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Cartographie libertaire : Frédéric Lordon

Il y a beaucoup de vidéos disponibles où Frederic Lordon déplie sa pensée radicale et subtile –faisant au passage la preuve que les deux ne sont pas incompatibles. Si je recommande celle-là, c’est :

– parce qu’elle porte sur celui de ses livres qui aborde l’économie par une face “spinozienne” plutot rare (comme il le rappelle lui-même en début d’entretien). Pour le dire plus simplement : une appréhension psychologique du capitalisme. Avec cette question qui se porte au-delà du jugement : qu’y a-t-il de si désirable dans le capitalisme, pour qu’il perdure?

– parce que l’entretien aborde (à 18’50) de façon extrêmement intéressante la question de la vulgarisation. On verra alors un Lordon assez embarrassé, je dirais génialement embarrassé. On le verra déplorer avec une belle lucidité ses propres automatismes universitaires.

– parce que Judith Bernard, son intervieweuse fait modèle.

1 elle a lu et bien lu

2 elle n’a pas peur de dire qu’elle ne pige pas des trucs (voir le moment Lyssenko, 18’10)

3 elle parle à Lordon sans aucun complexe, d’égale à égal

4 elle s’intéresse vraiment au sujet, et surtout elle s’intéresse aux réponses à ses questions (ça semble évident, ça ne l’est pas)

– parce qu’on y trouve la définition du matérialisme par notre ami Clément Rosset : “le matérialiste c’est celui qui ne se raconte pas d’histoires”

– parce qu’on y verra Lordon reformuler une question normative (faut-il se révolter?) en la tordant vers la description : y aura-t-il de la révolte? Fondamental glissement. Le penseur libertaire ne prescrit pas des affects, il les décrit.

 

-> Le site de Frédéric Lordon

 

 

 

30 Commentaires

  1. http://www.youtube.com/watch?v=KCVJHNM9Lzk‎
    1 févr. 2013 – Ajouté par Judith Bernard
    Extraits D’un retournement l’autre, de Frédéric Lordon, mis en scène par Judith Bernard avec la compagnie ADA …

    Quelqu’un a vu ce spectacle ?
    Gérard Mordillat en a fait un film : quelqu’un l’a vu ?

  2. Merci ! absolument captivant. On rêve maintenant au séminaire que Lordon se propose de faire sur Spinoza…
    et mention spéciale pour le jeu de mains de Judith Bernard, presque aussi captivant que celui de François !

  3. Bah regardez donc qui j’ai retrouvé dans ce documentaire humoristique.
    Avec un pull rayé rouge et noir…Roooh,rouge et noir…quand même.
    Je sais que ce n’ est pas votre tasse de thé cette forme de documentaire François mais moi j’ai bien rigolé, ça permet de mieux faire passer la pilule.

    • Merci pour le lien. C’était intéressant quoique un peu long.

      • @Ph: Oui c’ est bien hein? M’étonne que vous ne l’ayez déjà vu, j’étais sûre que le monde entier l’avait vu sauf moi.
        Il me reste de ce documentaire seulement deux moments forts (j’ai la mémoire hyper-séléctive): quand Franz-olivier dit en toute honnêteté ,non sans une pointe de provoc,qu’il est complètement soumis au pouvoir du capital et quand BHL condamne la violence des syndicalistes de continental.Ce dernier point m’interroge,notamment sur la question de la paix sociale.Je crois qu’on en parle dans libération aujourd’hui à propos d’ Emmanuel Walls.Où comment l’ Etat réprime toutes formes de violence et d’autant plus lorsque celles-ci prennent la forme d’une opposition contre lui.

        • Manuel Valls, pardon, pas Emmanuel Walls, je ne retiens rien.

          • Je ne vais pas prétendre ce que je ne suis pas.
            Je serais incapable de disserter sur le sujet et ne vois ce type de vidéo uniquement grâce au site et sitistes.

  4. Et bien.Merci François , merci Frédéric, merci Judith.Tout cela est fort intéressant.Bon, j’ai lâché la fin qui parlait de la violence parce que j’avais une béchamel à faire.Je me la repasserai plus tard.
    Je me demande à quoi il pense quand il évoque le surhomme socialiste.Il pense au national-socialisme allemand ? Ou au communisme à la Stalinienne ? Ou alors ,plus proche de nous , tout ce qui se la raconte à propos d’humanisme ?
    Le passage sur le monde du travail et la colonisation des âmes tout ça , me fait penser à un truc qu’on a lu dans notre journal mensuel d’infos professionnelles édité par la direction.
    Ce truc m’ a perturbée, il nous explique que nous avons obligation de suivre le programme de développement professionnel continu.
    Merci la haute autorité, grâce à toi je serai plus performante, plus productive , plus économe.Grâce à toi je m’ épanouirai dans le monde merveilleux de la perfection.
    Nous produirons donc plus de bagnoles et cela coûtera bien moins cher à l’ entreprise.Aaaah, je suis contente.

    • le capitalisme, passe encore, et de toute façon il faut bien s’accommoder
      quand il prétend etre un mode de vie, une morale, un hédonisme, alors là ça se complique

    • @anne-laure: oui le management comme tu le décris et comme je le vis c’est la plaie.
      je baigne dedans depuis 4 ans environ, avec l’arrivée d’un nouveau président de collectivité et de son directeur général. je viens de recevoir un mail de mon N+1 demandant de préparer l’évaluation professionnelle de mars prochain en s’auto-évaluant=en reprenant nos objectifs de l’année dernière pour voir dans quelle mesure on les a réalisés. en gros on nous rappelle qu’on doit rentrer si on ne l’a pas déjà fait dans leurs usines à gaz (projet de service, parcours de l’usager, certification accueil)avec une prime à la clef.
      je suis contre ce type de rapport au travail professionnel. c’est une réaction épidermique que j’essaie d’analyser et ce n’est pas facile.
      je me dis que je n’ai pas forcément raison d’être contre. je pense qu’une grosse collectivité ne peut avancer et fonctionner sans ces objectifs et ces plans déclinés en chaîne de haut en bas.
      mais je suis pourtant incapable de m’engager sérieusement dans cette logique. je pense que cela tient à mon métier qui se passe sur le terrain et qu’à ce niveau les procédures, les grands chantiers imposés semblent bien dérisoires face aux problèmes de vie quotidienne rencontrés par les gens.
      certains agents de terrain s’approprient pourtant ces directives de la hiérarchie. je pense qu’il y a une posture politique en-dessous.j’entends certains dire être fiers de « servir ». ils font dériver « servir » de « service public ». moi je suis incapable de « servir », j’entends « servile ». François, j’ai lu que tu avais écrit ici quelque part qu’on devait faire correctement son travail mais pas plus, ne pas répondre à des exigences d’investissement supplémentaire de son employeur .
      je suis tout à fait d’accord. je me demandais si c’était ce que tu fais passer comme message aux futurs managers que tu rencontres en masse parfois. nos encadrants vont à des séminaires de management (on appelle ça « l’école des cadres »), on ne sait pas ce qui s’y dit, je ne pense pas que ce soit du management « humaniste », si ça existe.

      • @Helene:

        c’est une réaction épidermique que j’essaie d’analyser et ce n’est pas facile.

        Idem for me.Je me demande ce qui me gène tellement dans ce système, pourquoi quelque chose en moi me dit de ne pas me laisser faire.C’est pas très intellectualisé , c’ est le corps qui parle.Pas au niveau de la peau pour moi, plutôt au niveau du bide.Il parait que le ventre est là où se situe les angoisses archaïques, à voir avec le cerveau reptilien.Je ne sais plus où j’ai vu ça.
        Dans le bide on a un cerveau primitif.
        Nous avons des fonctions professionnelles assez proches Hélène, je comprends bien ce que vous racontez.Et votre réaction me fait croire qu’il y a un lien avec la nature de nos fonctions.Parce que nous faisons un métier de relation qui vise à la protection ,la revalorisation de l’ autre.Je pense qu’il y a une question de loyauté envers les gens que nous aidons.
        Nous soumettre à la loi du plus fort, à tout système totalitaire serait une trahison envers eux.Envers nous-même, d’où la douleur dans le bide certainement.

        • @anne-laure: chouette discussion anne-laure.
          j’aimerais introduire un point de vue un peu différent du tien.
          tu dis que ce système que tu rejettes te rend malade et que ça doit venir du fait que tu te sentes investie d’une sorte de mission de protection de ton public contre un système bureaucratique absurde et enfermant.un peu ça ?
          de mon côté je ne me sens pas tant investie d’une telle mission. et c’est délibéré de ma part, une sorte d’instinct de conservation et aussi une réflexion personnelle sur comment on fonctionne : vouloir protéger, c’est aussi être constamment sur la brèche et c’est usant pour le corps cette adrénaline. on pourrait presque devenir parano parfois – les méchants sont-ils si méchants ?
          en plus en t’affaiblissant ou en t’aigrissant (si tu as des ulcères, j’espère que non), tu es moins apte à défendre tes idées, il me semble.
          j’ai remarqué que j’avais intérêt à ne pas percevoirns les personnes à qui je dois rendre des comptes comme des personnes inhumaines. par exemple avant d’aller à mon entretien d’évaluation, je vais me rappeler que mon N+1 un jour m’a prêté son moule à gaufres et me l’a laissé quand j’ai voulu lui rendre.ou quand je serai obligée d’assister à une réunion de service très barbante j’essaierai de me rappeler qu’un jour j’ai rencontré la chef de service (N+2)dans ma rue avec son petit bout, on a parlé un moment en toute simplicité,on était juste comme deux mamans. l’idée c’est d’essayer de rendre un côté humain à des gens qu’on perçoit professionnellement comme différents, opposés. je me demande si de manière plus générale, opposés à un système, on ne participe pas nous-mêmes indirectement au durcissement de ce système.
          mais mon point de vue n’est que celui de quelqu’un de la base, un pion qui veut bouffer.

          • @Helene: Ah ,nous avons écrit quasiment en même temps Hélène.Du coup, c’ est pas dans l’ ordre, quel désordre.
            Moule à gaufres c’ est une insulte du capitaine Haddock.

          • @Helene: Je suis d’accord avec vous Hélène , je m’ y connais assez en paranoia pour faire en sorte de ne pas y tomber.Faire en sorte de s’ extraire du centre du monde, relativiser etc…Sauf que parfois, et c’ est étonnant le sentiment de persécution tombe juste.J’en ai des preuves.Je suis certaine que vous en avez aussi.Des histoires de collègues qui ne sont pas dans le moule et qu’on fait en sorte d’ évincer du système.
            Nous sommes parfois assez proches de nos chefs pour nous rendre compte de ce part quoi ils sont pris, des obligations,des directives qui les stressent.On absorbe pas mal de leur stress, à croire qu’on est là pour ça.
            Pour l’ anecdote moi aussi j’ai croisé l’un de mes chefs dans la vraie vie.C’était dans un supermarché.J’entendais un message qui demandait un responsable au rayon fruits et légumes.Et puis mon parcours me mène à ce rayon pour y retrouver mon chef qui attendait bêtement avec son sachet de tomates.Il avait visiblement un problème grave de prix de tomates.On s’ est salué sympathiquement.Je l’aime bien, il m’ attendrit parfois.

        • J’ai eu vent de ce qui se passait dans ces « écoles de cadres » par ceux-là même qui en sortaient.Il s’ agit entre autres de faire des stages en entreprise pour apprendre le management, il s’agit d’apprentissage de lois mystérieuses telles que : on connait la faiblesse d’une équipe à son maillon faible(?).
          Nous, nous sommes sous un sytème hiérarchique à deux têtes.Un chef de service médecin psy et une cadre supérieure de santé.J’y comprends que dalle.
          Chacun a sa méthode pour exercer son pouvoir.
          Exemple récent de méthode du chef.J’en suis restée bien perplexe :
          J’avais le nez dans l’ agenda pour chercher le rendez-vous chez le dentiste de ce gros dégueulasse d’Alain qui dit qu’on a dix doigts parce qu’on n’existe pas.Le chef, assis au bureau des infirmiers lance un ordre : il faut donner un questionnaire de sortie à monsieur machin qui s’en va.
          Je fais comme si je n’entendais rien.Mal au bide.J’enrage.Le questionnaire est un outil d’ évaluation de la qualité de nos soins.Faut croire que je n’ai pas envie qu’on m’ évalue.Hou la vilaine.
          Il insiste.J’obtempère.Je vais voir monsieur machin en pleine discussion dans le couloir avec ma collègue Laurence.Il se passe quelque chose entre eux.Le prolongement de cette relation rassurante jusqu’au bout, jusqu’au passage vers l’ extérieur.Je suis obligée de m’ immiscer là-dedans.J’obéis à mon chef, comme une conne.
          Je lui file vite fait le questionnaire, sans grandes explications, pas convaincues.Je me tire en m’ excusant.Pas fière de moi, sans lancer un regard au chef.J’ai la rage au ventre.J’en rigole un peu de m’ excuser et je retourne à mes affaires de dentisterie et de non-existence.
          Un jour , il faudra que je lui dise au chef que je ne supporte pas son autoritarisme.Ou peut-être ne faudra-t-il pas.
          La méthode de la cadre sup , c’ est autre chose.C’est par exemple un petit mot charmant affiché sur les murs de nos salles de pauses pour nous souhaiter une bonne année : le début de la démocratie c’ est la solidarité.De Victor Hugo.Avec l’année de naissance et de décès de l’ illustre modèle.
          Hier j’ai regardé la vague.Un film que je voulais voir depuis longtemps.Bon , un peu un film de bébé je trouve.Tout y est très simplifié.Ceci dit, ça parle de cette chose étrange qui est le collectif.Comment le collectif peut glisser dangereusement vers la dictature.
          J’aime bien la musique de ce film sinon,à part ça.

  5. Judith Bernard joue un petit peu la comédie quand elle « reproche » à Lordon d’avoir écrit un livre à l’usage des dominants. On ne me fera pas croire que cette prof de français-écrivain-théâtreuse-normalienne avait du mal avec des termes comme « ad nutum », « prima facie » ou « hypostase ».

    • Mais précisément elle se classe en l’occurrence parmi les dominants. Et a bien raison de faire remarquer que ce sont là des marqueurs distinctifs totalement inutiles. Et de voir Lordon pris dans un piège verbal dont il est très conscient, est une preuve effrayante de la force d’inertie de la sphère universitaire. Si même lui y tombe, alors on ne saurait attendre des autres qu’ils n’y tombent pas.

      • @François Bégaudeau: Oui mais Lordon apporte une réponse convaincante : la recherche universitaire n’est pas destinée au grand public, elle fonctionne en vase clos pour aller le plus loin possible. D’ailleurs les penseurs de la french theory sont imbitables pour le commun des mortels (surtout Derrida), ce qui ne les empêchait de cracher sur leurs collègues jugés trop bourgeois et du côté de la domination.

  6. J’aime bien Lordon, il est clair, précis et surtout compétent. A la définition du matérialisme (marxiste), j’ajouterai ceci le matérialiste c’est celui qui ne se raconte pas d’histoires mais qui préfère en raconter aux autres.

    • bravo pour le bon mot, qui comme tous les bons mots n’a aucun sens

      • @François Bégaudeau: Il a du sens pour la pensée de Marx et ses adeptes, moins pour Lordon. Je suis ravi et rassuré de voir un penseur de la gauche radicale comprendre le risque vertigineux qu’il y a à vouloir changer l’homme ou ses désirs, ça nous change des Badiou et consorts.

        • S’il y a un penseur qui ne s’est pas raconté d’histoires, c’est Marx. Marx c’est une piqure de lucidité dans le bras de la philosophie. Vous prétendez penser le monde, dit-il, et ne parlez pas de ce qui le meut, à savoir l’économie et les passions qu’elle charrie. C’est bien étrange. C’est une bien étrange hallucination collective.
          Selon l’expression consacrée et juste, Marx remet la philo sur ses pieds.
          On parlait donc bien de matérialisme. Les gens que tu pointes appartiennent plutôt à la tradition idéaliste. Badiou, au premier chef, qui se revendique platonicien.
          Tu amalgames pensée matérialiste et pensée communiste. Or il y a des communistes pas du tout matérialistes (Badiou, Althusser), et des matérialistes pas du tout communistes (Rosset)

          • @François Bégaudeau: Marx fonde sa théorie et ses solutions sur tout une série de présupposés : l’économique est la base de la société, la politique n’est que son succédané, elle doit être éliminée parce qu’elle dénature l’homme. Selon Marx l’homme n’est pas l’homme tant que l’aliénation économique existe sauf qu’elle a toujours existé. Donc l’homme n’a jamais été l’homme et le but de la révolution est précisément de faire advenir cette humanité, par des moyens politiques autoritaires. Je trouve ce messianisme terrifiant.

          • Ce n’est pas la première que je te vois t’obstiner à voir dans Marx un messie. Or cet aspect est très anecdotique dans son travail.
            Ce qui fait la singularité de Marx, et donc ce qui peut porter le nom de marxisme, c’est une analyse des sociétés sous l’angle de la lutte des classes. Le reste est littérature.
            Si donc tu veux cesse de te « terrifier » (attention tu parles comme Mesdames Donzelli, Deneuve, ou Lemercier), cesse de fabriquer un Marx qui n’existe pas, comme il arriva qu’on s’invente un bolchevik couteau entre les dents, et appréhende calmement celui qui analyse les énergies au travail dans une société.

          • @François Bégaudeau:
            Bah oui mais c’est un peu commode de saucissonner la pensée de Marx pour n’en garder que ce qui nous semble acceptable, non? Surtout quand cette partie messianique a influencé le communisme en pratique, peut être autant que le reste de ces analyses dont je ne nie pas l’importance. En prenant en considération le Marx qui veut sauver l’homme de l’homme autant que le Marx qui analyse patiemment les ressorts de la société industrielle, on ne se raconte pas d’histoires sur sa pensée.

          • Je ne saucissonne rien (tu te trompes d’energie et de combat), j’essaie d’identifier ce qu’est le geste singulier de Marx, ce qui fait que Marx est fort. Le messianisme, l’annonce d’un monde meilleur où les hommes seront rendus à eux-mêmes et libérés de leur chaine :
            1 prend très peu de place chez Marx
            2 ne lui est pas propre (des dizaines d’autres ont épousé cette poésie là bien avant lui)
            Je répète donc : ce qui mérite le nom de marxisme est ce qui est singulier chez lui. Qu’est-ce que qui est singulier : l’introduction des rapports de classe dans l’analyse de la société, et dans le jeu de la pensée. C’est par rapport à cela que nous autres tard-venus, et qui n’avons plus à défendre ou critique la Corée du Nord (cause entendue), devons nous situer. Le reste est un débat entre Alain-Gerard Slama et Claude Cabannes. Nous valons mieux que ça.

          • @François Bégaudeau: Cette redéfinition du marxisme me semble un poil arbitraire mais je veux bien l’entendre, même si bon nombre d’analyse économiques de Marx ne lui sont pas propres (Marx a beaucoup emprunté à Ricardo) et ne sont donc pas singulières, mais ok. Après, si on oublie la dictature du prolétariat et autres bullshit, on reste avec la même question : que faire de la lutte des classes (pour ceux qui y croient)? Est-ce une simple observation, connaissance ou cela doit-il orienter la politique? Si oui, comment?

          • voilà effectivement les questions à se poser

            Marx a beaucoup puisé dans Ricardo, mais précisément il est le premier philosophe a avoir eu l’idée de se donner comme substrat des analyses économiques
            C’est cela, l’événement Marx. Rien d’autre.

  7. C’est légitime et compréhensible qu’un auteur apprécie d’être interviewé par une personne l’ayant lu (a minima) et maîtrisant son sujet, telle que Judith Bernard.
    Je comprends que vous appréciriez que tous les journalistes soient aussi intelligents et disponibles qu’elle.

    Elle donne bien envie de nager mais je n’achèterai pas le livre, je nagerais comme une pierre.

    Par contre ça me donnerait bien envie de relire Malevil de Robert Merle mais j’ai d’autres priorités.

    Samedi dernier j’ai eu des envies d’exil en regardant un reportage – Carnets d’utopies* – mais j’aime trop la région où je vis pour m’en éloigner (en espérant qu’il y ait bien un lien* avec le sujet).

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