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Le nouveau Justine est arrivé.

 

Jadis on aurait dit : le nouveau Justine est dans les bacs. C’était le temps où il y avait des bacs. C’était le temps où le Bebete show n’avait pas été ringardisé par les Guignols. C’était le temps où le punk-rock français était davantage français que punk-rock. Et puis ça s’est inversé. Dans les années 90. La sortie de ce quatrième album évidemment excellent, ainsi que la commande d’un texte sur le groupe, est l’occasion de revenir sommairement sur cette histoire. Sur l’histoire de cette déterritorialisation ancrée.

bannière d+/m- Justine

Le punk-rock total de Treillières city

Au milieu des années 90, un vent d’Amérique a soufflé sur le punk-rock français. Alors que les groupes locaux s’inspiraient des fondateurs anglais ou du mouvement alternatif, on a vu arriver des batteurs martelant des rythmes hardcore, des guitaristes virtuoses abusant des redoublements à la NOFX, des bassistes de 17 ans capables de lignes infernales à la Rancid. Le punk se rechargeait en électricité ; accélérait ses particules ; se ravitaillait en vol. Une seconde jeunesse, mais ce n’est pas à nous, qui avions alors 25 ans – l’âge légal de la retraite pour un punk-rocker — qu’elle allait pleinement profiter.

A l’époque les Justine en ont dix de moins. Ils ne sont pas encore Justine, ignorent qu’ils le deviendront, n’osent l’espérer. Pour l’instant ils écoutent. Un artiste commence récepteur. Un musicien commence auditeur. Il emmagasine, rumine, cogite. Ca ressortira, d’une manière ou d’une autre. Ca viendra quand ça viendra.

Là, ça vient en 2006, sous la forme d’un album, Du pareil au même, le premier des Justine. Dès la piste 1, Old boy, un des titres les plus fulgurants jamais produits par ici, c’est l’Amérique qu’on entend. Comme la basse folle de Fab qui deux ans plus tard s’invitera dans la danse du second album, Accident numéro 7, la guitare d’Olive a chopé l’Amérique.

Mais pas seulement.

Pas seulement, et tout le prix de Justine, toute sa singularité est là.

Cette guitare se souvient de mille trucs. Avant de se brancher sur les accords d’Anti-Flag, cette guitare a écouté de l’anglais et du français. A écouté les matriciels Clash, les aussi méconnus qu’indépassables PKRK, peut-être les Zab, et sans doute d’autres groupes de la scène locale des décennies précédentes. Au moment de rugir à son tour, elle s’en souvient.

Alex parolier et chanteur, se souvient aussi. Alex est très peuplé. Peuplé par les Catalans autonomes, les Communards « tués jusqu’au dernier », peuplé par Tosquelles, Vaneigem, Rancière, Deleuze. Dans l’album qui nous arrive aujourd’hui, ça donne ce refrain en forme d’article 1 d’un réaménagement libertaire de la vie collective : « La politique n’est pas un métier / personne ne possède de titre à gouverner / Les élections seront inessentielles / C’est par tirage au sort qu’on fera les assemblées. »

En général les jeunes virtuoses émergés dans les années 90 n’envisagent même pas une seconde, même pas pour déconner à un mariage, de chanter en français. Trop ringard, et pour dire quoi ? Alex ce fut le contraire : jamais envisagé de chanter en anglais. Ce qui le peuple ne se recrache pas en globish.

Et puis c’est ici que ça se passe. C’est ici qu’on vit, pour le meilleur et le pire. Pour le plus grave et pour le rire. Dans On a des guests, planqué comme un chef d’œuvre en bonus de D+/M-, Alex, Olive, Fab er Fikce ont convié leurs parents respectifs à placer un texte de proximité sur des accords qui fleurent bon l’anglo-saxon. Par exemple : « Salut c’est Bernard, je suis le papa d’Alexandre, (…), c’est vrai qu’on est fiers de nos fistons, mais ca fait sept ans qu’ils doivent rembourser le camion ». C’est drôle, émouvant, tendrement moqueur, caustiquement aimant. Ca resitue le rock dans son ambivalence fondatrice : pauvre et fastueux, plouc et aristo, local et global, Fabinou et Fab, camion pas payé mais « on s’en fout on a des guests ».

Déjà sur la pochette de l’album précédent, Treillières Uber Alles, les quatre membres assumaient de poser en maillot de foot de leur bled de Loire-Atlantique. Une sorte de blague, mais pas seulement. Internationalistes invétérés, les Justine n’ont jamais prétendu que Treillières soit autre chose qu’un trou. Pour autant il ne s’agit pas de deuxième degré. Il s’agit du cran juste avant. Le premier degré et demi, cran de l’art. En l’occurrence : un repère intermédiaire entre la creuse mythologie des racines et l’usine à gaz dandy-mondiale. Entre deux sottises identitaires, entre la fierté d’être français et la fierté d’être un Londonien adoptif, il y a la tranquille reconnaissance du lieu où j’évolue. Les Justine ont grandi là, ils le notent. Où qu’on soit, on est quelque part. Nous sommes américains mais français. Nous sommes de Pittsburgh et Treillières. Nous ne jetons rien, nous prenons tout.

Les Justine ont pris tout le punk-rock depuis son aube -quarante ans déjà. Aux ignorants de cette musique désireux de l’explorer, on aurait le premier réflexe de dire : commencez par le début, commencez par les Pistols, les Ramones, pourquoi pas les Stooges, puis remontez lentement le fil du temps. Mais en fait non. C’est par la fin qu’il faut commencer. Par l’aboutissement. Par Justine, puisque tout y est.

Fly promo du nouvel album de Justine

d+/m- Le nouvel album de Justin(e)

 Pour tout savoir sur Justin(e) : http://www.justinepunkrock.com

Pour écouter Justin(e) : http://justinepunkrock.bandcamp.com/

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 Bibi a pris des notes

https://www.youtube.com/watch?v=34PuTDL2QkY

https://www.youtube.com/watch?v=BnaSvqOlUEg

http://www.treillieres.fr/jsp/site/Portal.jsp

https://www.youtube.com/watch?v=lMeGwdhOQFg&feature=kp

https://www.youtube.com/watch?v=PVhqWcopqbU&feature=kp

https://www.youtube.com/watch?v=BETGOQMldOY

 

28 Commentaires

  1. ça fait longtemps que je m’étais pas baladée dans c’t’onglet. Je r’mets un peu d’zique tiens même si je crois que On a des guests est the best.
    https://www.youtube.com/watch?v=epg0vJdAqjI#t=79

  2. je suis tombée sur un petit dossier sur l’allocation universelle, qui fait le point sur la question : le changement de société à la clé, la diversité idéologique des supporters de l’idée ; une projection dans du concret : quelles options dans la mise en oeuvre, quel coût, quels financements possibles
    je ne savais pas où le poster, pourquoi pas ici puisque ce groupe de punk-rock est favorable je crois à l’idée :
    http://intranet.bas-rhin.fr/mon-cg/documentation/enfance-sante-social/articles_papi_75/Sciences-Humaines_260_28-33.pdf

    • merci
      bien placé, en effet
      attention quand même à la diversité idéologique des supporters de l’idée : 98% sont de gauche et les autres catholiques

  3. « Dans l’album (de Justi(n)e) qui nous arrive aujourd’hui, ça donne ce refrain en forme d’article 1 d’un réaménagement libertaire de la vie collective : « La politique n’est pas un métier / personne ne possède de titre à gouverner / Les élections seront inessentielles / C’est par tirage au sort qu’on fera les assemblées. » »
    le punk-rock c’est de la politique en musique ? avec un refrain comme l’article 1 d’une nouvelle constitution ?
    je ne suis pas trop habituée à ce que la politique passe en musique. ce qui est bien, c’est que quand on est convaincu par ce que dit la chanson, on peut se la repasser en boucle, ça doit faire plaisir.
    sur le fond du refrain/sur le message politique, je comprends que la politique n’est pas un métier, ne peut/doit pas prétendre être un métier, parce qu’elle est d’une autre nature : pas de nature divine comme le prétendaient les rois, pas non plus de nature professionnelle comme le laisse penser le système actuel dans lequel sont légitimes à exercer la politique des personnes qui ont acquis le statut d’homme/femme politique par le temps (la durée qui ferait l’expérience mais qui est aussi une captation de la politique)/l’effort/le travail/la motivation, toutes choses attendues/exigées pour exercer un métier (et qu’on retrouve dans un cv : formation, diplôme, expérience)et cette conception professionnelle de la politique présente l’inconvénient d’évacuer de son champ d’exercice toute personne/citoyen(ne) qui ne rentre pas dans ce moule pro, exclusif par nature.
    le parolier de Justin(e) enchaîne en visant le système électoral. on comprend que le système électoral n’est pas neutre, qui appelle à candidatures ceux qui s’y voient, les volontaires, qui se font une rente de cette situation du fait de la non-volonté des autres de s’engager dans la politique. et donc si on voulait faire changer les choses/casser la politique aux mains d’une minorité de professionnels on remplacerait bien ce système électoral par un système de tirage au sort, neutre forcément. voilà ce que je lis/devine/crois comprendre.
    ce que j’en pense, c’est que comme c’est un système de pensée articulé, avec une logique, c’est potentiellement convaincant. et que ce serait novateur de tester un système pareil. que la nouveauté, les gens n’aiment aps trop mais qu’actuellement les gens ne font que réclamer du changement en politique, une autre façon de gouverner (les gens seraient disposés au changement ? à toute forme de changement ?). dans la pratique, à mon niveau, a priori ça m’embêterait assez d’être tirée au sort pour exercer un mandat politique, à moins que je ne me découvre de l’intérêt pour ça, au pire ce serait pour une durée prédéfinie et pas trop longue

    • @Helene: @Helene:
      Bonjour Hélène

      Toujours autant de plaisir à vous suivre dans vos questionnements,réflexions.

      En quoi ce refrain en forme d’article 1 peut il être perçu comme un réaménagement libertaire de la vie collective? -qui dit refrain dit répétition,insistance et titillement à l’oreille attentive, socle de la chanson en entourant les paroles qui l’accompagnent ou l’illustrent –

      « La politique n’est pas un métier / personne ne possède de titre à gouverner / Les élections seront inessentielles / C’est par tirage au sort qu’on fera les assemblées. » »

      La pensée dominante d’une société donnée dessine ses contours de la vie collective or ce refrain m’amène à renverser et distribuer de nouvelles cartes, à m’écarter d’un pas de côté pour réfléchir autrement.
      Une pensée pour cette vie collective qui détermine les choix,les actions et orientations de ce que sera fait le temps futur continue de s’illustrer entre autre dans le champs politique.Si je m’appuie sur les discours généralistes, la rhétorique (=technique de persuasion,de formatage ambiant) ça donne quoi comme répétitions actuelles:
      Qu’est ce que j’entends régulièrement (radio,entourage,disours) et constate autour de moi: « des inégalités sociales dans nos sociétés qui augmentent,des situations précaires de plus en plus nombreuses ,des gens qui vont aller voter (scrupules -faut aller voter-) en direction de politiciens sincéres qui veulent bien sûr tendre au nom de cette représentation d’élus à trouver les moyens de réduire en toute bonne foi ces inégalités;à développer et améliorer le bien-être de votre ville )pour maintenir quoi? dans l’ombre un ordre social garantissant une paix sociale ETC ETC ETc …… ». »

      or percevoir actuellement ce type de représentation et l’exercice de la politique telle qu’elle est pratiquée actuellement en France (mandat parlementaire,reconduction du mandat municipal durant vingt ans par exemple,politique comme un métier ) c’est admettre considérer insidieusement dans mon esprit que l’individu qui est censé en face me représenter est plus intelligent supérieur à ma petite personne.
      Par conséquent n’est ce pas faciliter et maintenir une inégalité de principe et de classes entre les individus?
      En admettant (ici mon imaginaire de prolétaire au travail eu égard de ce que j’ai intégré des discours ambiants) que je ne suis pas douée pour gouverner (alors même que je n’ai pas tenté cette expérience de vie) c’est cautionner une forme d’inégalité?

      D’où mon questionnement en lien avec votre commentaire quant à un mouvement contradictoire qui tend à réduire des inégalités sociales (vie collecdtive) tout en supposant inconsciemment (l’enjeu n’est-il pas là?) que les hommes entre eux sont inégaux.Inégaux en matiére de capacité, d’intelligence?
      D’où votre réserve supposée à être tirée au sort hélène?Mais comme vous le soulignez dans votre commentaire Hélène vous y prendriez peut-être goût? Un bon moyen comme un autre de s’émanciper c’est à dire de se prouver à soi même et aux autres que nous ne sommes pas moins « inférieurs » qu’un « chef » politique issu du Tiers-Etat.

      Que dirai Eric si mon ami analphabète venait à être tiré au sort pour dresser les nouvelles donnes de la vie collective et politique?
      Que dirait la voisine si la/le S.D.F qui dort au sein d’une des stations de métro non loin de mon domicile venait à être tiré lui aussi au sort?

      Combien de représentants de Justin(e)parmi notre assemblée parlementaire Hélène?
      En tant qu’article 1 de ce refrain c’est un premier pas franchi pour réflechir autrement,les autres articles sont à inventer puisque nous ignorons chacun de quoi sera fait la suite.

      • @PLUME 1:
        Pour faire suite à mon commentaire précédent pas trés clair.
        Cette chanson renverse indirectement la donne actuelle en posant ce postulat que les individus sont égaux en la matiére puisqu’ils sont tirés au sort.

        Avant de penser à réduire les inégalités de la société ne faudrait-il pas poser le rappel d’une égalité (de pensées et d’intelligence)entre les individus?
        Or je n’ai jamais vu autant de process d’explications,de procédures à suivre( dans mon travail ne serait ce qu’en pratique,je finis par me demander si on cherche pas à nous infantiliser )

        Pour rejoindre l’onglet du Salon 2014 :La concept tivi ,la concept TV vise peut-être à dénoncer et à se moquer de ces exemples d’explications à outrance qui ont pour but de conceptualiser.C’est à dire d’orienter ma façon de penser.
        L’intérêt de la diffuser sur begaudeau;info c’est de questionner la vidéo et les clichés ambiants ,d’avancer si bon me semble à contre-courant.
        Est ce que la culture livresque ,la lecture de nombreux livres rend-elle plus intelligent?Ben non puisque que j’en ai lu que deux.

        Admettons, je viens au Salon du livre pour aller à la rencontre d’un auteur ,d’une « célébrité » or là c’est l’inverse qui se produit.Le comique de situation du début quand François part à la pêche à la sortie de ce salon ,il inverse la donne attendue puisque dans les faits c’est un auteur médiatique (pas reconnu certes mais c’est ce que le document tend à nous faire croire)qui va à la rencontre de lecteurs potentiels et ce même s’il se présente comme un interviewer.

        Que dois je lire ?c’est quoi un bon et mauvais livre?Si le groupe majoritaire d’à coté à estimer que pancol que je ne connaîs pas et que ma voisine journaliste n’a pas lu mais trouve nul n’y a t-il pas risque de le juger avant même de l’avoir pratiqué?

        Quelles différences entre ces visiteurs et ceux qui se font photographier avec eux? Citoyens dans le même panier?
        Une des réponses à tous ces questionnements sur la maniére dont on perçoit les personnes qui y sont filmées et cette organisation de Salon du livre se trouve peut-être dans le dernier plan filmé:
        une allée rose vide,des bâches qui recouvrent le stand d’ une édition jeunesse Piccolia (je cite de mémoire peut être erreur) et ses couleurs et le son fugace d’un bébé entendu hors champs.

        • Je suis pas sur l’onglet du SALON DU LIVRE 2014:ON Y ETAIT mais c’est pas grave

          Pour info j’ai consulté une des définitions parmi d’autres du mot concept:
          « une représentation générale et abstraite de la réalité d’un objet,d’une situation ou d’un phénomène »
          Concept accolé à TV (et inversement ou réciproquement la TV du concept) le docu reportage nous plonge direct dans une fiction sociale et nous mène joyeusement en bateau.

          Conceptualiser: »produire un concept,faire abstraction de la réalité pour concevoir une idée plus générale »

          • @PLUME 1:
            ou chimpanzé tivi
            la tivi du chimpanzé
            et c produit par 2singes
            un bon truc de ouf

          • pour le « mener en bateau » c’était un clin d’oeil en fait au sac du monsieur qui parle des écrivains qui viennent de d’autres pays,il a un sac avec écrit dessus « marine nationale »à peine vu le sac
            ça m’a fait penser à l’eau,au bateau bref à la marine
            bon je sors
            ses filles sont adorables surtout quand l’une tire la langue (enfin il me semble )

        • j’aime beaucoup « les individus sont égaux puisque tirés au sort » : la mesure/la technique qui fait/construit l’égalité/le droit

          « Avant de penser à réduire les inégalités de la société ne faudrait-il pas poser le rappel d’une égalité (de pensées et d’intelligence)entre les individus? »
          je pense que c’est délicat de poser une égalité de pensée et d’intelligence entre les individus parce que dans les faits on constate des inégalités mais qu’on ne peut pas non plus s’arrêter à une situation à un temps T car les individus évoluent, peuvent s’améliorer intellectuellement, disposent de ressources intellectuelles inconnues, et comme ça reste inconnu, pour moi c’est difficile de parler d’égalité ou d’inégalité d’intelligence entre individus ; pour moi l’égalité est une égalité de droit du simple fait d’être un individu, sans rapport avec le degré d’intelligence ;
          on peut rappeler cette égalité de droit entre individus, avant ou en même temps qu’on cherche/ou dit chercher à réduire les inégalités sociales

          • @Helene: bonjour, tes échanges avec Plume1 me ramène au fait d’apprendre un matin que tu vas faire partie des jurés d’assises par exemple: est-ce que ça t’a déjà questionné de la même façon?

          • comment elle frime, shash

          • @Helene: ok, je te lis plus bas à propos – jurés d’assises – effaçage de comm donc et ripage de shash,

          • @François Bégaudeau: alors que Thomas et moi, on sait pas changer une roue,

      • trop contente de te retrouver ici PLUME 1 (ce serait marrant que d’autres nouveaux sitistes prennent le pseudo PLUME 2 etc, que ton pseudo fasse des petits). je n’avais pas directement répondu à tes posts à propos du film sur la démocratie directe à Montreuil, j’espère que tu ne l’avais pas mal pris. je constate une nouvelle fois que la politique est quelque chose qui t’intéresse.
        dans ton post ici je vois que tu resserres la réflexion autour de l’égalité.
        je ne sais pas pour toi mais moi je ne considère pas un homme politique comme quelqu’un qui m’est supérieur. je pense juste que certains hommes politiques aiment à faire croire aux gens qu’ils sont supérieurs (normal : pour se faire élire, ils doivent se faire passer pour des champions, champions de la grande gueule dans les formations politiques extrêmes, champions de la réussite matérielle et de la supériorité intellectuelle dans les autres formations politiques). et les hommes politiques qui affichent ces signes de supériorité sociale ou intellectuelle, je ne les supporte pas, c’est (comme tu dis je crois) quelqu’un qui tient de façon convenue un discours de lutte contre les inégalités sociales et qui dans le même temps envoie des signes de sa supériorité et donc projette par ce qu’il est une image d’inégalité sociale (en sa faveur). moi ça m’énerve, il y en a d’autres que ça impressionne. et comme tu dis je crois ce jeu de dupes maintient/entretient l’inégalité sociale : les hommes politiques restent hommes politiques, et détenteurs des décisions politiques, les électeurs restent électeurs, soit décideurs de rien.
        par rapport au tirage au sort, j’y vais doucement en effet, comme face à toute nouveauté, ça s’apprivoise. ce tirage au sort politique je me l’imagine un peu comme ce qui existe déjà pour les jurys de cour d’assises (personnellement j’aimerais bien être tirée au sort dans ce cadre, pas arrivé encore)mais en plus long et diversifié. j’aimerais bien vivre un tel système, qui concernerait tout le monde : exercer un mandat politique pourrait devenir aussi banal et rentré dans les habitudes qu’aller voter ou payer ses impôts, exercer un mandat politique pourrait a minima être perçu comme un devoir citoyen parmi d ‘autres (on pourrait aussi demander à être exonéré de mandat dans des cas précis)et ça pourrait/devrait aussi/surtout être perçu immédiatement ou avec le temps comme un droit politique important (le but de cette mesure), celui d’avoir partiellement et sur un temps défini le pouvoir de faire des choix politiques
        pourquoi un analphabète ne pourrait pas devenir homme/femme politique ? s’il ne sait pas lire, il n’est pas pour autant sourd, aveugle et privé de la capacité de réflexion. pareil pour un sdf (en plus l’indemnité liée au mandat politique, ça lui ferait des sous pour vivre et une occasion de s’extraire du bas du panier)
        tu me fais un cadeau de rebondir sur mon post PLUME 1

        • @Helene:
          Bonjour Helene
          J’ai resseré la réflexion autour de l’égalité la ramenant sans doute d un évènement personnel que j’ai vécu ces deux derniers jours

          • Bon helene c’est encore ma distraction et maladresse, le mail a été envoyé je sais pas comment

            J’ai resserré la réflexion autour de l’égalité car la ramenant sans doute à un évènement personnel vécu il y a quelques jours. Comme toi la vision d’une cour d’assise m’a traversée le cerveau mais pas à cette place de jury .
            Si une égalité de principe existe à mon sens dans les faits c’est bien devant notre finitude ou la mort (tiens ça me rappelle notre échange de mail sur le dis-moi mort/vie et tes citations partagées):-)
            égalité ici devant l’homme devant l’animal et pourtant

            inégalités sociales devant les choix de sépultures diversité des options et prix affichés. Nous ne sommes pas à la même enseigne suivant nos capacités financières et pourtant égaux devant cette fin

            Avec ton mail je me suis demandée pourquoi j’avais songé à ramener cette question autour de l’égalité.
            J’ai été conduite récemment à prendre une décision seule avec un enjeu de vie ou de mort sur un animal domestique
            et je me suis dit PLUME 1 (avec tout le respect égalitaire que tu dois à ce félin qui a aussi un cœur qui bat et qui sait jouer même s’il ne lit pas de livres comme d’Ane à zèbre -excuses le françois-ah sacré félin comme dans le film et le générique/ début de Camille Redouble, ici clin d’œil et remerciements à Noémie Lvovsky pour son énergie et la pudeur qui transparaissent dans son film)
            je me suis dit quelles seraient les conséquences si à la place de A.D. le nom de ton acolyte de sœur PLUME3 aurait figuré sur la pièce à signer, erreur nominative jouxtée à mon inattention habituelle, je signe sans relever car troublée par l’émotion et le tour est joué.
            Distraite comme je suis je me serai retrouvée avec un poids sur ma conscience et une Cour d’Assise aux fesses (car plus de frangine PLUME3 même en bonne santé mais un félin encore vivant)
            Mais ça ne s’est pas déroulé ainsi
            Ce que nous décidons pour un animal à sa place, appliquons avec le respect des règles posées et légiférées n’est pas de la même mesure qu’à l’homme et pourtant
            Hier soir entourée de connaissances amicales , j’ai lancé un sujet et le pavé sur la table anodine. Une des remarques entendue ce fut mais « plume1 (ou flup1) pour les animaux la loi est progressiste ».
            J’ai répondu: pardon? J’ai pas compris ta phrase plutôt pour être précise j’ai pas compris le mot progressiste.
            Pour seule réponse j’ai eu la répétition des mêmes mots. On a cru que j’étais sourde, pas certain de cette hypothèse.
            J’ai dit je crois pas que ce soit une question de « progrès » mais plutôt l’enjeu d’un ressenti, d’une sensibilité eu égard de la perception que nous avons de l’être qui respire et vit en face de nous animal/ homme confondu (cf n’hésites pas à relire le passage sur le devenir animal à la fin du dernier récit Au début ° )

            Pour seul retour j’ai eu un silence et à nouveau la répétition de cette même phrase, c’est pas une blague. Jamais deux sans trois c’est vérifié dans les faits.
            Discussion politique toutefois amorcée.
            on y revient helene à la sensibilité (et hop commentaire de françois sur l’onglet du site de « On est en démocratie »).

            Pour compléter aussi ton mail en second lieu. Egalité car j’ai resserré ma réflexion sur ce mot. Terme aussi très abstrait pour moi comme la perception concrète que j’ai de certains hommespolitiques éloignés de mon quotidien (bien que je place finalement un bémol dans cette affirmation par l’illustration qui va suivre).
            Non pas que je me sente « inférieure » ou « supérieure » à la représentation ou l’image que les hommes politiques me donnent à voir d’eux-mêmes, à vrai dire je m’en fous. Je m’en fous car je n’ai pas été amenée:-à converser directement avec eux, ça s’est pas présenté à moi ou j’ai pas voulu
            -à parler et percevoir en live la personne derrière cet homme politique. Qui es tu petit ou grand être? Dans les faits je ne sais pas.
            Je me suis glissée une fois (le réel qui vient et se présente à toi, surgit de nulle part suite à une proposition d’une amie, la vie improvisée un soir pour prolonger un verre à une terrasse agréable ,proposition spontanée de participer à un apéro politique pour remercier les acteurs confondus impliqués ,remercier et continuer à ne pas baisser les bras car le vote n’a pas encore eu lieu, allez viens c’est l’occasion qui fait le larron)
            je me suis dis Plume1 pourquoi pas mais hésitante genre ouais bof et puis au final allonsy Gaiement et joyeusement pour voir)
            Venir dans une réunion d’un parti conduite par une personnalité alors même que je n’adhérais pas à la couleur de son parti, j’avais pas encore testé.(je précise ici que j’aime bien Helene les couleurs c’est mon côté PICOLLIA, j’aime moins moins l’idée de partis)
            Du monde dans la toute petite salle d’un quartier, quelques personnes non connues de moi à l’intérieur et sur le trottoir au pas de la porte grande ouverte. Tous les individus présents un gobelet à la main ne peuvent rentrer ou c’est l’air frais de cette journée à la tombée de la nuit qui attire. Ce fut une expérience décalée vivante et touchante .j’ai remercié ce moment passé surtout la veille d’une élection où l’émulsion, l’énergie s’intensifie.
            Par ailleurs cette expérience s’est avérée également assez proche de ce que tu reformules Helene en complément de mon commentaire.

            Vivant ces instants car j’ai pris un verre euh on m’a offert un verre de vin ou de jus de fruit j’sais plus;
            j’ai écouté les paroles du maître de cérémonie blond grisonnant, futur vainqueur, certain et incertain cependant de sa victoire;
            quand même tant que le vote n’a pas eu lieu et les résultats ne sont pas affichés on reste dans l’attente adrénaline ça va être moi ça va pas être moi… Consigne: le timing à partir de minuit top chrono mes amis fidèles plus de tracts! des sms à vos proches oui mais attention
            PLUME1 concentrée puis distraite de son discours because j’ai finis dans cette invitation collective par m’en détourner pour observer les gens autour de moi. C’était plus amusant. Ambiance festive et sérieux à la fois, un jeu car demain sonnera peut-être la victoire sur l’adversaire droit dans les yeux un monsieur m’a fixée,
            heureux d’être là les gens autour de moi et moi aussi à les regarder (j’ai pensé à la flupocratie et à Boubou également, salutations à toi petit singe) sourires sur les visages, bribes de mots captés dans l’air.J’avais pas une vraie caméra dommage, rien.
            C’est aussi dans cette lignée du contenu de son discours au politicien en poste -attendant sa reconduction- que j’évoquai dans mon commentaire précédent le mot « rhétorique » (une méthode et un choix de communication un type de phrasés et de rythmes impulsés dans ses gestes de bras levés )qui n’arrive pas à me convaincre car trop abstrait peut -être, à me séduire au départ et puis ça retombe )

            Bon pour revenir sur l’onglet de la chanson je me suis largement dans mes commentaires éloignée du texte des paroles de cette chanson, de l’interprétation pur jus par plume
            mais ça m’a fait vraiment plaisir de répondre à ton premier mail.

            Je me suis écartée de la chanson sciemment car cette chanson reste ce qu’elle est, pas de messages ni d’intentions je pense de ce groupe
            Juste des personnes paroliers et musiciens rock punk ensemble qui produisent de la musique et du plaisir à jouer et à écouter. Ecrire un texte qui leur ressemble avec justesse. Je reçois et je prends les émotions captées et vivifiantes
            ou je passe mon chemin. Bon là je reste parce que j’aime tout simplement.

            « La politique n’est pas un métier / personne ne possède de titre à gouverner / Les élections seront inessentielles / C’est par tirage au sort qu’on fera les assemblées. »
            Temps conjugué au présent et futur

            Justine avant je ne connaissais pas merci à slash et sa vidéo BB77.J’aime bien l’énergie que me procure cette chanson et les paroles doucement moqueuses et respectueuses.
            et puis je suis venue sur cette page;

            Helene je ne pense pas qu’un tirage au sort soit si neutre bien au contraire.
            si je lis  » personne ne possède de titre à gouverner »
            le mot personne me fait penser à la page 76 et la scène sur la plage dans la blessure la vraie c’est con mais je ne peux pas m’empêcher de faire le lien ici quand les personnages se détendent et la mère d’une des filles joue aux mots fléchés et sollicite un synonyme d’individu. François l’ado pense que c’est une bonne occasion de se refaire une santé morale et cherche plein gaz (tiens comme le rock qui se vit), il propose le mot personne. Je cite « Sans retirer sa fesse gauche de sous la main de Joe, Charlotte soupire que personne c’est personne, c’ est pas quelqu’un. L’arrogance des dominants. Toute la culture pour eux. Un jour on pillera leurs livres pour les répartir dans les médiathèques des quartiers populaires. Et s’ils dispensent une propagande libérale, on en changera le contenu, aucun scrupule. On en changera même les calendriers s’il le faut. On interdira les chaussettes burlington. On repensera tout. On inventera l’homme nouveau et je m’achèterai une serviette de bain sans motif pour m’allonger sur le sable comme tout le monde »

            Ma première émotion c’est de rire à cette lecture, ça pulse c’est drôle , ça se pose là comme du rire à produire dans sa fabrication. Je prends et j’en redemande. Pas plus en fait

            et pourtant me traverse l’idée de la Commune (le calendrier à refaire)on inventera l’homme nouveau? ça veut dire quoi le on ; homme nouveau

            se décline surtout dans ces phrases le passage d’un temps conjugué au présent puis au futur. Tiens tiens

            dans l’immédiat je m’allonge un instant pour relire la phrase où figure l’intitulé l’essai Laïcité et babouche paru aux éditions PUF
            Là tu m’as encore fait rire françois b.
            c’est du même niveau en se le répétant plusieurs fois phonétiquement, à voix haute que la tivi concept ou concept de la tivi

            je vais faire du trampoline, humer pleinement l’air du vent
            éviter de ressembler à Eric l’expert. J’ai relu cette nuit ce chapitre et ses occurrences parsemées dans d’Ane à zèbre. Plume a parfois un pas en arrière quand elle extrapole, glisse dans l’interprétation (= lecture personnelle et subjective pas forcément juste et proche de ce qui est filmé écrit ou chanté) car l’ombre du personnage Eric pointe son nez à chercher une explication cachée pour tout

            Pour finir dans ce mail peux- tu m’expliquer helene en quoi est-ce délicat de poser une égalité de pensée et d’intelligence entre les individus? C’est ce terme « délicat » que je ne saisis pas.
            Et si dans les faits on constate cette inégalité quid des moyens pour réajuster modifier les cartes de cette réalité présentée? Apprivoiser un homme nouveau qui reste à inventer ou que nous ne voyons pas ou ne voulons pas voir?

          • salut PLUME
            j’aime bien comment tu te racontes déambuler dans la vie, distraite , avec un regard humoristique sur toi (j’aurais pu par distraction mettre sur la fiche d’euthanasie à la place du nom de mon chat celui de )et sur les situations (on a cru que j’étais sourde).
            tu es aussi super sérieuse quand tu m’envoies des choses comme
            – je ne crois pas que le tirage au sort est neutre, bien au contraire (tu n’aurais pas oublié de développer ?)
            – « peux- tu m’expliquer helene en quoi est-ce délicat de poser une égalité de pensée et d’intelligence entre les individus? C’est ce terme « délicat » que je ne saisis pas. »
            je ne suis pas sûre de moi mais il me semble qu’on ne peut pas dire qu’il y a une égalité d’intelligence entre les individus. par exemple mon fils (13 ans) m’explique comment on arrive à une face de rubbiks cube de la même couleur et j’ai bien cru que je n’y arriverais jamais et quand j’y arrive le tgv a parcouru pas mal de km : mon fils est plus intelligent que moi pour se représenter mentalement des articulations spatiales. par contre il est moins logique que son frère, qui ne laisse passer aucune incohérence et a la répartie très vive. en matière d’intelligence je trouve qu’on ne fait que constater des écarts, donc des inégalités.
            c’est pour ça que je trouve que si on parle d’égalité des individus on n’est pas juste de justifier/fonder en quelque sorte ce principe d’égalité sur une prétendue égalité d’intelligence entre les individus (l’enjeu).
            j’ai en tête l’idée défendue selon laquelle qu’il n’y a pas une intelligence mais des intelligences : intelligence cartésienne, intuitive, pratique, méthodique, affective (à décliner à l’envie) et que finalement tout le monde devrait se retrouver a minima dans un type d’intelligence, et ainsi tout le monde est intelligent, à sa façon. ce discours est généreux mais je trouve qu’il joue un peu avec la réalité, propose une façon de voir la réalité, comme moi aussi je propose une façon de voir la réalité, différente, plus axée sur les points de différence que sur les points de convergence, et personne n’a raison, personne n’a tort, que des représentations, la réalité nous échappe, nous échappera toujours dans son intégralité, alors autant ne pas fonder nos principes sur elle, à partir d’elle. et donc je préfère qu’on parle d’égalité entre individus sans s’appuyer sur une égalité des intelligences, ou une autre prétendue égalité liée à notre condition.
            on est égaux en droits, pas parce qu’on est tous intelligents, mais plutôt parce qu’on est tous des êtres humains. d’ailleurs on pourrait étendre ce principe d’égalité à d’autres êtres « vivants » : on serait égaux entre nous du simple fait qu’on est vivant : la barrière de corail a autant de droits (au respect) que moi
            j’ai essayé de t’expliquer mon point de vue, je me demande comment tu le réceptionneras

            sinon tu as écrit : « Je me suis écartée de la chanson sciemment car cette chanson reste ce qu’elle est, pas de messages ni d’intentions je pense de ce groupe
            Juste des personnes paroliers et musiciens rock punk ensemble qui produisent de la musique et du plaisir à jouer et à écouter. Ecrire un texte qui leur ressemble avec justesse. »
            avec les liens internet fournis par François on arrive sur une page comme ça : http://peterisalie.blogspot.fr/2014/04/alexandre-vaillant-onze-joueurs.html, où on voit que les chansons écrites par le parolier du groupe Alexandre Vaillant ont plus de poids/racines/fond qu’on peut le penser au premier abord

          • Bonjour helene
            Je te confirme qu’il m’arrive d’être distraite au quotidien et de me rattraper au vol ou aux branches
            Je ne suis pas si sérieuse helene, le site remplace tout simplement cette discussion qui n’a pas lieu au café. Si nous étions l’une en face de l’autre nos commentaires seraient sans doute moins longs mais tout aussi intenses pour alimenter une discussion. Deux intelligences distinctes qui essaient de se comprendre.
            Je suis enthousiaste à te lire merci. Je te propose pour alléger la longueur de mon commentaire de te répondre en plusieurs fois suivant les points que tu abordes dans ton message précédent.

            Je te lis : « je ne suis pas sûre de moi mais il me semble qu’on ne peut pas dire qu’il y a une égalité d’intelligence entre les individus par exemple mon fils (13 ans) m’explique comment on arrive à une face de rubbiks cube de la même couleur et j’ai bien cru que je n’y arriverais jamais et quand j’y arrive le tgv a parcouru pas mal de km : mon fils est plus intelligent que moi pour se représenter mentalement des articulations spatiales »….

            Helene j’ai suivi ton raisonnement qui sonne à mes oreilles comme une évidence.Je pourrais être d’accord. Ok nous constatons dans les faits une inégalité (autour d’un jeu de logique trois intelligences en circulation le temps d’un trajet en Tgv pour constater que oui pas les mêmes facultés).Pourquoi ne pourrions nous pas penser (et non dire) à partir d’une égalité initiale d’intelligence entre individus ?
            Je ne cherchais pas à prouver ou non l’inégalité mais simplement à me demander que se passerait-il si j’oubliai en mettant de côté cette inégalité admise pour penser à une égalité au départ de fait.

            Tu l’écris toi-même. Avant de jouer c’est ton fils qui prends le temps de t’expliquer parce que toi tu ne sais pas (inégalité reconnue consentie et posée entre toi et ton fils).Si je retourne ton principe et dit : « égalité de l’intelligence » .Effet de cette conception (peut-être) : je vais aborder autrement le terrain et ainsi mon fils de 13 ans n’aura plus besoin de m’expliquer ce que j’ignore. Je me lance et je fais. Je ne dis pas que ça aboutira (ce n’est pas le résultat mais comment j’y arrive ou pas qui m’intéresse ici).Si je le veux je peux (égalité) et non : je ne peux pas oh je ne sais pas (inégalité d’où pédagogie de ton fils).
            Peu m’importe si je perds je décide de prendre ce risque, je suis dans une dynamique de mouvement.
            Je me place en action c’est à dire je regarde le jeu, j’observe les faces, je regarde jouer mon fils et je vois quoi de cette situation ? Là je me dis je vais essayer (comme je ne suis pas sûre de moi non plus helene) de penser ce jeu c’est-à-dire analyser les faces, faire des liens des comparaisons avec ce que je sais déjà et ce que j’ai observé etc… (tiens tiens comme je pourrai penser le livre cf la vidéo du salon 2014, je comprends mieux maintenant le commentaire de François) Ca va m’aider pour jouer ensuite autrement dit quoi en faire.
            Ce que je retiens aussi de ton illustration c’est ta phrase « j’ai bien cru que je n’y arriverai jamais » je suis contente pour toi que tu es réussi. Cependant nos méthodes d’approches de ce jeu auraient été différentes car je choisis d’y aller sans explications. Est-ce possible Helene je ne sais pas mais c’est désirable. Pourquoi ?
            Si je réussi par moi-même je ne vais pas mesurer de la même manière mon chemin parcouru et mes facultés intrinsèques méconnues. N’est –ce pas une façon autre de se révéler à soi-même, de revenir sur soi en tant que personne. Je me dirais tiens un pas d’autonomie supplémentaire, une joie et un plaisir en plus;c’est plutôt grisant car je ne suis pas quelqu’un de très logique.Comme toi le rubbiks cube je m’en souviens et le temps écoulé +++ aussi à cogiter.

            Si je postule au départ l’inégalité je ne suis pas dans le même cercle quant à la perception de ma propre autonomie : là où mon fils me facilite la tâche en me transmettant son éclairage je serai peut-être plus rapide à terminer une face de rubbiks cube –temps du trajet tgv-
            mais me restera en mémoire l’idée que j’ai moins de facultés puisque je reconnais cette inégalité initiale de l’intelligence.

            Bien entendu je ne dis pas que cela fonctionne à chaque fois mais parfois si. Par exemple j’ai testé ce principe pour le choix de certains sports finalement pratiqués alors même que je me serai vue y aller « perdante » (au sens de n’être pas mesure de me projeter dans telle discipline et de renoncer à une inscription, considérant que je ne disposais pas d’aptitude en la matière eu égard d’expériences précédentes) c’était ma réalité pas forcément vraie ou juste,avec de la distance aborder la question ainsi était absurde. En effet, changer d’angle et penser autrement m’aura au moins permis à cette époque de dépasser mon interprétation d’une situation donnée. Parfois je me suis plantée royalement et puis parfois non.De maniére plus générale,si j’admets au fond de moi cette hypothèse d’attitude ou de posture je vais regarder et pouvoir considérer autrement et plus facilement mon voisin d’assemblée comme étant tout aussi capable. Egalité ici des intelligences mais bon moi non plus je ne sais pas comment tu vas réceptionner mon commentaire.

            En tout cas, je trouve ton exemple bien choisi mais je pourrai l’appliquer également aux champs politiques. Si je reconnais cette égalité initiale des intelligences je ne considère plus le fossé qui sépare le leader politique d’un Parti de ses fidèles partisans. Or si j’ai dépeint ce moment que j’avais vécu de cette expérience politique c’était pour te faire partager au travers de mes yeux le ressenti de « cet abîme » entre d’un côté un représentant futur élu (un de ces « hommes providentiels » comme le souligne ironiquement la chanson de Justine dans le nouvel album)de l’autre des fidèles partisans à qui il est demandé, de suivre la ligne du parti et le mouvement général du groupe dont le vote reste l’expression. A y regarder de plus prés je me dis où était la part d’autonomie et d’individualité de chacun car les places étaient déjà distribuées à l’avance et figées. La marge de manœuvre de l’individu dans cette logique se résume t- elle à se mettre à coté d’un champion politique et à s’affirmer entre autre au travers de sa participation d’électeur via l’orientation de son vote? Ensemble mais nous ne jouons pas dans la même cour mes amis moi sur mon estrade au bout de la salle vous à m’aduler autour d’un verre. Déséquilibre des forces et hiérarchie acceptée et maintenue. Je te cache pas que j’avais tenté de connaître pourtant lors de cette apéro les motivations des uns et des autres à être présent, histoire aussi de discuter, mais les réponses souvent entendues : j’aime bien cet homme politique mais en encore, oh vous savez il a quand même de bonnes idées lesquelles et puis nous sommes bien dans notre ville regardez ce qu’il en fait .Ok

            Partir d’une égalité des intelligences de fait c’est selon mon avis appréhender d’une manière différente l’environnement de ce qui m’entoure, cette approche initiale modifie en soit l’équilibre des forces et là je rejoins et te renvoie à la discussion des sitistes sur l’autre page autour de la récente vidéo
            Salon 2014….
            Eu égard de nos institutions bien ordonnancées et hiérarchisées (sociales, politiques, scolaires) je me suis posée cette question car si c’est par tirage au sort que peuvent se faire les assemblées, suivant le principe majoritaire de départ qui dominera (égalité ou inégalité ?) au sein d’un groupe donné la manière dont je m’adresserai à mon voisin d’assemblée, la discussion qui s’ensuivra et la communication entre les individus en sera modifiée ne se vivra pas de la même façon. Certes ça reste mon avis,nous pouvons pas être d’accord. C’est en cela que le tirage n’est pas neutre car nous laissons la part belle au hasard. Ainsi les cartes ne sont pas distribuées à l’avance, rien n’est jamais acquis du fait des individualités propres à chaque être humain et de ce qu’ils fabriqueront ensemble.

            Je t’envoie la suite ultérieurement ,bon dimanche helene

          • PLUME PLUME PLUME
            Tu as bien conscience de m’avoir adressé le plus long post de toute mon existence ? deux jours pour m’en remettre
            au concours du post le plus long tu n’auras pas le dernier mot : je copie/colle le tien et y ajoute des parenthèses. ça te va ?
            « Bonjour helene (salut PLUME)
            Je te confirme qu’il m’arrive d’être distraite au quotidien et de me rattraper au vol ou aux branches (d’où ton pseudo)
            Je ne suis pas si sérieuse helene, le site remplace tout simplement cette discussion qui n’a pas lieu au café (on ne va pas s’empêcher de faire comme si on y était : un café pour moi). Si nous étions l’une en face de l’autre (ça serait un choc, sûr) nos commentaires seraient sans doute moins longs mais tout aussi intenses pour alimenter une discussion (on s’enverrait probablement des baffes). Deux intelligences distinctes qui essaient de se comprendre.
            Je suis enthousiaste à te lire merci (itou). Je te propose pour alléger la longueur de mon commentaire de te répondre en plusieurs fois suivant les points que tu abordes dans ton message précédent.

            Je te lis : « je ne suis pas sûre de moi mais il me semble qu’on ne peut pas dire qu’il y a une égalité d’intelligence entre les individus par exemple mon fils (13 ans) m’explique comment on arrive à une face de rubbiks cube de la même couleur et j’ai bien cru que je n’y arriverais jamais et quand j’y arrive le tgv a parcouru pas mal de km : mon fils est plus intelligent que moi pour se représenter mentalement des articulations spatiales »….

            Helene j’ai suivi ton raisonnement qui sonne à mes oreilles comme une évidence (1 youpi tu m’as compris 2 bof évidemment, c’était une évidence).Je pourrais être d’accord (jolie main de fer dans un gant de velours). Ok nous constatons dans les faits une inégalité (autour d’un jeu de logique trois intelligences en circulation le temps d’un trajet en Tgv pour constater que oui pas les mêmes facultés).Pourquoi ne pourrions nous pas penser (et non dire) à partir d’une égalité initiale d’intelligence entre individus ?
            Je ne cherchais pas à prouver ou non l’inégalité mais simplement à me demander que se passerait-il si j’oubliai en mettant de côté cette inégalité admise (ok)pour penser à une égalité au départ de fait (inégalité de fait et égalité de fait : est-ce qu’il peut y avoir simultanément, dans les faits, égalité et inégalité des intelligences ? c’est peut-être juste une coquille ?).

            Tu l’écris toi-même. Avant de jouer c’est ton fils qui prends le temps de t’expliquer parce que toi tu ne sais pas (inégalité reconnue consentie et posée entre toi et ton fils). (comment ça s’est passé : chaque fois qu’on prend le tgv, mon fils emmène son rubiks, je lui demande de me le prêter, j’essaie, je m’énerve, si j’arrive à quelque chose – presque jamais et pas grand chose, c’est en faisant n’importe quoi, alors je lui demande de me montrer, et il me montre : une fois deux fois trois etc, je réclame des ralentis, il est patient) Si je retourne ton principe et dit : « égalité de l’intelligence » .Effet de cette conception (peut-être) : je vais aborder autrement le terrain et ainsi mon fils de 13 ans n’aura plus besoin de m’expliquer ce que j’ignore (mais il aime bien me montrer). Je me lance et je fais. Je ne dis pas que ça aboutira (ce n’est pas le résultat mais comment j’y arrive ou pas qui m’intéresse ici (comment j’y arrive : le comment, le chemin, la démarche ; tu voudrais dire que l’intelligence ne se trouve pas dans l’atteinte de l’objectif/dans la réussite, mais dans la démarche de rechercher une solution ? ça me fait penser à une distinction juridique : obligation de résultat/obligation de moyens ; moi j’identifierais plus l’intelligence à un résultat, toi plus à la mise en oeuvre de moyens : mobilité, curiosité, persévérance ?).Si je le veux je peux (égalité) et non : je ne peux pas oh je ne sais pas (inégalité d’où pédagogie de ton fils).(ce serait la démarche volontaire qui serait le marqueur de l’intelligence ? ok, nous avons tous/beaucoup cette capacité à chercher soit par nous-mêmes, soit en s’adressant à d’autres : mon fils, les média, internet, dans cette mesure on pourrait dire qu’il y a une capacité commune à chercher, directement ou indirectement, et donc une égalité d’intelligence ) Peu m’importe si je perds je décide de prendre ce risque, je suis dans une dynamique de mouvement.
            Je me place en action c’est à dire je regarde le jeu, j’observe les faces, je regarde jouer mon fils et je vois quoi de cette situation ? Là je me dis je vais essayer (comme je ne suis pas sûre de moi non plus helene) de penser ce jeu c’est-à-dire analyser les faces, faire des liens des comparaisons avec ce que je sais déjà et ce que j’ai observé etc… (tiens tiens comme je pourrai penser le livre cf la vidéo du salon 2014, je comprends mieux maintenant le commentaire de François) Ca va m’aider pour jouer ensuite autrement dit quoi en faire.
            Ce que je retiens aussi de ton illustration c’est ta phrase « j’ai bien cru que je n’y arriverai jamais » je suis contente pour toi que tu es réussi (et moi donc ! si un jour on se retrouvait dans un café – qui sait, je te ferais une rubiks’démonstration en live ). Cependant nos méthodes d’approches de ce jeu auraient été différentes car je choisis d’y aller sans explications. Est-ce possible Helene je ne sais pas mais c’est désirable. Pourquoi ?
            Si je réussi par moi-même je ne vais pas mesurer de la même manière mon chemin parcouru et mes facultés intrinsèques méconnues. N’est –ce pas une façon autre de se révéler à soi-même, de revenir sur soi en tant que personne. Je me dirais tiens un pas d’autonomie supplémentaire (le sentiment d’autonomie moi je le ressens quand je maîtrise quelque chose de nouveau), une joie et un plaisir en plus;c’est plutôt grisant car je ne suis pas quelqu’un de très logique (moi de même).Comme toi le rubbiks cube je m’en souviens et le temps écoulé +++ aussi à cogiter (mon fils m’a montré de très bonnes vidéos sur internet, ça marche avec des algorythmes, qui se retiennent comme une petite histoire ; je me demande si tu irais voir cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=dCvjGV-uxAw).

            Si je postule au départ l’inégalité je ne suis pas dans le même cercle quant à la perception de ma propre autonomie (association égalité-autonomie, égalité de tous-ma propre autonomie): là où mon fils me facilite la tâche en me transmettant son éclairage (merci fiston, tu es un bon)je serai peut-être plus rapide à terminer une face de rubbiks cube –temps du trajet tgv-
            mais me restera en mémoire l’idée que j’ai moins de facultés puisque je reconnais cette inégalité initiale de l’intelligence (tu marques un point PLUME mais je crois que je suis encore plus impatiente d’aboutir que fière d’avoir abouti par mes seuls moyens) .

            Bien entendu je ne dis pas que cela fonctionne à chaque fois mais parfois si. Par exemple j’ai testé ce principe pour le choix de certains sports finalement pratiqués alors même que je me serai vue y aller « perdante » (au sens de n’être pas mesure de me projeter dans telle discipline et de renoncer à une inscription, considérant que je ne disposais pas d’aptitude en la matière eu égard d’expériences précédentes) c’était ma réalité pas forcément vraie ou juste,avec de la distance aborder la question ainsi était absurde. En effet, changer d’angle et penser autrement m’aura au moins permis à cette époque de dépasser mon interprétation d’une situation donnée. Parfois je me suis plantée royalement et puis parfois non.De maniére plus générale,si j’admets au fond de moi cette hypothèse d’attitude ou de posture je vais regarder et pouvoir considérer autrement et plus facilement mon voisin d’assemblée comme étant tout aussi capable (« si j’admets au fond de moi cette hypothèse d’attitude ou de posture je vais regarder et pouvoir considérer autrement et plus facilement mon voisin d’assemblée comme étant tout aussi capable » : je crois qu’on est ici au coeur de ta pensée, tu la formules clairement : égalité de tous-autonomie de tous.
            de mon côté, tes multiples réflexions, ton développement m’amènent à penser que à bien y regarder
            – le fait de reconnaître l’inégalité des intelligences pose problème en soi dans la mesure où on se peut se sentir inférieur ou supérieur au voisin politique et à partir de cette représentation-là peut se créer un manque ou à l’inverse un excès de confiance, qui déséquilibrent les échanges/la communication/ le rapport de force entre les élus tirés au sort, important en politique (je crois que c’est ce que tu dis)
            – mais on peut aussi penser que le fait de reconnaître l’inégalité des intelligences ne pose pas problème en soi, c’est ce qu’on fait de cette reconnaissance qui peut poser problème : pas de problème quand celui qui a plus/qui est plus intelligent partage avec celui qui a moins/qui l’est moins, même si l’écart des capacités est reconnu de part et d’autre – cf l’épisode du rubiks
            ). Egalité ici des intelligences mais bon moi non plus je ne sais pas comment tu vas réceptionner mon commentaire (je le réceptionne très bien : je te connais mieux et j’essaie d’approcher de ce que tu penses, je prends joyeusement)

            En tout cas, je trouve ton exemple bien choisi mais je pourrai l’appliquer également aux champs politiques. Si je reconnais cette égalité initiale des intelligences je ne considère plus le fossé qui sépare le leader politique d’un Parti de ses fidèles partisans. Or si j’ai dépeint ce moment que j’avais vécu de cette expérience politique c’était pour te faire partager au travers de mes yeux le ressenti de « cet abîme » entre d’un côté un représentant futur élu (un de ces « hommes providentiels » comme le souligne ironiquement la chanson de Justine dans le nouvel album)de l’autre des fidèles partisans à qui il est demandé, de suivre la ligne du parti et le mouvement général du groupe dont le vote reste l’expression. A y regarder de plus prés je me dis où était la part d’autonomie et d’individualité de chacun car les places étaient déjà distribuées à l’avance et figées. La marge de manœuvre de l’individu dans cette logique se résume t- elle à se mettre à coté d’un champion politique et à s’affirmer entre autre au travers de sa participation d’électeur via l’orientation de son vote? Ensemble mais nous ne jouons pas dans la même cour mes amis moi sur mon estrade au bout de la salle vous à m’aduler autour d’un verre. Déséquilibre des forces et hiérarchie acceptée et maintenue. Je te cache pas que j’avais tenté de connaître pourtant lors de cette apéro les motivations des uns et des autres à être présent, histoire aussi de discuter, mais les réponses souvent entendues : j’aime bien cet homme politique mais en encore, oh vous savez il a quand même de bonnes idées lesquelles et puis nous sommes bien dans notre ville regardez ce qu’il en fait .Ok (ta démarche me semble similaire à celle de François au salon du livre, et les réponses des interrogés aussi creuses/superficielles : j’aime bien cet auteur/j’aime bien cet homme politique…cet auteur m’a fait du bien/nous sommes bien dans notre ville regardez ce qu’il (l’élu) en a fait…ce livre est un best-seller = l’auteur a vendu beaucoup de livres,le livre doit « quand même » être bien/il (l’élu) a « quand même » de bonnes idées : lesquelles ?).)
            Partir d’une égalité des intelligences de fait c’est selon mon avis appréhender d’une manière différente l’environnement de ce qui m’entoure, cette approche initiale modifie en soit l’équilibre des forces et là je rejoins et te renvoie à la discussion des sitistes sur l’autre page autour de la récente vidéo
            Salon 2014….
            Eu égard de nos institutions bien ordonnancées et hiérarchisées (sociales, politiques, scolaires) je me suis posée cette question car si c’est par tirage au sort que peuvent se faire les assemblées, suivant le principe majoritaire de départ qui dominera (égalité ou inégalité ?) au sein d’un groupe donné la manière dont je m’adresserai à mon voisin d’assemblée (avec politesse et amabilité, quoi d’autre ? comme au taf), la discussion qui s’ensuivra et la communication entre les individus en sera modifiée ne se vivra pas de la même façon (oui, si je pense que mon voisin d’assemblée a été lobotomisé, je ne vais peut-être pas avoir envie de lui parler). Certes ça reste mon avis,nous pouvons ne pas être d’accord. C’est en cela que le tirage n’est pas neutre car nous laissons la part belle au hasard (pour moi le hasard c’est neutre puisqu’aléatoire, mais pas représentatif puisqu’aléatoire ; on est mal représenté actuellement, on serait mal représenté aussi si tirage au sort de sreprésentants politiques mais au moins on aurait la perspective, faible mais quand même, de pouvoir se représenter soi-même, mieux – et on verrait plus de gens qu’on n’a jamais vu en politique). Ainsi les cartes ne sont pas distribuées à l’avance (oui pour ça), rien n’est jamais acquis (oui pour ça)du fait des individualités propres à chaque être humain et de ce qu’ils fabriqueront ensemble (oui pour ça).

            Je t’envoie la suite ultérieurement (oui parce que là le café il va fermer) ,bon dimanche helene » (bon mardi PLUME1)

  4. Ils envoies les mecs, je suis assez fan.

  5. merci François, merci Justine,
    pour ce beau retour aux fondamentaux !

  6. merci bibi. je me forme. euh non je me déforme.petit à petit,j’arrive.

  7. Un article superbe qui donne au punk français en français (et au punk) ses lettres de noblesse !

  8. Quatrième et dernier alors ? Logiquement.

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