvelles, écouter, descendre au café, manger un bout de saucisson, remonter à l’appart, observer). c’était peut-être pas trop compliqué d’ailleurs : rien à inventer, à construire, simplement regarder et se souvenir : se souvenir de ce que font les gens en situation, se souvenir qu’ils se mettent instinctivement en mouvement, en bougeant ou en parlant (s’ils ne peuvent pas bouger), quand ils sont bouleversés, de tristesse ou de colère, quand ils sont gênés.

          • oui tu résumes bien la démarche
            le maitre mot de l’art c’est l’incarnation
            les sentiments, sont, dans la matière d’une oeuvre, partout et nulle part, comme l’Esprit dans la Chair. Ils sont la chair de cette oeuvre. Quiconque les isole de cette chair, pour les traiter à part, n’a rien compris à l’art, le confond avec… avec je sais pas quoi
            on connaissait : ce n’est pas au personnage de pleurer, c’est au spectateur
            On ajoutera, avec un peu de risque : ce n’est pas au personnage de pleurer, c’est à l’oeuvre.

  2. Bonjour juste un petit commentaire de felicitation. Je viens de vous decouvrir. Effectivement le football est bien plus populaire que le handball, bien que tout aussi bien. Je viens de lire l’un de vos article, sur les bienfaits de l’abscence de Ribery au mondial, et je dois dire que j’ai apprecie l’ecriture de l’article, j’ai donc naturellement voulu en savoir plus sur son auteur. Et bien Monsieur continuez d’ecrire !

    Navre pour les accents mais mon clavier qwerty n’est pas cooperatif

  3. Nouvelle lecture. Plaisir et intérêt encore…
    Jon très juste, flottant entre lui et lui,entre lui et les autres, entre lui et sa vie ;les rapports garçons filles,garçons entre eux, quand on se braque ou quand on est raccord ;le foot, les matches, les vestiaires,les déplacements,les enjeux ;la musique,tout le plaisir et le sens qu’elle produit, circulation de mots et de vie des corps.
    Du juste, précis, fin, pas anodin.
    Et puis la touche Bégaudeau, bien relayée par le dessin : rythme,mouvement,légèreté,cut. Et puis les échappées,poésie, ta signature :Flup et son brin d’herbe,le lynx.
    On est bien chez toi François.

    • oui je crois qu’on est bien chez moi
      je crois même que je n’ai pas fait grand chose, à part deux singes, de si autobiographique

      • @François Bégaudeau:

        Je te félicite

        dit le lynx.
        C’est marrant parce qu’hier j’ai dit la même phrase à dany le pote de théâtre de ma fille parce qu’il m’a fait beaucoup rire.
        Et cette phrase m’ a fait drôle et résonnait.
        Même racine que félin, félix.

      • @François Bégaudeau: et ça chsavais pas.
        Me fait penser que chez moi j’ai une sorte de vestouille d’un concert de U2 ayant appartenu à mon beauf (ou a son frère on sait pas trop).

      • @François Bégaudeau: Sinon j’aime beaucoup dire « je ne vous félicite pas »(monsieur machin ou madame truc) avec un air autoritaire fâché à quelqu’un qui avoue avoir fait une connerie.
        ça fait rire en général.

      • @François Bégaudeau: Le père qui dit que jon, son fils, est un mariolle me fait penser à mon collègue manu.
        Manu parle de certains patients en rigolant et en disant « quel mariolle ».
        J’aime bien, il le dit avec tendresse.
        Manu c’ est mon collègue que j’appelle le bon républicain.
        Il dit aimer les choses organisées et ne pas aimer les tires au flancs.
        Une fois il a crié « c’ est un coup d’état » en pleine réunion parce qu’on nous disait que notre chef laissait sa place au chef d’un autre service.
        Il s’ y croyait. Il est un peu dingue.
        Il a été médaillé olympique de karaté quand il était jeune.
        De je ne sais quel jeu et je ne sais quelle médaille.

        Un matin il a défoncé la porte de la chambre d’une patiente parce que la serrure électronique était bloquée.
        Il est fort.
        Il est impulsif.
        Mais il est fort.

        Ce week-end mon p’tit juju aussi a été obligé de défoncer une serrure de porte avec son petit pied précis et volontaire.
        Il n’en revenait pas d’avoir fait ça.
        D’avoir été aussi fort que Manu.

        J’aime tes mots mon bégaudeau.

      • @François Bégaudeau: Eeeeeeet j’ai pas fini. Nan mais j’ai dû partir faire un truc.
        Par la bande-dessinées tu peux dire des choses sans dire des mots et ça c’ est pas croyable.
        Si j’ai bien compris tu as fait le scénario, pas que les textes.
        Page 132 par exemple.
        Je me demande ce qu’embrasse jon.
        Si c’est son reflet dans la vitre, le paysage qu’il voit à travers la vitre, la nature, la campagne ou une fille imaginaire.
        Ou juste la buée de sa respiration.

        • @anne-laure: pas sûre non plus de cette page 132(merci anne-laure de la signaler) :petit moment de fantasme avec la buée qu’il a produite sur la vitre? ironie à la Hitchcock de la première image?
          mais ça ne me va pas d’interpréter. Comme si cette page était un moment d’intimité .Ses yeux disent beaucoup .Envie d’être discrète, de le laisser tranquille.La page elle-même me semble exprimer l’état d’esprit des auteurs :sourire de la première image qui met de la distance,sourire de bienveillance pour le personnage, discrétion pour révéler l’intimité.Cohérence complicité entre les auteurs et le personnage.
          Voilà, comme d’habitude, j’interprète.

          • @patricia:

            ironie à la Hitchcock de la première image?

            je ne comprends pas de quoi tu parles.
            Mais en parlant d’ironie, je crois que c’ est la matière dont est fait le lynx.
            Avec ses yeux de femme.

            Ce que je trouve fondamental dans cette histoire de petite frappe, j’y repense alors que je suis toute vaseuse ce matin, c’ est le « j’ai pas envie de mourir avec toi » ( page 116).

          • @patricia: Je veux bien faire un peu d’interprétation moi aussi.
            Nan mais en même temps je suis sensée faire des trous à la pioche dans mon jardin pour faire les fondation d’une terrasse.
            J’ai vu dans une pub que si tu fais une terrasse tu as des amis.
            C’est castoche.
            Mais j’ai trop la flemme. Faut dire que j’ai la paupière inférieure gauche qui tressaute et mal à l’hypochondre gauche.
            Trop de café chocolat bière tabac n’est pas source de grande santé.
            Je l’écrirai dans mon ecce femo.
            Bref.
            Je me demandais moi comment interpréter ce grand bonhomme qu’on voit dès la première page.
            Celui qui par la suite libère jon du coffre de la bagnole, qui court avec lui quand il fuit la grosse fille un peu collante, qui l’attend hors du terrain de jeu quand il quitte le centre de sélection de foot.
            C’est un grand bonhomme qui ne parle pas, qui rêvasse, qui sourit. Plutôt accueillant le mec.
            Acratie disait que c’ était flup.
            Je ne sais pas trop. C’est un mystère.
            Je me dis que ce grand bonhomme est surtout celui qui permet l’émancipation de jon, son ami imaginaire qui lui permet d’avoir le courage d’être seul.
            Parce qu’en fait il n’est pas jamais seul, enfin si, mais non.
            Il lui permet de s’extirper des règles de la compétition du foot, des règles de la relation amoureuse, de se sortir de situations dans lesquelles les autres l’enferment.
            Tu vois? I want you autonomy.

          • oui je vois et ça me plait bien
            je ne l’aurais pas dit exactement comme ça, je ne pensais pas exactement à ça, et c’est pour cette raison que ça me plait bien

          • Ben ? C’était pas à toi que je disais tu vois françois. C’était à patricia.
            Naaaan j’rigole. Force est de constater que c’est toujours à toi que je parle quand je parle.
            C’est ti pas beau cette hyperdépendance ?
            Dit-elle, la fille la plus autonome du monde.
            Bon dieu en attendant j’ai pas fait un trou.

            Et toi tu pensais à quoi avec ce personnage ? A ton grand frère ?

      • Sinon, pour le détail, en même temps que petite frappe j’ai acheté extension du domaine de la lutte.
        A cause d’un article de l’anticapitaliste presse, vu furtivement hier matin, qui titrait extension des domaines de la droite (le sous-titre d’un bouquin apparemment).
        Toute la journée j’avais dans la tête la phrase extension du domaine de la lutte extension du domaine de la lutte extension du domaine de la lutte…

        • @anne-laure: p 132 il est quand même phallique ce TGV. et ça m’a fait penser à la dernière image de la Mort aux trousses d’Hitchcock (tu sais le film où il court dans les maïs,où on voit les grandes statues des présidents des Etats unis) : après de multiples péripéties, le couple se retrouve (enfin seuls !) dans un compartiment de train, sur deux couchettes superposées, se rejoignent…et alors…et alors…et alors…le train s’enfonce dans un tunnel.
          Bon, clin d’oeil .ça ferait une page fantasme,façon de passer le trajet. enfin, ce que j’en dis…

          • @patricia: Ah ouais tu parles du film dont vincent gallo joue avec application une scène dans Arizona dream.
            Ce n’est pas dans ce film qu’ils mesurent l’âge des séquoias sur les tronçons ?
            Sais-tu que les séquoias ont une écorce très bizarre, qui résonne comme du carton quand tu tapes dessus.
            Un genre de liège expansé.
            Mouais j’trouve pas que le tgv ressemble à un phallus.
            J’trouve qu’il ressemble à une grosse chenille.
            A moins que les chenilles soient phalliques aussi.

        • @anne-laure: je réponds où je peux,hein.
          Je ne trouve pas que le TGV ressemble à un phallus, je dis qu’il est phallique, c’est pas pareil!
          Tiens, sur La Mort aux trousses :
          http://www.citizenpoulpe.com/la-mort-aux-trousses-alfred-hitchcock/

          • @patricia: Ah oui ah bon ah d’accord.
            N’empêche : le train s’enfonce dans un tunnel.
            Bonjour la vie sexuelle de merde j’ai envie d’dire.

    • @patricia: C’est tout à fait ça. Rien à rajouter.

  4. @Shash:Il semblerait qu’il y ait une FOC L’as-tu lu ?

    T’as vu sur son T-Shirt c’est écrit en rose ? Le rouge à lèvres aussi.

    • Merde ! j’ai foiré le 2ème lien.

      Le rouge à lèvres est rose au lieu de rouge. On hésite franchement à le lire. Tu te sacrifies Shash ?

      • @Ph: pour le sacrifice faut une vierge – ça c bon – par contre, moi je me rererrerere-retape déjà la lecture de LBLV donc pour le coup, je m’incline décline,

  5. A y regarder de plus près, je crois qu’on pourrait écrire un « Bégaudeau pour les nuls » avec cette Petite frappe. Et la conclusion serait toujours celle de qui choisit le camp des perdants, hors compétition : Nous avons perdu, il ne nous reste qu’à rire de notre absolue défaite.

  6. Sur les passages de foot très techniques : c’est complètement naturel pour les personnages qui le vivent, complètement étranger pour moi,et ce contraste ignorance/aisance produit comme du gag, c’est rigolo.

  7. Je voulais la lire en deux trois fois, mais j’ai commencé, pas pu m’arrêter.

    Pareil que PH, j’adore le Lynx et l’univers de ce petit con.

    • @Pleutre: « Ce petit con », ou pourrait croire que c’est un des trucs les plus idiot que j’ai écris sur ce site.

      En fait non.

      C’est juste une blague complètement tordu, encore lié à moi, puisque je suis indispensable.
      Jusque assez tard, beaucoup « d’adultes » s’adressaient à moi en ponctuant leur phrase parce ça.

      Voila voila…

      • @Pleutre: et sinon, la séquence ia main t’en penses quoi?

        • @shash: Ca recoupe ce qu’est le personnage : un je-m’en-foutiste qui n’a pas mauvais fond et qui n’a, dans ce milieu aucuns droits de paroles ou d’écoutes, alors qu’il a accès à certaines pertinences.

          Comme la scène ou faut nettoyer la merde qu’à foutu un joueur dans le vestiaire. Je veux pas spoiler, j’espère que tu vois de quoi je parle.

          Y’en a beaucoup d’autres, comme la faute inutile.

          C’est très symptomatique de qui il est, accentué considérablement par une des clée de voute de la bd : le punk rock.

          Je suis également assez fan dont la sexualité est abordé.

          • @Pleutre: On pourrait croire que ia main, c’est juste pour faire chier, mais les motivations sont on ne peu plus complexe, à mon sens.

          • @Pleutre: ouais, elle est bien danse cette bd
            je finis le bêtisier avec clara et je la reprends un p’tit coup après tiens,
            – bonne nuit toi,

          • @Pleutre:
            http://www.youtube.com/watch?v=jQxMA0p0lZ4
            bonjour,
            j’aime bien relire Petite Frappe et que ça gratouille gentiment au moment des plans que tu m’as cités

            + en vrac avec ton p’tit con, seraient venus aussi, aux premiers lecteurs qu’ont pris la parole à propos de la bd de begaudeau/mardon et de son Jon, des désignations comme:
            une teigne, un entêté, obstiné, une tête à claque
            -> à penser? à expliciter?

            . Pas insensible à ce souci + ou – légitime de pas spoiler trop encore, sais-tu ce qui m’accroche aussi un max Pleutre, en plus de tout ce que nous, collègues-sitistes, avons déjà cités?
            – toujours dans la séquence complexe du ia main, c la réponse de Jon quand un de ses co-équipiers reprend le gimmick leit-motiv: – qui traîna jadis dans begaudeau.info d’ailleurs –
            Jon est un peu recroquevillé sur le banc,
            j’ai un peu la même impression quand Jon demande à Guylain de l’emmener à la mer atlantique quand,

            http://www.youtube.com/watch?v=bIs1Zvnf8Ws

          • et ca c’est pas merveilleux?
            https://www.youtube.com/watch?v=Aa_SYGO_iG8

        • @shash:

          Pareil, je me refait des passages, ça me rends heureux tout ce que fait François, ça me stimule.
          Genre ça : (pardon pour ceux qui détestent, même si c’est bibi himself)

          http://www.youtube.com/watch?v=ODXOvPrCuUs&feature=kp

          Après, j’ai pas évoqué le dessin, la scène ou il fait sa sortie nocturne, toujours pour éviter le spoil, m’a juste scotché et le dessineu a juste une notion hallucinante du mouvement dans son trait. Très dynamique comme approche, ça colle super bien avec l’histoire.

          Petite anecdote à mon désavantage, les personnages sont très mixtes, surtout au prénom varié. La scène du jambon, j’ai du la relire deux fois pour capter. Ca m’a fait bizarre, par mauvaise habitude dans mes lectures je pense, et parce que les vannes n’étaient absolument pas les même quand j’avais 14 ans.
          Du coup je me demande si je suis un bolcho raciste et réac. Autant dire un Nazi. = ))))))

          • @Pleutre:
            bonjour Pleutre,
            ce matin iavait Mika dans ma radio http://www.dailymotion.com/video/xkk4g0_mika-elle-me-dit-clip-officiel_music
            son elle me dit m’a ramené,
            par un dédale psychédélique dont seuls, ce matin et Mardon – avec son dessin-sortie nocturne oui – ont le secret,
            m’ont ramené donc à Petite Frappe et je t’ai relu
            / sauf que dans « Petit con » ce serait plutôt le père qui dit, pendant que la reum karaokéte et que la sister dore sous le regard bien concupiscent – vla le rébus :- D – du voisin /

            En ouvrant l’album bd de Greg et François, l’odeur de l’encre est toujours entêtante: en me concentrant à peine, j’imagine le bruit, le mouvement des planches en feuilles grand format passant dans les machines à l’imprimerie: t’as déjà visité une imprimerie Pleutre? j’ai souvenir que c’est assez enivrant
            -les prénoms: ia chris la michetonneuse, malek, nawak :- D , freddy
            – les planches dans les vestiaires, la façon dont est abordée la sexualité oui, de façon multiple plutôt que complexe je trouve,
            aussi bien via une planche douche-vestiaire mâle que via un dialogue fb plaisant et déjà salué par Patricia; un tchat facebook qu’on peut imaginer filant fissa sur la voie du foodsex par exemple

            – le jambon oui – avec en rab une petite bulle vers les jambons-beurre d’Entre les murs perso – et toutes les autres touches de contemporain à la parution de cette bd, touches qui ajoutent sans alourdir aux mentions légales obligatoires pour les droits réservés à la date d’édition et autres en p.4 donc,

            Comme toi qui l’écrit si bien,
            ça me rends heureux tout ce que fait François, ça me stimule,
            et d’ailleurs hier, avec Laurent je chantai en volume max:
             » ce guy mauve writer, moi tout c’qui do ça m’plaîiiit  »

            friendlyment,

          • @Pleutre:
            je précise

            via une planche douche-vestiaire mâle

            où surtout vla comme ça goleri :- )

        • @François Bégaudeau:

          Si, c’est magique.

          • @Pleutre:
            tous toutafond
            http://begaudeau.info/2014/04/23/nouveau-justine-arrive/
            dans cette page récente dédiée à justine, François écrit entre aautres et à propos:
            Dans On a des guests, planqué comme un chef d’œuvre en bonus de D+/M-, Alex, Olive, Fab er Fikce ont convié leurs parents respectifs à placer un texte de proximité sur des accords qui fleurent bon l’anglo-saxon. Par exemple : « Salut c’est Bernard, je suis le papa d’Alexandre, (…), c’est vrai qu’on est fiers de nos fistons, mais ca fait sept ans qu’ils doivent rembourser le camion ». C’est drôle, émouvant, tendrement moqueur, caustiquement aimant. Ca resitue le rock dans son ambivalence fondatrice : pauvre et fastueux, plouc et aristo, local et global, Fabinou et Fab, camion pas payé mais « on s’en fout on a des guests ».
            re-bonne nuit toi,

          • j’aime bien regarder la troupe des parents, on dirait qu’ils ne savent pas trop sur quel pied danser, ça flotte, sauf un père avec un pull gris uni qui y va à fond
            ils ont l’air gentil, bonne pâte
            c’est pas des bourgeois

        • @shash: Ouais « michetonneuse » m’a fait marrer aussi, si mes souvenirs ne me trahissent pas, j’ai entendu cette expression la première fois dans un film de friedkin, -cruising- bien avant qu’un petit malin ne s’amuse à faire un truc pas drôle qu’absolument tout le monde a kiffé : cuir cuir moustache.

          J’ai bossé dans une imprimerie. Un mois. Next gen. Imprimante laser guidé par ordinateur. On avait surtout les manuels d’air bus. Je suis même pas sûr que ce soit la même chose.
          Mais un peu avant, un pote d’enfance avait commencé un bep dans une, bien old-school.

          Les produits lui ont rongé les mains, il a niqué un numéroteur. Il a planqué le truc, ça le faisait badé. Un jour, je l’ai amené au taff. J’ai pris le machin dans le fameux tiroir et l’ai fait tombé par terre en jouant avec, devant l’équipe.
          Mon pote, son collègue et son boss, très surpris de m’avoir vu là plus d’un quart d’heure. Ca a failli partir à la latte, en même temps son patron était un gros frais de port, il l’a même poussé une fois. Bref, il a arrêté de faire chier et je sais pas pourquoi je te raconte ça, je ne suis ni blond, ni joueur de foot.

          je les aime bien ces gamins, avec leurs codes, leurs langages. Je m’y retrouve un peu serte, mais c’est anecdotique puisque ça concerne uniquement le cotés provoc.

          « Sexualité multiple plutôt que complexe » Carrément d’accord.

          Contemporain, je sais pas, je dirai que François n’a aucun mal avec le quotidien de la mixité, et qu’il le raconte bien.
          Tema la baraque, le quartier, la profession. Pas de lutte des classes ici, on est sur un autre crédo que les gens qui fréquentent ses écrits reconnaitrons rapidement. Et c’est parfait comme ça. Y avait pas plus judicieux comme plan, même si ça coule de source.
          La Valeur, tout ça.

          Cher Shash, je m’en vais finir ma nuit je sais pas trop où, bien que mon corps reste chez moi, et te souhaite un réveil en douceur.

          https://www.youtube.com/watch?v=KN1V3-mbg2A

          • @Pleutre: si douce oui :- ) merci, avec Yngwie comment pourrait-il en être autrement Pleutre? toi, tu sais trop parler au old shash :- )
            – Du numérique benh oui, de mon temps, ça marchait à la commande numérique déjà quand même eh ;- )
            Machines à commandes numériques tatata + zique starwars: tu t’équipais et tu te la pétais en le disant partout et en achetant des espaces de pub à shash qui touchait une comm – 75% du salaire mensuel venait des comm sur le C.A. – je jouais pas au foot mais pas loin
            – Bossé un mois aussi chez un imprimeur-cartonnier – sorte de spécialité, de mention complémentaire au diplôme pro – et les mains c’est avec les guns à colle chaude qu’elles fondaient
            d’où belle solidarité – féminine car à cette place sur la chaîne c’était plutôt vaginal – entraide pour remontrer le geste qui évitait de se brûler trop au début puis plus trop au fur et à mesure des gestes et de ta présence au taf
            Dans Petite Frappe, la baraque, l’environnement: un lotissement middle class? ouais, pas les corons mais presque, une sorte de version moderne du nivellement de l’habitat sans trop de signe extérieur de; ça lutte et se bagarrouille, just for fun, à coups de barbecue nouvelle génération, salon de jardin en matériau qui résiste aux météorites, aux pluies acides, à tout si t’oublie de le rentrer au garage,
            et puis ça karaokéte avec jujucasa et les Daft Punk
            http://www.youtube.com/watch?v=a5uQMwRMHcs
            // à 3mns, à chaque écoute, Brian May est à mes côtés,
            même pas flippant //

            – bises, si tu as réintégré momentanément ton corps :- D

      • @Pleutre: quel effet ça te faisait d’être appelé petit con?

        • @patricia: Un complexe de supériorité avec la certitude que tout les gens étaient des connards ineptes.

          On se doutera que cette période date de plus ou moins quinze ans.

          • je m’incruste
            j’ai une chose essentielle à dire
            p’tit con c’est « touche pas p’tit con » de Jean Lefebvre

          • @Helene: Jean Lefebvre? un new bit dans la web comedy?

          • j’assume mes réf ciné grand public d’antan
            ça m’arrange et me plais de penser qu’on forme un super tandem toutes les deux : toi tu impulses ce qui est moderne et mobile, moi l’inverse. ça te va ?

          • @Helene: être parmi ceux qui impulsent? c le lot de la majo en fait, le lot des oubliés, des anonymes, des p’tites mains, de ceuss qu’ont doit dégrossir les pôvres

            ça m’va, si à côté d’moi, ia François

          • je vois que tu te places, perds pas de temps

    • @Pleutre: Pareil, j’ai pas pu m’arrêter. Brutale la fin, j’aimerais bien la suite. Mais je m’en tiendrai à cette fin-là qui me rappelle une autre histoire. Datée mais je l’aime bien.

      En 68, un journaliste propose au navigateur Bernard Moitessier de participer à la première course en solitaire et sans escale : le Golden Globe. Le règlement est simple : chaque navigateur engagé dans la course devra faire un tour du monde en solitaire par les trois caps sans toucher terre, sans aide extérieure ni ravitaillement. Le vainqueur encaissera cinq mille livres sterling et le trophée du Golden Globe.
      Le 22 août 1968, Moitessier quitte Plymouth. Il traverse l’océan Atlantique laissant loin derrière lui les autres concurrents et il franchit le cap de Bonne-Espérance pour continuer sa route sur l’océan Indien en direction de l’Australie. Six mois plus tard il passe le cap Horn et il est d’ores est déjà considéré comme le vainqueur de la course. Mais le 18 mars 69, alors qu’il atteint les côtes de l’Afrique du Sud, Moitessier envoie ce message sur le pont d’un pétrolier à l’aide d’un lance-pierres: « Je continue sans escale vers les îles du Pacifique, parce que je suis heureux en mer, et peut-être aussi pour sauver mon âme. » Il annonce ainsi sa décision d’abandonner la course. « Rentrer déjà reviendrait à n’être jamais vraiment parti » écrira-t-il dans « La longue route ». Il laisse derrière lui les honneurs et l’argent de la victoire pour mettre le cap vers Tahiti où il accostera après dix mois de navigation sans toucher terre et l’exploit d’avoir réalisé un tour du monde et demi. Il ne participera plus à aucune course.

    • @Pleutre:
       » Foot, musique et adolescence. Jonathan, 16 ans, est une tête à claque. Attaquant vedette de son équipe de foot, il conteste l’autorité de son père, de son entraîneur et de son président de club. Cette contestation, intense et trouble, va bientôt s’exprimer par une musique: le rock. L’auteur du scénario, François Bégaudeau, né en 1971, a récemment publié le « Mâle occidental contemporain ». De son premier roman, « Jouer juste », jusqu’à ses chroniques dans Le Monde, sa passion pour le sport, transparaît dans ses écrits. L’adaptation de son roman « Entre les murs », par Laurent Cantet, avait reçu la Palme d’or à Cannes, en 2008. (« Petite frappe », scénario de François Bégaudeau et dessin de Grégory Mardon, 160 pages, 18,95 euros, Delcourt) »
      vu/lu sur http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/le-courrier-des-bulles-article_284785/

      et on y cite la source: truc-afp
      bon,
      ——————————————–

      Est-ce que toi aussi Pleutre, si tu as la mauvaise idée de lire au moins de …/Foot… à … par une musique: le rock/… tu te chopes au moins une envie de tuer même si t’as pas encore la licence?
      parc’que moi si :- (
      c peut-être cette histoire de rapport à l’autorité mÂle,

      – Tu en parlerais toi? de cette façon?
      si non, comment alors?

      Parc’qu’à part le rapport avec l’entraîneur que je vois oui assez frontal, qui me paraît peut-être le moins sympathique dans la relation, le Jon de Greg &François est plutôt bonne pâte avec le président du club – qui l’apprécie et sait s’en faire piger – avec son père – qui rit d’être interdit de stade par son fils, joue avec son fils quand il le peut / jardin – bataille d’eau /
      non?

      – Pourquoi faire surtout dire à cette bd une merde de plus sur l’attaque de l’autorité à la dos lait sens?
      je ne comprends pas,
      c pourtant pas c’qui manque des trucs là-dessus, et ceux qui la résume ainsi – et même dans ce que j’ai lu pour l’instant de plus généreux – z’ont pas eu envie de pas s’étaler, de pas se rétamer là-dessus?
      pas eu envie d’y voir autre chose, une autre façon de,
      ou de mater kiffer et juste en dire plus sur leur kif?
      – à moins que ce soit leur kif: de voir encore et encore cette histoire d’attaque, de mise à mal j’entends souvent aussi de loto riz thé / tatatta flic sifflet garde à vous et vite parents dépassés oua le oual/

      Et si Petite Frappe mettait aussi un peu en images et en mots les sensations que le perso se prend en pleine tronche? ainsi que comment il est là dedans, ce qu’il tente, tente pas, fait, fait pas, choisit, choisit pas, comment il est dans la vie quoi, et surtout, le rythme qui est le sien dans tout ça?

      – parc’que sinon, cette bd, elle montre aussi des trucs chez les remis en cause, des trucs pas tous valorisant chez les adultes non?
      par exemple, ils ont une sorte de rythme de fond un peu ordinaire, séculaire, pas bien questionné ces persos
      et je les trouve assez têtes à claques à vrai dire avec leur façon d’être rarement aux côtés, dans le move de Jon et sa cie,

      • @shash: je relis mes 6 dernières lignes et j’ai presque honte: en réaction à, je m’attaque aussi connement à Petite Frappe

        alors que la majorité des adultes et sont plutôt bienveillants mais bon, ia un truc qui m’énerve,
        c jamais bon ça, je me rip

        bises à qui veut :- D

        • @shash: et y sont plutôt bienveillants

          let’s go: ripage de shash!

          zzzzzzzzzzzzzzzzouingggggggggggggggggggggggggggggggg

  8. Elle est arrivée ce matin, la Petite Frappe ! première lecture, premières impressions : TRES REUSSI !
    Ce qui me plaît tout de suite : le dessin, le formidable sens du mouvement,des attitudes ,dans les match, dans les concerts; les expressions des visages,en particulier Jon ,changeant,excessif. En même temps la justesse des dialogues,ni trop ni trop peu,on sent que « c’est ça »:et là dessus vous êtes tous les deux, dessins et dialogues, pile sur la même longueur d’onde,même esprit, même rythme, les deux vont ensemble,et ça ne fait pas comme si un seul avait fait les deux, il y a entre vous une dynamique,un élan, une énergie qui pousse les cases,qui déborde. je ne sais pas comment vous vous entendez comme personnes, mais ici c’est un accord total.
    Comme les deux mondes sont croqués, le monde du foot,sur le terrain, les dirigeants, les vestiaires/ le monde ado, école, musique,attirances,différences de maturité, maladresses, frustrations,attirance encore (très bonnes conversations facebook!).
    La personnalité de Jon, ado sportif,doué, gêné, merdeux,plein de force et de désirs,incapable de s’y retrouver,ado doigt d’honneur.
    Dans la forme, le choix du rythme brutal, pas de liaisons,ça passe ou ça casse,c’est comme les gestes brusques de cet âge,ça se bouscule,ça cogne, ça se fait mal,ça hurle aux entournures,pas d’huile dans les rouages. Et cette fin cut: ce n’est pas un récit, c’est donné comme ça, flash,pas question d’aboutir à une situation finale qui résoudrait…quoi ?
    Sauf que, c’est François, et il y a une espèce de Flup qui rêve, qui passe par là,au début,et qui à la fin embarque son copain,tranquille,vers ,peut-être, l’univers de leurs rêves, une guitare comme un toboggan de gamins,du bruit, de la vitesse,et plein d’étoiles.
    joli.

    • @patricia: alors ;- D
      on est vla heureuse?

      • @shash: voui

        • @patricia: le film de Lanoosi si c’était bien? voui,
          je te reposte mon comm ici:
          Y-a-il une justicière au diocèse?
          et bien oui et c’est Astrid Whettnall: c’te furie déflorée qu’elle interprète, son perso est un genre de Nicole Garcia (physiquement) auto-missionnée en Lara Croft – qu’aurait les seins un peu moins bien emballés – et elle dézingue comme une ouf, de la Belgique aux Alpes ritales
          – où s’auto-missionne-t-elle? dans les diocèses, les paroisses, les forêts
          – de quoi est-elle équipée? de sa bagnole routière et familiale, des noms et prénoms des prêtres pédophiles listés précisément pas leurs victimes, d’un gun;
          Armée donc, l’écoutante-guidante qu’on voit aussi orienter avec humilité les auditeurs de la radio catho où elle bosse, bénévolement on imagine, est assez magistrale en cerbère à 2 têtes – comment ça « ah non c’est trois têtes qu’il a le cerbère »? je te dis que des écrits et représentations ne lui en attribuent que 2, c’est plus rare, certes, mais on en trouve, ah mais! – magistrale en cerbère bicéphale donc, dont le double-cogito est fracturé grand béant par un chaos que, seule, la protection de son fils cadet rattache presque sainement à la réalité.
          C’est en comédie noire qu’a été genré l’Au nom du fils de Vincent Lanoo et son filmage, son scènar, ses plans m’ont quelque peu déséquilibrée; ça y filme très mobile chez Vincent, en tournant, en montrant comme des éloignés/rapprochés ou en magnifiant grotesquement tous ses persos zarbis et ce, dès le début:
          dans la mise en bouche diocésaine et pré-générique du spot incitation au don, en vraie première scène, dans la présentation du décor familial des persos principaux ou encore dans tous les zigouillages qui sont dingos à hauteur de la radicalité de départ en la croyance catholique.
          Et alors: comédie on a dit, et est-ce qu’on y rit? benh oui, les situations sont comiques, ça époussette les crucifix de chaque pièce de façon comique, ça bute de façon comique, durant les interludes-zique ça groove comique dans le studio-radio et ça provoque la mère du gamin qui s’est fait sauter la face de façon cyniquement comique en nous montrant surtout de l’évêque dégueulasse une macro oreille gauche de foirfouille.
          Respect particulier pour l’actrice qui orgasme à mort lors des condoléances à la veuve.

          ia un truc zarbi sur le dismoi non?
          ça doit être la nature,

          • @shash: oui j’ai l’impression que ça zarbe sur dis-moi, ou c’est mon ordi qui fatigue.

          • @Patricia:
            ou les deux ;- )
            et mon ordi fatiguerait aussi? :- /
            mouais,

            Au fait,il faut lire listés précisément par leurs victimes
            et quand je réponds à ton c’était bien? voui, c’est un peu court, un peu éprouvant serait peut-être plus juste,
            A Paris, ça se visionne dans 3 cinémas
            enfin, jusqu’à cet après m’, c’était comme ça,

            Sinon, le dismoi faisait momentanément pu apparaître les comm, t’as vu ou pas?
            bref,
            – d’où la brève réponse à ta question sur cette page Petite Frappe avec de nouveau mon post sur le film de Lanoo –

            + je ne connais rien de ce dont tu parles avec Acratie dans la page salon du livre 2014, ni le Dédale – sauf en mythologie ;- ) – ni les autres trucs
            -> Crois-tu que je m’augmenterais en m’y penchant?

  9. Le lynx est fantastique. Cette petite frappe m’a plus touchée que Guillaume et les garçons à table.

    • quelle vitesse, PH
      suis épaté
      et merci pour le lynx, je l’aime bien

      • @François Bégaudeau: Tu l’aimes bien le lynx d’accord mais d’où il sort ? Pour essayer de comprendre sa présence j’ai recherché les lynx dans Petite frappe, j’en ai trouvé trois :
        – Premier lynx pendant l’entrainement, on y croit même si on ne le voit pas, Jon fait vraiment la gueule, il a vu un lynx ou l’équivalent en tout cas il a très peur. Bon, Jon est normalement froussard des filles, il n’aime pas se retrouver enfermé dans le coffre d’une bagnole, mais en plus il a peur d’un lynx c’est moins banal, ça raconte quelque chose.
        – Deuxième lynx juste après pendant qu’il court (tiens, il s’y est mis ?), un chien fugueur l’accompagne, mais c’est le lynx qui lui passe devant, plus familier cette fois-ci.
        – Troisième et dernier lynx face à face avec Jon somnambule. Son « je te félicite pour ta prison dorée » sonne comme une alerte.
        La peur a cette fonction-là, elle signale l’épreuve, le désordre qui vient, elle remplit ainsi de façon aléatoire la fonction des rituels ancestraux. Et Jon qui a regardé sa peur en face et qui bénéficie de l’amitié bonasse d’un Flup anonyme peut disposer de sa vie.
        Le lynx ici ne va pas sans le Flup, je crois. ???

  10. Je m’baladais av’nue des ternes, autre quartier si full of populaires brunchs quand, le cœur ouvert à l’inconnu, la fnac fut pour le coup venue –> 1er 2e 3e 4e niveau via moult escaliers roulants désenquillés de l’alignement et blagueurs, s’offrirent d’abord à moi airborne 44 blast thorgal justice league puis en le cherchant un peu façon presque méritante je vis vla d’vant moi la p’tite frappe
    eh :- ) mais c’est qu’il épais l’objet, de quoi passer un mercredi rose et magique

    so cool

  11. Ludwig pense qu’il a son mot à dire.
    Wolfie de lui répondre: t’as qu’à prendre ça t’auras moins mal au dos.

    • Six jours plus tard, mon corps me signale un taux de pulsion d’achat/lecture proche du zéro absolu. J’dirais 0,0000068 %.
      Je ne sais pas si ce phénomène est digne d’intérêt mais j’le dis quand même.
      Mais que se passe-t-il mais que se passe t-il mais qu’est-ce qu’il se passe.

      • tu fais une crise de décroissance anne-laure
        pas grave, ça fait pas mal

        • @Helene: Ah ? C’est une idée.
          Sauf que, et ça tu pouvais pas l’savoir, je suis une décroissante avérée depuis 1992.
          Rien de nouveau à l’ouest donc.
          Nan j’avais d’autres théories :
          -crise de bouddhisme comme il m’ arrive d’en faire tous les 7 ans.
          -stade de fatalisme russe comme il m’ arrive d’en faire tous les 28 jours.
          -phase de déterritorialisation comme il m’arrive qu’il m’arrive.
          Ou bien une théorie à la beigbeder frédéric sur la durée de l’amour.
          Sinon je suis en train de lire Némésis de Roth si ça t’intéresse.
          Une histoire d’épidémie de poliomyélite.

          • décroissante depuis Maastricht, puis tous les 7 ans : 99,06,13, tu me fais compter et en plus ça ne marche pas (la parenthèse bouddhiste c’était pour l’année dernière), plus : fataliste tous les 28 du mois mais on est le 13, et déterritorialisée, je crois qu’on l’est tous sur ce site, et les 3 ans de Beigbeder c’est pour les midinettes (t’es pas une midinette, dis ?)
            il est bien ton livre ? vu le résumé : le mot culpabilité revient pas mal et ça m’a étonné que l’histoire t’intéresse, sauf sous l’angle médical peut-être

        • @Helene: Oh ben tiens, je suis étonnée que ton résumé parle de culpabilité parce que jusque là où j’en suis, début de deuxième partie, je n’y ai pas pensé une seule seconde.
          Peut-être dans la deuxième partie. Ou peut-être que c’ est juste la perception de celui ou celle qui a écrit ton résumé. Ou peut-être que c’ est juste parce que moi la culpabilité je l’emmerde.
          Pour la part médicale je te raconte ma technique de lecture parce qu’elle est intéressante.
          Comme l’histoire se situe à une époque où on ne connait pas la façon dont le virus de la polio se transmet, toutes les hypothèses sont envisagées, toutes les précautions plus ou moins farfelues sont prises et les gens se font des films pas possibles.
          Moi j’avais appris ça à l’école des infs mais je ne me souviens plus alors j’ai été tenté de rechercher sur Google mais non, je garde le mystère.
          Comme il est bon de ne rien savoir.

  12. bonjour,
    a y est: c le bon jour :- D
    ça va être un putain de wednesday dansant yeah
    http://www.youtube.com/watch?v=F3jnymeJof4

    – Q sur le choix du 7 veille du 8: c parc’ce que c’est le jour où est née olympe de gouge?

  13. « chouette les cadeaux avant-goût » : je partage ! Et quelle bonne idée de nous donner les musiques ! Oui demain je fonce chez mon libraire. Mais argh, s’il faut commander, frustration !Bon, on se raconte hein.

  14. *Shut up and take my money !*

  15. chouette les cadeaux avant-goût car pour patienter
    j’en avais trouvé qu’un autre en tenue rock/foot
    http://static.blog.leparisien.fr/media/17/1089715087.JPG
    sinon quand même
    c’est encore loin demain?

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