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Penser la Jeunesse, conférence de J.Sorman et F.Bégaudeau

Penser la jeunesse. Une conférence à deux voix de Joy Sorman et François Bégaudeau organisée par l’association « La liberté de l’esprit » le 18 novembre 2010 à Quimper.
La conférence en 3 volets :

 

 

 

 

Le débat

 

 

10 Commentaires

  1. Comme après quinze jours d’absence je me réapproprie le site, car je suis possessive ,en changeant de méthode, en évitant de me cantonner aux même lieux (dis-moi et autres zones),histoire de m’ouvrir l’esprit tout en restant enfermée chez le bégaude, je viens de découvrir cette conférence passionnante.
    Je change de méthode d’écriture de plus, longue phrases avec des virgules, comme ça , pour voir.
    J’ai tout écouté tant et si bien que mon pc a surchauffé et s’ est éteint comme ça d’un coup. Pouf.
    Je viens donc de découvrir d’où provient la fameuse formule :

    l’adhésion est l’apanage du mollusque.

    Je comprends mieux maintenant. C’était dans les deux singes aussi mais je ne me souviens plus comment. Ironiquement certainement.
    J’ai surtout apprécié la partie où Joy explique l’opposition entre l’intellectuel médiatique et la jeunesse, l’idée que l’ordre ne peut expliquer le désordre en gros. Je caricature, c’ est beaucoup plus riche ce que vous disiez mais bon.
    J’aime cette idée du fonctionnement intellectuel basé sur la peur où sur la joie ,où vous expliquez ce qu’est la position de l’intellectuel progressiste ( la votre) qui adhère d’abord aux faits du présent, du réel avant de poser sa critique, si j’ai bien compris.
    C’est à dire le goût du risque j’oserai dire, le risque de poser le postulat que personne n’est plus con qu’un autre, que ce que les gens font (ici en l’occurrence les jeunes) sont justifiables même s’ils sortent du cadre ordonné de ce que l’on dit être intelligent.
    On dit qu’il est intelligent de bien écrire français et pas en langage sms. On dit qu’il est intelligent de ne pas participer à un apéro-géant lancé sur Facebook etc…On dit que ceci est de la décadence, de la déplorable décadence.
    Ce que Nietzsche appelle la décadence si je me souviens bien c’ est plutôt l’enfermement idéologique qui empêche le progrès. Il pense à l’envers.
    J’aime l’idée que c’ est le peuple qui crée le monde en quelques sortes et que le peuple est loin d’être con. Se permettre de critiquer négativement les créations populaires est la preuve d’une haine de la démocratie.Je pense qu’il me plairait bien ce Rancière.
    Tout ceci me parle bien.
    Je m’interroge sur ce que vous disiez à propos de la position intellectuelle qui finit par se figer lorsqu’elle oublie ce postulat égalitaire. C’est vraiment intéressant ça.
    La façon dont tu en parles François , sur pourquoi vous choisissez le chemin de la joie plutôt que celui de la peur, avec l’état de sidération intellectuelle, me fait croire que c’ est ce que le progressiste redoute pour lui-même, la peur d’avoir les pensées qui se bloquent, de ne plus rien comprendre. Et alors donc quelque chose qui est basé sur la peur, paradoxalement.

    • Mais aussi, ce matin je me réveillais avec le mot bienveillance. Vous parlez de cette notion de bienveillance nécessaire à la pensée progressiste.
      Il y a peut-être, en moteur de cette pensée ,la peur d’être malveillant.

    • TU joues sur les mots.
      Je crois que je t’ai déjà vue faire ça : attribuer à une position l’affect qu’elle réprouve
      et je t’avais fait remarquer qu’avec de la rhétorique on y arrive toujours
      ainsi préconiser la liberté reviendra à vouloir imposer la liberté, donc à nier la liberté des gens de ne pas etre libres
      si on laisse la rhétorique, on ne peut pas raisonnablement appeler « peur » ce que le progressiste ressent vis-à-vis des pensées figées. Je n’ai pas PEUR des pensées figées, je les déteste, tout simplement

      • @François Bégaudeau: Avec le temps j’ai perdu le fil de mes idées du moment où j’ai vu ces vidéos.
        On va dire que je me questionnais surtout sur ce que me faisait à moi cet état de sidération. A moi ça fait peur.
        C’est ce qui nous distingue , entre autres multiples choses.
        Je ne cherchais pas à t’attribuer un affect qui m’est propre, ce qu’on appelle projection et dont je m’ efforce toujours de dégager de ma cervelle. Je cherche juste à me comprendre, parce que ,jusqu’ à ce point où je bloque ,je comprends tout à fait ce que vous vouliez dire Joy et toi.
        Je ne suis pas une progressiste certainement. Une autre espèce, un autre genre. Je ne sais pas quoi.
        Sur ce, je vais arrêter d’ écrire sur ce site.
        Merci beaucoup, à toi, aux autres ,aux jérémy perdrix patricia etc.
        Je pense que je vais continuer à vous lire un peu et puis j’arrêterai, c’ est bien parti pour.
        Au revoir.

        • keskispasse?

          • @François Bégaudeau: Ben rien. Rien de particulier, une forme de dépression peut-être.
            Ce qui m’embête ici c’ est que je ne sais comment partir sans être impolie.
            Alors je dis juste au revoir. On dira que ça suffira bien comme ça.

          • n’hésite pas à changer d’avis

  2. Une conférence lumineuse pas tellement sur la jeunesse d’ailleurs mais sur ce qu’est penser un phénomène dans la joie.

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