Begaudeau.info, le site officiel de François Bégaudeau

Pas encore membre ? Enregistrez-vous et simplifiez-vous les commentaires !

Peut-on devenir un bon écrivain à tout âge?

Le 21septembre, François était l’invité de l’émission Rien n’est joué sur la Radio Suisse Romande ; un entretien d’une belle densité réalisé par Lydia Gabor.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

6 Commentaires

  1. Chabat a répondu à cette question il y a quelques années : http://www.youtube.com/watch?v=-2zwOOSnb7Q

  2. Cet entretien est très intéressant : Lydia Gabor pose des questions précises, réfléchies et les réponses sont à l’avenant. On t’y retrouve avec tes convictions, ça forme une bonne synthèse. Que choisir ? Bon, spontanément : le passage qui concerne l’enseignement. C’est décidément une posture à laquelle j’adhère. Ca passe par la personne, par une façon d’être. Tu l’as déjà dit et écrit, mais ça fait toujours plaisir de le ré-entendre. Très chouette, ce moment. L’interview ressemble à l’interviewé, ce qui n’est pas toujours le cas quand l’entretien n’est pas bien animé.

  3. Salut. Je viens de terminer la lecture de La blessure, la vraie. Sentiment très particulier d’avoir failli passer à côté de quelque chose de très particulier et d’original. Mais on sentait déjà ça dans Entre les Murs. En clair, une écriture qui rend possible d’être de nouveau en direct un adolescent qui se parle à lui-même. Et les dialogues ! C’est subtil, sans effets, sans littérature je dirais. Formidable. Très grand texte, avec de l’affectation pour tous ces gamins.

  4. J’ai écouté la première partie de ton interview à la Radio Suisse Romande (désolée, je n’ai pas pu aller plus loin, faute de temps).

    Tu dis que ton ouvrage « Antimanuel de littérature » est moins ludique que « Tu seras écrivain mon fils ».

    Effectivement, je partage ton avis. J’ai lu les deux, et il est vrai que l’Antimanuel de littérature a un côté moins « digeste » (sans que ce terme soit péjoratif dans mon esprit) et ce, malgré les illustrations. Peut-être est-ce dû au fait qu’il m’a paru plus théorique, bien que j’ai trouvé que les textes d’auteurs classiques, comme d’auteurs moins connus, venaient illustrer et égayer le tout de façon concrète. Même chose pour les pieds de pages, dans lesquels tu avais parfois instauré une sorte de dialogue avec l’éditeur. Ton Antimanuel de littérature avait-il pour but de concurrencer / moderniser la collection littéraire Lagarde et Michard ? Bien que, comme tu l’avais dit à l’occasion de l’une de tes rencontres-dédicaces en 2008, à l’occasion de la sortie de l' »Antimanuel de littérature », tu ne mentionnes pas les écrivains de la période romantique.

    Quant à ton livre « Tu seras écrivain, mon fils », il est effectivement plus concis, plus aéré, et peut se lire, selon moi, à la fois comme un roman, ou alors en s’attardant plus longuement sur chaque chapitre, et en prêtant attention au « comment-c’est-écrit ».

    Au cours de ton interview à la Radio Suisse Romande, tu dis que la littérature permet de raconter en quelque sorte sa vie, ses sentiments, ses expériences plus ou moins intimes, avec de la tendresse et de la courtoisie. Je trouve cela joliment dit, tout en finesse. En ce qui concerne tes romans, il est vrai que l’on sent un esprit de douceur et de finesse, même si tu fais parfois quelques entorses à la langue française académique.

    Tu évoques également Maylis de Kerangal. J’ai lu son roman, « Naissance d’un Pont », très bien accueilli par la critique. J’ai beaucoup aimé le début du livre, puis je n’ai plus accroché, bien que les personnages venaient de pays et de milieux différents ce qui, à mon avis, contribuait à la diversité du roman. Je n’étais peut-être pas assez concentrée sur le livre, quand je l’ai lu. En général, je relis rarement deux fois le même livre, mais là, j’essaierai de le relire, pour voir si je comprends mieux ou différemment.

    • Oups ! Je voulais commencer mon message ainsi, mais j’ai complètement oublié : Toujours très passionnant de t’écouter parler littérature !

      Tu parles des mots en soi, et de la portée qu’ils peuvent avoir. Personnellement, c’est également la base de la langue française, à savoir les mots, qui m’intéressent particulièrement, et la façon dont ils sont utilisés, surtout lorsque l’harmonie est au rendez-vous.

Laisser un commentaire