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Tu seras écrivain mon fils, premier bilan

Par François Bégaudeau

Tu seras écrivain mon fils est sorti le 24 aout, nous sommes le 25 septembre. Un mois. Moment idoine pour faire un point.

Les ventes.

Le commun des mortels, les gens pas écrivains, les gueux, ignorent que sauf gros carton (donc très rarement) l’éditeur n’informe pas l’auteur des ventes. Les chiffres exacts, l’auteur les découvrira un an après la sortie, au moment de toucher ses droits. Avant cela, il peut certes harceler l’éditeur pour lui soutirer des infos, ce qu’un peu de dignité interdit. Il peut aussi s’en remettre à des indicateurs : classement dans les journaux, réimpressions. Mais comme le plus souvent il n’est pas dans les classements squattés par Annie Ernaux et trois polars scandinaves, et qu’on ne l’informe pas toujours des réimpressions, il évolue en plein flou, ce qui est plutôt bon pour son moral – il subodore que ça ne se vend pas et du coup se dit qu’autant ne pas savoir. Plus que la dignité, c’est la raison principale pour laquelle il ne harcèle pas l’éditeur.
Je suis donc incapable d’évaluer le nombre d’exemplaires de Tu seras… écoulés à ce jour. Ce peut être 500, peut-être 1500, 3000. A proportion du nombre, honorable mais pas délirant, de retours amicaux ou péri-amicaux par textos, mails, ou allusions au café ou sur ce site, la vérité doit se situer au milieu.

Presse

-Une dizaine de radios, dont 3 et bientôt 4 au Mouv’. Pourquoi une telle surprésence ? Eventuellement parce que je suis un mec super dans le mouv’. Plus sûrement : parti sur des bases de branche jeune de Radio France, le Mouv est en train de devenir le France Inter des trentenaires voire des quadras –il n’y qu’à voir le nombre de transfuges de France Inter dans la grille. Je corresponds assez bien à ce profil, et l’esprit du livre aussi.
A signaler aussi une émission à la Radio Suisse Romande : une heure pleine, avec à peine une coupure musicale. De loin l’entretien le plus dense, ce qui confirme l’impression, sans cesse reconduite depuis quelques années, que les médias francophones accordent beaucoup plus de temps et de concentration aux livres.
-Presse écrite. Un article générique dans les Inrocks, un pour-contre dans Elle, un bashing coutumier dans Chronic’art, et c’est à peu près tout. Eric Chevillard, qui va bientôt chroniquer le livre dans le Monde (avis mélangé, annonce-t-il) s’est étonné auprès de l’attachée de presse qu’on ne parle pas de cet essai qui lui semblait devoir susciter la réflexion, voire la polémique. Le connaissant, il est clair qu’il parle essentiellement du milieu de la presse écrite.
Donc pourquoi peu de papiers ? Plusieurs hypothèses : 1. la rentrée littéraire met souvent en avant les romans, notamment dans la perspective des prix. 2. Le livre imprimé en retard a été envoyé fin juillet, ce qui fait que les journalistes sont partis en vacances sans. 3. Ils ont lu et s’en branlent, ce qui est leur droit absolu. 4. Ils l’ont lu et n’aiment pas et donc préfèrent s’abstenir si ce sont des supports amis (genre Télérama). 5 il y a des centaines de livres, on va pas à chaque fois parler du Bégaudeau (argument très recevable). 6. La défaite de l’Australie contre l’Irlande a changé la donne des quarts de finale. 7. Ma mère est en vacances en Grèce. 8. Je lui ai dit : quand même, vu l’état du pays tu pourrais reporter le moment d’aller t’extasier devant les ruines. 9. Mais au contraire mon fils, faut bien les soutenir, le tourisme c’est ce qui les fait vivre 10. Bon admettons. 11 Il paraît que t’as sorti un livre ? 12. ouais. 13 et ton dégât des eaux c’en est où ?
-Télé. Nib. Un journal de la culture de France 24. Et une déclinaison de l’invitation de Ruquier, qui rêvait sans doute de me confronter à l’immense Polony pour la première de l’émission début septembre.

Ce qui ressort des diverses interviews.

Les entrées sur lesquelles on m’interroge le plus : le « Vrai écrivain » arrive très loin devant toutes les autres, et plus généralement tout ce qui concerne la figure de l’écrivain (pas de corps, tristesse, etc). Un pan est totalement ignoré : les analyses sur le Monde, l’Histoire, le 11 septembre. Je ne veux pas interpréter cette occultation, mais je n’en pense pas moins. Un autre aspect passe à la trappe : tout ce qui concerne la critique de la République des Lettres (sauf par Bonnaud, meilleur interviewer culturel du monde). Des entrées totalement ignorées, alors qu’elles me semblent les plus importantes : Hiérarchie et Patrimoine. Je ne veux pas interpréter cette occultation, mais je n’en pense pas moins.
Sur la compréhension du caractère totalement ironique du livre : plutôt bonne. A l’exception de deux journalistes, l’une sur le web, et l’autre régional, qui se sont étonnés de me rencontrer à Paris alors qu’ils pensaient que j’habitais Chartres. Autre confusion : un chroniquer de la Voix du Nord a inversé mon pseudo et mon nom et a donc appelé mon père Jacky Bégaudeau.

Retours notoires :

-Hervé me dit qu’il n’aime pas la pagination.
-Petit mail amical de Virginie Despentes
-Aucune nouvelle de Houellebecq, qui pourtant me lit assidument.
-Courrier d’un secrétaire de Frédéric Mitterrand pour dire que le ministre ne s’abaissera pas à me poursuivre pour les allégations de la page 111, et qu’« aucune diffamation ne le fera déroger à sa ligne de défense totale de la liberté d’expression, du moment qu’on ne déborde pas le cadre de la loi –comme dans les cas de négationnisme ou d’apologie de la pédophilie ».
-Lise : tu vas encore te faire des amis.
-Carte postale de ma mère : Il fait beau et pas trop chaud mais difficile de trouver des criques propres en Crète. A ce propos, pense à ton dégât des eaux. Grosses bises.

« Dernière minute! Une critique dans le Figaro Magazine : délicate, argumentée, et pleine d’acuité. Le livre est sauvé. »

(NDLR : Pour des critiques plus positives on se reportera au bas de l’article Note d’intention.)

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19 Commentaires

  1. Un membre de ma famille à qui je lisais des passages m’a dit : « C’est vachement drôle, ça pourrait être mis en scène ! ». Je n’y aurais pas pensé. Du coup, je relis ces chapitres comme des monologues potentiels.

    • ah pourquoi pas
      tant qu’on en perçoit l’ironie, tout devient possible
      c’est marrant que tu en parles aujourd’hui, parce qu’on pourrait dire que ce registre est assez voltairien, option candide (c’est-à-dire : jouer le tout-ironique, à deux ou trois entrées près, dont Zoeuvres)

      • Oui, il y a du Voltaire. Certains passages m’ont fait penser à du Vialatte aussi, il faudrait que je retrouve lesquels. Enfin, c’est surtout du Bégaudeau pur jus, toujours plein d’humour. A propos du Figaro sinon, cette lecture approfondie, subtile de « La blessure la vraie » par Etienne de Montety (prix littéraire de l’armée de terre – Erwan Bergot 2001) : http://www.youtube.com/watch?v=8tzxkAAWWpU.

  2. Est-il vrai que les écrivains ne lisent pas ou peu?

    • Disons que, comme je l’ai souvent dit ici et là, à partir du moment où on ecrit, les heures passées à écrire mordent sur celles consacrées jadis à lire.
      Je lis donc moins que dans les années 90. Un dimanche comme celui-là, j’aurais sans doute ouvert et lu un roman (après Blacks-Australie, bien sûr), au lieu de quoi j’ai les épreuves de mon prochain livre à relire. C’est un exemple concret.
      S’ajoute à cela une tendance dont je me moque dans Tu seras écrivain mon fils : la réticence de certains écrivains à lire pour ne pas être influencés.

      • J’ai aimé ton livre, j’y ai découvert un vertain nombre d’aspects de ce que pouvait être une vie d’écrivain. J’ai également pu apprécier différentes formes d’ironie qui le parcourent. Je pense que les auteurs qui lisent peu se remarquent par une certaine forme de médiocrité, Marc Lévy entre autres. Quoiqu’il arrive, les humains s’influencent les uns les autres.

        • Merci. Tu vises juste en prenant ce livre comme une sorte de déclinaison de l’humeur ironique.
          Mais est-on sûr que Marc Lévy lise peu? Faudrait voir.

          • Marc Lévy… Il disait dans une interview chez poivre de, qu’il « s’interdisait de lire pendant qu’il écrivait », et vu qu’il nous sort une daube par an…

          • je ne savais pas qu’il l’avait dit, pardon
            comme quoi c’est souvent les écrivains les moins intéressants qui brassent les plus grosses liturgies -par compensation il faut croire

          • Autre question qui me taraude depuis des années sur une écrivain que j’aime bien. Virginie Despentes lit-elle? Si oui, que lit-elle? Je déteste Beigbeder et toute la clique des paillettes « littévomitaire »! J’adore Eugène Sue, Balzac et d’autres comme Venance Fortunat, je sais ce n’est pas très contemporain. Et toi François, quel beau prénom, c’est aussi le mien, quels sont tes auteurs favoris si tu en as?

          • Oui je pense que Despentes lit, ne serait-ce que des essais (il n’y a qu’à voir la biblio jointe à King Kong Theorie)
            Beigbeder, que je croise au Cercle, ne mérite vraiment pas d’etre détesté. Il faudrait juste voir ce que valent ses livres, là-dessus j’ai mon opinion.
            Pour ma part, je ne redirai pas Diderot Rimbaud etc. Juste les contemporains français que je suis : les amis Sorman, Tresvaux, Bantegnie, les verticaliennes De Kerangal et Rosenthal, les verticaliens Bertina et Adam, et puis plein d’autres : Cadiot, Garcia, Jauffret, Aubenas, Ovaldé, Chevillard, Echenoz, Vasset. Là je suis dans mon premier Jean Rolin, et je pense que ça va devenir un compère.

          • François, aimes-tu la posésie? Si oui, as-tu un poète fétiche? Le mien est Victor Hugo, pour son immense profondeur et son style. Etant étudiant en histoire, je lis surtout des historiens et peu d’écrivains contemporains, d’ailleurs je ne connais pas un seul de ceux que tu as mentionnés. Ce qui me met l’eau à la bouche de découvrir ces auteurs, quand j’aurai un peu de temps. J’aimerais te lire un peu plus aussi, et je pense que « Tu seras écrivain mon fils » est une bonne entrée en la matière. Pourrais-tu me faire part d’une liste de dix ou vingt auteurs contemporains, français et étrangers, dont tu conseilles vivement la lecture? Fanch.

          • eh bien je crois que tu peux donc retenir ceux que j’ai cités
            j’en ai oublié : Céline Minard, Stéphane Audeguy, Houellebecq pour le style plat et l’humour
            et quelques anciens estimables : Pierre Michon, Michel Butor
            Pour l’étranger, que je connais moins bien, mes gouts n’ont rien de très original.

            Beaucoup fréquenté les poètes pendant la vingtaine, beaucoup moins maintenant. Mais certains restent des compagnons (Rimbaud, Michaux, Ponge, Reverdy, Jacob)

  3. Bonjour Monsieur le grand (renvoi aux biographies ou LDC concernant l’âge et la taille) écrivain

    TU SERAS ECRIVAIN MON FILS n’est pas paru aux éditions ONISEP éducation comme on aurait pu s’y attendre mais aux éditions Bréal.

    A sa lecture,ce court essai ne m’a pas rendue allergique,ni plus légère voire aérienne,ni plus jeune,ni plus fine,ni plus ni moins sportive.Côté intelligence: une nouvelle opportunité de s’instruire.Par exemple le lecteur apprend que la spécialité de Brive la Gaillarde est le pot-au-feu ou plats àbase de boeuf.De quoi se nourrir avec consistance,imagine t-on ! Vous étiez inspiré ce jour là par le journal de Jules Renard en insistant autant autour du boeuf ?
    J’aurais plutôt cru que cette ville résistante fût connue pour ses performances en rugby.

    Peu m’importe de connaître ou saisir les contours qui dessinent les caractéristiques ou non d’un écrivain.Par contre ce dernier sait exploiter le filon de son sujet en or inventé , qu’il détient entre ses doigts.Vrai/faux écrivain, enchanteur ou illusionniste, usurpateur,caméléon ou vipère de quoi alimenter le VERBE. A ce propos, vous avez omis d’ajouter une entrée supplémentaire en développant les traits du vrai lecteur à distinguer de ceux du faux lecteur,bien sûr.
    Du fait des retards techniques de publications,Plume,lectrice obstinée, a arpenté maintes librairies ou grandes surfaces de diffusions (pas Rosny 1) avant de le trouver puis l’acheter (14euros90) ce « tigre de papier » -expression empruntée ,oups pas demandé l’autorisation à Mr Frédéric BEIGBEBER,référence dans son ouvrage de 2011 Premier bilan après l’apocalypse.
    Pourquoi tant de persévérance, qu’est ce qui fait courir le lecteur muni d’une paire de chaussures valant beaucoup plus que 20euros ou 14euros 90 ?N’y voyez pas une manifestation hystérique en direction d’un auteur en particulier.Certes,je m’intéresse à vos écrits,la preuve, mais surtout à la lecture en général.
    En vous lisant François Bégaudeau,j’accepte de participer avec amusement à ce théâtre de vie où chacun se met en scéne et joue le rôle qu’on lui a assigné.Mon impatience de lectrice non rassasiée n’a donc pas attendue : la publication en poche de l’ouvrage ( coût réduit voire soldé ) ni sa présence dans les rayonnages de la médiathèque de quartier (disparités des choix politiques entre les communes; inscription gratuite sur certaines comme à Paris ou tarifs souvent abordables sur d’autres).
    Une fois le livre embarqué (14euros 05 aprés accord tacite et négociations du contrat vendeur/acheteur et non 14euros90) nous pouvons activer notre pauvre condition de lecteur.
    J’ai ajusté mes lunettes,de vue. OUI je suis myope comme une taupe,surtout la nuit.L’électricité (modernes concurrences) ou la pile aident à y voir plus clair.Cette tranche cartonnée et reliée de feuilles papiers,je l’ai prise dans mes deux mains.Ce bouquin je l’ai ouvert puis feuilleter.Compter les 127 pages noircies de caractères assemblés.Observer avec attention la typographie variée de chaque entrée.Respirer,mis mes sens en éveil et ce avant de m’atteler au contenu de ce bréviaire.
    « Un tunnel de vide »?! Franchement ,de mémoire de taupe je me suis butée à de la matière.Un corp de texte,de quoi une fois de plus occuper mon cerveau.C’est retrouver ainsi le trublion impertinent dans cette interaction ludique avec celui/celle qui le lit.De la matiére que François Bégaudeau façonne: à susciter le débat,la polémique (plus que le pamphlet), dialoguer entre amis(es) cf plus bas dans cette page l’aspect collectif de la lecture, se remémorer aussi ses cours de droit et d’économie ( principalement droit constitutionnel).Cet essai nous asticote,nous conduit à penser,à réfléchir,à réveiller nos neurones endormis ou conditionnés aprés une longue journée de taf.LIRE c’est plus que « d’apprendre à jouer sans gagner ou jouer et ne pas gagner » c’est s’appliquer à une hygiène de vie quotidienne pour ce plaisir que procure le geste.Dans cette république des lettres,nous sommes réunis sur la place publique virtuelle et imaginaire de l’AGORA.Face à cette bataille des goûts nous pouvons y laisser quelques plumes.Encore reste à définir la norme ( hiérarchie des normes,de genre..) de manière impartiale et non arbitraire comme on fait souvent et comparer ce qui est comparable.D’où la nécessité de s’interroger sur une hiérarchie des valeurs communes.
    Dans l’attente de lancer un nouveau débat ,l’écrivain s’exprime par écrit en orateur qu’il est.Il parle,à nous lecteurs ignorants et curieux mais recherchant notre émancipation.Il parle avec des mots écrits en gros.C’est pour ça qu’on dit souvent qu’un auteur il a une VOIX et quand il songe au silence c’est pour marquer une PAUSE ( cf leçon de solfège ou Chien de printemps de Patrick Modiano octobre 1993)
    Le critique,lui ou elle,est doté d’une lance ou d’un arc muni d’une flèche ou d’un javelot , c’est pour atteindre sa cible,surement.Quelques fois l’objectif est atteind,pas toujours,ça entraine sans doute des incompatibilités d’humeurs,parfois irrévocables.Même-pas-mal.
    L’écrivain ne perdant pas de vue « sa vocation » et la vision qu’il veut transmettre.Vocation??? comprends pas M’ sieur François Bégaudeau. L’écrivain,je l’imaginai en organisateur de jeux de pistes ou de numéros de cirque? Plus sérieux, j’envisageai l’hypothèse d’un désir assumé d’écrire c’est à dire la plénitude d’un état ou du trouble , aussi bien les contraintes afférentes à tous projets que les joies qui en découlent d’avoir surmonter l’effort.

    Le lecteur qui n’est pas auteur,qui n’est pas critique,ni pigiste s’est révé peut-être en dompteur dans l’ombre et la lumière.Il approche et apprivoise progressivement cet animal sauvage et méconnu.Même-pas-peur.C’est le nez dans le texte qu’il affronte la bête.Le nez pas dans l’assiette de riz, même qi on rit régulièrement à vous lire François Pilro.(un new pseudo?)
    Caustique,truculent irritant de temps en temps mais attachant au final.Je ne jette pas vos romans /récits par la fenêtre, surtout aux prix que ces objets coûtent, et par crainte d’un ennui insurmontable dés la première page.Et tant pis pour vos détracteurs,indifférente mais pas fermée à leurs avis.
    TU SERAS ECRIVAIN MON FILS révèle une lecture jubilatoire,notamment dans la file d’attente du Mc DO. -pas forcément ceux de Rosny 1 ou 2 . Ainsi l’aspect collectif prend une autre dimension,pour le fun déclamations à haute-voix sont prévues entre amis(es) soit en français soit dans d’autres langues ( version verlan, traductions suivant les nationalités présentes) .Occasion de partager tous ensemble en patientant.Vous m’excuserez pour la référence gastronomique mais il s’agit sans doute d’une réminiscence de mon penchant pour la culture (la vraie) américaine.Je vous dresse pas la liste ou mon TOP 30 des artistes que j’affectionne…Hors sujet ici.

    En tout cas , en sculpteur des phrases ,je ne sais pas si vous disposez « d’un coeur généreux » (vous écrivez pour le peuple,des idées pour le peuple? alors que certains disent qu’écrire c’est aristocratique) ou altruiste mais vous vous révélez utile, surement sur le plan économique.N’en déplaise, comme tout systéme vous contribuez indirectement à maintenir divers emplois participant à cette chaîne créatrice.Et c’est pas rien ,surtout avec les tablettes électroniques qui pointent à l’horizon! Quid des ouvriers et techniciens de l’imprimerie,détrônés petit à petit par des ingénieurs…. ?
    Sincérement, cela vaut bien un chéque de 16euros 90 ou 14euros 90 tendu au libraire, plus-value quand le lecteur appose sa signature sur le chéque non loin de la nuque de l’écrivain(le vrai ou le faux) et sans solliciter un autographe de sa part.Le lecteur et la lectrice ne sont pas des FAN, vont à l’essentiel.

    Ainsi dans nos régions au climat tempéré , c’est pas comme le GROENLAND, vous continuez de nous accompagner l’espace d’un moment.Vous écrivez: « le bon lecteur et le bon citoyen sont un seul homme qui en toute chose apprend à jouer sans gagner ».Certes restons humbles,il apprendra à faire des ricochets s’il est en bord de mer mais ce qu’il retiendra c’est un paragraphe de mémoire ; celui-ci
    « nous nous aurons perdu mais nous ne nous suiciderons pas,ce soir nous pourrions nous laisser mourir comme mille fois auparavant mais pour la millième fois nous resterons vivants, ce soir pour la millième fois quelque chose nous retiendra dans la vie,quelque chose oui,trois fois rien, un fil,de ces fils qui ne se voient pas et ne tiennent qu’à eux même,aprés chaque défaite nous pourrions mourir mais à chaque fois nous retient la conviction furtive,précaire,tènue,réversible ,la conviction dis -je d’avoir joué juste ». Je me garde de citer l’auteur-j’espère qu’il ne m’en voudra pas.
    A bon entendeur CHATLU
    Plume .
    Quelques références à citer

    Publicité ,soyez discret car je n’ai pas demandé l’autorisation aux auteurs/
    – POURQUOI LIRE cf ouvrage de Charles Dantzig
    – Premier bilan aprés l’apocalypse cf ouvrage de Frédéric Beigbeder (pas encore lu mais bientôt)
    -édito transfuge numéro 47 mars 2011 /L ‘angoisse du critique.

    • que dire si ce n’est que le record du plus long post de l’histoire d’Internet est battu
      beaucoup à prendre dans ce texte, quoique je n’en comprenne pas tous les aspects

  4. François, en passant ici quelques mots:
    il est juste passionnant et drôle Tu seras écrivain mon fils.
    N-ième redécouverte d’Un Type Bien.

  5. Ces gens sont juste de gros débiles…

    –  » le Vrai écrivain » & cie? ça fait rire, c’est amusant, pourquoi aller plus loin? Laissons le reste dans une putain de grotte au cas où je me surprenne à être d’accord. C’est que si ça s’ébruite, on risque de violer ma télé !

    Putain ça m’énerve…

    Et je parle même pas de l’autre gaupe trop enorgueillie d’apporter sa contribution à la bêtise dans cet espèce de torchon à mouche. Je suis jaloux. Moi aussi je veux être payer à écrire de la merde pour des cobayes.

    Le pire, c’est que je m’énerve alors que ton livre est dans l’ensemble bien reçut, et j’en suis ravi d’ailleurs. Désolé donc…

    Bien à toi.

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