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L’humour est-il attractif chez une femme ?

Comme annoncé, non pas un verdict ni même une synthèse, mais une compilation de quelques phrases ou groupe de.
Qu’on le prenne comme une oeuvre collective, un cut-up collégial.
Encore trois comme ça et on les fait éditer par France loisirs.

 

Si j’étais un homme et britannique de surcroit je dirais « It’s complicated ».

 

 

l’humour est attractif/érotique chez une femme car, comme tu le dis si bien, il éclabousse de vie. Un charme d’autant plus puissant qu’il n’est pas utilisé à des fins de séduction, mais qu’il est juste le témoin d’une vitalité communicative.

 

 

Un homme attiré par l’humour d’une femme verra plutôt cette femme comme une amie, surtout si, physiquement, elle n’est pas son genre.

Par contre, un homme attiré physiquement par une femme, pourrait être en quelque sorte aveuglé par son attirance pour elle. Il pourrait alors voir l’humour de la femme comme un « plus » pouvant mettre du sel dans leur relation éventuelle.

 

 

Question à mon mec « est-ce que, quand on s’est rencontrés, c’est mon humour qui t’a attiré ? »
– je dirais pas ça en premier, non. C’est pas parce que t’étais drôle que j’ai eu envie de te draguer.
– ok. Mais si j’avais pas été drôle ?
– ben là, je t’aurais pas calculée je pense.

 

 

faire de l’humour c’est sans doute pour la fille prendre plus de risque que de compter sur ses yeux, ses cheveux ou ses seins… atouts quand même largement validés par les mecs depuis des décennies.

 

 

 

lorsque je veux séduire, ce n’est pas l’humour que j’utilise, mais plutôt les yeux qui papillonnent ou la bonne vieille écoute attentive et admirative

 

 

 

C’est comme si, soudain, le conjoint se rendait compte que sa compagne a le sens de l’humour, chose à laquelle il n’avait jamais prêté attention avant, pendant la « phase de séduction ».  Dans ce cas, l’humour deviendrait attractif chez une femme, de manière un peu rétroactive, décalée dans le temps.

 

 

 

Quand j’ai appris qu’en France les femmes drôles ont l’air trop masculin, je me suis inquiétée qu’une blague sortirait de ma bouche par accident pendant mon séjour en France et que tout le monde me regarderait avec consternation pour voir si j’allais pousser une moustache aussi.

 

 

j’aimerais que l’humour soit attractif chez une femme, ça nous mettrait sur un pied d’égalité avec les hommes, et ma part féministe-grace-aux-combats-de-ma-mère serait comblée, mais je crains que la réalité soit différente.

 

 

j’ai aussi eu des copains qui voyaient l’humour comme leur terrain de prédilection, et que je m’aventure sur celui-ci constituait pour eux une sorte de castration : « est-ce que moi je me mets à cuisiner pour lui piquer la vedette à celle-là! »

 

 

beaucoup d’hommes sont rebutés par un humour sous la ceinture des femmes et que des mots comme chatte ou clito les choque davantage dans une bouche féminine que masculine.

 

 

les seuls fois où l’humour a plu, c’est que je ne comptais pas spécialement séduire, donc c’est peut-être quand on le calcule le moins qu’on est le plus désirable, hommes femmes confondus, humour ou pas !

 

 

Usant d’ un humour socialement maladroit, ce qui caractérise (entre autres handicaps sociaux) les gens de mon espèce, je pense avoir plus souvent fait fuir qu’ attirer.

 

 

De l’humour chez la femme? et pourquoi pas imaginer qu’elles puissent avoir de l’esprit pendant que vous y êtes?

 

 

Cette chose, c’est pour dire que ça serait bien qu’on accorde un peu plus de voix au clitoris.

 

 

La femme qui fait de l’humour s’approprie le pouvoir de la parole et donc mène la danse dans la relation. Elle prend la situation en main, devient l’agissante dans sa relation à l’Autre.

 

 

on dit que
Le rire est le propre de l’homme
mais aussi que
La femme est l’avenir de l’homme
donc on pourrait conclure que
Le rire est le propre de la femme

 

 

je suis bien embêtée par cette question
parce que moi je suis pas sure d’être une fille top drôle

 

 

je suis pas la top fille drôle mais qu’est ce que j’aime les filles comme ça dans la vie. quel ressort! un atout même.

 

 

Il est de notoriété publique que je suis une des filles les plus drôles de France. Pourtant, après 13 ans de calembours et autres désopilantes contrepèteries, mon homme est allé voir ailleurs si on rigolait plus. Ou moins. Ou différemment.

 

 

Est-ce qu’une fille, à vouloir être drôle à tout prix, n’en oublie pas la règle de séduction de base qui est : les mecs, ils aiment par dessus tout qu’on rit à leurs blagues. D’ailleurs, ayant constaté que leurs vannes font mouche, ils ne manquent pas de nous dire : j’adore les filles qui ont de l’humour.

 

 

une bonne partie d’une récente soirée passée à discuter-déconner avec un mec que je ne connaissais pas quelques heures plus tôt. Ok ça ne veut pas forcément dire que mon humour était irrésistible, il avait peut-être juste envie de choper une fille, drôle ou pas. Mais au moins on peut estimer que mon humour ne l’a pas refroidi.

 

 

Quelles que soient les raisons pour lesquelles une Florence Foresti ou une Ana (une amie) font de l’humour, je trouve que ça les porte au top du sexy. Maintenant je suis une fille, peut-être ne suis-je qu’une courge et me trompe-je…

 

 

En ce moment, j’explique à ma fille de 11 ans que c’est pas étonnant (oups, j’allais écrire « c’est normal ») qu’aucun garçon de son âge ne soit amoureux d’elle. Faut dire qu’elle est drôle (bon, assumons : elle tient de sa mère).

 

 

Certains garçons ont très longtemps 11 ans. C’est sûrement pour ça que mon frère est marié à une fille pas drôle. Mais passons.

 

 

Les filles ont un humour à chier, même les moches.

 

 

L’ excitation intellectuelle vaut bien l’ excitation sexuelle.

 

 

Une femme faisant excessivement preuve d’humour peut décontenancer un homme, finir par l’agacer, surtout s’il n’y a pas de répondant ? ben je dirais bon débarras une bonne façon de faire le tri…

 

 

ça me rappelle » un homme qui boit c’est moche mais une femme c’est bien pire!.. »

 

 

Y’a plus vulgaire que dire « bite » dans une conversation, à mon sens dire « saucisse » c’est moins drôle.

 

 

Par contre, tout n’est pas perdu : l’humour chez une fille, ça a un succès fou avec les filles.

 

 

De toute façon c’est le merdier cette question, sur ça tout le monde est d’accord. Bien à toi.

 

 

 

 

114 Commentaires

  1. L’humour est-il attractif chez une femme?
    A cette question j’en ritournellerais bien une autre : la violence est-elle attractive en général?
    C’est pas que je sois un spécialiste de l’humour, des femmes ou de la violence, mais par contre j’ai un avis sur la question…
    J’utilise à dessin l’expression « avis sur la question » pour rebondir sur la question. La notion même de question. Hier quelqu’un m’a appris, ou peut-être simplement rappelé, que toute question est une forme de domination, donc acte de violence…
    Mais pourquoi parler de violence ? Tout simplement parce que l’humour en est une des formes, une ex-pression, au même titre que la question.
    L’humour ça souligne, ça dessine, ça délimite, ça structure, surtout dans notre quotidienneté. Violent le monde est, violent est l’humour. Je vous suggère de sonder votre esprit à la recherche de blagues de toto, ou « le français, l’américain et l’arabe », juste des pistes, fouillez, tant que le disque dure …
    L’humour canonique (c’est comme ça qu’on dit?), séculier, whatever, tu vois bien, ben l’humour il est porteur, entre autres, de toute la domination de l’homme sur la femme. Donc oui viol-ence il y a, pénétration dans le territoire, symbolique, voire même physique, de la femme, de son identité … C’est d’ailleurs à partir du meurtre (forme assez particulière d’humour, mais assez connue de violence) que la peine de prison, le châtiment approprié reconnu par la communauté, est à peu près systématique. Pour le reste, comme on dit, « on peut bien s’arranger », comme s’excuser d’avoir fait une mauvaise blague. Donc la borne elle est là, selon moi. Domination. La violence n’est pas une conséquence, c’est la racine du problème. Viol-ence fondatrice. Donc violence verbale, violence physique, économique, sociale,etc etc, c’est largement toléré, voire même valorisé, tout du moins exposé, dans le patrimoine symbolique, audiovisuel, etc je vais pas te faire un schéma. Ce qui transpire, c’est les violences faites aux femmes, y a qu’à voir les trottoirs de nos villes, les stéréotypes liés aux femmes « portées » à l’écran, la mégère apprivoisée et comment que ça suce des grosses glaces en string sur les panneaux de pubs, les magazines qui apprennent à ta gamine quel que soit son âge à devenir une poupée Clause Barbie. Soumission de la femme, de l’arrêt de bus à redtube, en passant par Hache&Aime. Soumission bie des fois consentie, acceptée, faut dire que c’est plus que millénaire cette équation. Après au niveau générationnel, y a un genre de grève des meufs qui débute, et c’est un bon signe, mais il y en a si peu qui réfléchissent sur ce problème à côté de la masse de celles qui se jettent sur les attributs masculins disponibles (l’humour en fait partie d’ailleurs); si peu … aussi peu qu’il y a de mecs qui se posent des questions constructives face à cette « grève ». Genre des remises en question, petites ou grandes, partielles ou totales, assumées et donc actées. Quand ils en ont conscience, au lieu de se corriger, ils crient à l’injustice et se plaignent de prendre pour les autres, les ancêtres fautifs et les vivants qu’ont pas conscience de cette violence.

    Donc : l’humour est-il attirant chez une femme ? Dans un genre de logique de guerre, ben c’est un mal pour un bien, moi j’y vois de la légitime reconquête de territoire, d’identité, d’intégrité. Rien de plus flippant pour les mecs que de voir les filles se réapproprier le champ de l’humour. S’attaquer à l’humour en tant que femme, c’est s’attaquer à la domination énoncée dans la structure des traits d’humour détenue par les mecs, c’est commencer à remettre en question le sens des choses, l’essence des choses, celle des rapports homme-femme.

    Bref pour finir je trouve pas si mal de voir les filles se défendre en particulier sur ce terrain-là. Certes c’est une réappropriation de la violence mais je dirais que c’est la moindre des choses, payback time. Les mecs sont sur un genre de terrain conquis, et la femme c’est un peu la palestine, tu vois, alors qu’elles utilisent l’humour, ben ouais mon gars tu ferais grand bien de considérer que ça pourrait être bien pire et prendre ça comme le signe d’un avertissement sympathique… tendre l’oreille au message sous-jacent. Au lieu de ça, ça joue les gros sourds.
    On verra bien demain …
    Voilà pour mon grain de sel.

    Sinon comme l’autre rasoir gilette là haut je dirais bien du mal de l’hauteur, mais je suis fatigué. Qu’est-ce que je pourrais dire d’ailleurs, moi j’ai pas lu ses livres, à part des articles, des émissions et des vidéos qu’elle* me fait tourner sur l’inter pas net. Et si par contre j’aime bien les documenteurs, je suis pas pressé de voir « entre les murs », juste j’aime pas le sucre de cannes, et le tapis rouge du sang des enfants du monde. Moi non plus j’aime pas le foot, je vais pas à la messe non plus, mais tu fais bien ce que tu veux, mon gilette, on a tous une sexualité difficile, tiens regarde, moi par exemple j’écoute bien du hiphop et je mets des bonnets, ça peut apparaître rédhibitoire débilitant. Enfin bref, chacun son truc. Il y en a, le leur, c’est juste de venir dire aux gens qu’ils les aiment pas ou qu’ils auraient fait mieux ou autrement. Miroir du désir et sexualité difficile. Confrontation douloureuse avec soi-même surtout, alors on renvoie tout dans la gueule des autres.. Hum. Bref. Sinon le l’observatoire, c’est une bonne idée, sauf que d’une part je pense que [XXCENSUREXX], et que d’autre part ça n’a pas l’air très horizontal pour une démarche collective, on est en droit de se demander ce qu’il adviendra de cette substantifique moëlle … Je ne doute pas que le sitiste, que j’imagine plus fourmi que chinois, je ne sais pourquoi, le sitiste fournira la matière, et les commentaires, et les commentaires des commentaires, et ce au pas de l’oie sans même se demander où il met le doigt.

    Cordial ment

    • Merci de ce salutaire bulletin de fin d’année.
      Mais je n’ai pas compris si je suis hautorisé à continuer ce site par le comité de surveillance.
      Et bonjour à Lacan

      • @François Bégaudeau: Merci. Lacan, c’est comme le Coran, ça a l’air intéressant et faudrait que je le lise mais je préfère écouter ce qu’en disent les pratiquants. Mais je transmets dès que je peux.
        On ne se retrouve jamais que face à soi-même…
        Et puisqu’on non-parle de salut public derrière la question de la continuation du site, je te dirais que tu fais bien ce que tu veux … mais que si cette problématique t’apparaît au-delà de la simple considération stylistique, il te reste à voir ça avec le comité de surveillance qui siège au fond de ton coeur.
        Salutations

        • qu’est-ce qui nous vaut cette haine, cher Armand? tu as eu une contrariété ce week-end? tu es supporter de la Biélorussie?

          • @François Bégaudeau: On pourrait dire effectivement que je suis un genre de supporter…
            Malgré les appât rances, je t’aime d’un amour sincère et désintéressé.
            J’ai par contre une petite contrariété avec l’écriture et la transmission… mais c’est mon problème, je m’en accomoderai.
            Comme je disais, j’ai pas lu un seul de tes bouquins, y a rien de personnel, c’est valable avec la littérature en général et française en colonel particulier. Je préfère les manuels. Je commencerai peut-être par l’antimanuel du coup… Va bien falloir. Ma copine, ma meuf, ma douce, mon amie, bref elle arrête pas de me bombarder de begaudeau par-ci, begaudeau par-là, zabriskie … enfin pas tout le temps, c’est plutôt des phases.
            On s’en fout… Donc bref au bout d’un lien je me retrouve sur cette page à l’accroche si prometteuse, je lis le cut up (c’est comme ça qu’on dit?), les commentaires, et je pars en sucette de voir que personne ne s’intéresse vraiment au sujet, alors que selon moi, on est pas loin des racines du mal. Commentaires morts depuis un an, désespérant. Sont tous au labo à nourrir ta dernière idée, mais je suis prêt à parier le h de hauteur que les 3/4 déménageront aussi sec vers le fil de commentaire de ta prochaine initiative publication oh pis merde… c’est mon problème, je m’en accomoderai. Je vois bien que je me suis trompé d’étage, je suis pas très littéraire, à part peut-être à la tchatche, pour peu que je tombe sur quelqu’un disposé à écouter… N’empêche que j’aime bien donner mon poing de vue et que ça a l’air permis, alors plutôt que d’aller troller le fil du labo, je me suis dit que c’était mieux de rester sur cette histoire d’humour pas drôle. Et ça m’a gonflé. Le simple fait de poster ce truc m’a gonflé. Y a pas pire que l’autocensure dans l’écriture. T’effaces des phrases, tu recommences, tu corriges, tu précises, tu recorriges. A la fin, t’as l’impression de rendre une copie, manquait plus que ça….

            Voilà pour l’histoire de la contrariété…

            Après ton positionnement sur l’écriture me questionne effectivement. Je trouve ça aussi intéressant que dangereux.

            Afin que nous puissions tous retourner dans nos amnésies respectives, je te suggère pour (en) finir d’effacer mes commentaires et je m’excuse du dérangement.

          • Je n’effacerai surtout pas tes commentaires, c’est pas dans les habitudes de la maison-site, qui est quand même un poil plus démocratique que tu as décidé, sans examen très approfondi, qu’elle était.
            Par exemple tu constateras que depuis trois ou quatre jours s’est enclenchée ici, à l’initiative de Pleutre puis Charles puis Acratie puis Anne-Laure, et sans aucune intervention de l’hauteur, une discussion sur le statut esthétique des jeux vidéos.
            Tu es le bienvenu ici, du moment que tu y circules tranquillement, sans peur ni a priori. Je signale que ce site est d’abord un reservoir de textes, parmi lesquels je me permets de te renvoyer à celui sur Marina Fois, puisque la question de l’humour des femmes semble t’intéresser. Avec la liberté d’en penser et d’en dire ce que tu veux (quant à moi je prendrai peut-être aussi la liberté de te répondre).

          • @anne-laure: eh bien oui effectivement, je m’aperçois que j’aurais pu m’abstenir de citer les deux premières phrases. Finalement, c’est toujours un peu à côté de la plaque, ces citations. Je crois juste qu’il faut seulement en retenir cette idée que la pollution (symbolique) est un genre d’humour à l’envers…

            Personnellement j’ai l’intuition que les relations humaines ne sont basées que sur cela.Faudrait développer.

            J’aimerais juste rajouter qu’il y a rarement une seule cause à un phénomène. J’aurais également la même tendance à ne chercher qu’une seule raison à un phénomène, j’imagine que c’est la toute verticalisante théorie du du big bang, genre y avait qu’une entrée dans le réservoir et c’est par là qu’ils ont mis tout le bordel…
            Enfin bref diachronisme, synchronisme…
            Et en tout cas oui ce serait intéressant de pouvoir continuer à parler de violence, et non pas de contrôle. Comme déjà répété ici ou ailleurs, on pourrait même leur substituer le terme de coercition, plus adapté selon moi, mais je crois que je vois bien ce que vous suggérez en choisissant de conserver ce terme-là plutôt qu’un autre.
            Violence.
            J’adhère soi-dit en passant, c’est ce genre de terme qu’il faut déminer. canal commun.
            Alors quand tu vous nous dites que les relations humaines ne sont basées que sur cela, on aimerait, euh, j’aimerais bien en savoir plus sur le « cela » …
            Violence de la monnaie, également, maintenant les gens

            croient

            que ça vaudra plus ou moins demain qu’aujourd’hui… C’est ça la spéculation, rien de plus qu’une croyance de plus, mais quelle croyance…
            Pour ma part, la violence c’est à la fois la poule et l’oeuf. Problème, origine du problème, conséquence du problème… Comme on dit, tout simplement, la violence engendre la violence.
            Je pense pas que le problème soit antérieur à l’agriculture, et pour faire court vu ce qu’on fait aux femmes dans nos sociétés, tout du moins de manière symbolique… disons plutôt vu ce qu’on fait à la féminité… c’est pas anodin quant à notre rapport à la terre.
            A partir de ce point là, je vais commencer à me répéter, donc je vais aller faire quelques saines (re)lectures et je reviens…

            @François Bégaudeau: et bien je ne sais pas si ça peut te donner un élément de réponse, mais par exemple je ne pense pas que j’irais voir un spectacle qui s’appelle father sucker…
            Euh, autre chose ? Tiens, par exemple l’autre jour je passe chez mon voisin supersecator le bûcheron, il me dit tiens je te prête je journal. Je ne te citerai pas le nom. Ben sur la couverture du charlie, y avait un mec genre villepin ou autre vil rupin, en bas résille, avec marqué en gros à côté « oui à la taxation des putes de luxe ». Donc je l’ai pas lu, tu vois, le journal. Pourtant j’aime bien south park, par exemple, c’est peut-être un paradoxe, mais je crois que le ressort scatologique a quelque chose d’au moins une demi-fois plus universel que le ressort sexiste. Enfin bref… je ne sais pas si ça répond à ce que tu dis ne pas comprendre… J’ai essayé en tout cas .
            C’est dommage pour les jeux de maux, mais je peux essayer de me faire violence…

          • Donc si je comprends bien tu t’arretes devant Mother Fucker parce que c’est un titre sexiste?
            A aucun moment tu n’envisages que, titre de spectacle comique, il puisse charrier l’inverse?
            Et s’il s’avérait au contraire que ce soit un spectacle féministe?

          • La pollution des blagues scatos ?
            Ah ,j’comprends rien.Mais rien de rien.
            Humour à l’envers ?
            Vous avez lu le bouquin de Freud sur l’analyse des mots d’eprits ? Parce qu’il est là sinon : http://classiques.uqac.ca/classiques/freud_sigmund/le_mot_d_esprit/le_mot_d_esprit.html
            Où il explique entre autres ( pas tout lu hein, j’ai autres choses à faire) que le plaisir de l’humour provient d’une économie affective.Ceci pour se sentir plus fort car ce qui ne nous tue pas…
            Je pense que cela à quelque chose à voir avec le duo plaisir-frustration, connaissant un peu le père Sigmund.Il dit que l’humour est une forme de sublimation d’ailleurs.
            C’est parce qu’il est le témoin d’une frustration que l’humour vous gène ?
            C’est la frustration qui vous gène ou le fait de se placer à côté de l’ essentiel?

          • On a compris, je parlais ci-dessus à Léa, mais je précise tout de même pour ceux qui sont mal réveillés.

          • @AnneLeurre&Bégaudeau:

            C’est parce qu’il est le témoin d’une frustration que l’humour vous gène ?

            Je crois cette frustration que vous évoquez pourrait faire lien avec la pollution que j’invoque. Mais bon, je suppose que mon histoire de pollution vous fait apparemment le même effet que me le fait cette histoire de Friedreich Neitche et du super man qui me semble plus que douteuse.
            Bref, de mon point de vue, la philosophie, c’est comme la psychiatrie et la médecine curative : si ça marchait, ça se saurait.
            Simple pirouette pour vous dire que moi c’est à ces histoires de philo que je ne comprends rien, mais alors rien …
            Voilà pour le sport, la marque des godasses…
            Tant que ça ne parasite pas les changes… merci pour le lien,
            #maintenant téléchargeant
            keuh, euh donc :

            Donc si je comprends bien tu t’arretes devant Mother Fucker parce que c’est un titre sexiste?
            A aucun moment tu n’envisages que, titre de spectacle comique, il puisse charrier l’inverse?
            Et s’il s’avérait au contraire que ce soit un spectacle féministe?

            donc oui exactement c’est bien ça tu as bien compris, je m’arrête devant Mother Fucker à cause du titre. Je dois être un peu con, mais l’essentiel, c’est d’en être conscient (qu’on est con). J’ai pas besoin d’une accroche blasphématoire pour parler ou me faire parler du féminisme. Ou d’autre chose.J’aurais certainement pu tomber dessus sans connaître le titre, ça arrive dans la vie donc ça m’est arrivé pour pas mal de trucs et de machins que j’ai audiovisionné. Par exemple ça m’est arrivé pour anne roumanoff, une fois, je crois, mais aussi pour des trucs plus sympathiques.
            Après je vais pas m’enfuir le jour où je vais tomber dessus, j’ai un minimum de curiosité, c’est comme entre les murs, je regarderai, je suis pas pressée, c’est tout.
            Je me renseigne vite fait en passant, j’en étais resté à dikkenek, faut réactualiser, je vois que le spectacle tourne depuis 2009, qu’il faut pas déconner avec, meilleure vente dvd. ça parle de la maternité, c’est ça ? donc la période avant l’accouchement, en tout cas c’est ce que dit pédia… ouah … mother sucker le désastre… on vit vraiment une époque fort minable… je scrolle en bas pour voir si ya portail du féminisme… non… catégorie : bande à ruquier. Bien. Bien bien. Fameux charcutier. Je commence à douter que ça puisse être plus ou moins féministe. Ceci dit ça n’empêche pas que ça puisse être intéressant . Si ça marche, c’est pas pour rien… et c’est peut-être ça qui finalement me chouette effraie le plus…

          • Blasphématoire…
            Bon, ok, j’abandonne

          • @AnneLeurre&Bégaudeau: addendum : réflexion faite la maternité c’est bien plus que la période avant l’accouchement… sous nos latitudes, en général 18 ans et plus si affinitésau niveau légal,
            d’ailleurs l’autre jour on m’a même dit qu’être parent c’est un genre de truc pour la vie… Pas comme être enfant, par opposition et par exemple. Faudrait expliquer ça à certaines mamans. Il me semble.
            Bonne journée

          • @Anne-Françoise Bégaulore: ça a l’air intéressant cette théorie du Je… Je vais aller chatouiller mon moteur de recherche plus tard, je reviens juste de la page blasphème, c’est épuisant tous ces voyages… donc la page blasphème elle dit en gros ça :

            le blasphème ne concerne que le domaine de la religion : « tandis que le blasphème, étymologiquement, peut dénoter un manque de respect dû à une créature aussi bien qu’à Dieu, dans sa stricte acception il n’est utilisé que dans le dernier sens. » C’est le mot utilisé par le religieux pour désigner une atteinte à sa divinité.

            Utilisé dans un cadre plus général, le blasphème est une irrévérence à ce qui est considéré comme sacré ou inviolable.

            Je sens poindre le hic laïc.
            mais non blasphème, je confirme,
            c’est une expression adéquate.
            Tout le monde a une vie spirituelle.
            Même les laïcs. Faudrait pas croire…
            Si t’as pas de vie spirituelle, c’est que t’es mort, c’est physique,c’est limite biochimique. Pour faire court : sans sacré, pas de soirée.
            Et comme je le rabache volontiers à qui veut bien l’entendre : si le terme « Dieu » t’embête, t’as qu’à le remplacer par le terme « les gens ». Ceci étant défini, je veux bien croire en les gens et/ou dieu tant que j’allume pas la télé-restez-alités, et la story qu’elle sécrète…
            … et donc si le terme « blasphématoire » ne te vous convient pas, je te propose de lui substituer n’importe quel autre terme de votre choix, comme par exemple « sexiste », que vous avez utilisé à propos dudit titre dudit spectacle dudit poste sus-cité… Je suis en tout cas pour ma part ravi que le spectacle de Foresti rencontre du succès, accroche blasphématoire ou pas, on est dans un pays libre*, parait-il… Si ça peut en faire réfléchir quelques-uns c’est déjà bien… Si en plus c’est drôle… faudra que je louque, ce pestak quand même, histoire de la fermer au moins une heure sur le sujet…
            C’est une bonne piste, ça, l’abandon … De ban à banc, on se rapprocherait du don … Faudrait en parler à certaines féministes, un de ces jours…

          • Post le plus confus depuis la création du site.
            Je n’ai rien contre Dieu, et je connais bien la notion de blasphème -et je crois bien au passage que Dieu n’est grand que s’il se moque des blasphèmes. Mais pourquoi le terme mother fucker serait-il blasphématoire. Les mères ne baisent pas? On ne doit pas baiser les mères?
            En général je pense que tu en dis ou trop peu. Aux fins de clarté il serait bon de ne pas s’en tenir dans cet intermédiaire.

          • @anna-lauretta y francesco grobedo: et donc le lien avec « laisse tes tics de jeux vidéo » serait-il là ?
            amusant http://fr.wikipedia.org/wiki/Blasph%C3%A8me#Espagne

          • @François Blaguapart: en quoi mozerfoker est-il un terme blasphématoire ? ben… du point de vue étymologique, déjà … clic clic scroll down…
            « voir aussi : inceste ». Ach, Freud-e…

            et aussi .fl ou flc… considérer les différents emplois du terme « baiser », en particulier dans le quotidien.

            Après les mères elles font bien ce qu’elles veulent, et nous aussi, après tout on est dans un pays libre*.

          • mais si les mères font bien ce qu’elles veulent, où est le problème?

          • @François Bégaudeau: Non non effectivement tout va bien, pas de problème, c’est parfait…

          • bon spectacle alors

          • @François Bégaudeau: merci de votre gentillesse et de votre disponibilité.
            J’ai visionné quelques extraits du spectacle.
            C’est très bien dessiné et elle connaît bien son domaine, son public, métier, ouate ever… par contre je ne comprends pas pourquoi les gens rigolent… ou plutôt, j’ai peur de trop bien comprendre…
            Parfois pourtant j’aimerais rire avec eux… je crois que je vais me remettre à la drogue, au sport ou au sexe compulsif, ce qui de toutes façons est la même chose.

          • Je propose d’abandonner ce sujet.

          • je crois que je vais me remettre à la drogue, au sport ou au sexe compulsif, ce qui de toutes façons est la même chose.

            Oui Guy,on peut dire aussi la même chose que la musique
            http://next.liberation.fr/musique/01012312972-la-musique-est-aussi-euphorisante-que-la-drogue
            même chose que le rire http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/vie-1/d/le-rire-active-la-meme-region-du-cerveau-que-la-cocaine_2866/
            Si c’ est par là que vous vouliez aller.

          • @Anne Laure: oui d’ailleurs il parait qu’on utilise 17 muscles de moins pour sourire que pour faire la gu….
            (Les fainéants apprécieront…)
            Et … je pourrais parler de culture de l’addictature… non, ce n’est pas vraiment par là que je souhaitais aller…
            Il faut évacuer les tensions accumulées la semaine, le mois ou la journée, dans la vie privée, publique ou proprossionnelle…
            Il faut rigoler
            de soi
            des autres
            Il faut sacrifier soi et les autres sur l’autel de notre tolérance… le samedi de préférence, question de fonction magique

            Voilà plutôt, et très en gros, chère Anne-Laure, vers où je souhaitais aller… Malheureusement, le débat a été clos pour cause de défaut d’étanchéité…

          • Pour cause de défaut d’étanchéité au génie de Foresti?
            en effet

          • Oui je comprends à peu près le concept de la fin de semaine Jacques.
            Moi je bosse à l’hôpital où nous devons être présents 24 h/24 alors les week-ends et jours feriés on les calcule pas trop.ça s’était pour le concret qui pointe notre différence.
            J’aime bien vous lire.Je vous le dis comme je le pense.
            Si bien que je me suis mise de même à regarder quelques extraits de motherfucker.
            Motherfucker parce que c’ est une insulte masculine visant la sainte mère et que le principe du spectacle serait la désacralisation.Enfin , j’ imagine, anticipation sur le thème.
            Je connaissais déjà les sketchs en fait , vus il y a longtemps.
            J’ai fait une auto-analyse de l’intensité le mes rires.Parce que lorsque je fais un travail je le fais sérieusement.
            Je constate un niveau moyen.Quelques esclaffades pas plus.
            J’ai comparé avec quelques sketchs de Gad Elmaleh qui a une façon de jouer assez proche de celle de Florence Foresti ( beaucoup de gestuelles,mimiques,exploitation du corps ).
            Conclusion: niveau d’ esclaffades nettement supérieur avec Gad.
            C’est que le contenu me touche plus je pense.
            Comme vous Jacques, j’ai fais gaffe aux rires dans la salle.Je suis assez génée par les effets comiques qui communiquent avec les frustrations des spéctateurs.
            Exemple chez Foresti, lorsque dans le sketch j’aime pas les filles , elle parle des femmes qui maternent les hommes et qui leurs reprochent ensuite de les prendre pour leurs mères.Exclamations d’hommes dans la salle.Ils sont contents.On sent la souffrance du couple.C’est pathétique qu’ils attendent un spectacle comique pour se faire entendre.ça ne me fait pas rire.
            Exemple chez Elmaleh, lors de son sketch sur la saint valentin.On s’exclame beaucoup à l’évocation des femmes qui ne supportent pas qu’on oublie cette fête.Des hommes , des femmes , j’sais pas trop.En tous les cas ça sent encore une fois des antécedents de conflits de couple à plein nez.
            Je n’aime pas trop ça quand les gens sont contents d’ avoir mal.
            Comme quoi nous ne gérons pas la dopamine de la même façon.

            Qu’est-ce qui vous fait rire Jacques ?
            Qu’est-ce qui stimule votre production de dopamine ?

            Moi je vous donne un exemple de ce qui me fait rire :
            J’ai un collègue qui fait des blagues à 90% de son temps.Il est un peu lourd.
            Sur les 10% du reste,un jour il discutait avec un patient en hospitalisation d’office (voir sur wikipédia )qui faisait des démarches pour contester son placement.Discussion grave donc, le patient raconte qu’il va contacter son avocat.Mon collègue lui dit d’un ton sérieux : Ah!ton avocat, maître Guacamole…

          • « Je suis assez génée par les effets comiques qui communiquent avec les frustrations des spectateurs. »
            Je suis assez gené par cette idée. Si on réfute le comique à chaque fois qu’il communique avec quelque chose de trouble chez le récepteur, il va plus rester beaucoup de rire sur la planète.
            Par ailleurs je trouve cette interactivité avec le spectateur très bon-enfant. Oui il y là-dedans quelque chose de la cérémonie-exutoire. Comme dans à peu près tout éclat de rire. C’est très littéralement rabat-joie de dénigrer ce théatre collectif parfaitement conscient et consenti.

          • ou alors il faudrait situer le débat autrement : émettre des réserves sur le comique identificatoire, et promouvoir le comique non-identificatoire, exemplairement le comique absurde
            genre : http://www.youtube.com/watch?v=vv4s5Y2dO8

          • Vous avez des enfants?
            Oui parfois

            Une seconde de darry cowl

            René : Istanbul ou Gille Jacob?

            etc

          • @François Bégaudeau:

            défaut d’étanchéité au génie de Foresti

            Aurais-je le cerveau à l’envers ?
            Si pas d’étanchéité, Jacques serait sensible au génie de Foresti.Pfff, j’comprends rien.
            Faut dire que si je n’étais pas convaincue que je devais aider la brasserie Duyck à ne pas faire faillite.En lutte contre la taxation de la bière.Putain,c’ est pas bon pour les neurones en attendant.
            Je pense que Jacques évoquait plutôt le défaut d’étanchéité de son propre discours.Qui est assez poreux,qui va chercher des références dans d’autres sphères sans forcément les citer.Faut suivre.Pas facile.C’est pour ça que j’aime le lire.Pour ça que dans l’angoisse qu’il n’ écrive plus j’étudie le rire.La conne.

          • Je vous laisse entre vous, vous avez l’air de bien vous comprendre.

          • @François Bégaudeau: Ceci dit , je suis assez génée moi aussi d’être génée de constater le point de frustration des spectateurs.
            Certes je suis une rabat-joie.C’est à cause de mon angoisse des moutons de Panurge.Je vous avais déjà raconté je pense.
            Je peux néanmoins m’exhaltée aussi dans des mouvements de foule jubilatoire.Comme vous le dites , question d’identification.Je ne me sens pas concernée par les problèmes de couples par exemple,étant complètement totalement anti-conformiste sur la question de l’ amour.
            On dira que c’ est la nature de la frustration qui me gène.De constater qu’une majorité de personnes, vu l’ampleur de l’enthousiasme, se retrouvent coincés là-dedans.Les pauvres.
            Je suis d’accord pour le côté exutoire du rire.
            La nature exutoire du rire de l’ absurde est intéressante (elle ne marche pas votre vidéo soit dit en passant , ou alors c’ était ça l’effet comique ? « Cette vidéo n’existe plus »,ce qui est plutôt de l’humour noir).
            On est dans la réalité , c’ est sérieux, c’ est grave et hop! Fantaisie ! V’là le cerveau qui part en vrille.Cela ne part pas pour dénoncer une frustration précise.Non, pas un point précis de la condition humaine.
            Cela dénonce la gravité de la vie, la condition humaine dans son ensemble.Tout est englobé là-dedans,comme ça , pas de demi-mesure , ça ne chipote pas pour des détails.
            L’humour absurde rend la vie plus légère dans son ensemble.
            Je vous donne un exemple,une bonne réplique de ma soeur Sophie , comique depuis la naissance :
            On avait passé une bonne journée ensemble avec les gamins, on avait dû se promener, discuter,bouffer , bref ,des tas de trucs, une journée bien remplie.On avait dû papoter jusqu’ à 2h du mat,on n’en pouvait plus de fatigue.Au final on arrive à se convaincre d’aller dormir.On tente donc de se calmer.J’étais dans mon lit et j’entends ma soeur se lever , descendre énergiquement les escaliers en criant « bon! je fais me faire un café moi ! qui veut un café?!! ».
            Voilà, c’ est con, ça me fait rire.

          • Dommage que la vidéo ne passe pas
            J’en essaie une autre : http://www.youtube.com/watch?v=44bud9HhDW0&feature=related

            dommage parce qu’on s’entendrait mieux sur l’humour absurde
            l’absurde n’est pas illogique (café pour dormir), il est alogique
            là toi tu parles de fantaisie, de petit grain
            l’absurde va bien au-delà, il invente un territoire sans référent

            par ailleurs
            -la crainte de la grégarité présuppose toujours que les gens sont plus cons que soi
            moi je ne marche pas, mais eux si ça se trouve ils marchent les pauvres
            Cette distribution a priori des intelligences est ce qu’on peut imaginer de plus contradictoire avec l’esprit libertaire
            -en dernière instance, quand bien même ce texte là (car tu ne parles que du texte) serait grégarisant, accablant, attristant, que ferait-on du corps de Foresti? comment se fait-il que ce corps là ne fait pas rire?
            rit-on des singes ou non?
            c’est ici que doit se situer la discussion, tout le reste est moraline absolument exogène à la question du rire

          • @François Bégaudeau: Ce qui est drôle dans le kamoulox c’ est l’opposition gravité (une règle à suivre, qui fait semblant d’être bien structurée, on est super sérieux) et légèreté (parce qu’en fait c’ est n’importe quoi).On a là oui , un bon gros condensé d’ absurde.
            Mon exemple du café ne tient pas je vous l’accorde.Je vous en trouverai un autre.

            la crainte de la grégarité présuppose toujours que les gens sont plus cons que soi

            Je ne suis pas certaine que ce soit ça.On va juste essayer de ne pas se faire mal dans l’histoire, de ne pas se laisser emporter dans un mouvement de foule qui ne nous concerne pas.C’est plus un mouvement de méfiance.
            C’est vrai que je dis « les pauvres » et c’ est de la compassion, cette dernière ayant une facheuse tendance à se positionner au-dessus de l’ autre, je comprends.Je vous raconterai mes histoires de saint valentin un de ces quatres vous comprendrez mieux.
            S’exclure du mouvement de foule ne signifie pas pour autant qu’on prenne les autres pour des cons.On peut avoir conscience aussi de sa connerie de ne pas suivre le mouvement.
            Du coup me revient en tête un souvenir de gréviste, quand il fallait voter pour la reconduite de la grève.Je ne comprenais rien à ce que disait le mec du syndicat.Qui vote oui ? qui vote non ? qui s’abstient ? A aucun moment je n’ ai levé la main.Autrement dit , je n’ existais pas.Je me suis sentie superconne.

          • @François Bégaudeau: Mais ,j’y reviens, vous avez raison François.A l’origine de l’angoisse de la grégarité il y a un sentiment de supériorité.La méfiance faisant partie des mécanismes des paranos qui ont un grave problème d’ego, centre du monde,maître du monde.
            Alors voilà, je me sens d’une intelligence supérieure aux autres (ce qui n’exclu pas le fait que ce soit faux).J’y crois quand c’ est vous qui me le dites.

          • @Anneleur & Bigoodoo: mais comme c’est gentil … c’est également agréable de vous lire… Qui plus est, et tout style mis à part, recevoir de l’attention permet d’en donner…
            J’ai bien ri à vos histoires d’h.o et de café… ça m’a rappellé des souvenirs… risperdal, haldol, lepticur et autres joyeuses sucreries… c’est plus des dépottoirs que des hôpitaux, ces endroits-là.. Une fois qu’on est là-dedans, patient ou traitant, vaut mieux le prendre avec humour… du moins y tendre… du coup ça m’étonne pas un brin que votre collègue carbure aux blagues pourries certes, mais au moins, maître gouache qu’a mal, c’est pas discriminatoire, on joue juste sur la forme, on calme une tension sans la réalimenter et le tour est joué… on enchaîne…
            Et on se demande encore pourquoi y a des boulets comme lui, des boulets comme moi…
            Avec leurs jeux de mots à deux balles, ils servent à quelque chose les boulets… les boulets sans chaines…
            bref du coup en matière d’humour qu’est-ce-qui vous fait rire Jacques …
            il me vient une blague carambar millésime 88, qui me semble bien appropriée : c’est un fou qui passe sa tête par dessus le mur de l’asile et qui demande à un passant dans la rue  » hé ! vous êtes nombreux là-dedans ? » .

            Sinon quand même hier, j’ai eu des kilomètres à réfléchir à cette question de keski me fait rire… Dans l’idéal, j’aimerais ne rire que de mon ignorance. Malheureusemnt je suis humain donc il m’arrive encore de me surprendre à me foutre de la gueule des autres.
            Ben, pour rester dans le thème…
            Une fois donc je me retrouve dans une soirée, à l’époque où dans les soirées… Donc c’était sympa, très convivial, les filles dans un coin, les mecs dans un autre, musique d’abonné absent, petits commerces entre amis… bref un bon samedi-bien-la-chimie tout ce qu’il y a de plus classique. Le gars ressemble plus à un nez posé sur une pine, malgré les dread. A un moment, il bloque sur une meuf, il nous fait elle est bonne, elle a l’air chaude, vous croyez y a moyen de se la faire ? ben on lui dit le mieux c’est d’essayer, comme ça tu verras… Du coup il nous lâche 5mn, franchement, ça faisait de l’air, déjà parce qu’il puait un peu de la gueule et que, comme tous les poivrots, il se sentait obligé de venir te parler à 5 cm du nez… Enfin bref on l’oublie un peu et quand il revient genre super choqué et il me demande pourquoi je lui ai pas dit qu’en fait la meuf c’était ma copine… Là je rigole et je lui explique que c’est pas trop mes oignons et que c’est à eux de voir ça entre eux..
            ah le territoire, qu’est-ce-qu’on se marre…

            une autre fois, soirée brochette chez les potos, alcool coule à flot… une des premières fois qu’elle venait… le gosse beau chaud de service qui se ramène, voiture blanche, chemise blanche, dents blanches, gourmette… Il arrive tout content de voir une nouvelle et il lui dit « Salut, t’es la copine à qui ? »
            Elle, trop contente : « Et toi t’es la copine à qui ? »
            Carnage. Le mec furieux part en cette-su, tombe le futal genre « quoi ? quoi ? tu veux voir si je suis un pédé ? ». Du coup, elle se démonte pas, bouteille à la main, elle lui verse tout le beaujolpif dans le calbute. Scandale… Mise sous pression, tout le monde s’en mèle plus ou moins, mais à la fin on en rigole tous… ça c’était marrant…

          • On notera, bien sur, qu’aucun de ces deux récits poilants ne fait rire aux dépens d’autrui.
            Par exemple ces lignes sont très respectueuses et ne sauraient susciter chez le lecteur la moindre moquerie : « Le gars ressemble plus à un nez posé sur une pine, malgré les dread. Du coup il nous lâche 5mn, franchement, ça faisait de l’air, déjà parce qu’il puait un peu de la gueule et que, comme tous les poivrots, il se sentait obligé de venir te parler à 5 cm du nez »

          • @AnneLaure: Je savais bien qu’il fallait pas déconner avec foresti… n’empêche que j’aime bien ce que vous en dîtes.
            Oui. Dans la salle, personne ne semble rire de sa propre connerie. On se fout plutôt de la gueule des autres… mais peut-être que si certains ne rigolent pas, c’est parce qu’ils réfléchissent… On peut toujours rêver.
            humour de singe Alors le corps de Foresti n’y est certainement pas pour grand chose dans le processus,n’empêche que bon, le corps de Foresti, il y a bien du y avoir un moment où il a tenu le stylo ou tapoté le clavier, en se demandant qu’est-ce-que j’y mets, qu’est-ce-que c’est drôle au pas. Après c’est effectivement pas le corps de foresti qu’est directement à l’origine des éclats de rire des huns et des hunes. Mais il y a quand même quelque chose..
            (un temps…)
            Finalement ça m’étonne pas qu’à notre époque, les gens qui vivent sur la faiblesse humaine fassent salle comble ou remplissent l’audimat…

          • ça devient très, très pénible

          • @François Bégaudeau: Tout à fait.
            pénible.
            c’est pas l’ensemble du récit qu’a vocation a être poilant, monsieur l’echo recteur…
            moi je raconte une histoire et je souligne ce que j’ai trouvé drôle dedans. Le reste J’assume. Font chier les addicts, surtout quand ils puent de la gueule…
            D’ailleurs je pue de la gueule moi aussi, faudrait pas croire…
            aucun principe, que des intérêts…
            Sur ce, dernier post, et sans rancune, c’était quand même sympa

          • « D’ailleurs je pue de la gueule moi aussi, faudrait pas croire… »
            cette information aurait été la bienvenue dans le récit même

          • Woaw !(je m’exclame), Pierre vous m’avez scotchée avec cette vidéo de chimpanzé.
            Je savais qu’on pouvait compter sur vous.
            Reprenons cette histoire de corps et de singe, d’animal.
            Je ne suis pas certaine que lors du spectacle de Foresti on se moque surtout des autres.On se moque de soi.
            Le corps de la comédienne caricature, imite ( singe ) des personnages.On force le trait de l’imitation pour bien se faire comprendre , d’où l’apparition de la caricature.Non mais , des fois qu’on y verrait pas clair dans le miroir.
            Prenons l’exemple du sketch j’aime pas les filles/j’aime pas les garçons :
            D’abord caricature d’une femme-enfant qui se prend pour une princesse.On l’imagine un peu superficielle, qu’elle nous donnera juste la couche supérieure de ce qu’elle perçoit des hommes et des femmes.En effet.Double niveau de caricature donc.On a une caricature de l’opposition homme/femme.Ce pour quoi la gamine ne les aime pas.Elle n’aime personne.On se fout aussi de la gueule des gens qui n’aiment pas les autres pour des raisons grossières.
            Après on en rit ou pas,ça dépend de plein de choses.Comme vous le dites il faut peut-être le temps d’y réfléchir.Mais c’est à dire que là, avec la spontanéité du corps en direct, on ne peut pas.Ou alors on rit d’abord et on réfléchit après, méthode Mark Twain : « à chaque fois que vous vous retrouvez du côté de la majorité, il est temps de faire une pause et de réfléchir. »
            Bref, moi perso, les histoires d’opposition homme/femme ne m’amusent pas.J’en entends tellement des blagues de beauf sur le sujet.
            Par contre une petite moquerie sur les mecs qui prennent tout au pied de la lettre , j’dis pas, c’ est sympa :
            http://youtu.be/_phKJSobQEs
            Une fois encore on est dans le foutage de gueule.Ah on ne peut pas s’en empêcher hein ? On se fout de la gueule du singe qui est en nous.

          • C’est un comble de reprocher de marquer l’opposition homme-femme à un spectacle qui, au bout du compte, embrouille énormément cette partition
            (exemple : « nous les femmes on n’a pas un gène du parc »)
            par ailleurs le corps de Foresti est un pied de nez permanent à la partition biologique
            sa suprématie dans le comique aussi

          • Heu pas Pierre, Jean je veux dire.Spontanéité du corps.Merde, c’ est malin ça François, je ne suis pas contente de vous.

          • Pour vous François,un personnage comique tout en absurdité http://youtu.be/pidSjuVAhA4

          • @François Bégaudeau: suprématie… ok… comme on dit : « je sors ».
            Anne-Laure, je tenais à vous signaler que ma copine n’a vraiment pas apprécié, mais alors pas du tout trouvé drôle, la blague de votre collègue sur l’avocat, et à la réflexion, je trouve qu’elle n’a pas tort.
            C’est un peu limite de l’humour de maton, quand on sait que là-dedans (en h.o) on a droit qu’à un coup de fil par jour, si on est en état de le faire, c’est à dire pas entravé ou sous hypnosol, alors appeller un avocat c’est pas trop possib’ vu que le cerveau à ce moment-là ressemble plutôt à du guacamol… pas trop possib’ de contester un internement arbitraire par exemple…
            ça existe ça les internements arbitraires ?

            Votre collègue est un con. Je vous le dis comme je le pense. Après, je sais que c’est pas facile tous les jours là-dedans.

          • bon, on sort ou on sort pas?
            Chacun de tes postes contenant une insulte, la question devient urgente.

          • @François Bégaudeau: Oui je suis d’accord sur le côté embrouille du spectacle.Et c’ est l’effet que ça me fait aussi quand j’entends de fausses-vraies-blagues sexistes.Au bout du compte on ne sait plus si c’ est pensé ou quoi, si c’ est réèl ou quoi.Les mecs qui jouent aux machos, les filles qui jouent aux mégères…De l’auto-dérision peut-être.
            Je dirais pareil pour les blagues fausses-blagues racistes.On se fout de la gueule des racistes qui font des blagues à deux balles bien sarcastiques.N’empêche on met le doigt dessus, on appuie là où ça fait mal, je ne suis pas certaine que cela fasse évoluer les moeurs.

          • Des blagues racistes et sexistes, je déclare solennellement que j’en ferai jusqu’à la fin de mes jours, l’objectif de maintenir le niveau de rire me paraissant bien plus important que celui de faire évoluer les moeurs -sachant que de toute façon il n’est pas de plus belle évolution des moeurs que l’extension infinie du domaine du rire

          • Oh Suprême, je vous vois venir vous (théorie de l’esprit),vous voulez que je vous parle de la psychiatrie hein?
            Je ne vous ai pas raconté le contexte de la blague sur l’avocat.Le patient est un mec qui est venu nous agresser un matin avec un couteau, il voulait planté le chef de service , un truc comme ça, bref.Il passait son temps à consommer des toxiques et il était en redescente de kétamine.Une fois hospitalisé il a pris un peu de neuroleptiques au début puis presque rien.A l’époque de la blague il ne prenait quasiment aucun traitement.Ce qui pouvait lui anihiler les neurones c’ était plutôt l’enfermement.Pour ça vous avez raison.Ce patient est connu du service depuis au moins 20 ans.Mon collègue qui aime bien ses petites habitudes y bosse depuis au moins 20 ans.Ils se connaissent donc bien.
            Après sa blague le patient a tout de suite percuté et rigolé de son grand rire cynique.
            Ceci dit,il est vrai que c’ était le moment de travailler en profondeur cette histoire d’avocat et que le rire a fait diversion.C’est là où je suis d’accord avec vous.C’était pas sérieux.
            Il m’est arrivé plusieurs fois de me questionner sur l’humour en psychiatrie.
            Déjà, juste un fait que j’ai constaté.Lorsque je bosse avec une équipe qui rigole, les patients sont cools, décontractés,il y a donc moins d’angoisses , moins de conflits.On est alors moins accaparés par quelques uns et on a plus de temps pour tout le monde.C’est le rire thérapeutique en un sens.
            Il est intéressant aussi de voir comment ça fonctionne selon le type de personnalité.
            Je vous donne deux exemples.
            D’abord un patient que je ne connaissais pas qu’on me décrit comme parano.Vu de loin c’ est vrai qu’il se la pète,il se positionne au-dessus, il se méfie.Mes collègues flippent un peu ( c’ était pas l’ équipe qui rigole).Monsieur vient nous titiller du côté de nos compétences, et alors c’ est quoi ce médicament, et ça sert à quoi blabla vous êtes vraiment incompétents.Je lui dis que oui on est vraiment des merdes , qu’on a pas de diplôme en fait, qu’on est de la raclure d’infirmiers ou je ne sais plus quelle connerie.Il a sourit.Il m’ a fait confiance par la suite.Faut dire que ce n’ était pas un pur parano,seulement un mec en phase parano-mégalo d’état maniaque.Un vrai j’dis pas , j’aurais fait autrement.
            Autre histoire d’humour avec une femme gravement hystérique.Bon là , je ne sais pas si vous allez comprendre.Elle se plaignait à moi de l’ équipe qui fait rire.Ils ne sont pas sérieux, ils se moquent de moi, de ma souffrance blablabla pendant 2 heures.
            Soit.Je comprends qu’elle estime ne pas être suffisamment bien dans sa tête pour avoir de l’humour.Ok.On en rediscute entre collègues, les jours passent.
            Un soir,au moment de prendre ses trois tonnes de médocs ( hystérie donc) cette femme me raconte qu’elle a passé une bonne journée.
            Elle était toute guillerette.J’observe que dans son euphorie elle est maladroite.Je lui dis d’un air étonné, sérieux qu’elle fait vraiment n’importe quoi et la v’là parti dans fou rire de gamine.J’en rajoute une couche.Elle ne s’arrête plus de rire.C’était attendrissant.Une enfant.
            Le lendemain ça n’ allait plus.Elle a tenté de se jeter dans les escaliers.On l’en a empêché je vous rassure.

          • @François Bégaudeau:

            il n’est pas de plus belle évolution des moeurs que l’extension infinie du domaine du rire

            Ooooh, vous êtes mignon François, je regrette de ne pouvoir venir à Nantes ce soir tiens ( moi,ma maladresse et mon haleine de hyène).Je ne l’avais pas vu ce documentaire, fallait que je me lève trop tôt à mon goût.
            Si on parle d’évolution du rire, je suis tout à fait d’accord mais on peut peut-être éviter de ressasser des traits humorisitiques passéistes ? Genre les bananes pour les noirs.On se fout de la gueule des réacs, de l’humour colonial , mouai, on peut peut-être les laisser dans leur merde aussi.Sont pas très intéressants.Croyez-en mon expérience de 10 ans de pays colonisé. On peut rire ensemble d’un humour qui montre surtout qu’on s’entend sur les même choses, qu’il y a un domaine où il n’ y a pas de problème de sexisme, de racisme…Le pays idéal.
            Voyez ça : http://youtu.be/Dghu7eXjSao
            On rit ? on rit pas ? C’est de l’ art ou du cochon ?

          • bien sur qu’on rit
            qui a parlé de bananes? j’ai du oublié de préciser : je déclare solennellement que jusqu’à la fin de mes jours je ferai des BONNES blagues racistes et sexistes

          • @François Bégaudeau: Ben ouai, c’ est drôle.D’autant plus quand on sait que les mecs de canala en particulier on la réputation d’être de gros méchants sauvages ( un lien avec Eloi Machoro je crois).
            C’est plus la gestuelle de Didier Super qui est marrante.Quand il imite le singe, bref…Il nous joue bien la caricature du raciste.
            Après, ce jeu de rôle relève plus d’un grand culot, fallait oser et on applaudit.
            Mais à la fin, générique, on spécifie tout le même que Didider est un gros con et que les kanaks sont les copains.Des fois qu’on aurait mal compris.Des fois que des gens interpréteraient mal.On prend des précautions,voilà, faut prendre des pincettes tout de même, ce qui montre aussi qu’il y a là un problème non résolu, inextricable il me semble.Et d’un seul coup c’ est pas drôle.C’est ça qui est dommage.

          • On est parfois obligé de prendre des pincettes à cause de gens qui tiennent à eux-même plus qu’à l’humour
            Si nous n’étions qu’entre amis réels du rire (on peut et IL FAUT rire de tout), il n’y aurait pas de pincettes à prendre et le monde perdrait instantanément 100 kilos

          • @François Bégaudeau: Oui, nous pourrions rire par exemple de notre éternel échec à ne jamais réussir à nous entendre les uns les autres.L’humain borné qui persiste à essayer et qui se recasse la gueule à chaque fois, c’ est risible.Le gros flou qui règne entre les gens et les empêche de se rencontrer vraiment c’ est risible aussi.
            Tout ça à cause de la tour de Babel je crois.
            Je vous raconterai d’autres exemples autour des blagues racistes si ça vous intéresse, j’y pensais et cela m’ empêchait de finir le livre de ma soeur ( plus que 100 pages).Bref, je vais bosser.

          • @François Bégaudeau: …mais non, mon lapin, y a pas une insulte par post… J’insulte personne en particulier, juste des mots et de gros maux. un genre de mauvaise blague, peut-être ?

            merci pour tout, patience et attention.

            (il sort..)

            (et désolé pour le bruit)
            et
            merci anne-laure pour ces précisions…
            étant passé par là h.o. tout ça, ça ne me fait pas vraiment rigoler ces histoires de dosage, je ne dois pas avoir d’humour-propre.
            En tout cas les infirmiers étaient effectivement plutôt sympa, discutaient avec nous, nous appellaient même monsieur ou madame. Sacrée présence… ça compensait l’absence des psychiatres qui n’avaient jamais le temps. Le temps. Le temps d’une h.o, tu ressors t’es accro à toutes les pastilles qu’on t’a prescrit… Faut vouloir arrêter après. Du coup ça a été 6 mois où j’ai cruellement manqué d’humour pour faire face à l’existence. Donc des histoires d’escalier aussi, je connais… Plus d’humour propre, plus d’amour propre.
            n’empêche que bon, sans vouloir l’insulter, votre collègue a été con « sur l’action ». je trouve… donc oui humour de maton, c’était peut-être un peu un « glissement sémantique » (comme on dit?), il n’empêche que l’institution psychiatrique a certains points communs avec l’institution pénitentiaire. Et ça, c’est drôle …

            Sur ce, je vous laisse rigoler. J’en ai assez fait on dirait.
            (et merci pour les huitres )

            (il sort pour de bon, toujours potentiellement convaincu qu’anne-laure est begaudeau, mais en se disant que de toutes façons, anne-laure et begaudeau (sans le s), mais que de toutes façons, on s’en tamponne et que c’était bien amusant tout ça, même si 5 réponses, c’est un peu court, mais c’est pas grave, de toutes façons le corps de foresti, l’humour, les femmes, oui le fétichisme m’habite, un peu comme tout le monde, mais c’est comme ça, il parait qu’on se refait pas. j’en doute. je sais pas. on va voir… je vais me refaire et je reviens.)

          • C’est vrai Vincent , hôpital psy et prison se ressemblent.
            Je ne sais pas c’ est bien raisonnable que je m’ étale ici sur le sujet,dans cet espace confiné destiné à l’humour-les-femmes.
            Bon vite fait alors.
            J’entends souvent les patients qui ont connus la prison nous dire : c’ est pire que la prison ici.
            Phrase choc qui resonne dans le crâne , qui part très très loin dans les recoins obscurs du cerveau.A chaque fois ça m’le fait,je ne nous défends de rien et me dis qu’ils ont raison.
            Et j’y réfléchis.Je me dis qu’il est bon d’une part de ne pas accepter la privation de liberté.C’est plutôt bon signe.
            Je trouve cependant étonnant de préférer une cellule de prison à une chambre d’isolement.
            Pour avoir, pendant un stage, vu de mes yeux à quoi ressemblait une cellule grâce à un surveillant carcéral bien sympa qui faisait des blagues tout le temps comme mon gros con de collègue.Il voulait me montrer la réalité, là il ne rigolait pas :
            6 mètres carrés pour deux , voire pour trois quand ça surpeuple,les chiottes dans la pièce, je vous passe les détails sur la vétusté.Pour avoir un peu compris l’emploi du temps d’un détenu: 1 heure de sortie le matin, 1 heure de sortie l’ après-midi, à tourner en rond dans une cour.
            Sinon,dans la cellule on peut regarder la télé, fumer, se masturber ,rigoler avec le co-détenu,interpeller les autres par la fenêtre…Quoi d’autre encore? Tout ce qu’on peut s’octroyer comme liberté quand la justice décide de nous en priver.
            C’est sûr qu’en chambre d’isolement psy,on ne peut pas fumer , y a pas la télé, on est seul.Y a rien qu’un lit, la radio et une horloge.C’est différent.
            Mais ce qui est différent pour les patients je pense, c’est surtout la représentation mentale du pouvoir qui enferme.Entre la justice et la psychiatrie il y a un gouffre et pourtant sur certains points ça confusionne à fond.Nous même des fois on ne sait plus qui on est,vous avez raison à propos de l’infirmier-psy-maton.
            Houlà,hoouuu,d’ailleurs je suis toute confuse d’un coup.Je reviendrai quand j’aurai les idées plus claires et si ça vous intéresse.

          • @Anne-Laure: (cela m’intéresse et je ne sais pas non plus si c’est le bon endroit pour évoquer tout ça, mais évidemment et comme convenu, je ne suis plus là pour vous lire…)

          • Oui , je sais que vous n’êtes plus là, c’est pour cela que je continue à vous écrire.

          • Raah, c’ est con hier je savais exactement quoi vous raconter sur le sujet, c’ était clair.Et puis là-dessus sont passées l’obligation sexuelle,peu de sommeil, l’obligation maternelle et v’là, j’sais plus.
            Je vais juste vous raconter une histoire pour mettre de l’ eau au moulin ( à eau , parce que si c’ est à vent c’ est pas la peine).
            Nous avions dans notre service un monsieur d’environ 70 ans, hospitalisé à la demande de sa femme parce qu’il ne dormait plus, parlait tout le temps et finissait par dire n’importe quoi.Ce monsieur avait de plus de gros problèmes de santé cardiaques.
            Dans le service il passait son temps à errer dans les couloirs à papoter avec tout le monde , à vouloir s’occuper de tout le monde.Les autres patients le surnommait le sanglier des Ardennes (?).Il ne dormait toujours pas, on ne pouvait pas lui donner trop de traitement vu sa faiblesse cardiaque.
            Il était plein de bonne volonté , voulait faire régner la justice.Il donnait tous ses fringues à un patient sdf.Il faisait la morale à un jeune homme irrespectueux si bien qu’il a fini par se bagarrer avec lui.
            Bref, fallait faire quelque chose.On s’ y est mis à plusieurs et on l’a attaché sur son lit.
            Bien évidemment il ne voulait pas se laisser faire , nous menaçant de nous foutre son poing sur la gueule.
            On l’ allonge de force, on l’ attache, il se calme.Il pleure,il nous dit merci.

          • @Anne-Laure: Eh bien, Anne-Laure, moi, en lisant vos anecdotes d’humour au travail, ce sont vos mots qui résonnent et s’entrechoquent dans ma tête… Vous pourriez continuer, ça ne fait pas mal… Mais comme on dit, ce n’est pas anodin, cette impression de déjà-vu, déjà vécu.
            Moi je repense à ces dosages de barge, matin, midi, soir, 2 pièces avec la télé dans chaque qui hurle, couloir entre les 2, chaises musicales, guerre de la télécommande, pause clope toutes les deux heures, embrouilles de clopes, cachetons qui font dijoncter les gens encore plus qu’à l’arrivée, du coup gens entravés, médecins pressés, jamais le temps, à part quand il y a les proches, là ils ont le temps de faire semblant… sinon ils te regardent 5mn, pas plus, même à l’arrivée, et pour faire court, plus t’es agité(e), plus on te file d’hypnosol. Moi j’ai compris ça donc j’ai rapidos fermé ma gueule.
            Dommage pour une thérapie soi-disant basée sur la parole. Du coup ce sont les infirmiers qui se font le boulot des psychiatres, le boulot par la parole…
            Enfin si ils veulent, hein, y en a pour tous les goûts, et du gars qui fait des blagues foireuses à celle qui lit des bouquins de psychologie pendant que tu manges…
            Je ne sais pas où vous travaillez, mais quand c’est vous qui parlez d’hospitalisation d’office, je suis assez étonné que le parallèle avec le système carcéral ne vous apparaisse qu’à la distance d’un gouffre…
            Vous dites que le médical est distinct du juridique, mais les h.o, ce sont des décisions administratives. Le lien je le vois là. La sanction du groupe. Maire, juge ou flic, cordier même combat.. C’est pour ça que je parle d’internement arbitraire, comme on parlerait d’arrestation arbitraire.
            D’ailleurs une loi passée l’été dernier réduit à une le nombre de signatures nécéssaires pour envoyer en h.o (contre deux avant).
            Alors moi perso, j’avais pas volé un bon dodo à l’hosto ou ailleurs, on pourrait en parler, mais on s’en fout et pour exemple je vous signale qu’un jeune homme qui s’était enchaîné à la porte de sa mairie pour protester à la j’osais bové ou autre continuez le combat a fini en h.o., je devrais pouvoir retrouver le lien…
            quelques abus possibles donc isnt’it ?
            Oui c’est pire que la prison, de ce qu’en disent les prisonniers… Moins de liberté, de ce qu’ils en disent. J’en ai rencontré un, il avait pris quinze mois de zonzon… au bout de quatorze mois ils ont diagnostiqué une incompatibilité au système carcéral… un peu comme une intolérance au lactose? alors ils l’ont envoyé quinze mois en h.p…
            la fête.
            C’est tellement la fête que pour simplement pouvoir consulter mon dossier sans me demander si je vais me faire réinterner pour avoir eu l’outrecuidance de me mêler de ma santé, je suis obligé de solliciter un ami médecin dont le père est avocat… parce que quand je suis passé au centre (qui m’a suivi pendant 3 mois de force derrière l’h.o) pour récupérer une copie dudit dossier, on m’a gentiment fait comprendre que va te faire foutre et si tu la ramènes on t’y remet…

            Bref… c’est pas grave tout ça… on rigole… moi je suis surtout étonné par ces gens qui se font interner de leur propre gré… A chaque fois que j’y pense, c’est comme si c’était la première fois que je m’en rendais compte. je ne sais si vous voyez… ah oui… inconcevable, cela m’est inconcevable… problème d’étanchéité, trop de résine sur la coque peut-être…

            Si on finit par commencer d’envisager de la faire un de ces jours, je serais ravi(e)(s) de vous convier à une journée
            « anti-psy » pour débattre de ce genre de bla bla. Bien que je n’aime pas le terme anti. D’ailleurs je n’y serai pas à cette journée.

          • Ah Mehdi vous vous méprenez sur l’intention humoristique de mon histoire du sanglier des Ardennes.
            Je voulais juste mettre le doigt sur un phénomène étrange concernant l’abus de pouvoir ( oui parce que c’ est de ça dont nous parlons).Lorsque des personnes sont soulagées par cet abus.Lorsqu’on les domine , les contraint parce qu’ils n’ arrivent plus à se dominer eux-même.
            Quelque part vous avez raison de faire le rapprochement entre « soins à la demande d’un representant de l’ état » (sdre on dit maintenant , plus ho) et la justice.
            Système administratif assez similaire, avec arrêtés selon les articles de lois machins chose etc.Sauf que , et là faudrait demander à Charles qui s’ y connait plus que nous,on n’est pas du tout dans un système pénal.
            Pénal, pénalité ,peine, punition.
            Ce qui est ressenti bien souvent pas les patients sous ce type de placement: mais qu’est-ce que j’ai fait de mal pour qu’on me punisse comme ça ?!!
            Sauf qu’on suit des articles de lois du code de la santé publique, nuance.
            Système qui cotoye la justice puisque les patients peuvent faire un recours à l’ arrêté en prenant un avocat.Et systématiquement ,au bout de 15 jours d’hospit, ils rencontrent de toutes façons le juge des libertés ( et des peines,c’ est son autre fonction, c’ est là où ça confusionne aussi ).L’interêt est que le juge puisse évaluer s’il y a abus de pouvoir sur le patient.C’est là où ça se complique , celui s’en remettant bien souvent au point de vue du corps médical.
            Donc , nous sommes d’ accord, ceux qui tiennent le pouvoir dans l’histoire ce sont les médecins.Ils ont le pouvoir d’annuler cette contrainte à la liberté.Pour ça qu’il y a des certificats par différents médecins dans les 24 heures, puis 72 heures…Il arrive , c’ est rare que les médecins l’annule rapidement.Question d’ évaluation psychiatrique de la personne mais aussi du contexte.A savoir qui se plaint des troubles du comportement? pourquoi ? quels sont les risques pour l’ordre public ?
            Le médecin lui a son tour évalue en quelque sorte l’ abus de pouvoir possible sur le respect de l’ ordre public.
            Nous en sommes là, alors.Au-delà de l’interêt de l’individu,c’ est la question de la societé qui est interrogée.
            Une limite à ne pas dépasser, celle de la normalité.Ce que la societé veut qu’on soit.
            On ne parle plus alors de maladie ,plus de souffrance psychique.
            Quand on est du côté du patient , je vous jure que c’ est troublant.

          • Et dites-moi, que voulez-vous savoir en lisant votre dossier ? Parce que oui, vous avez le droit de le consulter.Il faut faire une demande à la direction de l’ établissement je crois.Seulement il y aura des parties que vous ne verrez jamais, les parties non communicables.Ce sont les observations recueillies par les tierces personnes, les proches etc…Histoire de les protéger eux, histoire de ne pas foutre la merde dans les familles je pense.

          • Bon, et puis,puisqu’on parle de pouvoir,de domination et de violence c’ est le moment de vous raconter l’histoire d’Hugo ( ou de Hugo, j’sais pas trop avec les H).
            J’ai bossé un an en hôpital de jour de pédopsychiatrie.On accueillait des groupes d’ enfants pour des demi-journées, des journées entières, en plus de leur temps scolaire.Je travaillais en binôme avec une éducatrice spécialisée.Elle à fond sur l’ éducation, passionnée par les autistes…Moi c’ était pas trop mon truc l’autisme.Bref, on s’en fout de mes passions.
            Premier jour avec un groupe dont Hugo fait parti.Hugo a 5 ans, il est grand,bien dodu,trop chou avec ses grands yeux bleus.Un beau petit garçon.Je le complimente sur ses beaux yeux.Première approche maladroite,je ne connaissais pas son problème.
            Il fait une bêtise, je ne sais plus quoi,je lui fait remarquer, il m’ attrape le bras et me mord, ne desserre pas la machoire.Putain de douleur, physique,psychique , se faire attaquer par un gamin ça fait mal.Bouleversée, je me tourne vers mes collègues, blasés par les frasques d’Hugo,un peu désolés, un peu rigolards.Comme ça j’ étais au courant.N’empêche, j’en ai pleuré et je me suis sentie super conne.L’idée, le concept étant que nous les adultes nous devions être les plus forts.
            Dans la salle du groupe, on commence la journée, ateliers thérapeutiques et compagnie.Journée hyperstructurée pour structurer les gamins, bref.
            Hugo n’ est pas dans le groupe, il rôde autour, il fait n’importe quoi, monte sur les meubles, nous regarde,jette les objets.Regards de défis.
            Ma collègue lui ordonne de se calmer ,de venir avec nous.Montée de violence.Hugo nous attaque, comme une bête.
            Ma collègue l’attrape, le contient de ses bras, de ses jambes.
            Hugo se débat, hurle « lâche-moi!!lâche-moi !! », il a une telle force qu’elle a du mal à le maintenir, il tente de la mordre de la griffer.Il est rouge de colère , il fait sortir la morve de son nez,tente de l’ étaler sur elle.Un dragon.Un monstre.
            Cette lutte parait interminable et minable.
            Moi et les autres gamins on est scotchés par cette violence.
            Et là,phénomène incroyable,marquant pour moi parce qu’après des années je m’ en souviens encore: Hugo se colle au corps de ma collègue,la maintient comme il peut en hurlant et pleurant  » Me lâche pas !! Me lâche pas !! » ( j’en ai des frissons d’y repenser).Elle lui parle, le rassure.Plus il relâche l’ étreinte plus elle relâche.Ils finissent pas séparer leurs corps.
            Hugo est tout calme,tout pâle , épuisé.
            Il est près à intégrer le groupe,on peut commencer la journée.
            Ce que je vais faire aussi.J’ai du boulot de ménagère à faire.

          • @eruaL-ennA: non rien de spécial sur le sanglier des Ardennes, ce sont un peu toutes les histoires que vous racontez qui me donnent cette impression, cette résonnance. Je n’aurais pas dû employer le terme « humour au travail »…
            Elles sont vraiment intéressantes vos histoires…
            ouais norme, normalité…
            En parlant de domination, c’est dommage de devoir attendre l’avis de charles pour commencer à envisager que, par tout-tatis et par exemple, la societé est un tout, un genre de tout, et que la justice, la médecine, etc en sont les parties. Comme un corps. Organique. (updating…) Structurel, this is le mot. Pour moi c’est un peu la même chose du coup justice et médecine, art et religion, économie et mode de vie. Mais je m’ai garée.
            Pardon.
            Tout ça pour vous dire que si je veux récupérer mon dossier, c’est avant tout dans un souci de compréhension… Moi au jour d’aujourd’hui, je m’en fous un peu de leurs observations, et je crois que je m’en suis à peu près remise de leurs dosages de barges… Par contre, ça m’intéresse de pouvoir y accéder puisque théoriquement j’y ai accès…
            Oui je suis vaguement en mesure de comprendre ce qui y est écrit, et sinon ça va très bien avec les proches… J’en veux à personne en particulier… (ça y est j’ai le droit ? ^^)

            Ah je vous citerais bien le passage d’un bouquin qui le dit mieux que moi ou charles, mais il y a des images qui correspondent à peu près à ça

            Sur ce, ayant moi aussi des obligations sexuelles, je dois vous laisser, dans l’attente de reprendre notre rapport textuel.

          • Effectivement heureusement que nous avons Charles, notre meilleur ami de droite, pour prodiguer l’idée éminemment droitière (maurrassienne) que la société est un tout organique.
            Gageons qu’un sitiste de gauche prendra tot la parole pour rappeler que, pour Foucault, une société est un écheveau extrêmement complexe de poles de savoir-pouvoir.
            Je voudrais signaler au passage que ce site ne comprend pas qu’une page, que sur l’une des 400 autres il y est question de faits de langue contemporain, et que par exemple le FLC « au jour d’aujourd’hui » y a été d’emblée consacré fléau numéro 1.
            Pardon de vous avoir dérangés, je ne faisais que passer.

          • Exact Armelle, exact, vous entendez comme ça résonne, écho…écho…
            Vous et moi pensons la même chose de la société, des hommes,de la nature, rapports de force , structuralisme…C’est compliqué de raisonner avec ça, sachant qu’il y a toujours des forces qui nous échappent à notre conscience.
            Sur l’histoire d’Hugo on peut en tirer plusieurs choses.D’une part l’ interêt du soin psy, je prêche pour mon église.Mouai, bof…On s’en branle j’ai envie d’dire.
            D’autre part ,c’ est surtout là où je voulais en venir,c’ est que ce gamin met le rapport de force à l’extérieur de son corps, voyez-vous , nous en revenons à Nietszche.
            De là, on peut imaginer une drôle de théorie sur les relations dominants-dominés,où au final tant qu’on est le maître de son corps nulle personne n’ aurait le droit de nous dominer.Je ne sais pas si je suis claire.L’idée serait qu’il serait complètement légitime d’échapper à tout système dominant si le lâche-moi-me-lâche-pas est integré en nous.Bon, je retourne à mon nettoyage de baraque.

          • @François Bégaudeau: Justement, en passant l’ aspirateur,je me disais que ça y est ,il est temps que je commence à lire surveiller et punir.
            Non mais sinon vous pouvez rester François,on est bien là, venez avec du monde si vous voulez.On est là, tranquilles , on boit du café,on fait des trucs, on fume des clopes, on fait des trucs,on baise, on fait des trucs…

          • @François Bégaudeau: excellol…

          • Je reprends ça :

            C’est compliqué de raisonner avec ça, sachant qu’il y a toujours des forces qui nous échappent à notre conscience

            Parce qu’en me rectifiant j’ai laissé le nous et c’ est moche.
            Je me rectifiais en rajoutant à notre conscience parce que je tenais à exprimer qu’il ne s’ agit pas, à mon sens,de maîtriser ses forces.On se fatiguerait pour rien.On peut juste les réperer, celles qui se présentent à nous et savoir que beaucoup d’ autres nous échappent.
            Ensuite , en passant la serpillière je pensais à ce corps , à cette matière.De la même façon que dans l’atome,quand il y a rapports de force il y a création de matière.
            C’est banal de le dire mais c’ est essentiel il me semble.
            Sur ce, je vais vous raconter comment je me suis mise à écrire sur ce site.Vous me direz quel rapport ? Je vous répondrai de force.
            C’était il y a à peu près un an,un week-end, j’ étais au boulot.C’ était l’heure de la pause dans la salle de pause.Ma collègue qui porte le même prénom que moi bougonnait,comme d’ hab.Elle n’ aime pas que je m’ appelle comme elle.
            D’autres discutaient,à propos des nouveaux contrats free je crois,comment faire des économies sur les abonnements téléphonie-internet, comment résilier les abonnements…D’autres lisaient des magazines du genre voici.Bref , je me faisais chier.Pas de matière palpable.Quelque chose m’ échappait.Me voilà dans le vide.
            Je regarde machinalement le journal quotidien local posé sur la table auquel je ne trouve habituellement aucun interêt.Sur la première page les titres, en haut,interview de François Bégaudeau.Je me dis ben oui tiens je l’avais oublié celui-là.Il m’ intéressait bien ce gars là, à l’ époque où j’ai vu entre les murs et où je l’ai vu à la grande librairie.
            Je tourne le journal ,dernière page.Je ne me souviens plus du contenu de l’ interview.Comme quoi il avait été prof dans la région, m’en fout un peu.Mais il y avait surtout cette photo.François accroupi,pose étrange,pose à la con ,nous avions une vue plongeante sur lui.Et ce beau visage sympathique.Je suis quasiment certaine qu’il souriait sinon ça ne l’aurait pas fait.
            Et là, boum, matière, comblement du vide.Voilà quelqu’un à qui j’ ai envie de parler.J’en parle à la bougonne qui rigole de mon enthousiasme.Elle s’en fout,je n’insiste pas ,je garde ça pour moi.
            Peu de temps après, je divague sur internet et je trouve ce site.
            Depuis, c’ est presque tous les jours que je palpe cette matière: réflexion, écriture, réflexion, lecture, réflexion…C’est fou hein ? C’est fou.

          • @Anne-Laure:
            … d’ailleurs à l’hôpital on avait un peu droit à de l’arthérapie… C’était bien… Du picture de la sculpture mais pas d’écriture, ça c’est marrant. Pas évident de tenir un stylo ou de se concentrer, il faut dire.
            De toutes façons on était deux et demi à l’atelier, une heure ou deux par semaine, placard fermé le reste du temps parce que vous comprenez, sinon après c’est le bordel … donc on a plutôt le droit de jouer au rami… moi j’ai surtout lu des bouquins, c’était dur d’écrire, on pouvait essayer de s’enfuir dans un bouquin. Sinon, depuis la fac de l’être, je lis fort peu et je fais pâle figure quand il s’agit d’avoir lu. D’avoir lu pour parler, pouvoir parler ou pour pouvoir écrire par exemple. Pas lu Bégaudeau par exemple, alors ça c’est un comble, qu’est-ce-qu’elle vient pas nous faire chier celle-là…
            Ben elle s’intéresse juste à l’écriture numérique, donc elle zone sur les forums, les chatroulette, les blogs et autres sites… Elle trouve qu’on s’endort quand on est d’accord… quand elle sort dans la rue, elle regarde les gens passer leur temps à s’envoyer des mess@ges, en se demandant qui d’elle ou des gens est plus enfermé, et que de toutes façons elle-même et ces gens et vont passer la soirée derrière certainement leur clavier et de toute façon un écran, petit ou grand… 2.0 me voilà vieille conne… Donc je fourre mon cybernez un peu partout je veux bien, donc en fait surtout de la lecture, parfois je m’arrête et j’essaie de discuter. (j’imagine la tête de françois s’il lit ça : « j’essaie de discuter »…. bon, ben j’efface pas… on verra s’il relèvera… ouah pardon…)
            Je serais certainement déjà partie si nous n’avions pas entamé cette relation textuelle. je vous dis textuelle comme je le panse parceque ma copine ne répond plus à mes sms… Elle me fait la gueule parce que je fais chier Bégaudeau, que selon elle c’est pas juste, y a quand même d’autres gens à faire chier dans le monde… Bon, elle me fait peut-être aussi la gueule parceque hier, quand on s’est retrouvé, à chaque fois que je voyais un hôtel, je lui proposais d’aller tirer un coup vite fait et qu’en fait on a fini à la gare dans un parking souterrain à bouffer des sushis sous vide dans la bagnole… aucun sens de l’humour des fois je vous jure, je suis pas prête de baiser, moi… Tant mieux en un sens… Donc… j’en étais où ? Ah oui. Ben moi, à la base, vu qu’on m’en parlait quand même des fois pas mal beaucoup souvent, de Begaudeau, et que j’avais pas vraiment lu ou vu quoi que ce soit, je suis venue voir si Bégaudeau existe bel et bien et s’il est éventuellement soluble dans l’eau …
            Parait que c’est un chieur dans le bizbi elle me dit. Alors je me dis tiens, faisons-le chier 5mn. Pas plus simple que ça. Une vraie gosse. Faut vous avouer aussi que je suis remplie d’apriori sur tout ce qui passe par Li Monde, Liberasion, Rance Télé-visons et autres joyeux… (comment dire sans vous la faire mytho-maçonnique ?(flc award j’ai verifié))…allez, je vais dire joyeux groupes d’intérêts humanistes. Copains d’avant, quoi… les gens du codex.
            Le codex c’est pas une conspiration.
            ouah pardon
            Y a à peu près que devant arte que je m’abstiens d’agiter une passoire pour dissocier image et son (sinon je ne regarde pas… ou je ne mets pas le son ou pas l’image). Après, on a le droit de passer par là ou par ailleurs, on est dans un pays libre^^… chacun son chemin.. Sinon Begaudeau à la radio, même si franz kultur épure, c’était sympa, pas corrosif pour du subversif, je me rappelle je me suis marré…
            Sinon, par principe et pour faire court, un film ou un bouquin peuvent être bon, mais je me méfie de tout ce qu’ils plebiscitent. Pronoia. Je rate un tas de trucs, je sais…
            Bon vu le pli que ça a pris, je vais m’en tenter un, de bouquin, sous peu, ça m’en fera un deuxième cette année, voyez le rendement… Je sais pas lequel, mais je sais déjà pas lequel, euh…, quel pas… lequel je veux pas… celui avec marqué Mick jagger partout dedans,quand elle me l’a filé, ça l’a pas fait, Mick Jagger toupart, dessus la couverture en toftof, dedans le titre et les mots du livre ça, ça rend fou, les couleurs et tout. Peut rendre fou de lire ça. Pronono ja ja ja. Le reste ça a l’air d’aller ^^…
            On aura peut-être l’occasion d’en reparler sur une des 404 pages de ce site,
            si ça vous intéresse bien sur

          • Postulant l’intelligence de tous, je continue à espérer que tu en viennes de toi-même à cesser ces posts dont la succession récente épouse strictement la courbe de la santé de l’UMP depuis cinq jours : chaque jour on tombe plus bas. Faut-il que je nomme un Juppé pour enrayer cette dégringolade?

          • @François Bégaudeau: …je ne suis plus l’actualité mais oui c’est reçu… la comparaison est intéressante… tu pourrais nommer un fabius, un coco ou un facho ça ne me ferait pas plus mal, mais la notion de dégringolade ça oui je peux comprendre…. Reste à définir où est le fond : terre ronde ou terre creuse ?

            Du coup je viens d’effacer tout ce que je viens d’écrire. Post à la poubelle par souci d’autocensure et de correction…
            ça y est je m’ennuie…. t’as gagné… je m’en vais ^^

          • En dehors de votre petite conflit je peux continuer ma recherche sur la pensée- matière ? Non mais il n’ y a que moi qui suit sérieuse là-d’dans,pfff…
            Je vous raconte quelque chose que j’ai vécu de matin avec une patiente qui souffre de mélancolie.
            Je dis le diagnostic, pas pour faire la maligne , ni pour vous envahir de termes psys dont vous vous passeriez bien.Juste pour le mot mélancolie, mot qui est passé je pense , de la médecine à la littérature, à la psychiatrie et ça c’ est intéressant.Comme quoi nul système n’ est clos.On pensera à regarder les cours de physique thérmodynamique sur la loi d’ entropie.
            Donc, cette patiente me raconte ce matin qu’elle est persuadé que son cerveau se diffuse à l’ arrière de sa tête.Comme une perte de liquide.Elle compte sur nous pour passer un scanner pour vérifier.
            En même temps elle s’inquiète parce qu’ elle n’ a plus de pensées.Elle s’inquiète parce que sa tête est vide.Les seules pensées qu’elle arrive à avoir sont celles du langage parlé et écrit.
            Etonnant non?
            Comme si ses pensées ne pouvaient exister que matérialisées.

          • @Anne-Laure: « Nos assistantes sociales ont du mal à trouver un emploi stable aux anciens détenus; et cette difficulté provient de l’attitude de la société dans son ensemble. Tout homme qui a fait un séjour « à l’ombre » se voit à jamais refuser « une place au soleil » dans le système social (…) Il restera en marge, en compagnie d’autres asociaux ou prétendus tels sur lesquels, dit-on, on ne peut pas compter, auxquels, dit-on, on ne peut rien apprendre, etc. Il en va de même pour les malades mentaux qui subissent un traitement dans une une institution spécialisée. Tant qu’il demeurent chez eux, la société considère leur étrange comportement comme admissible. Elle le déclare intraitable dès qu’ils sont officiellement admis dans la catégorie des anormaux. (…) Le seuil de tolérance sociale ne dépasse pas le seuil de l’admission du malade à l’hôpital psychiatrique. Les voisins tolèrent les excentricités du malade aussi longtemps que celui-ci ne franchit pas le seuil de l’hôpital, c.a.d de la marginalité. L’homme de la rue ne fait pas grand cas des comportements que le psychologue qualifie de pathologiques : « ce n’est qu’une lubie », « il s’en sortira », « il faut de tout pour faire un monde » sont les réactions les plus courantes. Mais dès que le malade entre à l’hôpital, l’homme de la rue considère comme anormal un comportement qu’il trouvait normal la veille… (…) De sorte que les assistantes sociales chargées de réhabiliter les malades mentaux guéris connaissent des difficultés semblables à celles que connaissent les oeuvres en faveur des anciens détenus. Certes, l’homme de la rue, en adoptant ces attitudes à l’égard des fous et des anciens détenus, les justifie automatiquement. Mais là n’est pas la question. Ce qui nous importe ici, c’est que l’être marginal rencontre, aux quatre coins du monde, le même accueil… »

          • Je ne sais pas qui a écrit ça Armelle , entre guillemets, mais cela me semble réaliste quoiqu’ assez généraliste.On voit quelques criminels, quelques fous qui ne sont pas marginalisés.
            Par exemple, et là nous allons bien nous bidonner, arf ,arf : http://www.slate.fr/lien/41967/dirigeants-maladie-mentale

          • Suite à la conversation sur hôpitaux psy/prisons , lieux de privation de liberté et ceci malgré la disparition désastreuse d’ Armelle,je souhaite vous informer qu’il existe depuis 2008 en France une institution indépendante dont le rôle est de protéger les droits fondamentaux des personnes privées de liberté.http://www.cglpl.fr/
            J’ai vu travailler ces braves gens dans le documentaire à l’ombre de la république.
            En gros c’ est comme les contrôleurs d’hygiène vétérinaire dans les restos , sauf que ça se passe dans les lieux de privation de liberté.

          • @Anne-Laure: eh bien merci pour ces informations intéréssantes.
            J’imagine que cette structure est remplie de gens de bonne volonté que la raie publique a su sélectionner et y placer… Savez-vous, par exemple et pour éxagérer, que la plupart des antennes ivg sont tenues par des fondamentalistes chrétiens anti-avortement ?
            Pour ma part, à part démolir les prisons, les hp et tant qu’on y est les hlm, y a pas grand chose à faire. ça n’empêche pas la coercition, l’accès aux soins psychiatriques et le droit au logement…
            Enfin bon bref au jour d’aujourd’hui voilà, quoi…
            J’aurais bien aimé vous répondre plus tôt,
            mais bon vous savez, ces rapports textuels,
            plus c’est long, plus c’et long…
            et pour ne rien vous cacher, je n’avais plus accès à internet, car j’étais partie en stage non-rémunéré comme gardienne de nuit dans une fabrique de pétards mouillés.
            J’en ai quand même profité pour regarder le pestak de florence frosties…
            Alors bon rien à dire sur le talent, génie, whatever. Bon elle a pas l’air plus cocaïnée que les autres. pas moins non plus… chacun son truc et là j’imagine qu’on frôle l’outil de travail et surtout le tabou…
            Donc oui y a du génie, je veux dire, réunir autant de gens et les mener par le bout du nez jusqu’à arriver à leur lire le petit poucet sans que y en ait un qui bronche, je dois dire que là, oui, maximum respect…
            Bon moi perso j’ai souri pour ce qui concerne les sms, sinon je n’ai pas trouvé ça très rigolo au sketch par sketch… Par contre, il y a quelque chose de très bien, tout un discours sur l’humour justement, et sur l’ensemble du spectacle elle renvoie bien tous ceux qui se marrent plus ou moins face à eux-mêmes.
            Autrement dit, et comme on dit, elle leur fait bien à l’anvers, ce qui en matière de sorcellerie est la méthode recommandée.
            Sorcellerie ? Pardon, je voulais dire mise en scène, je suis navrée…

            En tout cas je suis rassurée, je croyais que j’avais raté un pilier du féminimse du century.

            Sur ce, je retourne à mon téléchargement illégal de ‘on est en démocratie’, à mon manuel de poliorcétique que je viens de retrouver, et je vous souhaite une belle journée.

          • C’est avec joie que je vous retrouve chère Marcelle.
            Je comprends à peu près ce que vous cherchez à dire à travers l’exemple des centres ivg.
            Il est vrai que la fonction de ces contrôleurs des lieux de privations de liberté à lieu d’être puisqu’il existe des lieux de privations de liberté justement, ce qui est assez pathétique.Ils seront là pour réparer les dégats de la societé de contrôle ( on reprend ça tiens , c’ était une bonne idée finalement) mais ne chercheront pas à attaquer le problème à la racine.
            On racle un peu la partie superficielle de la verrue plantaire, ça soulage la douleur mais si on n’ en arrache pas la base elle se redeveloppe toujours.Bref.
            Dans le documentaire à l’ombre de la république on voit des détenus de la maison centrale de l’île de Ré.Pour les longues peines avec les cris des mouettes.
            On y voit un mec de presque 50 ans incarcéré à perpetuité pour meurtre lors d’un braquage quand il avait 18 ans.Ca questionne.
            A 18 ans on est bien immature , on fait des conneries…La justice humaine décide que la faute de ce gamin est impardonnable.Faute de pouvoir lui couper la tête on l’enferme à vie dans une boîte.C’est troublant.

          • Je continue,
            Voyez ce qui est troublant :
            Ces hommes qui jugent d’autres hommes comme impardonnables de leurs pêchés alors que comme tout le monde le sait c’ est Dieu qui décide.
            Ce qui est par ailleurs noté en grosses lettres au sommet de la rotonde de la maison d’arrêt que je connais : « Le Dieu qui tant de fois fit grâce aux coupables offre encore ici le pardon ».
            Preuve que la justice des hommes et la justice divine se mèlent inéxorablement et ceci malgré la séparation de l’ église et de l’ état.On dira mais oui mais c’ est un vestige du passé on sait bien ce qu’il en est de la république, qu’elle est laïque et patati et patata…Mais les lois de Dieu ou les lois des hommes c’ est pareil puisque la source est la même.Cela ne change pas grand chose concrètement sur cette idée de faute-punition.
            Au jour d’ aujourd’hui,ce qui préoccupe la justice et les bons citoyens, c’ est non seulement la question de la peine mais aussi la question de la récidive.On évalue la dangerosité des criminels.On tente une opération chirurgicale de la societé , exérèse de tout ce qui est mauvais.Seulement on manque d’ experts en la matière et même les plus experts peuvent se tromper.
            Donc tout ça c’ est pas mal basé sur du faux.Cela veut s’assurer d’un certain sérieux mais c’ est du théâtre.
            Comme les paysans armés de fourches qui vont au château de Nosferatu pour lui faire la peau.

          • @Anne-Laure: je ne sais pas, c’est comme un blocage, j’imagine que c’est parceque vous avez évoqué la notion de contrôle, j’ai beau y repenser presque tous les jours, je ne sais pas trop quoi vous écrire… on frôle l’obsession textuelle…je repense souvent à votre question : « qu’est-ce-qui vous fait rire, jacques, armelle et les autres? ». Je me suis creusé la tête, à la recherche de quelque chose à partager, autre chose que des tranches de vies, du canal commun, bref un lien… Moi l’humour, vous savez, c’est comme le café, j’ai arrêté, mais si jamais j’étais obligé de m’en servir, je le prendrai court et noir, et si possible j’éviterais de trop me sucrer au passage… ah ha.
            Donc en tout cas il y a ça http://youtu.be/8mSed9Du0kU
            Vous savez, à titre personnel, ce qui me fait poiler, c’est de refuser de dire quel est mon sexe sur les sites de rencontre. On utilise éventuellement un prénom neutre, du genre Fred, pour brouiller les pistes… Avec lesfilles, en général, ça va… Avec les mecs, c’est vraiment drôle… Faut voir les réactions de certains dès l’accroche ou bien lorsqu’ils finissent par s’apercevoir qu’ils sont en train de discuter avec quelqu’un du même sexe… Je vous le garantis, la notion de pollution prend à ce moment-là tout son sens… bah … c’est sale…

    • Je trouve que c’ est très intéressant ce qui se raconte là.
      Je sais j’arrive à la traine , c’ est que faut se balader , user de logique pour comprendre qu’il s’y passe quelque chose.
      Question sur l’humour sur l’oflc de celui qui s’ auto-censure et n’ a pas d’intentité stable et hop, on arrive là.
      On arrive à se questionner sur l’essence de ce qui se passe entre nous : domination ou non?
      Souvent, je me suis posée la question de la domination entre nous.Ce qui pose la question de la domination en démocratie.
      Bref, un thème à exploiter il me semble.

      Donc la borne elle est là, selon moi. Domination. La violence n’est pas une conséquence, c’est la racine du problème. Viol-ence fondatrice

      d’autre part ça n’a pas l’air très horizontal pour une démarche collective

      Je me dis que c’ est dans le collectif, dans l’horizontal qu’il y a de la violence justement.C’est dans les conflits d’idées qu’ il y a création, lorsqu’on cherche à se dominer les uns les autres tout en cherchant à se dominer soi-même.

      • identité stable , je voulais écrire.
        J’ai le cerveau qui dérape et les doigts avec.

        • Et alors je repense au documentaire du collectif Othon, on est en démocratie.
          Fallait bien que j’ y revienne un jour,ou une nuit près d’un lac.
          Je repense à ces quelques personnes qui n’ y croient pas, qui pensent qu’on leur demande leurs avis alors que c’ est perdu d’avance.Elles se savent dominées depuis longtemps alors à quoi bon.
          Je pense à la femme qui est interrogée en soirée après la réunion sur l’urbanisme du quartier.A côté de sa copine ,la femme noire très enthousiaste, elle est sceptique, désabusée.
          Je pense au collégien qui est ambivalent sur le sujet, il y croit , il n’y croit pas.Il est perdu le pauvre,il rigole, il joue pour oublier son malaise.
          A force d’expériences où on leur dit qu’on tiendra compte de leurs points de vue et qu’au final ce sont toujours les points de vue des dominants qui sont gardés.
          Il y a de quoi ne plus avoir confiance,de quoi se vider d’idées et se couper des autres.
          C’est tout le travail délicat de la démocratie.On en discute dans le documentaire entre la jeune urbaniste et Dominique Voynet et il y a de quoi s’interroger.
          Comment mettre en valeur les idées de chacun sachant qu’il y a des personnalités dominantes ? Celles qu’on retrouve dans toutes les réunions, celles qui ont le don pour prendre la parole , celles qui aiment imposer leurs idées.Comment mettre en valeur les idées de l’introvertie Aicha(si je me souviens bien du prénom) par exemple ?
          Peut-être juste en se disant, en permanence que personne n’a moins de valeur qu’un autre.Que cela soit la loi de base, que chacun devrait intégrer.
          Et que même ceux qui sont dans l’apparente incapacité d’intégrer cette loi ne soient pas exclus, on espère que ça viendra un jour.Allez, on y croit.

          • On espère par exemple qu’Aicha puisse avoir un jour une pulsion de domination pour en revenir à la violence.

          • J’aime assez cette idée originale.

          • @anne-laure Merci.

            Je me dis que c’ est dans le collectif, dans l’horizontal qu’il y a de la violence justement.C’est dans les conflits d’idées qu’ il y a création, lorsqu’on cherche à se dominer les uns les autres tout en cherchant à se dominer soi-même.

            je crois que le collectif, c’est violent de toutes façons… c’est pas que ce soit peine perdue, c’est juste que par exemple, à un moment on délimite le collectif, on pose des limites. Sine qua non, comme on dit je crois, en tout cas on pose un panneau devant le village, on sort un sticker, un site web, un documentaire, etc.
            Donc l’humour, c’est un bon outil délimitatif, par exemple, quand il s’agit de dissoudre la lutte des classes dans des problématiques nationalistes ethno identitaires, pour faire court… (Les conspitrasionistes parlent souvent de destruction de la classe moyenne, et que ce soit un genre de planning antifamilial ou pas, on est en plein dedans)
            ça empêche pas de se poiler, au contraire, reste à savoir de quoi ou de qui et avec qui… Je veux dire, faire des sketchs sur les chômeurs feignants quand t’as fait l’enaz sciences peaux et que tu sais très bien ce que c’est que le NAIRU ou le benchmark, c’est assez révélateur d’un genre de dynamique de groupe. Sans parler d’intention… Mais pour faire moins, euh, dématérialisé, je dirais que l’humour et les groupes, c’est surtout quelque chose de quotidien, un peu comme la violence, un peu comme le travail.. Une civilisation extractrice (ça existe ce mot?), enfin, basée sur l’extraction, ne sait produire que des rituels violents, et, pour faire court, tant qu’il y aura des villes, il y aura de la prostitution. Ben oui, moi qu’aime bien le rap, je te dirais volontiers que puisque l’homme nique sa mère (la terre), c’est la moindre des choses logique qu’il oppresse plus ou moins la femme. Dans les societés patriarcales patrilinéaires ? en tout cas. Donc plus ou moins la majorité. […]
            Donc oui moi je trouve ça intéressant ce territoire mou de l’humour, c’est bien que les femmes se le réapproprient, c’est la moindre des choses, et là je ne censure pas. Surtout dans la quotidienneté… les roumanoff ou les foresti, ça me dit moyen, allez voir ou regarder un spectacle qui s’appelle mozer fucker, je suis navré, sans moi, je rate certainement quelque chose, mais perso, tu vois, non merci. L’épaisseur du trait, j’imagine… on pourrait développer sur les stéréotypes véhiculés par le traitement médiatique des personnages publics fémininins tels que finalement des sarkolènes, c’est fait pour se vautrer,des propos racistes ça passe si rachida l’a dit, si morano l’a dit. C’est des gonzesses… Par exemplitude Le rottweiler Tweetgate people de lhollande quand même, c’était quelque chose… je veux dire les merdias ont suivi… Les gens sont suivi… Tout le monde y est allé de son petit avis sur le rôle à tenir de la meuf du primo, remember karl a bruni la débroussailleuse… L’humour a d’ailleurs été massivement pratriqué.

            Mais je m’égare, c’est passionnant tout ça, je cherche surtout à rebondir sur cette histoire d’horizontalité, verticalité, la réalité en trois dés augmentée est selon moi plutôt piramygdales, c’est comme ça c’est structurel, comme la béchamel. Quitte à pratiquer la violence pour adhérer au collectif, autant le faire sur soi-même plutôt que sur les autres, que ce soit un peu horizontal, ça fait moins mal. Effectivement.
            Du coup je cherche On néant desmauxcrassie
            Introuvable les vidéos du collectif sur le tube … ma copineon me dit que c’est gratuit pourtant… Serait-ce un bug du jeu ?

          • J’aimerais bien que tu expliques ça: « aller voir ou regarder un spectacle qui s’appelle mozer fucker, je suis navré, sans moi, je rate certainement quelque chose, mais perso, tu vois, non merci »
            comprends pas
            par ailleurs c’est vraiment impossible d’écrire sans jeux de mots? c’est pas une censure, c’est une question. et un peu une manière de témoigner de ce que lesdits jeux de mots freinent sensiblement la lecture de tes posts

          • Et bien Yvan, je ne pensais pas que vous verriez que je suis là.Je suis bien contente.Comment ça se fait ? Vous avez un truc qui signale qu’on répond à votre suite ?
            Vous me réexpliquez ce que vous disiez de l’humour chez les femmes.Bien, vous écrivez agréablement, ce n’est trop grave si vous vous répétez.
            Je suis d’accord avec vous sur l’idée de l’humour-guerrier même si l’humour ne se limite pas à ça.
            L’humour en tant qu’ arme sociale, oui,I’m agree.Il y a aussi l’humour en tant que pacificateur, mais c’ est un autre sujet.L’humour comme désamorceur de situations délicates et conflictuelles.
            Vous me direz on reste dans la logique de guerre.L’humour serait comme le type qui désamorce les bombes , comment ça s’ appelle ? Un démineur ? Le pauvre, quel métier.
            Mais bref,le nouveau sujet c’ est la violence et le collectif:

            Quitte à pratiquer la violence pour adhérer au collectif, autant le faire sur soi-même plutôt que sur les autres, que ce soit un peu horizontal, ça fait moins mal

            C’est sur soi autant que sur les autres il me semble.On ne se rend pas toujours compte à quel point on peut être violent pour les autres (sans intentionnalité de l’être) lorsqu’on se trouve dans un collectif.Une histoire de relation humaine quoi.Et effectivement, j’ose croire que chacun se retrouve dans une relation de violence avec soi-même.J’sais pas, faudrait demander.
            Mais d’ors et déjà , suffit d’observer, d’ écouter.Beaucoup de problèmes relationnels sont liés aux conflits intérieurs des individus.Genre un gros coup de stress interne et hop ce sont les autres qui ramassent.
            Nous sommes peut-être un peu chochottes vous et moi pour être sensibles à ce point aux relations.
            Moi ça me questionne pas mal en ce moment dans mon milieu professionnel.Je suis un peu paumée dans ce collectif assez conséquent.Je me questionne sur la hiérarchie aussi; fait-elle partie du collectif ? Moi je mettrais bien tout ça à l’horizontal.
            Les hauteurs ne sont pas là où on les croit être il me semble et c’ est troublant.
            Vous, je crois que c’ est vous qui dites que dans votre miroir vous voyez Dieu.
            Avez-vous déjà lu Nietzsche ?

          • De quelle idée originale parlez-vous François ?
            Je crains que vous ironisiez à propos de mon idée d’ égalité,vous connaissant un peu moqueur.C’est vrai que c’ est risible.
            Si c’ est à propos de la pulsion de domination d’ Aicha ,j’ai peur de mal me faire comprendre.
            Je me demande en fait, si les besoins de domination ne sont pas à la base un besoin d’égalité, ou du moins le besoin de ne pas se laisser dominer par les autres.
            Il y en a chez qui le curseur est mal réglé.Il y en a qui craignent tout le temps d’être dominés.Les gros paranos par exemple.Et alors ça ne fait que de vouloir tout dominer,tout contrôler.
            Il faudrait les rassurer ceux-là,on ne va pas les bouffer,on leur ferait de gros câlins et ils arrêteraient peut-être de nous faire chier.
            Il y en a, comme Aicha, qui se sentent de toutes façons en dessous et qui pensent que c’ est immuable.On demande donc juste à Aicha d’ avoir une pulsion d’égalité.

          • Non je trouve sincèrement originale l’idée que la démocratie serait l’organisation d’un turnover de pulsion de domination.
            On peut le dire autrement : Aicha est trop modeste. Sur ce terrain elle n’a pas l’orgueil de la compétitrice qui voudrait absolument s’y imposer.
            Oui ça m’intéresse.

          • Ah,et pardon Yvan,j’ai oublié les infos concrètes sur on est en démocratie.
            On ne le trouve pas sur internet en effet.Sur ce site vous pouvez trouver un autre documentaire du collectif sur http://begaudeau.info/2011/08/16/le-collectif-othon/
            Pour ça que lorsque je l’évoquais je m’ adressais plutôt à François.
            Parce que ma volonté de puissance m’ avait poussé jusqu’au cinéma de Saumur pour le voir, pour les voir.A vous de surveiller l’ agenda de François au cas où le documentaire passerait près de chez vous.
            Pendant le documentaire,Dominique Voynet évoque la population des 18-35 ans qui ont du mal à s’investir dans la démocratie participative.Parce que trop préoccupés par leur situation professionnelle, familiale parait-il.J’avais trouvé ça très drôle de voir que les spectateurs du cinoche avec qui j’ étais dépassaient tous cette tranche d’ age.Si c’ est pas du réèl ça , j’sais pas ce que c’ est.

          • @anne-laure: Eh bien merci bien beaucoup, les liens et les mots. Il est effectivement possible que je me sois abonnée aux commentaires de ce billet. Je ne comprends pas très bien comment ça fonctionne, tout ça…
            Je n’ai pas toujours pas lu Nietzsche, ça et un tas de choses, mais comme je vois en passant qu’il a fait de la philologie, je me dis qu’il a peut-être vu dieu caché entre deux racines indo-européenes. ça a l’air intéressant, mais de toutes façons j’avais 1 de moyenne en philo à l’année.. bon, certes, le prof notait les copies avant de les lire, c’était pas encourageant, à part ça sinon son cours sur le pharahan Mitterond c’était bien. Je m’en suis tiré au passe ton bac d’abord, mais bref voilà la philo et moi on s’est quitté là…
            Intéressant, n’est-ce-pas ?
            Hum..
            Tout ça pour dire que je n’y connais pas grand chose…

            Mais bref,le nouveau sujet c’ est

            C’est un problème cette histoire de nouveauté, jantes en alu, manteau en daim, laptop au top, last niouse qui fout le blues…
            on veut toujours du nouveau, on vit dans l’immédiatisme, là où la permanence de l’émotion empêche toute capacité d’analyse.
            C’est pour ça qu’en matière de collectif, l’amnésie est la règle et qu’à moins de circonstances exceptionnelles, J.O, Haiti, etc, un sujet ne tient désormais pas plus de 3 mn sur un média conventionnel. Sur le tube, c’est la même… A force, ça déteint sur les gens, ils commencent un peu à ressembler à leur smartphones : 512Mo de mémoire tampon, et le reste de la mémoire aux oubliettes.

            Donc toutes ces répétitions, j’en suis navrée, j’imagine que ça a peut-être quelque chose à voir avec l’amnésie … mais bon j’essaie pour ma part de rester dans le [pas nouveau] sujet qui est l’humour rend-il les femmes plus ou moins cheval de trait-iantes ?
            Mais je veux bien discuter de la violence et du collectif.
            En plus c’est intéréssant ce que tu vous dîtes, c’est vrai que quand les abstractions issues du collectif sont nôtres, c’est significatif la violence qu’on peut (se) propager soi-même, les uns les autres et les uns à travers les autres.
            C’est surtout vrai qu’appliqué à l’environnement professionnel, un peu d’horizontalité, ce serait classe, je pense que c’est le cas de le dire… Il faut que je retrouve une référence d’un autre bouquin que j’ai pas lu non plus, mais qui semble faire authorité sur la question… Sur la violence, bien sûr, par sur les classes… En tout cas, il paraît que dans certains milieux autheurisés, on parle de société de contrôle. Contrôle de soi, contrôle des autres. cas-merah . D’ailleurs en angleterre, il y a peu, il y avait une campagne de publicité pour le ‘neighbourhood watching’, par exemple… Bon c’est un exemple un peu incapacitant…
            Faudrait compléter par un exemple constructif, genre un truc lié à la dynamique de groupe…
            Enfin bref, question d’attention, question d’intention… Par exemple je me fais violence pour rester dans le sujet du post (femme-humour-attrayance) mais ce qui est regrettable effectivement, c’est que je vous impose cette violence. On serait peut-être plus à l’aise avec la notion de contrôle, ce serait moins violent.
            On pourrait peut-être juste aussi le voir comme quelque chose de pas violent, basé sur l’échange, la circulation d’informations. On peut parler de don contre don, mais à mon avis on y pige rien, vu que par chez nous le troc et la gratuité c’est toujours quelque chose de suspect … Publiquement j’entends car oui bien sur à l’échelle de nos petites tribus respectives, on arrive encore à échanger et faire du troc, de l’entraide, faire circuler des objets vaguement sacrés (reste à savoir de quoi ils sont chargés et comment on les fait circuler… la fameuse guitare ou le super camion qu’on a racheté au pote, le bouquin ou le cd que nous a donné une copine)

            Donc en ce qui concerne l’humour j’ai pas lu krusty le clown mais j’aimerais quoter ce morceau de texte , si vous le permettez :
            « …Il est possible que l’érotisme anal trouve son expression dans la culture, mais nulle part nous ne trouverons une population entière d’érotiques anaux. Voyons plutôt si l’analogie entre la culture et l’érotisme anal est justifiée. Notre méthode sera une modeste imitation de celle de Freud dans son analyse des mots d’esprit. Freud voulait connaître le rapport entre la forme verbale et le rire qu’elle provoque. Ce faisant, il réduisit laborieusement l’interprétation du mot d’esprit à quelques règles générales. Ces règles ne seraient d’aucun secours à un dialoguiste en mal de plaisanteries, mais elles nous aident à comprendre les rapports possibles entre le rire, l’inconscient et la structure des histoires drôles. Notre emprunt à Freud est légitime, car la pollution est une forme d’humour à l’envers. Elle n’est pas une plaisanterie, puisqu’elle n’amuse personne. Dans la structure de son symbolisme, la pollution, comme la plaisanterie, utilise des comparaisons et des doubles sens ».

          • Henriette , si je vous parle de Nietzsche, c’ est que si je me souviens bien dans Zarathoustra, il parle d’être le maître de soi-même.
            Parce que comme tout le monde le sait Nietzsche est celui qui se veut sans dieu ni maître, il ne veut être le dieu et le maître de personne d’autre que de lui-même.
            Alors, pour ça que lorsque vous dites que vous voyez dieu en vous regardant dans votre miroir, je pensais que c’ était de l’humour Nietzschéèn.
            Et puisque vous parlez de contrôle, justement je me suis posé la question en lisant Zarathoustra sur ce que signifiait être son propre maître.Est-ce qu’ il parle de contrôle ? Non.
            Le contrôle entrave , empêche, ça ne correspondrait pas à la logique de la volonté de puissance qui est libératrice.Faudrait que je vous explique vite fait l’idée de la volonté de puissance comme je l’ai comprise.
            On va dire par exemple que le contrôle de soi d’appuie sur des références humaines sociales , des mythes créés par les hommes :la religion, la loi ,l’argent…
            Le contrôle de soi pour s’adapter à ce qu’on croit être des impératifs de la vie.On se donne encore plus de contraintes qu’il n’en faut, dans la terreur du jugement des hommes et des dieux crées par les hommes.
            Je ne sais pas si je suis claire.La volonté de puissance c’ est ce qui sort de soi lorsqu’on ne tient plus compte de ces références humaines, lorsqu’on arrive à n’écouter plus que soi.Elle sort d’un conflit entre soi et soi, de la violence qu’on se fait à soi-même pour dominer son…humanité?
            c’est pour ça que Nietzsche délire sur le projet du surhumain, au-delà de l’ humain.

            Voici pourquoi je vous propose que nous puissions continuer à parler de violence entre nous et non de contrôle.
            Nous pourrions parlez aussi de la violence du don.J’ai remarqué que vous remettez le sujet sur le tapis.Personnellement j’ai l’intuition que les relations humaines ne sont basées que sur cela.Faudrait développer.

            Je n’ai pas compris votre extrait de texte.L’idée c’ est qu’on ne peut pas rire de la pollution comme on rirait de blagues scatos ?

          • Sur ce terrain elle n’a pas l’orgueil de la compétitrice qui voudrait absolument s’y imposer.

            Je sens qu’on va bientôt se mettre à parler sport.

          • Ah! J’aime bien l’idée d’anneleurre, ça m’amuse,c’ est trop ridicule à prononcer.
            Ce matin on parle du président gentil à la télé et on en fait un peu trop ,c’ est lourd.C’est alors que le vieux soixantehuitard de la matinale se demande ce qui est à la base de la gentillesse,autrement dit l’altruisme: petites infos d’éthologistes, expérience sur les rats et on se rend compte que derrière l’altruisme il y a toujours un interêt personnel.On évoque la théorie des jeux.
            Je cherche sur internet.Théorie élaborée dans les années 80 par des biologistes, une théorie utilisée aussi en économie.En gros si j’ai bien compris,on pense qu’en analysant la façon de jouer des joueurs sur des jeux bien définis on comprend ce qui motive leurs stratégies.Histoires de coopérations ou non…enfin des tas de mesures bien compliquées , tout ça pour aboutir sur l’idée que l’individu cherche à conserver au maximum son energie, donc le système qui l’aide à conserver son energie etc…Un généticien reprend l’idée et va plus loin en parlant de la primauté de la conservation des gènes.Comme quoi ce qui oriente nos comportements c’ est le besoin qu’on nos gène de se dupliquer, c’ est la théorie du gène égoiste ».C’est le même mec qui a inventé la mémétique, la théorie des mémés mais on sort du sujet , c’ est intéressant aussi.
            Bon ça m’ a un peu embrouillée tout ça.Et la science est toujours en cours de route ,toutes les théories sont contestables et en perpétuelles évolutions.
            Mais on peut dire tout de même que le fait de donner n’ est pas que de se démunir de quelque chose pour « le plaisir d’offrir ».

  2. Dis-moi François, si mes souvenirs sont bons, tu nous as promis une fois le débat clos ta contribution perso, à savoir raconter en quelle circonstance précise tu as constaté que l’humour d’une fille t’érotisait (il n’aura échappé à personne parcourant ce site que Foresti, Foïs ou OcéaneRoseMarie font partie de ton top ten, mais ça compte pas on est d’accord ?).

    • Cher M,. Begaudeau,

      J’ai lu hâtivement votre « antimanuel de litttérature » et j’ai pu constater, non sans un certain effroi, que Nicolas Boileau n’y figure point. Comment peut-on ignorer le plus grand satiriste de son temps qui , ajoutons-le, composa une mémorable épître pour son ami Racine.
      D’autre part, je n’ai pas aimé « ENTRE LES MURS ». Votre vision de l’école, cher collègue, me paraît caricaturale et littérairement inintéressante.

      J’ajoute que l’arrogance dont vous fîtes preuve sur un plateau de télévision, face à un Pierre Assouline pondéré, m’agaça au plus haut point.

      Je crois que vous êtes un garçon doué ( ancien khâgneux, je ne suis même pas agrégé comme vous !) mais … vous aimez le football (qui est sans doute le sport le plus « con » de la planète). Chez moi, c’est rédhibitoire …

      GILLES LUCAS

      • eh bien merci pour ces amabilités, Gilles
        il y a des vérités qui doivent etre dites
        moi aussi je vous aime

      • @GILLES: Monsieur Lucas, si je puis me permettre,vous êtes bien majuscule…

      • Ce matin, je tombe sur ce post du siècle dernier. Et je pose la question : esprit de Gilles Lucas, es-tu là ?

        • @Jérémy: par ailleurs, si tu cherches un jour celui de mrs unknown
          je suis lààààààààààààààààà :- D

          • @shash: merde, je viens de découvrir ton post. Les profondeurs du site sont insonsables.

          • @shash: comment tu fais pour être partout ?

          • @shash: ok, t’as coché des petites croix.

        • dables

  3. Vous pouvez répéter la question?

  4. ouais elle est bien la compile c’est un bel échantillon de la progression et des idées …
    je te décerne un prix spécial parceque
    1-C’est marrant ce que tu nous proposes avec ces questions.. je m’explique: divertissant,assez rare pour moi en tout cas( je n’ai aucun gout particulier pour les discussions internet) ,cogitant,titillant,et pis j adore les filles et les quelques garçons.. (cedric est il un mec oui ou crotte?les paris sont ouverts) qui interviennent elles me deviennent familières et sympathiques.. bref épatant…)
    2- on réussit à créer quecque chose de sympathique qui tienne la route sans le vouloir..

    il est vrai que tu a un gout pour les travaux collectifs
    merci de ces bons moments, très cher..

    • @Josefina di la laguna: C’est vrai qu’ il a créé quelque chose de sympa avec ce site.Il est bien ce Bégaudeau.Quelqu’ un qui donne envie d’ avoir envie.Moi j’ en suis devenue carrément dépendante.Est-ce que c ‘est grave docteur ?

      • @anne-laure: ah,et moi je pense que Cédric est un homme mais il ne me semble pas que cela soit primordial de savoir ce qu’ il en est en réalité.

        • @anne-laure: Moi je parie que c’est une femme. Juste pour contrer hein. Faudra bien regarder les accords du participe passé dans ses prochains posts. Il ouvre la synthèse et moi je la conclue, tout de suite ça crée des liens.

          • @fleur parmi les fleurs:

            C’est peut-être un peu tiré par les cheveux, mais je me demande si ce n’est pas tout simplement François, maître des lieux, qui a changé de pseudonyme (c’est facile, et on ne peut pas vérifier). Et ça lui aurait permis de donner son avis en tant qu’homme incognito, ni vu ni connu.

            Par la suite, il faudra donc faire attention aux accords du participe passé, mais égalemnt au style d’écriture (pas facile, facile, mais en s’y mettant toutes, on devrait réussir à en savoir un peu plus et peut-être élucider le mystère avant 2012).

          • Croyez bien, Delphine et autres, que je ne me permettrais pas ce genre d’intrusions anonymes dans les débats.

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