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Cartographie libertaire, suite

couverture queer zones 3

A lire de toute urgence

un article de Eric Loret paru dans le cahier livres de Libé mais également disponible sur le site du quotidien : Marie-Hélène Bourcier, le cru et le queer

Plus d’infos sur Queer Zones 3 sur le site du diffuseur : Belles Lettres Diffusions

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A voir sur le sujet

 

 

Guillaume Dustan, un peu oublié hélas. L’opposition avec Nabe est si parlante : voyez comme ils parlent l’un et l’autre, voyez la pompe rhétorique de Nabe et le calme exercice d’élucidation de Dustan. Deux littératures.

 

 

10 Commentaires

  1. Merci pour cette page, ces vidéos, cet article, ces échanges, i feel good;
    de ce fait, ai eu envie d’écouter:

    http://www.metacafe.com/watch/sy-18085732/earth_wind_fire_wanna_be_the_man_official_music_video/

    et puis après celle-là avec son intro musicale qui me fait tjrs penser à l’intro de You only live once,

    http://www.youtube.com/watch?v=eM8Ss28zjcE&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=pT68FS3YbQ4

    (j’camoufle + les liens apparemment j’sais pu faire)

    • tu as raison de pas lacher sur earth wind and fire, un jour on y viendra
      quant aux deux autres titres : du grand Queen, clip compris, et peut-être LE chef d’oeuvre des Strokes

      • Et cette histoire de tempo, de ligne de basse de j’sais pas quoi commune aux 2 chansons, non? ça sonne pas pareil à tes oreilles?
        Suis-je the only one qui fait ce lien?!..

        (i try again to mask):

        Chéries-Chéris

        (jusqu’au 16 octobre 2011 Paris 1er)

        http://www.youtube.com/watch?v=Be3TlH8VEeI

        • C’est très juste ce que tu dis. Les deux morceaux sont dans un tempo presque mid, en tout cas très punk-rock originel. Et ça joue beaucoup dans le fait que je les mets au-dessus du reste de l’album.

  2. A propos de Bourcier, je ne l’ai pas lue mais d’après l’article il semble que ça tourne, entre elle et ceux qu’elle critique, en querelles de diva d’un genre de haute couture existentielle, marché de la joie de l’esprit réservé aux universitaires en effet  » plutôt blanc, plutôt masculin [même si ce sont des femmes}, plutôt universitaire, et [qui ne] s’est jamais précipité pour coopter des Noirs et des Arabes, ni même des filles conformes à l’occidentalité. Puisqu’en gros, c’est ça le problème : notre refus de partager le pouvoir, notre refus d’inclure par un geste positif. » Geste positif qui pourrait par exemple consister, comme Dustan le fait dans l’itw ci-dessus, à comprendre le « moyen », le « normal », non pas comme immédiatement « normatif », prescripteur à la manière d’une « boîte à gifles », mais toutefois comme l’expression subjective d’une identité aussi radicale, aussi queer ou freak que les autres. Désirer la neutralité, l’invisibilité dans la masse peut être l’affirmation d’une puissante singularité si l’on en est privé, de la masse, de ce qu’elle désir elle, par quelque force extérieure et plus forte que soi. Comme, au pif,  » l’ascenseur social pourtant en panne ». Là par exemple, vouloir d’abord faire des trucs normaux et ne trouver que dans un second temps le désir de se laisser pousser les ongles ou d’enculer son mec pour jouer à la grande et joyeuse bousculade identitaire, c’est du ressort de la sacrosainte microculture de la subjectivité…aussi.

    Mais bon. Quelque chose doit m’échapper, je ne comprends rien aux dernières lignes de l’article, au sujet de la souffrance qu’on appelle (désir) entre parenthèses, au sujet des arrières mondes et des relations de pouvoir dont on ne veut pas en l' »Autre » entre guillemets, au sujet de la mélancolie qui n’est que voile et jamais queer tiens pourquoi pas…

    Enfin de toute évidence on n’entendrait jamais parler de ce genre de travaux s’ils ne se giflaient pas un peu bruyamment entre eux et il y a expressément chez cette auteure le désir de « comprendre pourquoi le monde entier ne devrait pas faire comme nous, ne réussirait pas à être aussi cool que bibi », on va pas se plaindre…

    • C’est bien dommage que tu uses 5 lignes à un procès ad hominem (ou plutôt ad feminam), parce que quand tu rentres dans le sujet c’est particulièrement pertinent.
      Je n’ai pas à etre convaincu de la promotion de la puissance de l’ordinaire par Dustan, puisque c’est justement pour contrebalancer le discours très pro-marge de Bourcier que m’est venu l’idée d’associer à l’article cette vidéo.
      En revanche la position de Bourcier mérite aussi considération, parce qu’elle participe de l’affirmation de la subjectivité (et Dustan serait bien d’accord) comme unique lieu de la vie de la pensée et éventuellement de la subversion. ET ce que dit Bourcier, c’est que la subjectivité est partielle, limitée. En gros elle reproche à Deleuze et autres d’avoir noyé la subjectivité dans l’affirmation, o combien salutaire par ailleurs, que chacun était à peu près tout ce qu’il veut. Chacun est pédé lesbienne sodomite maniaco-dépressif etc. Le multiple. Bref chacun est tout, bonne nouvelle, mais factuellement fausse (dans un situation donnée je ne suis pas tout, or la vie n’est faite que de situations), et qui surtout banalise la puissance propre de chacun de ces identifiants.
      Je pense qu’on gagne, au bout du compte, à avoir les deux en tête. Deleuze pour contrer toutes les assignations à l’identitaire, Bourcier pour contrer toutes les dilutions du particulier dans l’universel.

      • Un « procès ad hominem » c’est quand on exprime un point de vue réprobateur sur un auteur en le nommant (c’est à dire en citant son nom – à la base pour ne pas créer la confusion avec l’auteur de l’article qui en fait l’apologie vaguement maso : oohh, oui, des gifles pour me remettre à ma place, miam, merci les chercheurs en socio !) et en lui retournant les arguments que lui-même (elle-même) utilise contre d’autres auteurs, c’est ça ? c’est les 5 premières lignes dont tu parles ?
        Sinon oui bien sûr, on gagnera toujours à bouffer à tous les râteliers théoriques histoire de pas passer à côté du parfait et très subjectif dosage qui empower en leur prêtant du verbe et de la syntaxe argumentée, les expériences que chacun fait. N’empêche que les grands procès de couloirs de fac (moi je faisais une réponse berger à la bergère hein) qui viennent compter les points de subversion nés à peu près toujours du côté de ceux qui n’y iront jamais, à la fac, ça charrie pas une humeur super sympa. Mais c’est intéressant ouais.

        • Effectivement mon usage de « ad hominem » est un peu approximatif, mais tu m’as compris.
          Que les prises de position de Bourcier s’inscrivent aussi dans un rapport de forces bidon, je veux bien l’entrevoir. Mais permets-moi de m’en branler. Je n’ai pas tôt quitté la fac pour me soucier de ces sinistres affaires universitaires. Je m’en tiens donc à la lettre du texte, préférant le prendre dans sa force plutot que par son arrière-fond . Sa force, c’est le déplacement qu’il opère dans le champ des idées, et la charge de vitalité qu’il contient.
          Que Bourcier n’ait jamais coopté d’éléments minoritaires, ça m’intéresse si je m’intéresse à sa personne, ce qui n’est certes pas futile. En attendant : le texte, le texte, le texte.

  3. Dustan forever

  4. La première fois que j’ai vu Dustan c’était là (avec l’abbé de la Morandais et Natachatte machin aussi crispés que Kirsten Dunst à côté de Lars Von Trier) :

    http://www.dailymotion.com/video/xb2iyg_guillaume-dustan-chez-ardisson_news

    Sa perruque m’a marquée à vie ainsi que ce qu’il dit sur les femmes (même si en fait c’est une autre de ses déclarations que je recherche et que j’ai dû télescoper avec cette interview)

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