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Entre les murs

Roman, 2006, éditions Verticales, Prix France Culture – Télérama

couverture entre les mursPrésentation par l’auteur

«Ne rien dire, ne pas s’envoler dans le commentaire, rester à la confluence du savoir et de l’ignorance, au pied du mur. Montrer comment c’est, comment ça se passe, comment ça marche, comment ça ne marche pas. Diviser les discours par des faits, les idées par des gestes. Juste documenter la quotidienneté laborieuse.»

Présentation de l’éditeur

Entre les murs s’inspire de l’ordinaire tragi-comique d’un professeur de français. Dans ce roman écrit au plus près du réel, François Bégaudeau révèle et investit l’état brut d’une langue vivante, la nôtre, dont le collège est la plus fidèle chambre d’échos.

Liens

Beaucoup de choses ont été écrites et publiées sur « entre les murs », un roman qui a connu une deuxième vie après l’attribution de la palme d’or à l’adaptation réalisée par Laurent Cantet (voir « Cinéma » sur begaudeau.info). Puisque le livre avait obtenu le prix France Culture – Télérama, on pourra lire la critique et l’entretien publiés par ce magazine :

Premiers de la tchatche, critique par  M. Abescat

“L’école n’est pas un sanctuaire”, entretien avev M. Abescat et J. Morice

 

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12 Commentaires

  1. Ayant lu le livre afin de faire un exposé sur ce dernier je me suis posé quelques questions.
    La première c’est que veulent dirent « les chapitres » ( vingt-cinq, vingt-huit, vingt-six, vingt-sept, trente (ordre du livre)) ?
    Ensuite quel message voulez vous faire passé ?

    J’espère que vous verrez ce commentaire même si il n’y en a plus eu sur cet article depuis 2012 et que vous pourriez me répondre prochainement.

  2. Je ne vais pas commenter « Entre les murs ». Je pense que le livre a été noyé sous la glose, sur-interprété pour des raisons qui échappent totalement à la littérature. Car ce livre appartient avant tout à la littérature.
    Comme beaucoup j’imagine, j’ai connu l’oeuvre de François par cet ouvrage. Je me souviens l’avoir emporté avec moi au cours d’un stage à l’IUFM, l’avoir lu sur une marche d’escalier pendant une pause et l’avoir ostensiblement posé sur ma table, sous le nez du formateur, juste pour voir sa réaction (très bonne, d’ailleurs). J’ai encore mon exemplaire. Depuis, d’autres livres de François l’ont rejoint.

  3. Vous êtes mon premier.
    J’avais toujours lu les livres avant de voir en images ceux qui en avaient fait l’objet d’une adaptation cinématographique. Je n’avais jusqu’à présent pas encore fait l’exercice inverse. J’en ai eu l’envie cette année grâce à un autre film mais pas concrétisé.
    J’ai fini la lecture du roman cet après-midi. C’est donc Entre les murs qui est le premier roman adapté dont j’aurais vu le film avant de lire le roman.

    J’ai aimé le lire bien que l’histoire soit connue d’avance. Subtilités et différences, détails supplémentaires, humour – toujours, très belle citation que le film ne nous a pas donnés. Cela dit adaptation parfaite.
    Comme le dit M. Abescat on distingue en filigrane des sentiments contrastés. De la colère, de l’impuissance, de la frustration, de l’ennui mais aussi de la joie, des moments fugaces de bonheur fulgurant ou plus sobrement des émotions vives.

    « Vous charriez trop M’sieur Bégaudeau! »
    J’aurais aimé vous avoir comme prof de français, vêtu d’un T-Shirt bleu ciel, piqué à une de vos élèves.
    Je me demande si vous m’auriez conseillé vous aussi comme ma prof en cinquième le célèbre roman de Garcia Marquèz. Son conseil comme une sentence mais à des années lumières de l’imaginer comme telle sur le moment. Vous devez avoir un sixième sens, vous les profs, encore ce côté devin.

    • On peut opérer dans ce sens, ça ne me pose pas de problème. D’autant qu’il n’y a pas à proprement parler d' »histoire » dans le livre. Le film se resserre à un moment sur un fil narratif qui n’est pas dans le livre.
      Le sixième sens des profs, je trouve ça plus improbable. Mais chacun, là-dessus, a un parcours spécifique.

  4. j’ai 2 petites questions sur le livre : qui est l’homme à qui il manque un bras et qui apparait à 3 reprises dans le livre ? et : qu’est-ce que découpe le prof avec ses ciseaux quand il est en salle des profs ?

    • la première question n’appelle pas d’autre réponse que ce qui se passe dans le livre-même
      mais c’est toujours bon signe de pointer cet aspect là du livre, peu remarqué

      avec ses ciseaux le prof découpe des jambes d’enfants, ça l’occupe

      • tu as raison de ne pas donner de réponse ou de donner des réponses improbables, c’est mieux de laisser certaines questions en suspens et de laisser la porte ouverte à l’imaginaire

        M. Abescat a écrit : « Entre les murs est un roman incroyablement vif, aigu, physique et violent ». Je n’ai pas du tout perçu le roman comme ça. J’ai lu la critique avant le livre et je m’attendais à des séquences violentes, pas trouvées, peut-être qu’il parlait de violence institutionnelle ?
        Ce qui m’en resort au-delà du côté politique, c’est le parcours solo de ce prof, seul parmi ses pairs, finalement seul dans sa classe, malgré les efforts pour aller vers les élèves (« Monsieur, vous charriez trop »), qui reste sur la touche à la fin du livre lors du match de foot (très bonne façon de finir le livre, d’ailleurs.

        • sur l’homme au bras unique je pourrais quand même dire eux ou trois choses, mais je pense que dans un premier temps c’est à toi de ruminer

          par violent je pense qu’Abescat entend : rude, heurté. Je pense que là-dessus il n’a pas tort. ça prend peu de pincettes dans ce livre.

          • Ruminer, mon passe-temps favori. On peut dire aussi remuer les méninges. Bref, je pensais bien à quelqu’un dans le rôle de l’homme à un bras mais je vais continuer à mâcher ma gomme.
            Je ne reviens pas sur violent-rude, question d’appréciation personnelle.

          • L’homme au bras unique, c’est le « patron », dans le style du personnage incarné par Morgan Freeman dans « Bruce tout puissant ». Maintenant, j’aimerais bien savoir les 2-3 choses que tu aurais à dire sur ces passsages de ton roman.

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