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Deux singes : le premier verre !

flyer Friche Begaudeau mail

Ce jeudi à 19h30 à la librairie La Friche nous boirons à la santé des deux singes.
Le nombre de verres par personnes sera strictement équivalent au nombre de pages lues.
La distribution d’alcool sera précédé d’une lecture par François et Mélanie Mary. Ainsi que d’un entretien avec le libraire.
Vous pourrez également discuter avec Boubou, qui sera présent.
Cette communication s’adresse essentiellement aux parisiens, mais les gens issus de la banlieue et de la diversité sont les bienvenus.

9 Commentaires

  1. On ne sait pas trop où écrire pour parler des deux singes. Là c’est bien.

    J’aime beaucoup ce procédé des deux singes qui se rejoignent dans l’épilogue à l’instar de la nouvelle dans Noël, quel bonheur entre le père et le fils.

  2. Cette communication s’adresse essentiellement aux parisiens, mais les gens issus de la banlieue et de la diversité sont les bienvenus.

    l’invitation est lancée en bonne et due forme, généreuse. combien de gens viendront de la banlieue dans une librairie à Paris XIème ?
    à Strasbourg gare, ça ne se passe pas comme ça, à l’école de quartier. les meilleurs copains d’Erwan 9 ans sont tous blacks, mon fils rêve d’être black et je suis sûre que parfois il s’imagine l’être (à la cantine un jour, ils ont formé la « table des blacks », c’est drôle car il est plutôt pâle). ses meilleurs copains et sa bande de copains sont tous blacks. les parents de son meilleur copain Seyni sont Sénégalais, les parents de Joël Ghanéens, ceux d’Alexis Camerounais, les autres je ne sais pas. Dans sa petite école (8 classes), il y a pas mal d’enfants dont les parents viennent d’ailleurs que de France, souvent de loin. Erwan est heureux de pouvoir dire que son père est Marocain (né au Maroc, parle marocain, parle arabe), par contre du côté de sa mère, il y a un vrai problème : ça ne vaut rien de dire que sa mère est originaire de France, c’est transparent. je lui ai dit que dans mon arbre généalogique, il y avait des Espagnols, des Italiens et des Irlandais mais comme la branche espagnole remonte à Charles Quint et la branche italienne à Louis XIII, ma proposition d’origines extra-françaises s’est faite retoquée. Erwan a quand même fini par me trouver une origine : comme je suis née à 15km de la frontière belge, je suis Belge. en plus ça le fait marrer, il adore me chambrer.

    • @Helene:

      « Erwan est heureux de pouvoir dire que son père est Marocain (né au Maroc, parle marocain, parle arabe), par contre du côté de sa mère, il y a un vrai problème : ça ne vaut rien de dire que sa mère est originaire de France, c’est transparent. » : C’est marrant comme les tendances s’inversent, notamment dans les écoles se trouvant dans des quartiers à forte mixité sociale / raciale.

      Il y a 20 ans, par exemple, il y avait peut-être moins d’étrangers dans ces quartiers-là, et donc moins d’enfants étrangers scolarisés. Par conséquent, le fait d’avoir deux parents étrangers, ou l’un des deux étrangers, représentait une exception, sans être forcément « montré du doigt ». A la rigueur, le fait d’avoir un des deux parents étranger représentait un « plus » culturel et linguistique. L’enfant avait la chance de bénéficier d’une double culture à la maison, d’être bilingue.

      Aujourd’hui dans certains de ces quartiers, les enfants étrangers sont majoritaires, et c’est presque une exception d’être Français, et donc d’avoir des parents Français.

      Personnellement, j’ai fréquenté des écoles, dans lesquelles j’ai toujours côtoyé une forte mixité sociale et raciale. Mais, à l’époque, presque personne ne faisait de distinguo entre les Français et les étrangers. Il n’y avait aucune discrimination, je pense que les relations étaient pacifiques, il n’y avait pas de conflit raciste. On savait juste que certains élèves avaient une culture différente, n’entendaient pas forcément parler français chez eux. Je crois que le seul événement qui différenciait, par exemple, les élèves français des élèves arabes, était la période du Ramadan, parce que ces élèves se distinguaient en ne mangeant pas dans la journée, et étaient absents lors de la fête de la fin de Ramadan.

      Ton post me fait un peu penser à un passage du livre de François « Deux singes ». Au chapitre « 2001 », page 265, François écrit : « En 2001 le nom de juif s’invite dans ma vie politique. Jusqu’alors il y a été découvert par celui du pays créé en 48 pour satisfaire la requête d’un peuple exterminé. Lorsque Chouchou 82 trouve une sale gueule à l’ambassadeur d’Israël invité au JT après l’attentat de la rue des Rosiers, il ne pense pas que c’est une sale gueule de Juif, il pense qu’il a la tête de son emploi de méchant dans le film où Israêl opprime les Palestiniens. » Ce passage m’a interpellée, parce que ça m’a fait penser que, avant les attentats de 2001, on ne portait pas autant d’attention à la religion juive. Pour en revenir au contexte scolaire, je me souviens que, quand j’allais à l’école, on ne faisait pratiquement pas de distinction entre les élèves Français, donc en majorité catholiques, et les élèves juifs. Leur religion n’était pas marquée sur leur front. Alors que, sans vouloir faire de discrimination, on remarquait plus instantanement les élèves arabes, parce qu’ils étaient typés. Ce distinguo élèves arabes / élèves juifs peut paraître aberrant mais, si je me replace dans mon enfance, cela me paraît cohérent, parce que c’est ce que j’observais. Cela n’empêchait pas une bonne camaraderie et, encore une fois, toutes ces relations scolaires mixtes étaient totalement pacifiques et amicales.

      • @Delphine: contrairement à toi Delphine j’ai grandi dans des écoles où je ne me rappelle pas qu’il y avait d’enfants avec des origines étrangères.je pense que c’était la réalité, même si parfois les enfants ne voient pas l’origine sociale ou étrangère. le seul souvenir d’un enfant différent qui me reste, c’est une fille qui vivait sur une péniche et qui n’est pas restée longtemps. quand j’étais ado, j’étais dans un collège-lycée où les deux jeunes de la classe avec des origines étrangères étaient bourrés de tunes, je voyais surtout qu’ils avaient les moyens, c’est plus tard que j’ai réalisé qu’ils étaient arabes.
        quand je suis arrivée à Strasbourg, j’ai découvert la coexistence de plusieurs communautés religieuses avec une église sur 2 protestante, une synagogue, aujourd’hui une mosquée. quand j’ai rencontré mon mari, je l’ai d’abord pris pour un beur. il m’a fait connaître la culture arabe et l’islam dans ce qu’ils ont de chaleureux et de modéré. mes parents disent toujours que j’ai choisi de faire ma vie avec un Marocain parce que quand ils étaient jeunes parents et qu’ils allaient au cinéma ils me confiaient toujours à un étudiant marocain, qui restait à côté de mon berceau à me border, me retourner pendant des heures et que ce baby-sitter hors norme m’a mentalement conditionnée pour la suite. je pense que l’intérêt de cette histoire était surtout de faire comprendre à leur beau-fils qu’il était le bienvenu.
        aujourd’hui je cotoie quotidiennement des populations étrangères soit dans les transports en commun, soit au travail. il n’est pas rare que je sois dans un tram et que je ne comprenne rien de ce que disent les gens autour, que ce soit de l’alsacien, du tchetchène ou du portugais. ça fait un peu tour de Babel mais à l’échelle d’une petite ville.

  3. J’ai proposé à ma copine Elena d’y aller à ma place vu que c’ est pas loin de la tombe de Jim Morrison.Elle n’ a pas lu une seule page mais elle a le pretexte d’ être bretonne alors ça va.

  4. Est-il conseillé aux visiteurs d’apporter des granulés (et/ou des cacahouètes) pour Boubou, ou dispose-t-il d’un stock suffisant pour finir l’hiver ? Concernant les granulés, y-a-t-il une marque particulière, et faut-il respecter d’éventuelles contre-indications ?

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