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François Bégaudeau par Alph.B.Seny 2003

Droits réservés – Copyright Alphonse Bernard Seny 2003 pour Gallimard

François Bégaudeau copyright Alph.B. Seny 2003

20 Commentaires

  1. au fait,
    bonne fête Doc
    ;-

  2. on dit que les cons osent tout:
    dîtes-moi, vous souvenez-vous du lieu où a été pris ce cliché?
    car c dingue comme on dirait ma fille et moi au loin derrière vous,
    telles 2 zézettes on se balade toujours avec un grand sac plastique blanc

    • pris dans les jardins de MOntparnasse
      première séance photo, donc je m’en souviens
      j’aimais déjà pas ça

      • donc c pas notre grand sac plastique blanc

      • -depuis ia quand même des genss qui ont réussi à vous cadrer bien à votre avantage quand même,

        par contre
        kesski c passé lors de la photo qui ia avec le nez dans le texte ?
        à quoi pensiez-vous don’à cette seconde?
        qui vous a mit dans une telle posture?

        ‘faut fissa changer ça non?

        • je voulais écrire qui vous a mite

        • Ci ça ne tenait qu’à moi il n’y aurait pas de photo du tout, mais Transfuge veut faire comme tout le monde, Transfuge met des photos en médaillon au-dessus de textes
          Par ailleurs celle-là est particulièrement catastrophique, encore plus mensongère que la moyenne de fausseté structurelle de l’art photographique
          Une amie qui se trouve aussi sitiste à ses heures m’avait dit : dans la vie t’as jamais cette gueule là. Ben ouais. La photo, ça s’appelle.

          • oh benh quand même pas de tof du tout moi ça me manquerait
            Transfuge a raison
            pas cette gueule dans la vie euh benh si quand même forcément, là c plutôt votre expression à cette nano-seconde là qui m’a interpellée, amusée, étonnée, j’sais pas trop en fait, expression un peu Gino, un peu Julio, un peu tu sais qu’j’vais t’emballer toi
            -c’est peut-être pris avec un auto déclencheur et vous avez essayé de viser au plus juste, c ça?
            bref

            .je ne partage pas vraiment vos propos étonnamment figés sur une fausseté structurelle de l’art photographique -c vrai que vous nous habituez pas non plus à être comme ça- l’art de la photographie c juste un micro moment saisi sur le vif, micro moment qui par nature échappe à l’oeil humain

            moi j’aime bien prendre qqn en photo
            pas vous donc?

          • Merci de m’inviter à n’en pas rester à mon décret un peu sommaire.
            Un moment? Ok. La photo ne documenterait qu’un moment. Mais :
            -ce moment est souvent infléchi par la séance. Ce moment, cette gueule là à cet instant là, n’aurait pas existé hors du contexte de la séance. En l’occurrence, il est l’aboutissement d’un processus que je connais bien, pour l’avoir souvent vu : le photographe te demande de tourner un peu la tête, mais de regarder l’objectif, ce qui donne un regard en coin qu’ils appellent volontiers « rebelle », et qui m’exaspère. Parfois, dans le même genre, ils te disent de baisser légèrement le menton mais de regarder toujours l’objectif, ce qui donne ce regard de bas en haut sur cette photo de merde. Une pure construction, donc. Un moment fabriqué, qui configure le sujet comme il ne se configure jamais lui-même dans la vie.
            -plus fondamentalement, un moment ça n’existe pas. Ou alors il n’a de sens que comme instant qui passe et dont l’essence même est de passer, dont l’essence même est d’etre le point de passage d’un mouvement. A ce titre, un moment ARRETÉ est une aberration ontologique.
            (et le résultat de cet arret qui s’appelle une photo est d’autant plus criant de fausseté quand est saisi ainsi une réalité en mouvement, par exemple un corps ou un visage (un visage est toujours en mouvement). Ça l’est un peu moins quand est saisi de l’inanimé, de l’immobile (un mur). )
            Donc oui je maintiens : la photo est structurellemment une fabrique de faux -ce qui peut être très intéressant, si du moins il est entendu pour tout le monde que ça l’est. Or ce n’est pas ce qui se passe, puisque de la photo on dit souvent qu’elle saisit une vérité, et que par exemple cette photo de moi est spontanément vue par quiconque comme me documentant. Et c’est insupportable.

          • euh la perdri presbyte présente ses esscousis à David Ignaszewski (elle vient de déchiffrer le crédit photo)
            c juste que
            bon
            bref
            une chanson?
            allez euh celle-ci:

            http://www.youtube.com/watch?v=CvjbQfLmkUo

            vous voyez le lien?

          • suis presque complètement d’accord avec ce que vous écrivez,
            en ce qui concerne: Un moment fabriqué, qui configure le sujet comme il ne se configure jamais lui-même dans la vie.
            – ça peut se rapporter à une bonne partie des productions artistiques non?
            BON changez rien Doc!
            -au final cette séance tof qui produit ce cliché montre peut-être bien ce que chaque livre ouvert, coincé entre vos mains quand vous mettez le nez dans son texte, voit parfois comme expression une fois que vous décidez de le choisir pour Transfuge
            (même expression pour vos tomates ou votre concombre dans le rayon peut-être avant que vous vous en saisissiez)

            .quand à l’insupportance-tibilité le ras-le-bol éventuels il semble essentiel de préciser à tout photographe ce que vous fait ce qu’il vous demande: il est au service de son sujet-ou de son client- et sa production doit convenir à l’usage qu’en aura le photographié souvent _relisez don’ votre dans la diagonale et les réflexions-recommandations sur l’évitement_ pour pas trop être emmerdé
            .sinon premièrement (petit ° ou parenthèse?)
            allez parenthèse:
            1)j’ai mieux regardé, ia pas des tofs de tout le monde dans Transfuge
            2)vous pouvez la changer ou la supprimer si elle vous insupporte autant que ça et vole éventuellement au lecteur l’attention que vous souhaitez pour le contenu de votre chronique
            3)celle en grand ci-dessus irait bien avec le titre du nez dans
            4)ce n’est qu’une photo, tout le monde le sait
            et ce que vous dîtes de ce qui peut en être fait est valable pour ce que l’on dit, ce que l’on écrit, c un peu le risque dès qu’on s’expose un peu
            et alors?

            ‘tout’ façon, dans la petite mosaïque du photostream sous le mec à louer ia de quoi faire si vous voulez en changer
            sans déc’Doc!
            bonne journée,

            anonymat des cv: oui!
            anonymat des chroniques:non!
            ou alors inventons un système qui dévoile le visage de son auteur uniquement quand tu as lu son texte
            chai pas si c réalisable ça,

          • La question que posent tes propos est d’une autre nature, et elle se pose souvent à moi : étant donné une casse-couillerie récurrente lié à mon domaine d’activités, est-ce que je me secoue pour la supprimer, ou est-ce que je laisse faire.
            Souvent cette question se ramène à : je préfère passer pour un chieur mais m’éviter une casse-couillerie, ou l’inverse?
            En l’occurrence je pourrais parler au redac chef de Transfuge et lui dire : cette photo ça va pas, on change. Mais, en l’occurrence donc, j’ai préféré ne pas.
            En revanche cette semaine je lui ai demandé de me laisser rédiger les intertitres puisque j’ai découvert dans le nouveau numéro que décision avait été prise d’en entrecouper les articles, et que je les trouve totalement dissonants par rapport à ce que j’essaie de développer. Toujours le même hiatus : ils synthétisent grossièrement, là où le texte essaie de déplier calmement. Ca oui ça m’emmerde, ça m’emmerde tellement que j’interviens. Les photos c’est peine perdue. J’ai abandonné très vite, pour ne pas dire dès la première séance. Peut-être parce que, comme déjà dit, une photo me semblera toujours mensongère, et qu’on ne peut pas lutter contre le dogme des illustrations necessaires. Ce qu’on ne peut changer, il faut l’accepter, éventuellement s’en amuser (voir par exemple le roman-photo sur ce site.)

          • une histoire d’intertitres?
            dans lequel de vos textes alors?
            tjrs la chronique le nez dedans?
            sinon ok vous me confirmez que vous savez ne pas vous laisser emmerder c good
            passons une bonne journée alors,

          • voir le texte sur Klotz et sur les rétrogrades, les petits titres en gras intercalés
            vraiment pas agréable de découvrir ça en ouvrant le magazine

          • et Joyeuses Pâques Doc donc,

          • alors,
            ai eu envie de m’intéresser à cette histoire d’intertitres: donc je comprends que Transfuge ne procéderait pas -c 1 choix- avec soumission de la mise en page pour bon à tirer final auprès des chroniqueurs,ok.
            Pour votre Les larmes du rétrograde par ex.est-ce l’outil même des intertitres fait pour aérer la mise en, pour introduire ou attirer l’attention sur une idée principale ou -c un choix bis- une id qui nuance un paragraphe
            ou ce qui a été choisi pour faire tout ce que je viens de citer qui vous convient moyen?

            j’ai relu + attentivement: l’avenir est regard moi j’aurais choisi un présent qui s’en prend plein la gueule à la place de l’avenir est ringard
            et pour un paveton facilitant la mise en j’aurais extrait il y a conviction dominante qu’écrire c’est écrire contre qu’il n’y a pas de posivité propre de l’écriture à la place de à croire que la nostalgie de l’époque
            mais j’ai l’impression que ça revient quasi au même

            vous auriez préféré quoi Doc comme intertitres?

          • Lorsqu’on a pesé chaque mot d’un texte, lorsqu’on a cherché et peut-être trouvé un équilibre, lorsqu’on a soigné les retours à la ligne, les enchainements, ces intertitres, quels qu’ils soient, semblent des taches d’encre au lieu de l’ensemble. Des éléments qui cassent les effets recherchés.
            Par ailleurs j’en reviens à l’essentiel : on ne déplie pas une pensée sur vingt lignes pour la voir résumée par un slogan, par une formule.

            On pourrait aussi parler des chapeaux, les quatre lignes en tête d’articles. Parfois ils me demandent de les rédiger, parfois non. Là sur Klotz c’est eux qui l’ont fait. Et quand j’ai découvert le « exaspérant » j’ai eu envie de tuer. Puisque tout l’effort critique consiste justement à éviter ce genre de mots, ce genre de décrets non argumentés, le genre de bave qui dégouline de la bouche des gens du Masque et la Plume. Ce mot fout en l’air le texte.

          • sinon ça m’énerve:
            hier en cherchant autre chose au boulot j’ai lu 3 lignes d’Eric Chevillard -un post du 7 ou 8 avril il me semble sur son blog via Le Monde – où il dit que lorsque des touristes lui demandent de les prendre en photo il fait semblant de s’enfuir avec leur appareil et qu’ensuite les sourires qu’il fige sur le cliché fixe ce plaisir là qu’il leur a procuré
            j’ai trouvé ça bien cool
            (c’était mieux écrit mais v’là l’id et
            j’ai pensé à notre discussion)

            -vous appréciez Chevillard Doc je crois,

          • Oui, l’écrivain le plus drole du moment.

          • ne disposant pas comme vous de l’outil, des moyens de me glisser entre les différents comm sans l’onglet répondre je fais comme je peux pour:

            1°merci pour ce temps pris pour m’expliquer tout ça,
            j’ai jamais écouté ceuss du masque et de la plume mais je m’y attellerai si envie de m’y consacrer,
            2°sinon ‘z’êtes moins colère, moins irrité, ‘z’avez-moins envie de kicker Doc?
            ou..

            -la prochaine fois que je vous rencontre, ‘pouvez me prêter un Chevillard?
            merci d’avance,

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